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Tuesday, February 11, 2025

Postscript from Kristina's letter to Manuel Texeira, dated January 23/February 2 (New Style), 1675

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Varii Poscretti della regina al Signore Texeira; Lettres à Texeira; 81: Christine de Suède à Texeira, [s. l.], 2 février 1675 (digitisation page 131v-132r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The postscript:

1675. 2. febr[aro]. — Mi dispiace che Wirtz non Sia venuto à Roma, mà il non impegnarsi in Suezia mi pare azzione da par Suo et atto di gran prudenza.

With modernised spelling:

1675. 2 febbraro. —
Mi dispiace che Würtz non sia venuto a Roma, ma il non impegnarsi in Svezia mi pare azione da par suo ed atto di gran prudenza.

French translation (my own):

1675. Le 2 février. —
Il me déplaît que Würtz ne soit pas venu à Rome, mais ne pas s'engager en Suède me paraît une action digne de lui et un acte de grande prudence.

Swedish translation (my own):

1675. Den 2 februari. —
Det misshagar mig att Würtz inte har kommit till Rom, men att inte engagera sig i Sverige förefaller mig en handling värdig honom och en handling av stor försiktighet.

English translation (my own):

1675. February 2. —
It displeases me that Würtz has not come to Rome, but not to commit himself in Sweden seems to me an action worthy of him and an act of great prudence.


Above: Kristina.

Wednesday, July 13, 2022

Kristina's letter to Marshal Paul Würtz, dated June 26/July 6 (New Style), 1669

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore generale Wurtz; 22: Christine de Suède au maréchal Wurtz, Rome, 6 juillet 1669 (digitisation pages 21v-22r to 22v-23r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 405, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759




The letter (with Kristina's handwriting in italics):

Monsieur le Mareschal de Wetz Wurtz, Jl y a long temps que m'auèz enuie de Vous remercier de l'affection, que Vous m'auèz tesmoignè dans les dernieres conionctures des mes interests; mais au Lieù de Vous fatiguer d'inutiles remerciments Je suis resolue de Vous donner des nouueaux Suiets de m'obliger Sensiblement; sçachant donc que Vous estez aupres de Mons[ieu]r de Wict dans la confiance, et l'estime, que Vous meritèz d'auoir, Je Vous crois propre à m'obtenir la iustice, que Je crois pouuoir pretendre d'un aussy grand, et honnest[e] homme, qu'il est: C'est que Je Souhaitterois qu'il me fist le plaisir de regler le desordre qu'une licence trop iniuste, ét iniurieuse a introduit dans l'Hollande, ou on escrit, et imprime impunement mille Sotises, et faussetez effroyables touchant la Cour de Rome: Jl me semble que dans une Republique Sì Sage, gouuernèe par des Si grands Hommés on deuroit donner ordre à une Semblable licénce, et on ne deuroit pas Souffrir qu'il fust permis à des plumes infames de noircir chez eux, comm' ils font, la gloire de tout ce, qu'il y a de plus Auguste et Sacrè dans le Monde n'espargnant personne Sans Se Souçier mesme de donner couleur a leur ménsogne [sic] de quelque apparence de Veritè. Si Vous connoissièz cette Cour, comme Je la connois, Vous aurièz de l'indignation de Voir deschirer des personnes, qui meritent l'estimé, et la Veneration de toute la Terre[.] Je Vous prie faitez moy le plaisir de conferer auec Mons[ieu]r de Wict sur ce Suiet, et le prier instamment de ma part d'employer Son authoritè pour apporter du remede à ce mal, ét l'asseurer qu'il obligerà tout ce qu'il y a d'honnestes gens icy, et que Je seray a part de l'obligation, que toute la Cour de Rome luy aurà non pas tant pour ce qui touche mon chapitre, Sur le quel on ne s'est que trop exercè, car Vous connoissèz mes defauts, et Je m'asseure que Vous me Serèz tesmoin que la peinture que l'Enuie, et l'imposture ont Voulù faire de Moy né me ressemble nullement, et qu'on eust peu me blasmer auec plus d'apparence de iustice et de Veritè Mais Ce nest pas mon interest qui moblige a Vous demander Ce Service plus Cest plustost Celuy des mes amis qui me touche plus sensiblement que le mien propre: Je Vous prie de penser Serieusement à m'obliger en cette occasion, et d'asseurer Mons[ieu]r de Wict que Je n'ignore pas la generositè, auec la quelle il m'a rendù des bons offices en Suede, & que J'ay quelque Satisfaction d'estre redeuable à un aussy honnest[e] homme, que luy: Jl m'obligerà Sensiblement s'il mé fairà connoistre la mesme affection dans la matiere, dont il S'agit et qu'ayant beaucoup d'estime pour Son merite ce Serà auec ioye que Je luy professeray de la reconnoissance: J'abbandonne cependant à uostre prudence la conduitte de cette affaire et Vous prie d'estimer la confiance, auéc la quelle Je Vous importune comm' un effect du capital, que Je fais de Vostre personne aux occasions, qui m'importent: priant Dieu qu'il Vous tienne en Sa Sainte garde. Rome ce 6.e Juillet 1669 —

ricopiatela Cosi Con questa [...].

With modernised spelling:

Monsieur le maréchal de Würtz,
Il y a longtemps que [vous] m'avez envie de vous remercier de l'affection que vous m'avez témoigné dans les dernières conjonctures de mes intérêts, mais, au lieu de vous fatiguer d'inutiles remerciments, je suis résolue de vous donner des nouveaux sujets de m'obliger sensiblement. Sachant donc que vous êtes auprès de Monsieur de Witt dans la confiance et l'estime que vous méritez d'avoir, je vous crois propre à m'obtenir la justice que je crois pouvoir prétendre d'un aussi grand et honnête homme qu'il est; c'est que je souhaiterais qu'il me fît le plaisir de régler le désordre qu'une licence trop injuste et injurieuse a introduit dans la Hollande, où on écrit et imprime impunément mille sottises et faussetés effroyables touchant la Cour de Rome. Il me semble que dans une république si sage, gouvernée par des si grands hommes, on devrait donner ordre à une semblable licence, et on ne devrait pas souffrir qu'il fût permis à des plumes infâmes de noircir chez eux, comme ils font, la gloire de tout ce qu'il y a de plus auguste et sacré dans le monde, n'épargnant personne sans se soucier même de donner couleur à leur mensonge de quelque apparence de vérité. Si vous connaissiez cette cour comme je la connais, vous auriez de l'indignation de voir déchirer des personnes qui méritent l'estime et la vénération de toute la terre.

