Thursday, April 22, 2021

Kristina's letter to Cardinal Giacomo Rospigliosi, dated June 29/July 9 (New Style), 1667

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'eccelenza : lettere al Vice-re di Napoli; Lettre 370  Christine de Suède à l'abbé Rospigliosi, Hambourg, 9 juillet 1667 (digitisation pages 322v-323r to 323v-324r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.
[En ligne sur https://folia.scdi-montpellier.fr/recherche-folia/3644] (consulté le 31/03/2026 22:04).

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 289, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)


Christina of Sweden, page 248, by Ida Ashworth Taylor, 1909; original at the University of Toronto


Kristina's letter of September 4/14 (New Style), 1667 to Camillo Rospigliosi is here:


"Dans tous ces embarras de Christine, elle eut la consolation d'apprendre que le Cardinal Jules Rospigliosi venoit d'être élu Pape à la place d'Alexandre VII. sous le nom de Clément IX. Pour constater l'amitié personnelle qu'il y avoit entre elle & la famille de Rospigliosi, de-même que la joye de cette élection que Christine s'attribuoit aussi, elle ne tarda pas de les en féliciter par quatre différentes Lettres (Lettere ai Principi p. 164.), dont nous en produirons ici deux."

"In all these troubles of hers, Kristina had the consolation of learning that Cardinal Giulio Rospigliosi had just been elected Pope in place of Alexander VII, under the name of Clement IX. To demonstrate the personal friendship that existed between her and the Rospigliosi family, as well as the joy of this election which Kristina also attributed to herself, she did not delay in congratulating them in four different letters (Lettere a principi, p. 164.), of which we will produce two here."

The letter:

Pour l'Abbè Rospigliosi[.]
Mon Cousin, J'auois appris par les nouuelles publiques l'exaltation au Pontificat du s[eigneu]r Card[ina]l Rospigliosi, et J'attendois de receuoir par vn Courrier de la part du Card[ina]l Azzolino vne nouuelle aussi importante et agreable pour moy, que celle la, lors que Vostre Lettre m'a confirmè dans ma ioye en me donnant la plus agreable nouuelle du monde, et quoy que J'ay[e] estè assèz heureuse pour estre peut estre la premiére de Vous donner cette mesme nouuelle Vous m'auèz recompensè Sur le chant en m'asseurant que ce que J'ay tant desirè estoit desia arrivè, Je Vous [en] rends mille graces aussi bien que des obligeantes expressions que Vous me faites et puisque Vous connoissez en partie ce que Vous deuez aux Seruices du s[eigneu]r Card[ina]l Azzolino J'ose Vous demander pour luy toute la reconnoissance qu'il a merit[e]e par vn Seruice Si Signalè qu'il Vient de Vous rendre; dont Sans Vanitè Je puis dire que peu des personnes en Sçauent plus de particularitez que moy, qui Suis tesmoin qu'il y a plus des deux ans qu'il a trauaille à ce but auec toute l'habilitè et [la] fidelitè que le temps et les conionctures pouuoi[en]t permettre de faire à vne aussi honnest[e], et habile homme qu'il est, Je Suis rauie que Vous le Sçauez et Je m'asseure que Vous rendrez iustice à Son merite pour moy Je Vous proteste que Je Vous Seray obligèe et redeuable de tout ce que Vous ferez pour luy et pour Ses amis qui l'ont Si genereusem[en]t Secondè comme Vous [le] Sçauez apres cela il ne me reste plus rien à faire que des Voeux pour la longue conseruation de Sa S[ainte]te et pour la gloire et [la] felicitè de Son Regne, au quel Je donneray Volontiers vne partie de mon Sang S'il pouuoit y contribuer vtilem[en]t Je prie dieu cependant qu'il Vous tienne mon Cousin en Sa Sainte et digne garde[.] Hamb[ourg] 9. Juillet 67[.]
C A

With modernised spelling:

Pour l'abbé Rospigliosi.
Mon cousin,
J'avais appris par les nouvelles publiques l'exaltation au pontificat du seigneur cardinal Rospigliosi, et j'attendais de recevoir par un courrier de la part du cardinal Azzolino une nouvelle aussi importante et agréable pour moi que celle-là, lorsque votre lettre m'a confirmé dans ma joie en me donnant la plus agréable nouvelle du monde; et quoique j'aie été assez heureuse pour être peut-être la première de vous donner cette même nouvelle, vous m'avez recompensé sur le champ en m'assurant que ce que j'ai tant désiré était déjà arrivé.

