Sources:
Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore Terlon; 55: Christine de Suède au chevalier de Terlon, Hambourg, 25 février 1668 (digitisation page 72v-73r)
Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.
[En ligne sur https://ged.scdi-montpellier.fr/florabium/jsp/nodoc.jsp?NODOC=2023_DOC_MONT_MBUM_93] (consulté le 16/04/2024 03:00).
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Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 299, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)
"Dans ces entrefaites le Chevalier Terlon, Ambassadeur de France, arriva à la Cour de Copenhague. Il en donna nouvelle à Christine, qui le connoissoit de longue main. Elle l'en remercia, en lui disant (Lettere a' suoi Ministri. p. 52. le 7. Janv. 1668.): 'les témoignages de votre amitié me sont toujours fort agréables; je vous conserverai toujours la mienne, & la ferai paroître en toute occasion, puisque votre mérite & vos civilités exigent de moi cette reconnoissance avec tant de justice.'
Par une autre réponse que Christine lui fit quelques semaines après, il semble par ce que la Reine lui dit, que le Grand-Chancelier, le Comte de la Gardie, avoit disposé le Chevalier de Terlon à s'entremettre dans cette affaire d'Appelman (Lettere a' suoi Ministri p. 53.)."
"Meanwhile, the Chevalier de Terlon, the ambassador of France, arrived at the court of Copenhagen. He gave the news of this to Kristina, who had known him for a long time. She thanked him, saying (Lettere ai suoi ministri, p. 52, January 7, 1668.): 'The expressions of your friendship are always very agreeable to me; I will always preserve mine for you and will show it on every occasion, as your merit and your civilities so justly demand this recognition from me.'
From another reply which Kristina gave him a few weeks later, it seems from what the Queen told him that the Grand Chancellor, the Count de la Gardie, had disposed the Chevalier de Terlon to intervene in the affair of Appelman (Lettere ai suoi ministri, p. 53.)."
The letter (with Santini's handwriting in italics):
Pour Mr. de Terlon 25 feu[rie]r 68
Je Vous Suis obligèe de l'affection que Vous tesmoinges pour mes interest[s] et apres Vous avoir rimercie par la presente Je Vous diray sur le suiet dAppelMan et son memoire que Voiant qui[l] ne me demande que iustice Vous pouves lasseurer quelle luy sera rendue Tost ou tardt telle quil la merite et Cela est tout ce que iay a Vous dire sur son suiet. si Vous aves des Nouvelles de Suede Vous mobligeres de men faire part Car on en a icy des estranges quon ne sait que Croire la di[e]tte esclairsira bien des douttes et Je prie dieu [etc]
With modernised spelling (with Kristina's spelling mistakes preserved as much as possible):
Pour Monsieur de Terlon, 25 février '68.
Je vous suis obligée de l'affection que vous témoingez [sic] pour mes intérêt[s], et, après vous avoir rimercié [sic] par la présente, je vous dirai sur le sujet d'Appelman et son mémoire que, voyant qu'i[l] ne me demande que justice, vous pouvez l'assurer qu'elle lui sera rendue tôt ou tard telle qu'il la mérite; et cela est tout ce que j'ai à vous dire sur son sujet. Si vous avez des nouvelles de Suède, vous m'obligerez de m'en faire part, car on en a ici des étranges qu'on ne sait que croire. La Di[è]te éclaircira bien des doutes, et je prie Dieu, [etc].
With modernised spelling:
Pour Monsieur de Terlon, 25 février '68.
Je vous suis obligée de l'affection que vous témoignez pour mes intérêts, et, après vous avoir remercié par la présente, je vous dirai sur le sujet d'Appelman et son mémoire que, voyant qu'il ne me demande que justice, vous pouvez l'assurer qu'elle lui sera rendue tôt ou tard telle qu'il la mérite; et cela est tout ce que j'ai à vous dire sur son sujet. Si vous avez des nouvelles de Suède, vous m'obligerez de m'en faire part, car on en a ici des étranges qu'on ne sait que croire. La Diète éclaircira bien des doutes, et je prie Dieu, [etc].
Arckenholtz's transcript of the letter:
Le 25. Février, 1668.
Je vous suis obligée de l'affection que vous témoignez pour mes intérêts, & après vous avoir remercié par la présente, je vous dirai au sujet d'Appelman & de son Mémoire, que voyant qu'il ne me demande que justice, vous pouvez l'assurer qu'elle lui sera rendue tôt ou tard, puisqu'il la mérite, & cela est tout ce que j'ai à vous dire à son sujet. Si vous avez des nouvelles de Suède, vous m'obligerez de m'en faire part, car on en a ici de si étranges, qu'on ne sait que croire; la Diette éclaircira bien des doutes, & je prie Dieu &c.
English translation (my own):
February 25, 1668.
I am obliged to you for the affection you show for my interests, and after having thanked you hereby, I will tell you about Appelman and his memoir, that, seeing that he only asks me for justice, you can assure him that it will be returned to him sooner or later, since he deserves it; and that is all I have to tell you about him. If you have any news from Sweden, you will oblige me to tell it to me, for one has such strange news here that one does not know what to believe; the Riksdag will clear up many doubts, and I pray to God, etc.
Swedish translation of the original (my own):
För monsieur de Terlon, den 25 februari '68.
Jag är skyldig Er för den tillgivenhet Ni visar för mina intressen, och efter att ha tackat Er härmed, kommer jag att berätta för Er angående Appelman och hans memorial att, eftersom han bara ber mig om rättvisa, kan Ni försäkra honom att den kommer att återlämnas till honom förr eller senare som han förtjänar; och det är allt jag har att säga till Er i ämnet. Har Ni nyheter från Sverige, så förpliktar Ni mig genom att meddela mig om dem, ty man har några konstiga här som man inte vet vad man skall tro. Riksdagen kommer att klargöra många tvivel, och jag ber till Gud, [osv].
English translation of the original (my own):
For Monsieur de Terlon, February 25, '68.
I am obliged to you for the affection you show for my interests, and, after having thanked you hereby, I will tell you on the subject of Appelman and his memorandum that, seeing that he only asks me for justice, you can assure him that it will be returned to him sooner or later as he deserves; and that is all I have to say to you on the subject. If you have news from Sweden, you will oblige me to let me know about them, because one has some strange ones here that one does not know what to believe. The Riksdag will clarify many doubts, and I pray to God, [etc].
Above: Kristina.
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