Je vous prie, faites-moi le plaisir de conférer avec Monsieur de Witt sur ce sujet et le prier instamment de ma part d'employer son autorité pour apporter du remède à ce mal et l'assurer qu'il obligera tout ce qu'il y a d'honnêtes gens ici, et que je serai à part de l'obligation que toute la Cour de Rome lui aura non pas tant pour ce qui touche mon chapitre, sur lequel on ne s'est que trop exercé, car vous connaissez mes défauts; et je m'assure que vous me serez témoin que la peinture que l'envie et l'imposture ont voulu faire de moi ne me ressemble nullement et qu'on eût pu me blâmer avec plus d'apparence de justice et de vérité. Mais ce n'est pas mon intérêt qui m'oblige à vous demander ce service, c'est plutôt celui de mes amis qui me touche plus sensiblement que le mien propre.

Je vous prie de penser sérieusement à m'obliger en cette occasion et d'assurer Monsieur de Witt que je n'ignore pas la générosité avec laquelle il m'a rendu des bons offices en Suède et que j'ai quelque satisfaction d'être redevable à un aussi honnête homme que lui. Il m'obligera sensiblement s'il me fera connaître la même affection dans la matière, dont il s'agit, et qu'ayant beaucoup d'estime pour son mérite, ce sera avec joie que je lui professerai de la reconnaissance. J'abandonne cependant à votre prudence la conduite de cette affaire et vous prie d'estimer la confiance avec laquelle je vous importune comme un effet du capital que je fais de votre personne aux occasions qui m'importent, priant Dieu qu'il vous tienne en sa sainte garde. Rome, ce 6 juillet 1669. —

Ricopiatela così con questa [...].

Arckenholtz's transcript of the letter:

Le 6. Juillet 1669.
Monsieur le Maréchal de Wurtz, il y a long-tems que j'avois envie de vous remercier de l'affection que vous m'avez témoignée dans les derniéres conjonctures de mes intérêts; mais au-lieu de vous fatiguer d'inutiles remercimens, je suis résolue à vous donner de nouveaux sujets de m'obliger sensiblement. Sachant donc que vous êtes chez Monsieur de Witt dans la confiance & l'estime que vous méritez, je vous crois propre à m'obtenir la justice que je crois pouvoir prétendre d'un aussi grand & honnête homme que lui. C'est que je souhaitterois qu'il me fît le plaisir de régler les désordres qu'une licence trop injuste & injurieuse a introduit en Hollande, où l'on écrit & où l'on imprime impunément mille sottises, & des faussetés effroyables touchant la Cour de Rome. Il me semble que dans une République si sage, & gouvernée par de si grands hommes, on devroit donner ordre à une semblable licence, & on ne devroit pas souffrir qu'il fût permis à des plumes infames de noircir, comme ils font, la gloire de tout ce qu'il y a de plus auguste & de plus sacré dans le Monde, n'epargnant personne, sans se soucier même de couvrir leurs mensonges de quelque apparence de vérité. Si vous connoissiez cette Cour comme je la connois, vous auriez de l'indignation de voir déchirer des personnes qui méritent l'estime & la vénération de toute la Terre. Je vous prie, faites-moi le plaisir de conférer avec Monsieur de Witt sur ce sujet, priez-le instamment de ma part d'employer son autorité pour apporter du reméde à ce mal, & l'assurer qu'il obligera tout ce qu'il y a d'honnêtes gens ici, & que je prendrai part à l'obligation que toute la Cour de Rome lui aura, non pas tant pour ce qui touche ma Personne, sur laquelle on ne s'est que trop exercé; car vous connoissez mes défauts, & je m'assure que vous me serez témoin, que la peinture que l'envie & l'imposture ont voulu faire de moi, ne me ressemble nullement, & qu'on eût pu me blâmer avec plus d'apparence de justice & de vérité. Mais ce n'est pas mon intérêt qui m'oblige à vous demander ce service, c'est plutôt celui de mes Amis qui me touche plus sensiblement que le mien propre. Je vous prie de penser sérieusement à m'obliger en cette occasion, & d'assurer Monsieur de Witt que je n'ignore pas la générosité avec laquelle il m'a rendu de bons offices en Suède, & que j'ai quelque satisfaction d'être redevable à un aussi honnête homme que lui. Il m'obligera sensiblement s'il me témoigne la même affection dans l'affaire dont il s'agit; & ayant beaucoup d'estime pour son mérite, ce sera avec joye que je lui témoignerai de la reconnoissance. J'abandonne cependant à votre prudence la conduite de cette affaire, & vous prie de regarder la confiance avec laquelle je vous importune, comme un effet du cas que je fais de votre personne dans les occasions qui m'importent: Priant Dieu qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Swedish translation (my own):

6 juli 1669.
Herr marskalk Würtz,
Länge har jag velat tacka Er för den tillgivenhet Ni visat mig i de sista konjunkturerna av mina intressen; men i stället för att trötta ut Er med värdelösa tack, är jag fast besluten att giva Er nya ämnen för att förplikta mig förnuftigt. Eftersom jag därför vet att Ni är med herr de Witt i det förtroende och den aktning som Ni förtjänar, tror jag att Ni är kapabel att erhålla den rättvisa åt mig som jag tror att jag kan kräva från en så stor och ärlig man som han. Det är för att jag skulle vilja att det skulle ge mig nöjet att reglera de störningar som alltför orättvisa och kränkande licenser har infört i Holland, där tusen nonsens skrivs och trycks ostraffat, och fruktansvärda lögner som rör hovet i Rom. Det förefaller mig som om man i en Republik som är så klok och styrd av så stora män bör beställa en sådan licens, och man bör inte tillåta att ökända pennor får svärta, som de gör, äran av allt som är högst upphöjt och det heligaste i världen, som inte skonar någon, utan att ens bry sig om att täcka deras lögner med något sken av sanning. Om Ni kände detta hov som jag känner den, skulle Ni bli upprörd över att se personer slitna sönder som förtjänar hela jordens aktning och vördnad. Jag bedjer Er att ge mig nöjet att Ni konfererar med herr de Witt i detta ämne, ber honom uppriktigt å mina vägnar att använda hans auktoritet för att åstadkomma bot på detta onda och försäkra honom att han skall förplikta allt som finns ärliga människor här, och att jag skall ta del av den förpliktelse, som hela Roms hov kommer att ha mot honom, inte så mycket vad min person angår, som alltför mycket har utövats; ty Ni känner mina fel, och jag försäkrar mig själv att Ni skall vara mitt vittne om att den bild som avund och bedrägeri velat göra mig på intet sätt liknar mig, och att man kunde ha klandrat mig med större sken av rättvisa och sanning. Men det är inte mitt intresse som tvingar mig att bedja Er om denna tjänst, det är snarare mina vänners som berör mig mer förnuftigt än mitt eget. Jag ber Er att allvarligt överväga att förplikta mig vid detta tillfälle och att försäkra herr de Witt att jag inte är omedveten om den generositet, med vilken han har gjort mig goda ämbeten i Sverige, och att jag har en viss tillfredsställelse att stå i tacksamhetsskuld till en sådan. ärlig man som sig själv. Han skall förplikta mig förnuftigt om han visar mig samma tillgivenhet i den aktuella affären; och med stor aktning för hans förtjänst, kommer det att vara med glädje som jag kommer att visa honom min tacksamhet. Jag överlåter emellertid hanteringen av denna affär åt Er försiktighet och ber Er att betrakta det förtroende med vilket jag uppmanar Er, som en effekt av det värde jag gör av Er person vid de tillfällen som är viktiga för mig; bedjande till Gud att han bevare Er i hans heliga bevaring.

