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Friday, June 13, 2025

Jean-Baptiste le Rond d'Alembert's review of the first two volumes of Arckenholtz's biography of Kristina, year 1753, part 10

Sources:

Mélanges de littérature, d'histoire et de philosophie, pages 65 to 79, by Jean-Baptiste le Rond d'Alembert, 1753; original at The British Library


Mélanges de littérature, d'histoire et de philosophie, volume 2, pages 287 to 300, by Jean-Baptiste le Rond d'Alembert, 1759 edition of the above; original at the New York Public Library


The account:

Christine continuoit toujours son commerce avec les Savans de Rome & les étrangers. L'Auteur des Mémoires nous donne à cette occasion une liste des Savans qui composoient alors l'Académie Arcadienne, liste aussi inutile dans cette Histoire que celle qu'il donne des Savans de Suéde durant le regne de Christine. Nous ne citerons de tout cet endroit de ses Mémoires que le titre d'un ouvrage de Nicolas Pallavicini: La défense de la Providence divine par la grande acquisition qu'a faite la Religion Catholique en la personne de la Reine de Suéde. Ce traité ne fut pas imprimé à cause de cinquante-quatre hérésies qu'on prétendoit qui s'y trouvoient. J'admire la patience qui les a comptées.

On voit par une lettre que Christine écrivit vers ce tems-là à Otto de Guericke, combien les préjugés contre le mouvement de la terre étoient enracinés à Rome. Cette Princesse qui avoit renoncé au thrône pour être libre, ne l'étoit pas assez pour dire hardiment à un étranger qu'elle croyoit l'immobilité du soleil.

Bientôt après commença la fameuse guerre que Louis XIV soutint avec tant de gloire contre toute l'Europe jalouse de l'humiliation des Hollandois, & qui fut terminée par le traité de Nimegue. Christine n'approuvoit point que la Suéde fût entrée dans cette guerre, où en effet elle ne fut pas heureuse. Peut-être aussi son ressentiment étoit-il excité par un libelle qu'on venoit de publier contre elle en France, & dont elle n'avoit pu avoir satisfaction. Mais ce qui la touchoit le plus, c'étoit la crainte de voir retardé le paiement de ses revenus. Elle envoya à Nimegue, pour y veiller à ses intérêts, un Plénipotentiaire qui y fut écouté & reçu comme l'Ambassadeur d'une Reine sans pouvoir. Ce Plénipotentiaire étoit un jeune Suédois nommé Cedercrantz. Le peu de talent & de connoissances que Christine avoit remarqué en lui ne l'avoit pas empêchée de lui confier le soin de ses affaires; elle disoit que son destin étoit de faire non-seulement la fortune, mais aussi l'esprit de ceux qui la servoient. Cependant la Suéde fit remettre à Christine des sommes assez considérables aussitôt après la conclusion de la paix. Mais cette Princesse rejetta absolument la proposition qu'on lui fit, de recevoir chaque année à compte de ses prétentions, une certaine somme de la France. Quand on peut être son maître, répondit-elle, on ne doit pas en chercher un.

L'année suivante [1679.] les opinions des Quiétistes, plus humiliantes encore pour la raison humaine que celles qui ont troublé la France dans ces derniers tems, firent grand bruit à Rome, où ces sortes de contestations sont méprisées pour le fond, & jugées avec beaucoup de solemnité pour la forme. Le nouveau systême avoit pour Auteur Michel Molinos Prêtre Espagnol, grand Directeur, & cependant homme de bien, selon la justice que lui rendit le Pape; deux titres pour avoir beaucoup d'ennemis. Ceux qui étoient jaloux de gouverner les consciences, ne manquerent pas de voir un hérétique dangereux dans un homme, dont les idées sur la spiritualité étoient plus dignes de pitié que d'indignation. Christine, soit par compassion naturelle, soit par haine pour les persécuteurs de Molinos, soit enfin par le desir de jouer un rôle remarquable dans une affaire dont la Chrétienté étoit alors occupée, prit si hautement le parti de Molinos, qu'elle fut soupçonnée de favoriser même ses opinions; & peu s'en fallut qu'on ne fît un crime à cette Princesse de remplir envers un malheureux les devoirs de l'humanité. Le repos spirituel que prêchoit Molinos, & qui étoit alors l'objet de toute l'attention du saint Office, fit dire à Pasquin assez plaisamment: «Si nous parlons, les galeres; si nous écrivons, le gibet; si nous nous tenons en repos, le saint Office: que faire donc?»

Molinos appuyé par Christine, avoit un adversaire redoutable dans la personne du Roi de France, qui animé par les ennemis d'un hérésiarque si peu dangereux, poursuivoit vivement à Rome sa condamnation. Elle fut enfin prononcée par le Pape Innocent XI. qui étoit alors assis sur le saint Siege; & indépendamment de la justice avec laquelle le Pape agit en cette occasion, on croit lui devoir ce témoignage, qu'aucun motif humain ne l'y determinoit. Il parut bien par toute sa conduite avec la France, qu'il n'avoit aucun dessein de la ménager; ce Pontife vertueux, opiniâtre & borné, se comporta avec une inflexibilité, qui sous un Roi moins pieux que Louis XIV. auroit pu causer un schisme entre l'Église de France & celle de Rome. Ses successeurs obtinrent beaucoup plus par la douceur, qu'il ne put faire par une fermeté mal placée; & c'est une chose remarquable dans notre Histoire, que la Cour de France, malgré son attachement au saint Siege, est celle qui a su le mieux tenir tête pour ses intérêts aux Souverains Pontifes.

La célebre Mademoiselle le Fevre, depuis Madame Dacier, envoya vers ce tems à Christine le Florus ad usum qu'elle venoit de mettre au jour. Christine en la remerciant l'exhorta à se faire Catholique, & Mademoiselle le Fevre profita quelque tems après de ses avis.

Je ne sai si je dois faire ici mention d'une autre lettre que mon Auteur rapporte, & par laquelle la Reine de Suéde exhortoit un certain Comte Vasanau à se faire Moine. Le compilateur veut se servir de cette lettre pour prouver les sentimens de religion de Christine, quoiqu'il ait fait entendre en plusieurs endroits de son Ouvrage qu'il soupçonne la sincérité de sa conversion; car de problême lui paroît fort important à résoudre, & semble toujours l'inquiéter beaucoup. Mais une lettre si peu digne de la Princesse & de celui à qui elle écrivoit, ne sert qu'à prouver combien Christine avoit de tems à perdre; elle est du nombre de celles qu'on auroit dû retrancher de son Histoire.

J'en dis autant de l'apologie qu'on fait de Christine sur son goût prétendu pour l'Astrologie. Dans un siecle où la Philosophie (qui finit ordinairement par les Thrônes) n'avoit pas encore éclairé tous les États, il ne seroit pas surprenant que la Reine, avide des choses même qu'on ne peut savoir, eût quelque prévention pour une Science frivole, à laquelle de fort grands hommes s'étoient appliqués, & qui avoit occupé le célebre Cassini dans sa jeunesse. Christina au moins témoigna quelque discernement & quelque connoissance des affaires de ce monde, lorsqu'elle dit que l'Astrologie terrestre lui paroissoit encore plus sûre que la céleste pour juger des événemens, & que l'Astrologie est comme la Médecine; qu'il faut étudier pour n'être point dupe.

Cette Princesse comme Reine, comme Catholique, & comme enthousiaste des grandes actions, écrivit en 1683 une lettre au Roi de Pologne, Jean Sobieski, qui en délivrant Vienne assiégée par les Turcs, & abandonnée par Leopold, venoit de servir & d'humilier l'Empereur. Christine dans sa lettre fait entendre à Sobieski le reproche dont on le chargeoit, d'avoir un peu trop tourné à son profit les dépouilles de la guerre: «Je n'envie point», lui dit-elle, «à V. M. tant de trésors, je ne lui envie que le titre glorieux de Libérateur de la Chrétienté; & quoique sans Royaume, je n'en suis pas dispensée de l'obligation que doivent vous avoir tous les Monarques».

Louis XIV. qui en humiliant le Pape d'une main, songeoit à écraser de l'autre le Calvinisme dans ses États, donna en 1685 le fameux Édit qui révoquoit celui de Nantes. Christine écrivit à cette occasion au Chevalier de Terlon, Ambassadeur de France en Suéde, une lettre que Bayle inséra dans son Journal. Elle y déploroit le sort des Calvinistes persécutés, avec un intérêt & un air de bonne foi, qui firent dire à ce fameux Ecrivain, que la lettre de la Reine étoit un reste de Protestantisme. Mais ce reste de Protestantisme étoit au moins fort équivoque; il y a bien de l'apparence que les droits seuls de l'humanité arracherent la lettre à Christine. La persécution contre les Réformés fut portée à un degré de violence qu'on ne sauroit attribuer à Louis XIV; elle sut l'effet funeste de l'animosité de ses Ministres. Il en auroit eu horreur s'il en avoit été témoin. Je n'entre point ici dans la question, si le Roi devoit souffrir le Calvinisme dans ses Etats; si deux puissantes Religions, rivales l'une de l'autre, sont plus dangereuses à un Royaume que ne le seroit l'extirpation de l'une des deux; si dans l'état où étoient les choses il n'eût pas mieux valu employer la douceur que la force ouverte, & faire paisiblement & peu à peu des prosélytes au Catholicisme à force de bienfaits, que des martyrs au Calvinisme. De tels problêmes de politique & de religion demanderoient une autre plume que la mienne, & un autre écrit que celui-ci. Mais au moins tout le monde convient aujourd'hui, que cette persécution fut d'une cruauté qui révolte également la Religion & la justice; en applaudissant à la droiture des intentions du Roi, on le plaint d'avoir été si inhumainement obéi.