Je vous [en] rends mille grâces, aussi bien que des obligeantes expressions que vous me faites, et puisque vous connaissez en partie ce que vous devez aux services du seigneur cardinal Azzolino.

J'ose vous demander pour lui toute la reconnaissance qu'il a méritée par un service si signalé qu'il vient de vous rendre, dont sans vanité je puis dire que peu de personnes en savent plus de particularités que moi, qui suis témoin qu'il y a plus des deux ans qu'il a travaillé à ce but avec toute l'habileté et [la] fidélité que le temps et les conjonctures pouvai[en]t permettre de faire à un aussi honnête et habile homme qu'il est. Je suis ravie que vous le savez, et je m'assure que vous rendrez justice à son mérite.

Pour moi, je vous proteste que je vous serai obligée et redevable de tout ce que vous ferez pour lui et pour ses amis, qui l'ont si généreusement secondé, comme vous [le] savez. Après cela, il ne me reste plus rien à faire que des vœux pour la longue conservation de Sa Sainteté et pour la gloire et [la] felicité de son règne, auquel je donnerais volontiers une partie de mon sang s'il pouvait y contribuer utilement. Je prie Dieu cependant qu'il vous tienne, mon cousin, en sa sainte et digne garde. Hambourg, 9 juillet '67.
C. A.

Arckenholtz's transcript of the letter:

A l'Abbé Rospigliosi,
Mon Cousin, j'avois déjà appris, par les Nouvelles publiques, l'exaltation au Pontificat du Seigneur Cardinal Rospigliosi, & j'attendois d'apprendre par un Courier de la part du Cardinal Azzolino une nouvelle aussi importante & agréable pour moi que celle-là, lorsque votre Lettre m'a confirmé dans ma joye, en me donnant la plus agréable nouvelle du monde. Et quoique j'aye été assez heureuse pour être peut-être la premiére à vous donner cette même nouvelle, vous m'avez récompensé sur le champ, en m'assurant que ce que j'ai tant desiré étoit déjà arrivé. Je vous en rends mille graces, aussi bien que des obligeantes expressions dont vous vous servez à mon égard; & puisque vous connoissez en partie ce que vous devez aux services du Seigneur Cardinal Azzolino, j'ose vous demander pour lui toute la reconnoissance qu'il a méritée par le service si signalé qu'il vient de vous rendre, dont sans vanité je puis dire que peu de personnes en savent plus de particularités que moi, qui suis témoin qu'il y a plus de deux ans qu'il a travaillé à cela avec toute l'habileté & la fidélité que le tems & les conjonctures pouvoient permettre de faire à un aussi honnête & habile homme qu'il est. Je suis ravie que vous le savez, & je m'assure que vous rendrez justice à son mérite; pour moi je vous proteste que je vous serai obligée & redevable de tout ce que vous ferez pour lui & pour ses amis qui l'ont si généreusement secondé, comme vous le savez. Après cela il ne me reste plus rien à faire, que des vœux pour la longue conservation de Sa Sainteté & pour la gloire & la félicité de son régne, auquel je donnerois volontiers une partie de mon sang, s'il pouvoit y contribuer utilement. Je prie Dieu cependant qu'il vous tienne, Mon Cousin, en sa sainte & digne garde &c.

English translation (my own):

To the Abbot Rospigliosi,
My cousin, I had already learned, through the public news, of the exaltation at the Pontificate of Lord Cardinal Rospigliosi, and I was waiting to learn by courier from Cardinal Azzolino such important and pleasant news for me as that there, when your letter confirmed me in my joy, giving me the most pleasant news in the world. And although I was happy enough to perhaps be the first to give you this same news, you rewarded me on the spot, making sure that what I so longed for had already happened. I thank you a thousand thanks, as well as the obliging expressions which you use towards me; and since you know in part what you owe to the services of Cardinal Azzolino, I dare to ask you for him all the gratitude he deserved by the service so signaled which he has just rendered you, of which, without vanity, I can say that few people know more about it than I, who has witnessed that more than two years ago that he worked on this with all the skill and fidelity that time and circumstances could allow to do to such an honest and skillful man as he is. I am glad that you know it, and I make sure you do justice to its merit; as for me, I protest to you that I will be obliged and indebted to you for all that you will do for him and for his friends who have so generously supported him, as you know. After that there is nothing left for me to make but wishes for the long preservation of His Holiness and for the glory and happiness of his reign, to which I would gladly give part of my blood, if it could usefully contribute. I pray to God, in the meantime, that He will keep you, my cousin, in His holy and worthy protection, etc.