English translation (my own):

July 6, 1669.
Lord Marshal Würtz,
For a long time I have wanted to thank you for the affection you have shown me in the last conjunctures of my interests; but instead of tiring you out with useless thanks, I am resolved to give you new subjects to oblige me sensibly. Knowing therefore that you are with Mr. de Witt in the confidence and esteem that you deserve, I believe you are capable of obtaining for me the justice that I believe I can claim from such a great and honest man as he. It is because I would like it to give me the pleasure of regulating the disorders that too unjust and abusive license has introduced into Holland, where a thousand nonsenses are written and printed with impunity, and frightful falsehoods touching the court of Rome. It seems to me that in a Republic so wise, and governed by such great men, one should order such license, and one should not allow infamous pens to be allowed to blacken, as they do, the glory of all that is most august and most sacred in the world, sparing no one, without even caring to cover their lies with some appearance of truth. If you knew this court as I know it, you would be indignant to see persons torn apart who deserve the esteem and veneration of the whole earth. I beg you to give me the pleasure of your conferring with Mr. de Witt on this subject, beg him earnestly on my behalf to employ his authority to bring about the remedy of this evil, and assure him that he will oblige all that there are honest people here, and that I will take part in the obligation which the whole court of Rome will have to him, not so much as regards my person, on which too much has been practiced; for you know my faults, and I assure myself that you will be my witness that the picture that envy and imposture have wanted to make of me in no way resembles me, and that one could have blamed me with greater appearance of justice and truth. But it is not my interest which obliges me to ask you for this service, it is rather that of my friends which touches me more sensibly than my own. I beg you to think seriously of obliging me on this occasion, and to assure Mr. de Witt that I am not unaware of the generosity with which he has rendered me good offices in Sweden, and that I have some satisfaction in be indebted to such an honest man as himself. He will oblige me sensibly if he shows me the same affection in the affair in question; and having great esteem for his merit, it will be with joy that I will show him my gratitude. I leave the conduct of this affair to your prudence, however, and beg you to consider the confidence with which I importune you, as an effect of the value I make of your person on the occasions that matter to me; praying to God to keep you in His holy keeping.

Swedish translation of the original (my own):

Herr marskalk von Würtz,
Länge har jag velat tacka Er för den tillgivenhet Ni visat mig i de sista konjunkturerna av mina intressen, men i stället för att trötta ut Er med värdelösa tack, är jag fast besluten att ge Er nya ämnen för att förplikta mig förnuftigt. Därför jag vet att Ni är med herr de Witt i det förtroende och den aktning som Ni förtjänar att ha, tror jag att Ni är kapabel att erhålla mig den rättvisa som jag tror att jag kan kräva från en så stor och ärlig man som han är; det är därför jag skulle vilja att han skulle ge mig nöjet att lösa den oordning som alltför orättvisa och skadliga licenser har infört i Holland, där tusen dumheter och fruktansvärda lögner om hovet i Rom skrivs och trycks ostraffat. Det förefaller mig som om man i en så klok republik, styrd av så stora män, bör ge order om sådan licens, och man bör inte tillåta ökända pennor att svärta bland dem, som de gör, äran av allt som är högst upphöjt och heligt i världen, skonande ingen utan att ens bry sig om att ge färg åt sin lögn med något sken av sanning. Om Ni kände detta hov som jag känner den, skulle Ni bli upprörd över att se människor som förtjänar hela världens aktning och vördnad slitas sönder.

Jag ber Er, gör mig nöjet att konferera med herr de Witt om detta ämne och uppmana honom att å mina vägnar använda sin auktoritet för att ge botemedel mot detta onda och försäkra honom att han kommer att förplikta alla ärliga människor som finns här, och att jag kommer att vara en del av den skyldighet som hela Roms hov kommer att ha gentemot honom inte så mycket för vad som rör mitt kapitel, som vi har övat på alltför mycket, ty Ni vet mina fel; och jag försäkrar mig själv att Ni kommer att vara ett vittne för mig att den bild som avundsjuka och bedrägeri ville måla upp av mig inte på något sätt liknar mig och att jag hade kunnat skyllas med ett större sken av rättvisa och sanning. Men det är inte mitt intresse som tvingar mig att be Er om denna tjänst, det är snarare mina vänners, som berör mig mer sensibelt än mitt eget.

Jag ber Er att allvarligt fundera på att förplikta mig vid detta tillfälle och att försäkra herr de Witt att jag inte är omedveten om den generositet med vilken han har givit mig goda tjänster i Sverige och att jag har en viss tillfredsställelse i att stå i tacksamhet till en så ärlig man som honom. Han kommer i hög grad att förplikta mig, om han visar mig samma tillgivenhet i den aktuella saken, och att med stor aktning för hans förtjänst, det blir med glädje som jag bekänner min tacksamhet mot honom. Emellertid överlåter jag hanteringen av denna affär till Er försiktighet och ber Er att överväga det förtroende med vilket jag uppmanar Er som en effekt av det kapital som jag gör för Er person vid tillfällen som är viktiga för mig, och ber till Gud att han håller Er i sin heliga vård. Rom, den 6 juli 1669. —

Rekopiera det såhär med den här [...].

English translation of the original (my own):

Lord Marshal von Würtz,
For a long time I have wanted to thank you for the affection you have shown me in the last conjunctures of my interests, but, instead of tiring you with useless thanks, I am resolved to give you new subjects to oblige me sensibly. Knowing therefore that you are with Lord de Witt in the confidence and esteem that you deserve to have, I believe you are capable of obtaining for me the justice that I believe I can claim from such a great and honest man as he is; this is why I would like him to give me the pleasure of resolving the disorder that too unjust and injurious license has introduced into Holland, where a thousand stupidities and frightful falsehoods concerning the court of Rome are written and printed with impunity. It seems to me that in such a wise republic, governed by such great men, one should give orders to such license, and one should not allow infamous plumes to blacken among them, as they do, the glory of all that is most august and sacred in the world, sparing no one without even caring to give colour to their lie with some appearance of truth. If you knew this court as I know it, you would be outraged to see people who deserve the esteem and veneration of the whole world torn apart.