Les sentimens que Christine montre dans sa lettre lui font honneur, & font un des plus beaux monumens qui restent d'elle. «Êtes-vous bien persuadé», écrivoit-elle au Chevalier de Terlon, «de la sincérité de ces nouveaux convertis? ....... Les gens de guerre sont d'étranges apôtres.... Je plains tant d'honnêtes gens réduits à l'aumône...... Quoique dans l'erreur, ils sont plus dignes de pitié que de haine....... Je considere la France comme un malade à qui on coupe le bras pour extirper un mal que la patience & la douceur auroient guéri». Elle finit sa lettre par opposer la conduite de Louis XIV. envers ses sujets Protestans, à la conduite qu'il tenoit alors envers le Pape. Ce dernier article est de trop, ainsi que ses déclamations ultramontaines contre les Libertés de l'Eglise Gallicaine, & contre les fameux articles de 1682.

Christine trouva très-mauvais que Bayle eût publié cette lettre, & fut encore plus choquée de réflexions qu'il y avoit jointes pour jetter sur la conversion de la Reine une espece de doute. Ses plaintes furent le sujet d'une négociation assez longue entre le Philosophe & la Princesse; & cette négociation se termina à la satisfaction réciproque de l'une & de l'autre.

L'affaire des franchises qui faisoit alors tant de bruit en France, n'en faisoit pas moins à Rome. Christine qui avoit d'abord renoncé à son droit, voulut annuller sa renonciation, par le mécontentement qu'elle eut de l'insolence des Officiers du Pape, qui avoient poursuivi & enlevé un criminel jusques dans sa maison. Mais cette affaire qui se traitoit à Paris avec beaucoup d'appareil, & qui produisoit de la part du Pape des excommunications, & de la part du Parlement des arrêts & des appels au futur Concile, se traitoit plus paisiblement entre Christine & le Pape, par le moyen de leurs Confesseurs. Néanmoins elle fut aussi difficile à accommoder, que si Christine eût été redoutable.

Le Prince de Condé étoit mort l'année précédente; Christine, dont l'admiration pour ce Prince n'avoit jamais été refroidie par la disgrace, écrivit à Mademoiselle Scudery pour l'engager à célébrer un Héros si digne d'éloge. Elle paroît dans cette lettre envisager sa fin avec assez de stoïcisme. «La mort», dit-elle, «qui s'approche & ne manque jamais à son moment, ne m'inquiete pas, je l'attends sans la desirer ni la craindre».

Cependant la guerre recommençoit en Europe. On voit par une des dernieres lettres de Christine, qu'elle prévit qu'elle en seroit l'issue par rapport au Roi Jacques II. Ce Prince, plus louable dans une Oraison funebre que dans l'Histoire, & dont l'esprit persécuteur sera toujours désapprouvé par un Christianisme bien entendu, avoit été chassé de son thrône pour avoir tourmenté une nation qui le laissoit jouir en paix de ses moines & de ses maîtresses, & pour avoir voulu faire croire aux Anglois par la force, ce qu'il auroit dû leur persuader par son exemple. Refugié en France, peu estimé dans l'Europe, & en butte aux railleries de la Cour même où il s'étoit retiré, il fit, dit-on, des miracles après sa mort, n'ayant pu faire pendant sa vie celui de remonter sur le thrône. «Voici», écrivoit Christine au sujet de cette guerre, «un grand spectacle ouvert qui va faire rire & pleurer bien des gens. Tout tremble à Rome excepté moi seule. Ma grande curiosité est d'observer la contenance de la Suéde». Toujours animée contre la France, elle ne paroissoit pas desirer que la Suéde s'unît à Louis XIV. On prétend aussi que lasse du Pape & des Romains, elle négocioit avec le grand Electeur de Brandebourg une retraite dans ses Etats. Quelques Ecrivains, sans examiner si cette négociation est réelle, en ont conclu qu'elle méditoit de retourner à la Religion Luthérienne: mais Christine, si elle eut en effet ce dessein peu vraisemblable, n'eut pas le tems de l'exécuter. Elle mourut peu de tems après [l'an 1689], avec assez de tranquillité & de philosophie. On a prétendu que sa mort étoit supérieure à celle d'Elisabeth; il seroit à souhaiter qu'on en pût dire autant de sa vie. Elle ordonna par son testament qu'on ne mît sur son tombeau que ces mots, «D. O. M. Vixit Christina ann. LXIII» (C'est-à-dire, «à Dieu très-bon & très-grande. Christine a vécu 63 ans.»). La modestie & le faste des inscriptions sont également l'ouvrage de la vanité. La modestie convient mieux à la vanité qui a fait de grandes choses; le faste à la vanité qui n'en a fait que de petites. Si on juge sur cette regle l'épitaphe de Christine, on trouvera qu'elle n'est que vraie sans être grande. Les inégalités de sa conduite, de son humeur & de ses goûts, le peu de décence qu'elle mit dans ses actions, le peu d'avantage qu'elle tira de ses connoissances & de son esprit pour rendre les hommes heureux, sa fierté qui fut souvent déplacée, (parce qu'elle l'est toujours quand elle ne produit pas l'estime), ses discours équivoques sur la Religion qu'elle avoit quittée & sur celle qu'elle embrassoit, enfin la vie pour ainsi dire errante qu'elle a menée parmi des étrangers qui ne l'aimoient pas; tout cela justifie plus qu'elle ne l'a cru, la briéveté de son épitaphe.

Je ne dis rien de ses obseques, de sa bibliotheque, de ses tableaux, de ses curiosités, des médailles qui furent frappées à son sujet; & je laisse l'Auteur des Mémoires se livrer avec complaisance à ce détail; j'aime mieux faire mention de deux ouvrages qu'elle composa. L'un intitulé Pensées diverses, est comme la plupart des ouvrages de ce genre, un recueil de lieux communs, que souvent même on n'a pas pris la peine de déguiser par un tour épigrammatique. Ce qui est le plus singulier dans cet écrit, ce sont quelques maximes sur la tolérance, qu'on y remarque précisément à côté des propositions les plus outrées sur l'infaillibilité du Pape. Si elle a prétendu donner celles-ci pour le contrepoison des premieres, ne pourroit-on pas dire que le remede est pire que le mal? L'autre ouvrage de Christine est un éloge d'Alexandre, ce conquérant, l'idole de l'antiquité, l'objet de la critique de notre siecle, qui comme la plupart des Princes célebres, ne mérita ni cet excès d'éloges dont la flatterie l'accabla, ni les satyres que tant de Gens de Lettres en font aujourd'hui, parce qu'ils n'ont rien à en attendre, Christine auroit dû louer moins ce Prince, & l'imiter davantage; non dans son amour effréné de la gloire & des conquêtes, mais dans sa grandeur d'ame, dans son talent pour régner, dans la connoissance qu'il eut des hommes, dans l'étendue de ses vues, & dans son goût éclairé pour les Sciences & pour les Arts.

Swedish translation (my own):

Kristina fortsatte sin handel med Roms lärda och utlänningar. Memoarernas författare ger oss vid detta tillfälle en förteckning över de lärda som då komponerade Accademia dell'Arcadia, en lista lika värdelös i denna historia som den han ger över Sveriges lärda under Kristinas regeringstid. Vi kommer endast att citera från hela denna plats av hans Memoarer titeln på ett verk av Niccolò Pallavicini: Försvaret av den gudomliga försynen genom det stora förvärv som den katolska religionen har gjort i Sveriges drottning. Denna avhandling trycktes inte på grund av femtiofyra kätterier som påstods finnas där. Jag beundrar tålamodet som räknade dem.

Vi ser av ett brev som Kristina skrev om den tiden till Otto von Guericke hur djupt rotade fördomarna mot jordens rörelse var i Rom. Denna prinsessa, som hade avsagt sig tronen för att vara fri, var inte fri nog att djärvt säga till en främling att hon trodde på solens orörlighet.

Strax efter började det berömda kriget som Ludvig XIV stödde med så mycket ära mot hela Europa, avundsjuk på holländarnas förnedring, och som avslutades genom fördraget i Nijmegen. Kristina godkände inte att Sverige hade gått in i detta krig, där hon verkligen inte hade tur. Kanske var också hennes förbittring upphetsad av en förtal som just hade publicerats mot henne i Frankrike och som hon inte hade kunnat få tillfredsställelse av.

Men det som påverkade henne mest var rädslan för att se utbetalningen av hennes inkomster försenas. Hon skickade till Nijmegen, för att bevaka sina intressen, en fullmäktig som lyssnades på och togs emot där som ambassadör för en drottning utan makt. Denne befullmäktigade var en ung svensk vid namn Cedercrantz. Den lilla talang och kunskap, som Kristina hade lagt märke till hos honom, hade inte hindrat henne från att anförtro honom skötseln av sina angelägenheter; hon sade att hennes öde var att tjäna inte bara lyckan, utan också andan hos dem som tjänade henne.

Sverige hade dock ganska betydande summor givna till Kristina omedelbart efter fredsslutet. Men denna prinsessa avvisade absolut det förslag som gjordes till henne att varje år, på grund av sina anspråk, få en viss summa från Frankrike. När man kan vara sin egen herre, svarade hon, skall man inte söka en.

Året därpå [1679] väckte kvietisternas åsikter, ännu mer förödmjukande för det mänskliga förnuftet än de som har plågat Frankrike på senare tid, stor uppståndelse i Rom, där den här typen av dispyter föraktas för sitt innehåll och bedöms med stor högtidlighet för sin form. Det nya systemet hade som upphovsman Miguel Molinos, en spansk präst, en stor direktör och ändå en god man, enligt den rättvisa som påven tilldömt honom, två titlar för att ha många fiender. De som var avundsjuka på att styra samveten misslyckades inte med att se en farlig kättare i en man vars idéer om andlighet var mer värda medlidande än indignation.

Kristina, antingen av naturlig medkänsla eller av hat mot Molinos förföljare, eller slutligen av önskan att spela en betydande roll i en angelägenhet som kristendomen då var upptagen med, tog Molinos parti så starkt att hon misstänktes för att till och med gynna hans åsikter; och det var nästan ett brott för denna prinsessa att uppfylla mänsklighetens plikter gentemot en olycklig person.