Swedish translation of the original (my own):

Till abboten Rospigliosi.
Min kusin,
Jag hade förnummit monsignor kardinal Rospigliosis upphöjelse till pontifikat, och jag väntade på att få bud från kardinal Azzolino så viktiga och behagliga nyheter som att Ert brev bekräftade min glädje genom att ge mig de mest behagliga nyheterna i världen; och även om jag hade lyckan att kanske vara den förste att ge Er samma nyheter, har Ni omedelbart belönat mig genom att försäkra mig om att det jag så önskat redan hade inträffat.

Jag tackar Er tusen gånger för det, liksom för de vänliga ord Ni har framfört till mig, särskilt eftersom Ni åtminstone delvis är medveten om vad Ni är tacksam för monsignor kardinal Azzolinos tjänster.

Jag vågar be Er om all den tacksamhet för honom som han förtjänat för den så framstående tjänst han just gjort Er — en tjänst om vilken jag utan fåfänga kan säga att få känner till mer detaljer än jag, som vittnar om att han i över två år har arbetat mot detta mål med all den skicklighet och trohet som tiderna och omständigheterna skulle tillåta för en så ärlig och skicklig man som han är. Jag är glad att Ni är medveten om detta, och jag försäkrar mig själv om att Ni kommer att göra hans förtjänster rättvisa.

För min egen skull försäkrar jag Er att jag är Er förpliktad och skyldig för allt Ni gör för honom och hans vänner, som så generöst har stöttat honom, som Ni vet. Efter detta återstår inget annat för mig än att framföra mina önskningar om Hans Helighets långa bevarande och om hans regeringstids ära och lycka, till vilket jag gärna skulle ge en del av mitt eget blod om det kunde bidra till det på något nyttigt sätt. Jag ber till Gud, under tiden, att han bevarar Er, min kusin, i sin heliga och värdiga vård. Hamburg, den 9 juli '67.
K. A.

English translation of the original (my own):

For the Abbot Rospigliosi.
My cousin,
I had learned from the public news of the exaltation to the pontificate of Monsignor the Cardinal Rospigliosi, and I was waiting to receive by courier from Cardinal Azzolino news as important and agreeable to me as that, when your letter confirmed my joy by giving me the most agreeable news in the world; and although I was fortunate enough to be perhaps the first to give you this same news, you have recompensed me at once by assuring me that what I had so desired had already happened.

I give you a thousand thanks for it, as well as for the obliging expressions you have made to me, particularly since you are at least partially aware of what you owe to the services of Monsignor the Cardinal Azzolino.

I dare to ask of you for him all the gratitude he has deserved through the so signalled service he has just rendered you — a service of which, without vanity, I may say that few know more particulars than I do, who am a witness that, for well over two years, he has worked toward this goal with all the skill and fidelity that the times and circumstances would permit of so honest and able a man as he is. I am delighted that you are aware of this, and I assure myself that you will do justice to his merit.

For myself, I assure you that I shall be obliged and indebted to you for all that you do for him and for his friends, who have so generously seconded him, as you know. After this, nothing remains for me but to make my wishes for the long preservation of His Holiness and for the glory and felicity of his reign, to which I would gladly give a portion of my own blood were it able to contribute to it in any useful way. I pray to God, in the meantime, that He hold you, my cousin, in His holy and worthy keeping. Hamburg, July 9, '67.
K. A.


Above: Kristina.


Above: Giacomo Rospigliosi.

Notes: In accordance with the nobility's ideals in the early modern era, kings and queens considered themselves siblings; when talking to someone of a lower rank than their own, they would refer to that person as "my cousin", regardless of whether or not they were related.

This letter is addressed to an Abbot Rospigliosi; I have assumed this is Giacomo Rospigliosi, although he did not have the title of Abbot until 1671, but I do not know of any member of the family who had that title in 1667. If anyone knows about this better than I do, please comment below.

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