I pray you, do me the pleasure of conferring with Lord de Witt on this subject and urging him on my behalf to use his authority to provide a remedy for this evil and assure him that he will oblige whatever honest people there are here, and that I will be a part of the obligation that the entire Court of Rome will have to him not so much for what concerns my chapter, on which we have practiced only too much, because you know my faults; and I assure myself that you will be a witness to me that the picture that envy and imposture wanted to paint of me does not in any way resemble me and that I could have been blamed with a greater appearance of justice and truth. But it is not my interest which obliges me to ask you for this service, it is rather that of my friends, which touches me more sensibly than my own.

I beg you to seriously think about obliging me on this occasion and to assure Lord de Witt that I am not unaware of the generosity with which he has rendered me good offices in Sweden and that I have some satisfaction in being indebted to such an honest man as him. He will greatly oblige me if he shows me the same affection in the matter in question, and that having great esteem for his merit, it will be with joy that I profess my gratitude to him. In the meantime, I leave the conduct of this affair to your prudence and beg you to consider the confidence with which I importune you as an effect of the capital that I make of your person on occasions that are important to me, praying to God that He hold you in His holy keeping. Rome, July 6, 1669. —

Recopy it like this with this [...].


Above: Kristina.


Above: Johan de Witt.


Above: Marshal Paul Würtz.

Kristina's letter to Marshal Paul Würtz, dated July 1669

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore generale Wurtz; 23: Christine de Suède au maréchal Wurtz, [s. l.], [s. d.] (digitisation pages 23v-27r to 29v-30r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 407, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759


Christina of Sweden, page 201; page 270, by Ida Ashworth Taylor, 1909







The letter:

C'est une véritable douleur pour moi de voir que la Hollande, que j'aime, & qui devroit être l'asyle de la vertu & du mérite, souffre que l'imposture, l'envie, & la calomnie se mettent à couvert chez elle pour y noircir tout ce qui mérite d'être honoré & respecté. La méthode de Rome est bien différente; on n'y souffre pas qu'on écrive ni qu'on imprime rien qui puisse offenser les plus grands ennemis, & on ne fait quartier à personne sur ces sortes de crimes. Sa Sainteté le Pape est un Prince digne d'être adoré de toute la Terre, tous ses Parens, de l'un & de l'autre sexe, abondent en vertu, en générosité, & en mérite. Le Cardinal Ottoboni est un très-grand & très-habile Ministre, le Cardinal Azzolino a l'esprit & l'habileté d'un Démon, la vertu d'un Ange, le cœur noble & grand comme un Alexandre. Le reste des Cardinaux, qu'on appelle l'escadron, sont gens d'un très-grand mérite, d'une très-grande habileté, & gens d'honneur & de cœur, incorruptibles, fidéles à leur Maître & à leurs Amis. De-même, on ne peut dire trop de bien du Cardinal Chigi, & des Cardinaux de sa Faction. Lui & plusieurs d'entr'eux sont de la même trompe. Il s'est si bien justifié des malheurs du Pontificat de son Oncle, qu'il a gagné mon admiration & mon estime, & celle de tous les honnêtes gens qui le connoissent. Voilà comme est la Cour de Rome, & les gens qui sont le plus exposés aux atteintes de l'envie. Je tiens pour faux tout ce qui ne s'accorde pas avec cette description. Jugez si de pareilles gens méritent d'être, comme ils le sont, en bute à la calomnie......

Swedish translation (my own):

Det gör mig verkligen ont att se att Holland, som jag älskar, och som borde vara dygdens och förtjänstens asyl, tillåter bedrägeri, avund och förtal att ta skydd där för att svärta ner allt som förtjänar att hedras och respekteras. Metoden i Rom är mycket annorlunda; de tillåter inte någon att skriva eller skriva ut något som kan förolämpa de största fienderna, och de ger ingen blick åt någon i den här sortens brott. Hans Helighet påven är en prins som är värd att bli tillbedd av hela jorden, alla hans släktingar, av det ena och det andra könet, överflöd av dygd, generositet och förtjänst. Kardinal Ottoboni är en mycket stor och mycket skicklig minister, kardinal Azzolino har en demons anda och skicklighet, en ängels dygd och ett ädelt och stort hjärta som Alexander. Resten av kardinalerna, som kallas Skvadronen, är människor av mycket stora förtjänster, av mycket stor skicklighet och människor av ära och hjärta, oförgängliga, trogna sin herre och sina vänner. På samma sätt kan för mycket inte sägas om kardinal Chigi, och kardinalerna i hans fraktion. Han och flera av dem är av samma sort. Han har rättfärdigat sig så väl från olyckorna i sin onkels pontifikat, att han vunnit min beundran och min aktning och alla de ärliga människor som känner honom. Sådan är hovet i Rom, och de människor som är mest utsatta för avundens attacker. Jag håller för falskt allt som inte stämmer överens med denna beskrivning. Bedöm om sådana människor förtjänar att, som de blir, bli föremål för förtal......

English translation (my own):

It truly pains me to see that Holland, which I love, and which should be the asylum of virtue and merit, allows imposture, envy, and calumny to take shelter there to blacken all that deserves to be honoured and respected. The method of Rome is very different; they do not allow anyone to write or print anything that might offend the greatest enemies, and they give no quarter to anyone on these sorts of crimes. His Holiness the Pope is a prince worthy of being adored by all the earth, all his relatives, of one and the other sex, abound in virtue, in generosity, and in merit. Cardinal Ottoboni is a very great and very skillful minister, Cardinal Azzolino has the spirit and the skill of a demon, the virtue of an angel, and a noble and great heart like Alexander. The rest of the cardinals, who are called the Squadron, are people of very great merit, of very great skill, and people of honour and heart, incorruptible, faithful to their master and their friends. Similarly, too much cannot be said of Cardinal Chigi, and the cardinals of his faction. He and several of them are of the same sort. He has justified himself so well from the misfortunes of his uncle's pontificate that he has won my admiration and my esteem, and that of all the honest people who know him. Such is the court of Rome, and the people who are most exposed to the attacks of envy. I hold for false all that does not agree with this description. Judge whether such people deserve to be, as they are, the target of calumny......