Den andliga vila som Molinos predikade, och som då var föremålet för all uppmärksamhet kring det Heliga Officiumet, fick Pasquin att säga något skämtsamt: »Om vi talar, galejerna; om vi skriver, galgen; om vi förblir i vila, det Heliga Officiumet. Vad skall vi då göra?«

Molinos, med stöd av Kristina, hade en formidabel motståndare i Frankrikes konung, som, upprymd av fienderna till en så föga farlig kättare, ivrigt fullföljde hans fördömande i Rom. Det uttalades slutligen av påven Innocentius XI, som då satt vid Heliga Stolen; och oberoende av den rättvisa med vilken påven agerade vid detta tillfälle, anser vi att vi är skyldiga honom detta vittnesbörd, att inget mänskligt motiv drev honom att göra det.

Det framgick tydligt av hela hans uppförande gentemot Frankrike att han inte hade för avsikt att skona honom; denne dygdige, envise och trångsynte påve uppträdde med en stelhet som, under en konung mindre from än Ludvig XIV, kunde ha orsakat en schism mellan Frankrikes Kyrka och Roms Kyrka. Hans efterträdare uppnådde mycket mer genom mildhet än han kunde göra genom felaktig fasthet; och det är en anmärkningsvärd sak i vår historia att Frankrikes hov, trots sin anknytning till Heliga Stolen, är det som bäst har vetat hur man står upp för sina intressen inför de suveräna påvarna.

Den berömda mademoiselle le Fèvre, senare madame Dacier, skickade Kristina ungefär vid denna tidpunkt Florus ad usum som hon just hade avslöjat. Kristina tackade henne och uppmanade henne att bli katolik, och mademoiselle le Fèvre drog någon tid senare nytta av hennes råd.

Jag vet inte om jag här bör nämna ett annat brev som min författare rapporterar, och genom vilket Sveriges drottning uppmanade en viss greve Wasenau att bli munk. Sammanställaren vill använda detta brev för att bevisa Kristinas religiösa känslor, trots att han på flera ställen i sitt verk har klargjort att han misstänker uppriktigheten i hennes omvändelse, ty detta problem förefaller honom mycket viktigt att lösa och alltid tycks oroa honom mycket. Men ett brev så ovärdigt prinsessan och den hon skrev till tjänar bara till att bevisa hur mycket tid Kristina hade att slösa; det är ett av dem som borde ha tagits bort från hennes historia.

Jag säger detsamma om den apologi som framfördes till Kristina angående hennes förmodade smak för astrologi. I ett sekel där filosofin (som vanligtvis slutar med troner) ännu inte hade upplyst alla Stater, skulle det inte vara förvånande att drottningen, ivrig efter sådant man inte kan veta, hade en viss fördom för en frivol vetenskap som mycket stora män hade ägnat sig åt och som hade sysselsatt den berömde Cassini i hans ungdom. Kristina betygade åtminstone en viss urskiljningsförmåga och kunskap om denna världs angelägenheter när hon sade att jordisk astrologi föreföll henne ännu mer pålitlig än himmelsk astrologi för att bedöma händelser, och att astrologi är som medicin — att man måste studera den för att inte bli lurad.

Denna prinsessa, som drottning, som katolik och som entusiast för stordåd, skrev år 1683 ett brev till Polens konung, Jan Sobieski, som, när han befriade Wien, belägrat av turkarna och övergivet av Leopold, just hade tjänat och förödmjukat kejsaren. I sitt brev låter Kristina Sobieski höra den förebråelse han anklagades för att ha använt krigsbytet lite för mycket till sin egen fördel.

»Jag avundas inte«, sade hon till honom, »Ers Majestät så många skatter, jag avundas Er bara den ärorika titeln kristendomens befriare; och även om jag inte har ett konungarike är jag inte befriad från den skyldighet som alla monarker måste ha gentemot Er.«

Ludvig XIV, som genom att förödmjuka påven med ena handen tänkte krossa kalvinismen i sina Stater med den andra, utfärdade 1685 det berömda ediktet som upphävde Nantes' edikt. Kristina skrev vid detta tillfälle till chevalier de Terlon, Frankrikes ambassadör i Sverige, ett brev som Bayle infogade i hans Journal. Hon beklagade de förföljda kalvinisternas öde med ett intresse och en min av god tro, vilket fick denne berömde författare att säga att drottningens brev var en kvarleva av protestantismen. Men denna kvarleva av protestantismen var åtminstone mycket tvetydig; det finns en god möjlighet att mänsklighetens rättigheter ensamma tog Kristina ifrån sig brevet.

Förföljelsen av de reformerta fördes till en grad av våld som inte kan tillskrivas Ludvig XIV; hon kände till den ödesdigra effekten av hans ministrars fiendskap. Han skulle ha blivit förskräckt om han hade bevittnat det. Jag går inte in på frågan här om huruvida konungen borde tolerera kalvinismen i sina Stater; om två mäktiga religioner, rivaler till varandra, är farligare för ett konungarike än utrotningen av en av de två skulle vara; om det i det tillstånd som läget var i hade varit bättre att använda mildhet än öppet våld, och att fredligt och lite i taget göra proselyter till katolicismen genom goda gärningar än martyrer till kalvinismen. Sådana problem om politik och religion skulle kräva en annan penna än min, och en annan skrift än denna. Men åtminstone är alla idag överens om att denna förföljelse var av en grymhet som lika mycket upprör religion som rättvisa, medan man, när man applåderar konungens rättfärdiga avsikter, tycker synd om honom för att han blivit så omänskligt åtlydd.

De känslor som Kristina visar i sitt brev gör henne ära och är ett av de vackraste monument som finns kvar av henne.

»Är Ni verkligen övertygad«, skrev hon till chevalier de Terlon, »om dessa nyomvändas uppriktighet? ... Krigsmännen är märkliga apostlar... Jag tycker synd om så många hederliga människor som är reducerade till allmosor... Även om de har fel, är de mer värda synd än hat... Jag betraktar Frankrike som en sjuk person vars arm är avhuggen för att utrota en sjukdom som tålamod och mildhet skulle ha botat.«

Hon avslutar sitt brev med att jämföra Ludvig XIV:s uppförande gentemot sina protestantiska undersåtar med det uppförande han då hade gentemot påven. Denna sista artikel är för mycket, liksom hans ultramontana deklamationer mot den galliska Kyrkans friheter och mot de berömda artiklarna från 1682.

Kristina fann det mycket illa att Bayle hade publicerat detta brev, och hon blev ännu mer chockerad över de reflektioner han hade lagt till det för att så ett slags tvivel om drottningens omvändelse. Hennes klagomål blev föremål för en ganska lång förhandling mellan filosofen och prinsessan; och denna förhandling slutade till bådas ömsesidiga belåtenhet.

Affären om franchisrätterna, som då gjorde så mycket väsen av sig i Frankrike, var inte mindre så i Rom. Kristina, som först hade avsagt sig sin rätt, ville upphäva sin avsägelse på grund av sitt missnöje med de påvliga officerares oförskämdhet, som hade förföljt och bortfört en brottsling till och med från hennes hus. Men denna affär, som hanterades i Paris med stor ceremoni och som ledde till bannlysningar från påvens sida och dekret och vädjanden till det kommande Rådet från Parlamentets sida, hanterades fredligare mellan Kristina och påven genom deras biktfäder. Ändå var den lika svår att tillmötesgå som om Kristina hade varit formidabel.

Prins de Condé hade dött året innan; Kristina, vars beundran för denne prins aldrig hade kylts av vanära, skrev till mademoiselle de Scudéry för att uppmana henne att hylla en hjälte så värd beröm. I detta brev tycks hon föreställa sig sitt slut med en viss stoicism.

»Döden«, sade hon, »som närmar sig och ju aldrig sviker i sitt ögonblick, oroar mig inte; jag väntar på den utan att önska eller frukta den.«

Under tiden började kriget återigen i Europa. Vi ser i ett av Kristinas sista brev att hon förutsåg vad som skulle bli utgången för konung Jakob II. Denne furste, mer berömvärd i en begravningstal än i historien, och vars förföljande anda alltid kommer att ogillas av en välförstådd kristendom, hade drivits från sin tron för att ha plågat en nation som lät honom njuta av dess munkar och älskarinnor i fred, och för att ha velat få engelsmännen att tro med våld vad han borde ha övertygat dem om genom sitt exempel. Efter att ha tagit sin tillflykt till Frankrike, föga uppskattad i Europa och skottlossad för hån från just det hov dit han hade dragit sig tillbaka, utförde han, sägs det, mirakel efter sin död, efter att under sitt liv inte kunnat återvända till tronen.

»Här«, skrev Kristina om detta krig, »är ett stort öppet skådespel som kommer att få många människor att skratta och gråta. Allt darrar i Rom utom jag ensam. Min stora nyfikenhet är att observera Sveriges kontenans.«

Hon var alltid upprörd mot Frankrike och verkade inte önska att Sverige skulle förenas med Ludvig XIV. Det påstås också att hon, trött på påven och romarna, förhandlade med den store kurfursten av Brandenburg om en reträtt till hans Stater. Vissa författare har, utan att undersöka om denna förhandling är verklig, dragit slutsatsen att hon funderade på att återvända till den lutherska religionen; men Kristina, om hon verkligen hade denna osannolika avsikt, hade inte tid att genomföra den.

Hon dog kort därefter [1689], med tillräcklig lugn och filosofi. Det har hävdats att hennes död var överlägsen Elisabets; det vore önskvärt att detsamma kunde sägas om hennes liv. Hon beordrade i sitt testamente att endast dessa ord skulle placeras på hennes grav: »D. O. M. Vixit Christina annos LXIII« (Det vill säga, »Till den bäste och störste Guden. Kristina levde 63 år.«).