The letter in full (with Kristina's handwriting in italics):

Per Mr. W[ur]tz
Jl y a long temps que J'auois enuie de Vous remercier de l'affection, que Vous m'auèz tesmoignè dans les dernieres conionctures des mes interests mais au lieu de Vous fatiguer d'inutiles remerciements, Je Suis resolue de Vous donner des nouueaux Suiets de m'obliger Sensiblement sçachant donc que Vous estez aupres de Mons[ieu]r [de] Wict dans la confiance; èt l'estime que Vous meritèz d'auoir Je Vous crois propre à m'obtenir la iustice que Je crois pouuoir pretendre d'vn aussy grand, et honnest[e] homme, qu'il est, c'est que Je Souhaitterois qu'il me fist le plaisir de regler le desordre, qu'vne licence trop iniuste, et iniurieuse a introduit dans l'Hollande, ou on escrit, et imprime impunement mille Sotises, et faussetės effroyables touchant la Cour de Rome: Jl me Semble que dans vne Republique Si Sage, gouuernèe par des Si grands hommes on deuroit donner Ordre à une semblable licence, et on ne deuroit pas Souffrir qu'il fust permis à des plumes infames de noircir chèz eux, comm' [ils] font, la gloirè de tout cé qu'il y a dé plus Auguste, et Sacrè dans lé Monde n'espargnant personne Sans Se Soucier de forger leur mens[onge] Sur quelque apparence de reussir[.] Si Vous connoissièz cette Cour comme Je la connois Vous aurie[z] de l'indignation de Voir deschirer des personnes, qui meritent l'estime, et la Vener[a]tion de toute la Terre: Je Vo[us] prie faitėz moy le plaisir de conferer auec Mons[ieu]r de Wic[t] Sur ce Suiet, et le prier ins[tam]ment de ma part d'employe[r] Son authoritè pour apporter du remede à ce mal, et l'asseurer qu'il obligerà tou[t] ce qu'il y a d'honnestes ge[ns] icy, et que Je seray à part de l'obligation, que toute la Cour de Rome luy aurà non pas tant pour ce qui touche mon chapitre, Sur le quel on ne S'est que trop exercè; mais c'est l'interest de mes Amys, qui me touche en Veritè plus Sensiblement, que le mien, outre que ce m'est une douleur dé Voir que l'Hollande que J'ayme, et qui deuroit estre vn Asyle de la Vertù et du merite Souffre que l'imposture, l'enuie, et la calomnie Se mettent à couuer[t] chez elle pour l'y noircir impunement tout ce qui merite d'estre honnorè, et respectè. La methode de Rome, est bien differente, on n'y Souffre pas qu'on escriue, ou imprime rien, qui puisse offencer Ses plus grands Ennemis, et on ne donné quartier à personne, Sur ces Sortes de crimes. Sa S[ainte]tè le Pape, est un Prince qui merite d'estre adorè de toute la Terre, tous ses Parents de l'un, et de l'autre Sexe abondent en Vertù generositè, et merite; Le Card[ina]l Ottobonj est un tres grand, et habile Ministre, le Card[ina]l Azzolino a l'esprit, et l'habilitè d'vn Demon, de la Vertù d'un Ange, le coeur, noble, et grand comme vn Alexandre: Le Reste des Cardinaux, qu'on appelle de l'Escadron, Sont comme eux gens d'vn tres grand merite, d'une tres grande habilitè, gens d'honneur, et [de] coéur, incorruptibles, et fide[les] à leur maistre, et à leurs Amys: De mesme on ne peut dire trop du bien du Card[ina]l Chigi, et des Cardinaux de sa faction, Luy, et plusie[urs] d'eux Sont de la mesme tempre, Jl S'est iustifiè Si bien des malheurs du Pon[ti]ficat de Son Oncle, qu'il a donnè de l'admiration, e[t] l'estime pour luy à moy, et à toutes les honnestes gens, qu[i] sont le plus exposèes aux attéintés de l'enuie et Je [...] Soustiens pour faux tout ce, qui est diuers de ceux de cette description: iugez Si des gens faittes de la [...] meritent d'estre exposèes, comm' ils Sont, en butte de la calomnie: Je ne Vous parle pas de moy de mon Jnterest [...], car Vous connoissèz mes defauts, et Jé m'asseure que Vous me Serèz tesmoin que la peinture, que l'enuie, et l'imposture en ont Voulù faire ne me ressemble pas, et qu'on eust peù me blasmer auec plus d'apparence de iustice, et de Veritè: Je Vous prie de pensèr Serieusement à m'obliger en cette occasion, et d'asseurer, Mons[ieu]r de Wict que Je n'ignoré pas la generositè auec la quelle il m'a rendù des bons offices en Suedè, et que J'ay quelque Satisfaction d'estre redeuable à un aussy honnest[e] homme, que luy; Jl m'obligerà Sensiblemènt S'il me fairà connoistre la mesme affection dans la matiere, dont il S'agit, et qu'ayant beaucoup d'estime pour Son merite cé Serà auéc ioye que Je luy professeray de la reconn[oi]ssance: J'abbandonne cependant à Vostre prudence la conduitte de cette affaire et Vous prie d'estimer la confiancé, auec la quelle Je Vous importun̄e, comm' vn effect du capital, que Je fais de Vostre personne aux occasions, qui m'import[unent] priant Dieu &c.

la Voglio far piu Carta et Vorei Che me la Copiaste Cosi Comme sta pero a Colonna

With modernised spelling:

Per monsignor Würtz.
Il y a longtemps que j'avais envie de vous remercier de l'affection que vous m'avez témoigné dans les dernières conjonctures de mes intérêts, mais, au lieu de vous fatiguer d'inutiles remerciements, je suis résolue de vous donner des nouveaux sujets de m'obliger sensiblement. Sachant donc que vous êtes auprès de Monsieur [de] Witt dans la confiance et l'estime que vous meritez d'avoir, je vous crois propre à m'obtenir la justice que je crois pouvoir prétendre d'un aussi grand et honnête homme qu'il est; c'est que je souhaiterais qu'il me fît le plaisir de régler le désordre qu'une licence trop injuste et injurieuse a introduit dans la Hollande, où on écrit et imprime impunément mille sottises et faussetés effroyables touchant la Cour de Rome. Il me semble que dans une république si sage, gouvernée par des si grands hommes, on devrait donner ordre à une semblable licence, et on ne devrait pas souffrir qu'il fût permis à des plumes infâmes de noircir chez eux, comme [ils] font, la gloire de tout ce qu'il y a de plus auguste et sacré dans le monde, n'épargnant personne sans se soucier de forger leur mensonge sur quelque apparence de réussir.

Si vous connaissiez cette cour comme je la connais, vous auriez de l'indignation de voir déchirer des personnes qui méritent l'estime et la vénération de toute la terre. Je vous prie, faites-moi le plaisir de conférer avec Monsieur de Witt sur ce sujet et le prier instamment de ma part d'employer son autorité pour apporter du remède à ce mal et l'assurer qu'il obligera tout ce qu'il y a d'honnêtes gens ici, et que je serai à part de l'obligation que toute la Cour de Rome lui aura non pas tant pour ce qui touche mon chapitre, sur lequel on ne s'est que trop exercé, mais c'est l'intérêt de mes amis, qui me touche en vérité plus sensiblement que le mien, outre que ce m'est une douleur de voir que la Hollande, que j'aime et qui devrait être un asile de la vertu et du mérite, souffre que l'imposture, l'envie et la calomnie se mettent à couvert chez elle pour l'y noircir impunement tout ce qui merite d'être honoré et respecté.

La méthode de Rome est bien différente: on n'y souffre pas qu'on écrive ou imprime rien qui puisse offenser ses plus grands ennemis, et on ne donne quartier à personne sur ces sortes de crimes. Sa Sainteté le pape est un prince qui merite d'être adoré de toute la terre, tous ses parents de l'un et de l'autre sexe abondent en vertu, générosité et mérite. Le cardinal Ottoboni est un très grand et habile ministre. Le cardinal Azzolino a l'esprit et l'habileté d'un démon, de la vertu d'un ange, le cœur noble et grand comme un Alexandre. Le reste des cardinaux, qu'on appelle de l'Escadron, sont comme eux gens d'un très grand mérite, d'une très grande habileté — gens d'honneur et de cœur, incorruptibles, fidèles à leur Maître et à leurs amis.

De même, on ne peut dire trop du bien du cardinal Chigi et des cardinaux de sa faction, lui et plusieurs d'eux sont de la même tempre. Il s'est justifié si bien des malheurs du pontificat de son oncle, qu'il a donné de l'admiration et l'estime pour lui à moi et à toutes les honnêtes gens qui sont le plus exposées aux atteintes de l'envie, et je [...] soutiens pour faux tout ce qui est divers de ceux de cette description. Jugez si des gens faites de la [...] méritent d'être exposées, comme ils sont, en bute de la calomnie.

Je ne vous parle pas de de mon intérêt, car vous connaissez mes défauts, et je m'assure que vous me serez témoin que la peinture que l'envie et l'imposture en ont voulu faire ne me ressemble pas et qu'on eût pu me blâmer avec plus d'apparence de justice et de vérité. Je vous prie de penser sérieusement à m'obliger en cette occasion et d'assurer Monsieur de Witt que je n'ignore pas la générosité avec laquelle il m'a rendu des bons offices en Suède et que j'ai quelque satisfaction d'être redevable à un aussi honnête homme que lui. Il m'obligera sensiblement s'il me fera connaître la même affection dans la matière dont il s'agit, et qu'ayant beaucoup d'estime pour son mérite, ce sera avec joie que je lui professerai de la reconnaissance. J'abandonne cependant à votre prudence la conduite de cette affaire et vous prie d'estimer la confiance avec laquelle je vous importune, comme un effet du capital que je fais de votre personne aux occasions qui m'importunent, priant Dieu, etc.

La voglio far più corta, e vorrei che me la copiaste così, come sta però a Colonna.

French translation of the postscript:

Je veux que cela soit faite plus courte, et j'aimerais que vous me le copiez ainsi, mais tel qu'il est pour Colonne.

Swedish translation of the original (my own):

För Lord Würtz.
Det var länge sedan jag har velat tacka Er för den tillgivenhet Ni har betygat om mig i de senaste konjunkturerna av mina intressen, men istället för att trötta ut Er med värdelösa tacksägelser, är jag fast besluten att ge Er nya ämnen att förplikta mig sensibelt. Därför att jag vet att Ni har med herr de Witt det förtroende och den aktning som Ni förtjänar att ha, tror jag att Ni är kapabel att få den rättvisa åt mig som jag tror att jag kan kräva från en så stor och ärlig man som han är; detta beror på att jag skulle vilja att han skulle ge mig nöjet att lösa den oordning som alltför orättvisa och skadliga licenser har infört i Holland, där tusen dårskaper och fruktansvärda falskheter angående Roms hov skrivs och trycks ostraffat. Det förefaller mig som om man i en så klok republik, styrd av så stora män, bör ge order om sådan licens, och man bör inte tillåta ökända pennor att svärta bland dem, som de gör, äran av allt som är högst upphöjt och heligt i världen, och skonar ingen utan att oroa sig för att förfalska sin lögn om någon framgång.

Om Ni kände detta hov som jag känner det, skulle Ni bli upprörd över att se människor som förtjänar hela världens aktning och vördnad slitas sönder. Jag ber Er, gör mig nöjet att konferera med herr de Witt om detta ämne och uppmana honom att å mina vägnar använda sin auktoritet för att ge botemedel mot detta onda och försäkra honom att han kommer att förplikta alla ärliga människor som är här, och att jag kommer att vara en del av skyldigheten att hela Roms hov kommer att ha mot honom inte så mycket för vad som rör mitt kapitel, på vilket man har ansträngt sig alltför mycket, utan det är mina vänners intresse, som i sanning påverkar mig mera sensibelt än mitt eget, förutom det faktum att det smärtar mig att se att Holland, som jag älskar och som borde vara ett asyl för dygd och förtjänst, lider av bedrägeri, avund och förtal som tar skydd i sitt hem för att ostraffat svärta ner allt som förtjänar att hedras och respekteras.

Metoden i Rom är väldigt annorlunda: man tillåter inte någon att skriva eller trycka något som kan förolämpa ens största fiender, och man ger ingen insyn till någon om det här slags brott. Hans Helighet påven är en furste som förtjänar att bli tillbedd av hela jorden, alla hans släktingar av det ena och det andra könet överflöd av dygd, generositet och förtjänst. Kardinal Ottoboni är en mycket stor och duktig minister. Kardinal Azzolino har en demons sinne och förmåga, en ängels dygd och hjärtat lika ädelt och stort som en Alexander. Resten av kardinalerna, som kallas Skvadronen, är, liksom dem, människor av mycket stora förtjänster, av mycket stor förmåga — människor av ära och hjärta, oförgängliga, trogna sin Herre och sina vänner.

Likaså kan man inte säga för mycket gott om kardinal Chigi och kardinalerna i hans fraktion, han och flera av dem är av samma temperament. Han har motiverat sin farbrors pontifikats olyckor så väl att han har givit beundran och aktning för honom åt mig och alla ärliga människor som är mest utsatta för avundens attacker, och jag [...] upprätthåller som falskt allt som skiljer sig från de i denna beskrivning. Bedöm om människor gjorda av [...] förtjänar att bli avslöjade, som de är, som mål för förtal.