Inskriptionernas blygsamhet och pompa är lika mycket fåfängans verk. Blygsamhet passar mer för den fåfänga som har gjort stora ting; pompa för den fåfänga som bara har gjort små ting. Om vi bedömer Kristinas gravsten utifrån denna regel, kommer vi att finna att den bara är sann utan att vara stor. Ojämlikheten i hennes uppförande, i hennes humör och hennes smak, den lilla anständighet hon lade i sina handlingar, den lilla fördel hon drog av sin kunskap och sitt sinne för att göra människor lyckliga, hennes stolthet, som ofta var malplacerad (för det är den alltid när den inte frambringar aktning), hennes tvetydiga uttalanden om den religion hon hade lämnat och om den hon omfamnade, och slutligen det så att säga vilsegångna liv hon levde bland främlingar som inte älskade henne — allt detta rättfärdigar, mer än hon trodde, hennes gravstens korthet.

Jag säger ingenting om hennes begravning, hennes bibliotek, hennes målningar, hennes kuriositeter, medaljerna som präglades till hennes ära; och jag överlåter författaren till Memoarerna att hänge sig åt dessa detaljer; jag föredrar att nämna två verk som hon komponerade. Ett med titeln Pensées diverses är, likt de flesta verk av detta slag, en samling banaliteter som man ofta inte ens har besväret att dölja med en epigrammatisk vändning. Det mest säregna i denna skrift är några maximer om tolerans, som man lägger märke till just bredvid de mest upprörande påståendena om påvens ofelbarhet. Om hon påstod sig ge det senare som motgift mot det förra, skulle man då inte kunna säga att botemedlet är värre än sjukdomen?

Kristinas andra verk är en eloge av Alexander, den erövraren, antikens idol, föremål för kritik i vårt sekel, som, liksom de flesta berömda furstar, varken förtjänade det överdrivna beröm som smicker överväldigade honom med, eller den satir som så många litteraturmänniskor gör av honom idag, eftersom de inte har något att förvänta sig av honom. Kristina borde ha prisat denne furste mindre och imiterat honom mer — inte i hans ohämmade kärlek till ära och erövringar, utan i hans själsliga storhet, i hans talang för att regera, i den kunskap han hade om människor, i vidden av sina åsikter och i hans upplysta smak för vetenskaperna och konsterna.

English translation (my own):

Kristina continued her commerce with the scholars of Rome and foreigners. The author of the Memoirs gives us on this occasion a list of the scholars who then composed the Accademia dell'Arcadia, a list as useless in this history as the one he gives of the scholars of Sweden during Kristina's reign. We will only cite from this whole place of his Memoirs the title of a work by Niccolò Pallavicini: The defense of Divine Providence by the great acquisition that the Catholic religion has made in the person of the Queen of Sweden. This treatise was not printed because of fifty-four heresies that were alleged to be found there. I admire the patience that counted them

We see from a letter that Kristina wrote about that time to Otto von Guericke how deeply rooted the prejudices against the movement of the earth were in Rome. This princess, who had renounced the throne to be free, was not free enough to say boldly to a stranger that she believed in the sun's immobility.

Soon after began the famous war that Louis XIV supported with so much glory against all Europe, jealous of the humiliation of the Dutch, and which was ended by the treaty of Nijmegen. Kristina did not approve of Sweden having entered into this war, in which she was indeed not fortunate. Perhaps also her resentment was excited by a libel that had just been published against her in France, and from which she had not been able to obtain satisfaction.

But what affected her most was the fear of seeing the payment of her revenues delayed. She sent to Nijmegen, to watch over her interests, a plenipotentiary who was listened to and received there as the ambassador of a Queen without power. This plenipotentiary was a young Swede named Cedercrantz. The little talent and knowledge that Kristina had noticed in him had not prevented her from entrusting him with the care of her affairs; she said that her destiny was to make not only the fortune, but also the spirit of those who served her.

However, Sweden had quite considerable sums given to Kristina immediately after the conclusion of the peace. But this princess absolutely rejected the proposition made to her to receive each year, on account of her pretensions, a certain sum from France. When one can be one's own master, she replied, one should not seek one.

The following year [1679], the opinions of the Quietists, even more humiliating to human reason than those which have troubled France in recent times, made a great noise in Rome, where these kinds of disputes are despised for their substance, and judged with great solemnity for their form. The new system had for its author Miguel Molinos, a Spanish priest, a great director, and yet a good man, according to the justice rendered to him by the Pope, two titles for having many enemies. Those who were jealous of governing consciences did not fail to see a dangerous heretic in a man whose ideas on spirituality were more worthy of pity than of indignation.

Kristina, either out of natural compassion or out of hatred for Molinos' persecutors, or finally out of the desire to play a notable role in an affair with which Christianity was then occupied, took Molinos' side so highly that she was suspected of even favouring his opinions; and it was almost a crime for this princess to fulfill the duties of humanity towards an unfortunate person.

The spiritual repose that Molinos preached, and which was then the object of all the attention of the Holy Office, made Pasquin say rather jokingly: "If we speak, the galleys; if we write, the gallows; if we remain at rest, the Holy Office. What, then, should we do?"

Molinos, supported by Kristina, had a formidable adversary in the person of the King of France, who, animated by the enemies of a heretic so little dangerous, vigorously pursued his condemnation in Rome. It was finally pronounced by Pope Innocent XI, who was then seated on the Holy See; and independently of the justice with which the Pope acted on this occasion, we believe we owe him this testimony, that no human motive determined him to do so.

It appeared clearly by all his conduct with France that he had no intention of sparing him; this virtuous, stubborn and narrow-minded Pontiff behaved with an inflexibility which, under a King less pious than Louis XIV, could have caused a schism between the Church of France and that of Rome. His successors obtained much more by gentleness than he could do by misplaced firmness; and it is a remarkable thing in our history that the court of France, despite its attachment to the Holy See, is the one which has best known how to stand up for its interests to the sovereign Pontiffs.

The famous Mademoiselle le Fèvre, later Madame Dacier, sent Kristina at about this time the Florus ad usum which she had just brought to light. Kristina, in thanking her, exhorted her to become a Catholic, and Mademoiselle le Fèvre profited some time later by her advice.

I do not know whether I should mention here another letter that my author reports, and by which the Queen of Sweden exhorted a certain Count Wasenau to become a monk. The compiler wants to use this letter to prove Kristina's religious sentiments, although he has made it clear in several places in his work that he suspects the sincerity of her conversion, because this problem seems to him very important to resolve and always seems to worry him a great deal. But a letter so unworthy of the princess and of the one to whom she wrote only serves to prove how much time Kristina had to waste; it is one of those that should have been removed from her history.

I say the same of the apologia made for Kristina on her supposed taste for astrology. In a century where philosophy (which usually ends with thrones) had not yet enlightened all States, it would not be surprising that the Queen, eager for things that one cannot know, had some prejudice for a frivolous science, to which very great men had applied themselves and which had occupied the famous Cassini in his youth. Kristina at least testified some discernment and some knowledge of the affairs of this world when she said that terrestrial astrology seemed to her even more reliable than celestial astrology for judging events, and that astrology is like medicine — that one must study them in order not to be duped.

This princess, as a queen, as a Catholic, and as an enthusiast about great deeds, wrote in 1683 a letter to the King of Poland, Jan Sobieski, who, in liberating Vienna, besieged by the Turks and abandoned by Leopold, had just served and humiliated the Emperor. Kristina, in her letter, makes Sobieski hear the reproach with which he was charged of having turned the spoils of war a little too much to his own advantage.

"I do not envy", she told him, "Your Majesty so many treasures, I only envy you the glorious title of liberator of Christianity; and although without a kingdom, I am not dispensed of the obligation that all monarchs must have for you."

Louis XIV, who, by humiliating the Pope with one hand, was thinking of crushing Calvinism in his States with the other, issued in 1685 the famous edict which revoked that of Nantes. Kristina wrote on this occasion to the Chevalier de Terlon, ambassador of France in Sweden, a letter which Bayle inserted in his Journal. She deplored the fate of the persecuted Calvinists, with an interest and an air of good faith, which made this famous writer say that the Queen's letter was a remnant of Protestantism. But this remnant of Protestantism was at least very equivocal; there is a good chance that the rights of humanity alone wrested the letter from Kristina.

The persecution against the Reformed was carried to a degree of violence which cannot be attributed to Louis XIV; she knew the fatal effect of the animosity of his ministers. He would have been horrified if he had witnessed it. I am not going into the question here of whether the King should tolerate Calvinism in his States; whether two powerful religions, rivals of each other, are more dangerous to a kingdom than the extirpation of one of the two would be; whether in the state in which things were it would not have been better to employ gentleness than open force, and to peacefully and little by little make proselytes to Catholicism by dint of good deeds than martyrs to Calvinism. Such problems of politics and religion would require another pen than mine, and another writing than this one. But at least everyone agrees today that this persecution was of a cruelty that equally revolts religion and justice, while, applauding the rectitude of the King's intentions, one pities him for having been so inhumanly obeyed.

The sentiments that Kristina shows in her letter do her honour and are one of the most beautiful monuments that remain of her.

"Are you truly persuaded", she wrote to the Chevalier de Terlon, "of the sincerity of these new converts? ... The men of war are strange apostles... I pity so many honest people reduced to alms... Although in error, they are more worthy of pity than of hatred... I consider France as a sick person whose arm is cut off to extirpate an illness that patience and gentleness would have cured."

She ends her letter by contrasting the conduct of Louis XIV towards his Protestant subjects with the conduct he held then towards the Pope. This last article is too much, as are his ultramontane declamations against the liberties of the Gallican Church and against the famous articles of 1682.

Kristina found it very bad that Bayle had published this letter, and she was even more shocked by the reflections he had added to it to cast a kind of doubt on the Queen's conversion. Her complaints were the subject of a rather long negotiation between the philosopher and the princess; and this negotiation ended to the reciprocal satisfaction of both.

The affair of the franchises, which was then making so much noise in France, was no less so in Rome. Kristina, who had first renounced her right, wanted to cancel her renunciation through the discontent she had with the insolence of the Papal officers, who had pursued and abducted a criminal even from her house. But this affair, which was being handled in Paris with great ceremony, and which produced excommunications on the part of the Pope, and decrees and appeals to the future Council on the part of the Parliament, was being handled more peacefully between Kristina and the Pope by means of their confessors. Nevertheless, it was as difficult to accommodate as if Kristina had been formidable.