Jag talar inte med Er om mitt intresse, ty Ni vet mina fel, och jag är säker på att Ni kommer att vara ett vittne för mig att målningen som avundsjuka och bedrägeri har velat göra av den inte liknar mig och att jag kunde ha klandrats med mer sken av rättvisa och sanning. Jag ber Er att allvarligt överväga att förplikta mig vid detta tillfälle och att försäkra herr de Witt att jag inte är omedveten om den generositet med vilken han har givit mig goda tjänster i Sverige och att jag har en viss tillfredsställelse i att stå i tacksamhet till en så ärlig man som honom. Han kommer i hög grad att förplikta mig, om han visar mig samma tillgivenhet i den aktuella saken, och att, med stor aktning för hans förtjänst, det blir med glädje som jag kommer att bekänna min tacksamhet mot honom. Emellertid överlåter jag hanteringen av denna affär till Er försiktighet och ber Er att betrakta det förtroende med vilket jag importunerar Er, som en effekt av det kapital som jag gör för Er person vid tillfällen som importunerar mig, bedjande till Gud, osv.

Jag vill att det här skall göras kortare, och jag skulle vilja att Ni kopierar det åt mig såhär, men som det är för Colonna.

English translation of the original (my own):

For Lord Würtz.
It has been a long time since I have wanted to thank you for the affection you have testified to me in the last conjunctures of my interests, but, instead of tiring you out with useless thanks, I am resolved to give you new subjects to oblige me sensibly. Knowing therefore that you have with Lord de Witt the confidence and esteem that you deserve to have, I believe you are capable of obtaining for me the justice that I believe I can claim from such a great and honest man as he is; this is because I would like him to give me the pleasure of resolving the disorder that too unjust and injurious license has introduced into Holland, where a thousand follies and frightful falsities concerning the court of Rome are written and printed with impunity. It seems to me that in such a wise republic, governed by such great men, one should give orders to such license, and one should not allow infamous plumes to blacken among them, as they do, the glory of all that is most august and sacred in the world, sparing no one without worrying about forging their lie on some appearance of success.

If you knew this court as I know it, you would be outraged to see people who deserve the esteem and veneration of the whole world torn apart. I pray you, do me the pleasure of conferring with Lord de Witt on this subject and urging him on my behalf to use his authority to provide a remedy for this evil and assure him that he will oblige whatever honest people are here, and that I will be a part of the obligation that the entire court of Rome will have to him not so much for what concerns my chapter, on which one has exerted oneself only too much, but it is the interest of my friends, which in truth affects me more sensibly than my own, apart from the fact that it pains me to see that Holland, which I love and which should be an asylum of virtue and merit, suffers from imposture, envy and calumny taking cover in her home to blacken with impunity everything that deserves to be honoured and respected.

The method of Rome is very different: one do not allow anyone to write or print anything that could offend one's greatest enemies, and one gives no quarter to anyone about these kinds of crimes. His Holiness the Pope is a prince who deserves to be adored by all the earth, all his relatives of one and the other sex abound in virtue, generosity and merit. Cardinal Ottoboni is a very great and able minister. Cardinal Azzolino has the mind and ability of a demon, the virtue of an angel, and the heart as noble and great as an Alexander. The rest of the cardinals, who are called the Squadron, are, like them, people of very great merit, of very great ability — people of honour and heart, incorruptible, faithful to their Master and to their friends.

Likewise, one cannot say too much good about Cardinal Chigi and the cardinals of his faction, he and several of them are of the same temper. He has justified the misfortunes of his uncle's pontificate so well that he has given admiration and esteem for him to me and to all honest people who are most exposed to the attacks of envy, and I [...] sustain as false everything that is different from those of this description. Judge whether people made of [...] deserve to be exposed, as they are, as targets of calumny.

I am not talking to you about my interest, because you know my faults, and I am sure that you will be a witness to me that the painting which envy and imposture have wanted to make of it does not resemble me and that I could have been blamed with more appearance of justice and truth. I beg you to seriously consider obliging me on this occasion and to assure Lord de Witt that I am not unaware of the generosity with which he has rendered me good offices in Sweden and that I have some satisfaction in being indebted to such an honest man as him. He will greatly oblige me if he shows me the same affection in the matter in question, and that, having great esteem for his merit, it will be with joy that I will profess my gratitude to him. In the meantime, I leave the conduct of this affair to your prudence and beg you to consider the confidence with which I importune you, as an effect of the capital that I make of your person on occasions which importune me, praying to God, etc.

I want this to be made shorter, and I would like you to copy it for me like this, but as it is for Colonna.


Above: Kristina.


Above: Johan de Witt.


Above: Pope Clement IX.


Above: Cardinal Decio Azzolino.


Above: Marshal Paul Würtz.

Note: Cardinal Chigi = Flavio Chigi (1631-1693), the son of Mario Chigi and Berenice della Ciala. He was made cardinal by his paternal uncle, Pope Alexander VII, on April 9, 1657.

Monday, December 27, 2021

Kristina's handwritten letter to Marshal Paul Würtz, dated August 25/September 4 (New Style), 1668

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore generale Wurtz; 21: Christine de Suède au maréchal Wurtz, Hambourg, 4 septembre 1668 (digitisation page 20v-21r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 322, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)


Kristina's letter of the same day to Bernhard von Rosenbach is here:



"A la fin, les longueurs de ses affaires en Suède commencérent à la lasser: c'est là-dessus qu'elle écrivit ces deux Lettres, l'une à Rosenbac, & l'autre au Maréchal de Wurtz, qui se trouvoit alors en Hollande (Lettere a' suoi Ministri p. 131.)."

"In the end, the slowness of her affairs in Sweden began to tire her out; it was on this subject that she wrote these two letters, one to Rosenbach and the other to Marshal von Würtz, who was then in Holland (Lettere ai suoi ministri, p. 131.)."