The Prince de Condé had died the previous year; Kristina, whose admiration for this prince had never been cooled by disgrace, wrote to Mademoiselle de Scudéry to urge her to celebrate a hero so worthy of praise. In this letter, she appears to envisage her end with a certain stoicism.

"Death", she said, "which is approaching and never fails in its moment, does not worry me; I await it without desiring or fearing it."

In the meantime, war was beginning again in Europe. We see from one of Kristina's last letters that she foresaw what would be the outcome with regard to King James II. This prince, more praiseworthy in a funeral oration than in history, and whose persecutory spirit will always be disapproved of by a well-understood Christianity, had been driven from his throne for having tormented a nation that allowed him to enjoy its monks and mistresses in peace, and for having wanted to make the English believe by force what he should have persuaded them by his example. Having taken refuge in France, little esteemed in Europe, and the butt of ridicule from the very Court to which he had retired, he performed, it is said, miracles after his death, having been unable during his life to return to the throne.

"Here", wrote Kristina about this war, "is a great open spectacle that will make many people laugh and cry. Everything trembles in Rome except me alone. My great curiosity is to observe the countenance of Sweden."

Always animated against France, she did not appear to desire that Sweden unite with Louis XIV. It is also claimed that, tired of the Pope and the Romans, she negotiated with the great Elector of Brandenburg a retreat into his States. Some writers, without examining whether this negotiation is real, have concluded that she was meditating on returning to the Lutheran religion; but Kristina, if she indeed had this unlikely design, did not have the time to execute it.

She died shortly after [in 1689], with enough tranquility and philosophy. It has been claimed that her death was superior to that of Elizabeth; it would be desirable that the same could be said of her life. She ordered in her will that only these words be placed on her tomb: "D. O. M. Vixit Christina annos LXIII" (That is to say, "To the best and greatest God. Kristina lived 63 years.").

The modesty and the pomp of inscriptions are equally the work of vanity. Modesty is more appropriate to the vanity that has done great things; pomp to the vanity that has done only small things. If we judge Kristina's epitaph by this rule, we will find that it is only true without being great. The inequalities of her conduct, of her humour and her tastes, the little decency that she put into her actions, the little advantage that she drew from her knowledge and her mind to make men happy, her pride, which was often misplaced (because it always is when it does not produce esteem), her equivocal discourses on the religion that she had left and on the one that she embraced, and finally the life, so to speak, errant that she led among foreigners who did not love her — all this justifies, more than she believed, the brevity of her epitaph.

I say nothing of her funeral, her library, her paintings, her curiosities, the medals that were struck in her honour; and I leave the author of the Memoirs to indulge in this detail; I prefer to mention two works that she composed. One entitled Pensées diverses, is like most works of this kind, a collection of commonplaces which often have not even been taken the trouble to disguise with an epigrammatic turn. What is most singular in this writing are some maxims on tolerance, which one notices precisely next to the most outrageous propositions on the infallibility of the Pope. If she claimed to give the latter as the antidote to the former, could one not say that the remedy is worse than the disease?

Kristina's other work is an eloge of Alexander, that conqueror, the idol of antiquity, the object of criticism in our century, who, like most famous princes, deserved neither the excess of praise with which flattery overwhelmed him, nor the satire that so many people of letters make of him today, because they have nothing to expect from him. Kristina should have praised this prince less and imitated him more — not in his unbridled love of glory and conquests, but in his greatness of soul, in his talent for reigning, in the knowledge he had of men, in the breadth of his views, and in his enlightened taste for the sciences and for the arts.


Above: Kristina.


Above: Johan Arckenholtz.


Above: Jean-Baptiste le Rond d'Alembert.

Note: Kristina died at age 62, not 63. It seems that even as late as at the 17th century, at least when writing in Latin, that some people used the ancient Roman age reckoning system that one was already one year old at birth, similar to traditional Chinese age reckoning both in the past and still today.

Friday, December 27, 2024

Article in "Bologna" newspaper on Pope Innocent XI publishing a bull condemning the propositions of Dr. Miguel Molinos, dated February 18/28 (New Style), 1688

Source:

Bologna, li 10. Marzo 1688, page 1


The article excerpt:

ROMA li 28. Febraro. ... Hà pure la Santità Sua fatto publicare la Bolla, con la quale danna le propositioni del Dottor Molinos.

With modernised spelling:

Roma, li 28 febbraro. ... Ha pure la Santità Sua fatto pubblicare la bolla con la quale danna le proposizioni del dottor Molinos.

French translation (my own):

Rome, le 28 février. ... Sa Sainteté a également publié la bulle par laquelle elle condamne les propositions du docteur Molinos.

Swedish translation (my own):

Rom, den 28 februari ... Hans Helighet har också publicerat bullan med vilken han fördömer doktor Molinos förslag.

English translation (my own):

Rome, February 28. ... His Holiness has also published the bull with which he condemns the propositions of Dr. Molinos.


Above: Pope Innocent XI.


Above: Dr. Miguel Molinos.

Tuesday, September 20, 2022

Kristina's letter to Jaime de Palafox y Cardona, Archbishop of Seville, dated November 7/17 (New Style), 1685

Sources:

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 38, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760


Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; X: Lettere a diversi; Lettere a diversi Vescovi; Lettres à l'archevêque de Séville; 70: Christine de Suède à l'archevêque de Séville, [s. l.], 17 novembre 1685 (digitisation page NP-64v)


Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; X: Lettere a diversi; Lettere a diversi Vescovi; Lettres à l'archevêque de Séville; 71: Christine de Suède à l'archevêque de Séville, [s. l.], 17 novembre 1685 (digitisation page 64v-65v)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a diversi, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Christina of Sweden, page 305, by Ida Ashworth Taylor, 1909




The letter (copy):

17. Nov[embr]e 1685.
Mons[igno]r Arciv[escovo] di Siviglia. M'è Stata Sommam[ent]e grata la lett[er]a di V. S. de' 28. d'Agosto per l'affetto, e p[er] la Stima Sing[ola]re ch'io porto al merito della bontà, e della Virtù Sua. La compatisco Vivam[ent]e del dolore, che le hà cagionato la disgrazia accaduta al Dottor Molinos Sentita da Mè ancora con infinito dispiacere. Hà V. S. ragione d'esser persuasa della protezzione con la quale gl'hò assistito, e può esser Sicura ch'io non gliela farò mancare; Solo mi dispiace che poco gli potrà giouare Mà mi consola il douersi Sperare che in un Tribunale così giusto, e Sapiente, qual è quello del S. Off[izi]o l'Jnnocenza al fin trionferà dell'impostora, e della malignità, già che Si tratta della causa d'Jddio confido che la Sua prouidenza disporrà tutto Secondo che Sarà di Sua magg[io]r gloria, e Servizio. Jntanto ringrazio V. S. delle ossequiose Sue espressioni verso di mè e raccomandandomi à Suoi Santi Sacrificij prego Dio che la conserui e prosperi &c.

With modernised spelling:

17 novembre 1685.
Monsignor arcivescovo di Siviglia,
M'è stata sommamente grata la lettera di Vostra Signoria de' 28 d'agosto per l'affetto e per la stima singolare ch'io porto al merito della bontà e della virtù sua.

La compatisco vivamente del dolore che le ha cagionato la disgrazia accaduta al dottor Molinos sentita da me ancora con infinito dispiacere. Ha Vostra Signoria ragione d'esser persuasa della protezione con la quale gl'ho assistito, e può esser sicura ch'io non gliela farò mancare. Solo mi dispiace che poco gli potrà giovare, ma mi consola il doversi sperare che in un tribunale così giusto e sapiente, qual è quello del Sant'Uffizio. L'innocenza al fin trionferà dell'impostora e della malignità, già che si tratta della causa d'Iddio confido che la sua Providenza disporrà tutto secondo che sarà di sua maggior gloria e servigio. Intanto ringrazio Vostra Signoria delle ossequiose sue espressioni verso di me; e, raccomandandomi a suoi santi sacrifici, prego Dio che la conservi e prosperi, ecc.

Arckenholtz's transcript of the letter:

... 17. Novembre 1685.
Monsignor Arciv:o di Siviglia. M'è stata sommamente grata la lettera di V. S. dei 28. d'Agosto per l'affetto, e per la stima singolare, ch'io porto al merito della bontà e della virtù sua. La compatisco vivamente del dolore, che le hà cagionato la disgrazia accaduta al Dottor Molinos, sentita da me ancora con infinito dispiacere. Hà V. S. ragione d'esser persuasa della protezione con la quale l'hò assistito, e può esser sicura ch'io non gliela farò mancare; Solo mi dispiace che poco gli potrà giovare; mà mi consola il doversi sperare che in un Tribunale cosi giusto, e sapiente, qual è quello del S. Officio; l'Innocenza alla fine trionferà dell'Impostora, e della malignità, già che si tratta della causa d'Iddio, confido che la sua providenza disporrà tutto secondo che sarà di sua maggior gloria, e servizio. Intanto ringrazio V. S. delle ossequiose sue espressioni verso di me, e raccomandandomi a' suoi Santi Sacrificj, prego Dio che la conservi, e prosperi.

With modernised spelling:

17 novembre 1685.
Monsignor arcivescovo di Seviglia,
M'è stata sommamente grata la lettera di Vostra Signoria dei 28 d'agosto per l'affetto e per la stima singolare ch'io porto al merito della bontà e della virtù sua. La compatisco vivamente del dolore che le hà cagionato la disgrazia accaduta al dottor Molinos, sentita da me ancora con infinito dispiacere. Hà Vostra Signoria ragione d'esser persuasa della protezione con la quale l'ho assistito, e può esser sicura ch'io non gliela farò mancare. Solo mi dispiace che poco gli potrà giovare; ma mi consola il doversi sperare che in un tribunale così giusto e sapiente qual è quello del Santo Uffizio, l'innocenza alla fine trionferà dell'impostora e della malignità, già che si tratta della causa d'Iddio; confido che la sua providenza disporrà tutto secondo che sarà di sua maggior gloria e servigio. Intanto ringrazio Vostra Signoria delle ossequiose sue espressioni verso di me, e, raccomandandomi a' suoi santi sacrifici, prego Dio che la conservi e prosperi.