The letter:

Hamb[ourg] 4. Sept. 68 —
Mons[ieu]r le Mar[e]ch[al] Wurtz, Vous estimant Com[me] ie fais Vos Vostre person[n]e et Vostre m[erite] le tes Vous pouues estre persuad[e] que le Zele et l'aff[e]ction que V[ous] aves Voulu ne tesmoinger par Vos[tre] lestre me sont tres agreables, ie Vous en remercie de tout mon Coeur et Vous deman[de] la Continuation de Vostre affection Vous asseurent que ie Vous Conserveray touiour mon Amitie et Mon estime ausi entiere que Vous la meri[t]es iay trouve quelquefois occasion de de Vous defendre Contre Vos enuieux et [Vos] Calomniateurs, et ie feray tousiour de mesme parce [que] Vostre merite exige de moy cette iustice et si ie suis iamais quelque Chose de plus Vous Conoinstres que ie suis asse de Vos ami[e]s pour Vous rendre iustice entiere dans toutte[s] les occasions, les long[u]eurs de Suede me tiennent enCore Cloue icy. Mais iespere den estre bien tost heureusement delivre en quel que lieux que ie sois Vous me feres plaisir de [...] faire Capital sur lamitie que iay pour Vous et den estre persuadee Cepandant

With modernised spelling (with Kristina's spelling mistakes preserved as much as possible):

Hambourg, 4 septembre '68. —
Monsieur le mar[é]ch[al] Würtz,
Estimant, comme je fais, votre person[n]e et votre mérite, vous pouvez être persuadé que le zèle et l'aff[e]ction que vous avez voulu ne [sic] témoinger [sic] par votre lettre me sont très agréables. Je vous en remercie de tout mon cœur et vous deman[de] la continuation de votre affection, vous assurent [sic] que je vous conserverai toujour[s] mon amitié et mon estime aussi entière que vous la méri[t]ez.

J'ai trouvé quelquefois occasion de de vous défendre contre vos envieux et [vos] calomniateurs, et je ferai toujour[s] de même parce [que] votre mérite exige de moi cette justice; et si je suis jamais quelque chose de plus, vous connaîntrez [sic] que je suis asse[z] de vos ami[e]s pour vous rendre justice entière dans toute[s] les occasions. Les long[u]eurs de Suède me tiennent encore clouée ici, mais j'espère d'en être bientôt heureusement délivrée. En quelque lieux [sic] que je sois, vous me ferez plaisir de faire capital sur l'amitié que j'ai pour vous et d'en être persuadée [sic]. Cepandant [sic]...

With modernised spelling:

Hambourg, 4 septembre '68. —
Monsieur le maréchal Würtz,
Estimant, comme je fais, votre personne et votre mérite, vous pouvez être persuadé que le zèle et l'affection que vous avez voulu me témoigner par votre lettre me sont très agréables. Je vous en remercie de tout mon cœur et vous demande la continuation de votre affection, vous assurant que je vous conserverai toujours mon amitié et mon estime aussi entière que vous la méritez.

J'ai trouvé quelquefois occasion de de vous défendre contre vos envieux et [vos] calomniateurs, et je ferai toujours de même parce [que] votre mérite exige de moi cette justice; et si je suis jamais quelque chose de plus, vous connaîtrez que je suis assez de vos amies pour vous rendre justice entière dans toutes les occasions. Les longueurs de Suède me tiennent encore clouée ici, mais j'espère d'en être bientôt heureusement délivrée. En quelque lieu que je sois, vous me ferez plaisir de faire capital sur l'amitié que j'ai pour vous et d'en être persuadé. Cependant...

Arckenholtz's transcript of the letter:

[4. Septembre 1668.]
Monsieur le Maréchal Wurtz, estimant comme je fais votre personne & votre mérite, vous pouvez être persuadé que le zéle & l'affection que vous avez voulu me témoigner par votre Lettre, me sont très-agréables; je vous en remercie de tout mon cœur, & vous demande la continuation de votre affection, vous assurant que je vous conserverai toujours mon amitié & mon estime aussi entiére que vous la méritez. J'ai trouvé quelquefois occasion de vous défendre contre vos envieux & vos calomniateurs, & je ferai toujours de-même, parce que votre mérite exige de moi cette justice; & si je suis habile à quelque chose de plus, vous connoîtrez que je suis assez de vos amies pour vous rendre justice entiére dans toutes les occasions. Les longueurs de Suède me tiennent encore clouée ici, mais j'espére d'en être bientôt heureusement délivrée. En quelque lieu que je sois, vous me ferez plaisir de faire fonds sur l'amitié que j'ai pour vous, & d'en être persuadé. Cependant &c.

English translation (my own):

September 4, 1668.
Lord Marshal Würtz,
Esteeming as I do your person and your merit, you can be persuaded that the zeal and the affection which you have testified to me by your letter are very agreeable to me; I thank you with all my heart and ask for the continuation of your affection, assuring you that I will always keep my friendship and my esteem as complete as you deserve it. I have sometimes found occasion to defend you against your enviers and your calumniators, and I will always do the same, because your merit demands this justice from me; and if I am skilled at anything more, you will know that I am enough of your friend to do you full justice on all occasions. The longueurs of Sweden still keep me nailed here, but I hope to be happily delivered from that soon. Wherever I am, you will make me happy to build on and be persuaded of the friendship I have for you. In the meantime, etc.

Swedish translation of the original (my own):

Hamburg, den 4 september '68. —
Herr marskalk Würtz,
Aktande, som jag gör, Er person och Er förtjänst, kan Ni vara övertygad om att den iver och tillgivenhet som Ni har velat visa mig genom Ert brev är mig mycket behagliga. Jag tackar Er för dem av hela mitt hjärta och ber Er om fortsättningen av Er tillgivenhet, försäkrande Er att jag alltid kommer att behålla min vänskap och min aktning så fullständig som Ni förtjänar dem.

Jag har ibland funnit tillfälle att försvara Er mot Era avundsmän och Era kalumnianter, och jag kommer alltid att göra detsamma eftersom Er förtjänst kräver denna rättvisa av mig; och om jag någonsin är något mer, kommer Ni att veta att jag är tillräckligt med Era vänner för att göra Er fullständig rättvisa vid alla tillfällen. Sveriges longueurs håller mig fortfarande spikad här, men jag hoppas bli lyckligt befriad från dem snart. Var jag än är kommer Ni att ge mig nöjet att dra nytta av den vänskap jag har för Er och att bli övertygad om den. Emellertid...

English translation of the original (my own):

Hamburg, September 4, '68. —
Lord Marshal Würtz,
Esteeming, as I do, your person and your merit, you can be persuaded that the zeal and affection that you have wanted to show me through your letter are very agreeable to me. I thank you for it with all my heart and ask you for the continuation of your affection, assuring you that I will always maintain my friendship and my esteem as entire as you deserve it.

I have sometimes found occasion to defend you against your enviers and your calumniators, and I will always do the same because your merit demands this justice from me; and if I am ever anything more, you will know that I am enough of your friends to do you complete justice on all occasions. The longueurs of Sweden still keep me nailed here, but I hope to be happily delivered from them soon. Wherever I am, you will give me the pleasure of capitalising on the friendship I have for you and of being persuaded of it. In the meantime...


Above: Kristina.


Above: Marshal Paul Würtz.

Note: "Maréchal de Wurtz" = Arckenholtz's comment:

"Il a été parlé de lui dans les Mémoires de Christine Tom. II. p. 106."

"He has been spoken of Mémoires de Christine, volume II, p. 106."