French translation (my own):

Le 17 novembre 1685.
Monseigneur l'archévêque de Séville,
La lettre de Votre Seigneurie du 28 août m'a été fort agréable par l'affection et la singulière estime que j'ai pour le mérite de sa bonté et de sa vertu. Je compatis profondément à la douleur que lui a causée le malheur qui s'est abattu sur le docteur Molinos, que je ressens encore avec un regret infini. Votre Seigneurie a des raisons d'être persuadée de la protection dont je l'ai assistée, et elle peut être sûre que je ne la laisserai pas en manquer. Je regrette seulement qu'il lui soit peu utile; mais je suis consolée d'avoir à espérer que dans une cour aussi juste et aussi sage que celle du Saint-Office, l'innocence finira par triompher de l'imposture et de la méchanceté, car c'est la cause de Dieu; j'espère que sa providence disposera tout selon ce qui sera à sa plus grande gloire et à son service. En attendant, je remercie Votre Seigneurie de ses paroles obséquieuses envers moi, et, me racommandant à ses saints sacrifices, je prie Dieu qu'il la garde et prospère.

Swedish translation (my own):

Den 17 november 1685.
Monsignor ärkebiskopen av Sevilla,
Ert brev av den 28 augusti var mig ytterst angenäm för den tillgivenhet och den enastående aktning, som jag har för Er godhets och dygds förtjänst. Jag har djup medlidande med den smärta som den olycka som drabbat doktor Molinos har orsakat Er, som jag fortfarande har känt med oändlig ånger. Ni har anledning att vara övertygad om det skydd med vilket jag har bistått honom, och Ni kan vara säker på att jag inte kommer att låta Er sakna det. Jag är bara ledsen att det kommer ju att vara till föga nytta för honom; men jag tröstar mig över att behöva hoppas att i en domstol som är lika rättvis och klok som den i det Heliga Officium, kommer oskulden så småningom att segra över bedrägeri och illvilja, eftersom det är Guds sak; jag litar på att hans försyn kommer att disponera allt i enlighet med vad som kommer att vara till hans största ära och tjänst. Emellertid tackar jag Er för Era oberäkneliga uttryck mot mig, och jag rekommenderar mig till Era heliga uppoffringar och ber till Gud att han bevare och välsigne Er.

English translation (my own):

November 17, 1685.
Monsignor the Archbishop of Seville,
Your Lordship's letter of the 28th of August was extremely pleasant to me for the affection and the singular esteem that I have for the merit of your goodness and virtue. I deeply sympathise with the pain which the misfortune that has befallen Dr. Molinos has caused you, which I have still felt with infinite regret. Your Lordship has reason to be persuaded of the protection with which I have assisted him, and you can be sure that I will not let you lack it. I am only sorry that it will be of little use to him; but I am consoled to have to hope that in a court as just and wise as that of the Holy Office, innocence will eventually triumph over imposture and malice, as it is God's cause; I trust that His providence will dispose all according to what will be to His greatest glory and service. In the meantime, I thank Your Lordship for your obsequious expressions towards me, and, recommending myself to your holy sacrifices, I pray to God that He will keep and bless you.


Above: Kristina.


Above: Jaime de Palafox y Cardona, Archbishop of Seville.


Above: Miguel Molinos.

Note: On July 18, 1685, Miguel Molinos had been arrested by the pontifical guards and imprisoned in Castel Sant'Angelo. He was the main founder of the Quietist philosophy, which was an offshoot set of Roman Catholic beliefs that became popular in France, Italy and Spain in the late 1670s and 1680s. Quietism promoted contemplation over meditation, intellectual stillness over vocal prayer, and an attitude of inner passivity and fatalism over pious action in an account of mystical prayer, spiritual growth and union with God. Kristina embraced Quietism and its teachings wholeheartedly until the end of her life, but the Catholic Church denounced it as a heretical cult. Despite the hopes that Kristina and others of Molinos' friends had that he would be acquitted, and many people in Rome still supporting his beliefs, things ended up not going in his favour. In 1687, after being put on trial, Molinos was sentenced to life in the prison of the Holy Office of the Inquisition, where he died on December 29, 1696, seven years after Kristina's own death.

Kristina's handwritten letter to Jaime de Palafox y Cardona, Archbishop of Seville, dated June 20/30 (New Style), 1685

Sources:

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 38, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760


Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; X: Lettere a diversi; Lettere a diversi Vescovi; Lettre 104  Christine de Suède à l'archevêque de Séville, Rome, 30 juin 1685 (digitisation page 96v-97v)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a diversi, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Christina of Sweden, page 305, by Ida Ashworth Taylor, 1909



The letter:

30 Giug[n]o 85 —
a Monsignor A[r]chivescovo di Cevillia
Mon[signo]r. la lettera di V. S. mi e stata di molta Consolatione non solo per quanto mi dice dhauer operato in Madrit e delli sentimenti [...] di quella Corte, ma anche per hauer saputa da lei stessa che sia felicimente arrivata alla sua residenza, ma Jo la ri[n]gratio Con tutta la stima e Cordialita che merita la sua Virtu, e la prego di Contin[u]armi Sempre piu Jl suo affetto. Jl nostro Molino[s] è perseguitato sempre piu ma spero che restera sempre piu thriomfante mentre si vede esser Visibilmente protetto dal S[igno]r Jddio la sua innocenza, M[on]s[igno]r mio bisogna hauer patienza loro nel fuoco si raffina e la Verita restera Vittoriosa alla fine, se piace a dio. qui siamo sempre alle medesime ed io mi raccommando alli Suoi santi Sacrificij et Orationi di V. S. e prego dio che la Conse[r]vi.

P. S. desidererei p[er] il ben pub[lic]o che toccasse anche à V S parte del fauore e che havesse nella Corte Catt[olic]a qualche posto degno di Se oh quanto io goderei Se cosí fosse ma molto piu goderei Se le toccasse ritornar in Roma à Seruir con li Suoi talenti e Roma e la Spagna che hanno tanta necessita d'vn tanto Zelo, e d'una Virtù Si conosciuta[.]

With modernised spelling (with Kristina's spelling mistakes preserved as much as possible):

30 giugno '85. —
A monsignor a[r]civescovo di Seviglia [sic].
Monsignor,
La lettera di Vostra Signoria mi è stata di molta consolazione non solo per quanto mi dice d'aver operato in Madrid e delli sentimenti di quella corte, ma anche per aver saputa da lei stessa che sia felicimente [sic] arrivata alla sua residenza. Io la ri[n]grazio con tutta la stima e cordialità che merita la sua virtù, e la prego di contin[u]armi sempre più il suo affetto.

Il nostro Molinos è perseguitato sempre più, ma spero che restera sempre più triomfante [sic] mentre si vede esser visibilmente protetto dal Signor Iddio la sua innocenza.

Monsignor mio, bisogna aver pazienza. L'oro nel fuoco si raffina, e la verità resterà vittoriosa alla fine, se piace a Dio. Qui siamo, sempre alle medesime, ed io mi raccomando alli santi sacrifici ed orazioni di Vostra Signoria e prego Dio che la conse[r]vi.

P. S.
Desidererei per il ben pubblico che toccasse anche a Vostra Signoria parte del favore e che avesse nella corte cattolica qualche posto degno di se. Oh, quanto io goderei se così fosse! Ma molto più goderei se le toccasse ritornar in Roma a servir con li suoi talenti e Roma e la Spagna, che hanno tanta necessità d'un tanto zelo e d'una virtù sì conosciuta.

With modernised spelling:

30 giugno '85. —
A monsignor arcivescovo di Siviglia.
Monsignor,
La lettera di Vostra Signoria mi è stata di molta consolazione non solo per quanto mi dice d'aver operato in Madrid e delli sentimenti di quella corte, ma anche per aver saputa da lei stessa che sia felicemente arrivata alla sua residenza. Io la ringrazio con tutta la stima e cordialità che merita la sua virtù, e la prego di continuarmi sempre più il suo affetto.

Il nostro Molinos è perseguitato sempre più, ma spero che restera sempre più trionfante mentre si vede esser visibilmente protetto dal Signor Iddio la sua innocenza.

Monsignor mio, bisogna aver pazienza. L'oro nel fuoco si raffina, e la verità resterà vittoriosa alla fine, se piace a Dio. Qui siamo, sempre alle medesime, ed io mi raccomando alli santi sacrifici ed orazioni di Vostra Signoria e prego Dio che la conservi.

P. S.
Desidererei per il ben pubblico che toccasse anche a Vostra Signoria parte del favore e che avesse nella corte cattolica qualche posto degno di se. Oh, quanto io goderei se così fosse! Ma molto più goderei se le toccasse ritornar in Roma a servir con li suoi talenti e Roma e la Spagna, che hanno tanta necessità d'un tanto zelo e d'una virtù sì conosciuta.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Li 30. Guig:o. 1685.
Monsignor. La lettera di V. S. mi è stata di molta consolazione, non solo per quanto mi dice d'haver operato in Madrid, e dei sentimenti di quella Corte, mà anche per haver saputa da lei stessa che sia felicemente arrivata alla Residenza. Io la ringrazio con tutta la stima, e cordialità che merita la sua virtù, e la prego di continuarmi sempre più il suo affetto. Il nostro Molinos è perseguitato sempre più; Mà spero che resterà sempre più triomfante, mentre si vede esser visibilmente protetto dal Sigr. Iddio la sua innocenza; Monsigr. mio, bisogna haver pazienza, l'oro nel fuoco si rafina, e la verità resterà vittoriosa alla fine, se piace a Dio. Qui siamo sempre alle medesime, ed io mi raccomando ai santi Sacrificj ed Orazioni di V. S. e prego Dio che la conservi.

P. S. Desidererei per il ben publico che toccasse anche a V. S. parte del favore, e che havesse nella Corte Cattolica qualche posto degno di se. Oh! quanto io goderei se cosi fosse; Mà molto più goderei se le toccasse ritornar in Roma a servir con i suoi talenti e Roma, e la Spagna, che hanno tanta necessità d'un tanto zelo, d'una virtù si conosciuta.

With modernised spelling:

Li 30 giugno 1685.
Monsignor,
La lettera di Vostra Signoria mi è stata di molta consolazione, non solo per quanto mi dice d'aver operato in Madrid, e dei sentimenti di quella corte, ma anche per aver saputa da lei stessa che sia felicemente arrivata alla Residenza. Io la ringrazio con tutta la stima e cordialità che merita la sua virtù, e la prego di continuarmi sempre più il suo affetto. Il nostro Molinos è perseguitato sempre più, ma spero che resterà sempre più triomfante, mentre si vede esser visibilmente protetto dal Signor Iddio la sua innocenza. Monsignor mio, bisogna aver pazienza, l'oro nel fuoco si rafina, e la verità resterà vittoriosa alla fine, se piace a Dio. Qui siamo sempre alle medesime, ed io mi raccomando ai santi sacrifici ed orazioni di Vostra Signoria, e prego Dio che la conservi.

P. S.
Desidererei per il ben pubblico che toccasse anche a Vostra Signoria parte del favore, e che avesse nella corte cattolica qualche posto degno di se. Oh, quanto io goderei se così fosse! Ma molto più goderei se le toccasse ritornar in Roma a servir con i suoi talenti e Roma e la Spagna, che hanno tanta necessità d'un tanto zelo, d'una virtù si conosciuta.

French translation (my own):

Le 30 juin 1685.
Monseigneur,
La lettre de Votre Seigneurie m'a été une grande consolation, non seulement pour ce qu'elle me dit d'avoir travaillé à Madrid, et pour les sentiments de cette cour, mais aussi pour avoir appris d'elle qu'elle est heureusement arrivée à la Résidence. Je la remercie avec toute l'estime et la cordialité que mérite sa vertu, et je la prie de continuer de plus en plus son affection pour moi. Notre Molinos est de plus en plus persécuté, mais j'espère qu'il restera de plus en plus triomphant, alors qu'il voit son innocence visiblement protégée par le Seigneur Dieu. Monseigneur, il faut avoir de la patience, l'or du feu se raffine, et la vérité restera triomphante à la fin, s'il plaît à Dieu. Ici nous sommes toujours les mêmes, et je me recommande aux saints sacrifices et prières de Votre Seigneurie, et je prie Dieu qu'il la garde.

P. S.
Je voudrais, pour le bien public, qu'une partie de la faveur touchât aussi Votre Seigneurie, et qu'elle eût une place digne d'elle dans la cour catholique. Oh, comme je l'apprécierais si c'était le cas! Mais j'en jouirais bien plus si c'était à son tour de revenir à Rome pour servir à la fois Rome et l'Espagne de ses talents, tant elles ont besoin de tant de zèle et d'une vertu connue.

Swedish translation (my own):

Den 30 juni 1685.
Monsignor,
Ert brev har varit en stor tröst för mig, inte bara för det Ni berättar om att Ni har arbetat i Madrid och för det hovets känslor, utan också för att jag har fått veta av Er att Ni lyckligt har kommit till Residenset. Jag tackar Er med all den aktning och hjärtlighet som Er dygd förtjänar, och jag ber Er att fortsätta mer och mer Er tillgivenhet för mig. Vår Molinos förföljs mer och mer, men jag hoppas att han kommer att förbli mer och mer triumferande, samtidigt som han ser sin oskuld synligt skyddad av Herren Gud. Monsignor, man måste ha tålamod, guldet i elden raffinerar sig, och sanningen kommer att förbli segrande till slut, om den behagar Gud. Här mår vi alltid likadant, och jag rekommenderar mig själv till Era heliga offer och böner, och jag ber till Gud att han bevare Er.

P. S.
Jag skulle gärna vilja, för det allmännas bästa, att den delen av tjänsten också berörde Er, och att Ni hade någon plats värdig Er i det katolska hovet. Åh, vad jag skulle njuta av det om det var så! Men jag skulle njuta mycket mer om det var Er tur att återvända till Rom för att tjäna både Rom och Spanien med Era talanger, de behöver så mycket iver och en känd dygd.

English translation (my own):

June 30, 1685.
Monsignor,
Your Lordship's letter has been a great consolation to me, not only for what you tell me about your having worked in Madrid, and for the sentiments of that court, but also for my having learned from you that you have happily arrived at the Residence. I thank you with all the esteem and cordiality that your virtue deserves, and I beg you to continue more and more your affection for me. Our Molinos is persecuted more and more, but I hope that he will remain more and more triumphant, while he sees his innocence visibly protected by the Lord God. My Monsignor, one must have patience, the gold in the fire refines itself, and the truth will remain victorious in the end, if it pleases God. Here we are always the same, and I recommend myself to Your Lordship's holy sacrifices and prayers, and I pray to God that He keep you.

P. S.
I would like, for the public good that part of the favour also touched Your Lordship, and that you had some place worthy of yourself in the Catholic court. Oh, how I would enjoy it if it were so! But I would enjoy it much more if it were your turn to return to Rome to serve both Rome and Spain with your talents, they need that much zeal and a known virtue so much.

French translation of the original (my own):

Le 30 juin '85. —
A Monseigneur l'archevêque de Séville.
Monseigneur,
La lettre de Votre Seigneurie m'a été d'une grande consolation, non seulement pour ce qu'elle me dit avoir fait à Madrid et les sentiments de cette cour, mais aussi pour avoir appris d'elle qu'elle est arrivée heureusement à sa résidence. Je la remercie avec toute l'estime et la cordialité que mérite sa vertu, et je la prie de continuer toujours davantage son affection pour moi.

Notre Molinos est de plus en plus persécuté, mais j'espère qu'il restera de plus en plus triomphant, car son innocence est visiblement protégée par le Seigneur Dieu.

Mon Monseigneur, il faut avoir patience. L'or se raffine dans le feu, et la vérité finira par triompher, s'il plaît à Dieu. Nous voici toujours au même point, et je me recommande aux saints sacrifices et aux prières de Votre Seigneurie, et je prie Dieu qu'il vous conserve.

P. S.
Je désirerais pour le bien public que Votre Seigneurie partageât aussi la faveur et eût dans la cour catholique quelque place digne d'elle. Oh, comme je m'en réjouirais s'il en était ainsi! Mais je me réjouirais encore davantage si elle retourne à Rome pour servir de ses talents et Rome et l'Espagne, qui ont tant besoin d'un tel zèle et d'une vertu connue.

Swedish translation of the original (my own):

Den 30 juni '85. —
Till monsignor ärkebiskopen av Sevilla.
Monsignor,
Ert brev har varit en stor tröst för mig, inte bara för vad Ni säger att Ni har gjort i Madrid och känslorna i det hovet, utan också för att jag har fått veta av Er att Ni lyckligt har kommit till Er residens. Jag tackar Er med all den aktning och hjärtlighet som Er dygd förtjänar, och jag ber Er fortsätta Er tillgivenhet för mig mer och mer.

Vår Molinos förföljs mer och mer, men jag hoppas att han kommer att förbli mer och mer triumferande, ty hans oskyldighet är ju synligt skyddad av Herren Gud.

Min monsignor, man måste ha tålamod. Guldet raffinerar sig i elden, och sanningen kommer att segra till slut, om den behagar Gud. Här är vi, alltid på samma punkt, och jag rekommenderar mig själv till Era heliga uppoffringar och böner, och jag ber till Gud att han bevarar Er.

P. S.
Jag skulle önska för allmänhetens bästa att Ni också skulle ta del av förmånen och ha någon plats i det katolska hovet som är värdig Er själv. Åh, vad jag skulle bli glad om det var så! Men jag skulle glädja mig ännu mer om Ni skulle återvända till Rom för att tjäna med Era talanger både Rom och Spanien, som har sådan nödvändighet för en sådan iver och välkänd dygd.

English translation of the original (my own):

June 30, '85. —
To Monsignor the Archbishop of Seville.
Monsignor,
Your Lordship's letter has been a great consolation to me, not only for what you tell me you have done in Madrid and the feelings of that court, but also for my having learned from you that you have happily arrived at your residence. I thank you with all the esteem and cordiality that your virtue deserves, and I beg you to continue your affection for me more and more.

Our Molinos is being persecuted more and more, but I hope that he will remain more and more triumphant, as his innocence is visibly protected by the Lord God.

My Monsignor, one must have patience. The gold is refining itself in the fire, and the truth will be victorious in the end, if it pleases God. Here we are, always at the same point, and I recommend myself to Your Lordship's holy sacrifices and prayers, and I pray to God that He preserve you.

P. S.
I would desire for the public good that Your Lordship would also share in the favour and have some place in the Catholic Court worthy of yourself. Oh, how I would rejoice if it were so! But I would rejoice even more if you were to return to Rome to serve with your talents both Rome and Spain, which have such necessity for such zeal and well-known virtue.


Above: Kristina.


Above: Jaime de Palafox y Cardona, Archbishop of Seville.


Above: Miguel Molinos.

Kristina's letter to Jaime de Palafox y Cardona, Archbishop of Seville, with a postscript in her own handwriting, dated November 1/11 (New Style), 1684

Source:

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 37, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760


Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; X: Lettere a diversi; Lettere a diversi Vescovi; Lettres à l'archevêque de Palerme; 113: Christine de Suède à l'archevêque de Palerme, Rome, 11 novembre 1684 (digitisation page 105v-106r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a diversi, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Christina of Sweden, page 305, by Ida Ashworth Taylor, 1909



The letter:

11. Nov[emb]re 84.
Monsignor Arciu[escouo] di Palermo, E' giustizia che il Rè Catt[oli]co hà fatta al merito della bontà di V. S. l'hauerla chiamata al Gov[er]no della Chiesa di Siuiglia. Jo me ne rallegro con esso lei principalm[en]te p[er]che Son certa del piacere, che le risulta dal vedersi aperto nuouo campo d'esercitar la Sua pietà ed il Suo Zelo verso il Seruizio, e la gloria d'Jddio. Ringrazio poi V. S. delle cordiali espress[io]ni colle quali m'hà communicato questo Suo auuenim[en]to onde Si duplicherà in me l'allegrezza all'hora che riceuerò la consolat[io]ne di vederla qui come mi fà Sperare[.] Jntanto mi racc[omando] a' Suoi Santi Sacrificij, e resto pregando Dio che la conserui, e prosp[er]i —

P. S. Jo piglio in testim[onio] il nostro Molinos dei Sentim[en]ti di Stima, e d'affetto che Sinceram[ent]e prof[ess]o à V. S. e Spero d'hauer campo di farli conoscere nell'opere la gran giustizia ch'io rendo al merito Suo &c.

With modernised spelling:

11 novembre '84.
Monsignor arcivescovo di Palermo,
È giustizia che il re cattolico ha fatta al merito della bontà di Vostra Signoria l'averla chiamata al governo della Chiesa di Seviglia. Io me ne rallegro con esso lei, principalmente perché son certa del piacere che le risulta dal vedersi aperto nuovo campo d'esercitar la sua pietà ed il suo zelo verso il servigio e la gloria d'Iddio.

Ringrazio poi Vostra Signoria delle cordiali espressioni colle quali m'ha comunicato questo suo avvenimento, onde si duplicherà in me l'allegrezza allora che riceverò la consolazione di vederla qui, come mi fa sperare. Intanto mi raccomando a' suoi santi sacrifici e resto, pregando Dio che la conservi e prosperi... —

P. S.
Io piglio in testimonio il nostro Molinos dei sentimenti di stima e d'affetto che sinceramente professo a Vostra Signoria, e spero d'aver campo di farli conoscere nell'opere la gran giustizia ch'io rendo al merito suo, ecc.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Li 11. Novembre 1684.
Monsignor Arcivescovo di Palermo. E' giustizia che il Rè Cattolico hà fatto al merito della bontà di V. S. l'haverla chiamata al Governo della Chiesa di Seviglia. Io mene rallegro con esso lei, principalmente perche son certa del piachere, che le risulta dal vedersi aperto nuovo campo d'essercitar la sua pietà ed il suo zelo verso il servizio, e la gloria d'Iddio. Ringrazio poi V. S. delle cordiali espressioni colle quali m'hà communicato questo suo avenimento, onde si duplicherà in me l'allegrezza all'hora che riceverò la consolazione di vederla qui, come mi fà sperare. Intanto mi raccomando a' suoi santi Sacrificij, e resto pregando Dio che la conservi, e prosperi.

P. S. Io piglio in testimonio il nostro Molinos dei sentimenti di stima, e d'affetto che sinceramente professo a V. S. e spero d'haver campo di fargli conoscere nelle opere la gran giustizia ch'io rendo al merito suo &c.

With modernised spelling:

Li 11 novembre 1684.
Monsignor arcivescovo di Palermo,
È giustizia che il re cattolico ha fatto al merito della bontà di Vostra Signoria l'averla chiamata al governo della Chiesa di Seviglia. Io mene rallegro con esso lei, principalmente perché son certa del piachere che le risulta dal vedersi aperto nuovo campo d'esercitar la sua pietà ed il suo zelo verso il servigio e la gloria d'Iddio. Ringrazio poi Vostra Signoria delle cordiali espressioni colle quali m'ha communicato questo suo avvenimento, onde si duplicherà in me l'allegrezza all'ora che riceverò la consolazione di vederla qui, come mi fà sperare. Intanto mi raccomando a' suoi santi sacrifici, e resto pregando Dio che la conservi e prosperi.

P. S.
Io piglio in testimonio il nostro Molinos dei sentimenti di stima e d'affetto che sinceramente professo a Vostra Signoria e spero d'aver campo di fargli conoscere nelle opere la gran giustizia ch'io rendo al merito suo, etc.

French translation (my own):

Le 11 novembre 1684.
Monseigneur l'Archévêque de Palerme,
C'est justice que le Roi catholique a rendue au mérite de la bonté de Votre Seigneurie en l'appelant au gouvernement de l'Église de Séville. Je me réjouis avec elle, principalement parce que je suis certaine de son plaisir qui résulte de voir un champ nouveau s'ouvrir pour exercer sa piété et son zèle pour le service et la gloire de Dieu. Alors je remercie Votre Seigneurie des expressions cordiales avec lesquelles cet événement m'a été communiqué, afin que la joie se dupliquera en moi au moment où je recevrai la consolation de la voir ici, car elle me donne de l'espérance. En attendant, me recommandant ses saints sacrifices, et je reste, priant Dieu qu'il la garde et prospère.

P. S.
Je témoigne à notre Molinos des sentiments d'estime et d'affection que je professe sincèrement à Votre Seigneurie, et j'espère avoir le champ de lui faire connaître dans ses ouvrages la grande justice que je rends à ses mérites, etc.

Swedish translation (my own):

Den 11 november 1684.
Monsignor ärkebiskopen av Palermo,
Det är rättvisa som den katolske konungen har gjort till förtjänsten av Er godhet genom att ha kallat Er till regeringen för Kyrkan i Sevilla. Jag glädjer med Er, främst därför att jag är säker på Ert nöje som är ett resultat av att se ett nytt fält öppet för att utöva Er fromhet och Er iver för Guds tjänst och ära. Sedan tackar jag Er för de hjärtliga uttryck, med vilka denna Er händelse har meddelats mig, så att glädjen kommer att duplicera i mig vid den tid, då jag får trösten att se Er här, som den ger mig hopp. Emellertid rekommenderar jag mig till Era heliga offer, och jag förblir, bedjande till Gud att han bevare och välsigne Er.

P. S.
Jag vittnar för våra Molinos om de känslor av aktning och tillgivenhet som jag uppriktigt bekänner till Er, och jag hoppas få fältet att göra det känt för Er i Era verk den stora rättvisa som jag ger Era förtjänster osv.

English translation (my own):

November 11, 1684.
Monsignor the Archbishop of Palermo,
It is justice that the Catholic King has done to the merit of Your Lordship's goodness by having called you to the government of the Church of Seville. I rejoice with you, mainly because I am certain of your pleasure which results from seeing a new field open to exercise your piety and your zeal for the service and glory of God. Then I thank Your Lordship for the cordial expressions with which this your event has been communicated to me, so that joy will duplicate in me at the time when I will receive the consolation of seeing you here, as it gives me hope. In the meantime, I recommend myself to your holy sacrifices, and I remain, praying to God that He will keep and bless you.

P. S.
I bear witness to our Molinos of the sentiments of esteem and affection that I sincerely profess to Your Lordship, and I hope to have the field of making it known to you in your works the great justice that I render to your merits, etc.

French translation of the original (my own):

Le 11 novembre '84.
Monseigneur l'archevêque de Palerme,
C'est une justice que le roi catholique a rendue au mérite de la bonté de Votre Seigneurie en l'appelant à gouverner l'Église de Séville. Je m'en réjouis avec elle, principalement parce que je suis certaine du plaisir qu'elle éprouve à voir s'ouvrir un nouveau champ d'exercice de sa piété et de son zèle pour le service et la gloire de Dieu.

Je remercie Votre Seigneurie pour les expressions cordiales avec lesquelles elle m'a communiqué ce son événement, qui redoublera ma joie lorsque je recevrai la consolation de la voir ici, comme elle me fait espérer. Cependant, je me recommande à ses saints sacrifices et reste, priant Dieu qu'il lui conserve et prospère… —

P. S.
Je prends notre Molinos à témoin des sentiments d'estime et d'affection que je professe sincèrement envers Votre Seigneurie, et j'espère avoir l'occasion de lui faire connaître dans mes ouvrages la grande justice que je rends à son mérite, etc.

Swedish translation of the original (my own):

Den 11 november '84.
Monsignor ärkebiskopen av Palermo,
Det är rättvisa som den katolske konungen har gjort till förtjänst av Er godhet genom att ha kallat Er att styra Sevillas Kyrka. Jag glädjer mig över det med Er, främst för att jag är säker på den glädje som följer av att Ni ser ett nytt fält öppnas för Er att utöva Er fromhet och Er nit för Guds tjänst och ära.

Jag tackar Er för de hjärtliga uttryck med vilka Ni har meddelat mig denna Era händelse, vilket kommer att fördubbla min glädje när jag får trösten av att se Er här, som Ni får mig till att hoppas på. Emellertid rekommenderar jag mig till Era heliga offer och förblir, bedjande till Gud att han bevarar och välsignar Er... —

P. S.
Jag tar vår Molinos som vittne till den känsla av aktning och tillgivenhet som jag uppriktigt bekänner gentemot Er, och jag hoppas få möjlighet att i mina verk visa Er den stora rättvisa som jag gör Era förtjänster osv.

English translation of the original (my own):

November 11, '84.
Monsignor the Archbishop of Palermo,
It is justice that the Catholic King has done to the merit of Your Lordship's goodness in having called you to govern the Church of Seville. I rejoice in it with you, principally because I am certain of the pleasure that results from you seeing a new field opened for you to exercise your piety and your zeal for the service and glory of God.

I thank Your Lordship for the cordial expressions with which you have communicated this your event to me, which will double my joy when I will receive the consolation of seeing you here, as you make me hope. In the meantime, I recommend myself to your holy sacrifices and remain, praying to God that He preserve and prosper you... —

P. S.
I take our Molinos as witness to the sentiments of esteem and affection that I sincerely profess towards Your Lordship, and I hope to have the opportunity to make you know in my works the great justice that I render to your merit, etc.


Above: Kristina.


Above: Jaime de Palafox y Cardona, Archbishop of Seville.


Above: Miguel Molinos.