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Monday, October 13, 2025

Marquis Gianmattia del Monte's letter to Kristina, dated January 3/13 (New Style), 1689

Source:

Mémoires concernant Christine, volume 2, pages 303 to 304, Johan Arckenholtz, 1751; original at the National Library of the Netherlands (Koninklijke Bibliotheek)


Kristina's reply to the Marquis is here:


"Nous approchons de la fin de la correspondance & de la vie de Christine. Son Gouverneur Général Mr. Olivekrans, averti de la santé peu ferme de la Reine, souhaitoit, par précaution, une décharge générale de ses comptes & de son administration: & c'est ce qui donna sujèt au Marquis del Monte d'écrire cette lettre à la Reine."

"We are approaching the end of Kristina's correspondence — and of her life. Her governor general, Lord Olivekrantz, aware of the Queen's little firm health, wished, as a precaution, for a general discharge of her accounts and administration; and this is what gave the Marquis del Monte cause to write this letter to the Queen."

The letter:

INvia V. M. il Governator' Generale, inquesto giorno medemo di posta, il ristretto de' conti dell'anno passato, e particolarmente la designatione delle rimesse che' l Residente Texeira hà ricevuto di qui, lequali sole passano la somma di quarantà due mila Rikstahleri senza contarvi gl'altri sborsi, e la spesa straordinaria per la mia commissione. Il quale spera con tale occasione, che V. M. riconoscerà la sua integrità, e che la M. V. si compiacerà di ricordarsi della quietanza generale che V. M. gli hà promessa, non solo per il d:o anno, ma ancora per tutti gl'antecedenti da che ha l'honore di servire la M. V., per porter restar' con quiete, si vivente la M. V., che dopo la sua morte: sopra di ch'io non credo ché sia necessario &c.
Stockholm li 13.
Gennaro 1689.

With modernised spelling:

Invia Vostra Maestà il governator generale, in questo giorno medemo di posta, il ristretto de' conti dell'anno passato, e particolarmente la designazione delle rimesse che 'l residente Texeira ha ricevuto di qui, le quali sole passano la somma di quarantà due mila riksdaleri senza contarvi gl'altri sborsi, e la spesa straordinaria per la mia commissione.

Il quale spera con tale occasione che Vostra Maestà riconoscerà la sua integrità e che la Maestà Vostra si compiacerà di ricordarsi della quietanza generale che Vostra Maestà gli ha promessa, non solo per il detto anno, ma ancora per tutti gl'antecedenti da che ha l'onore di servire la Maestà Vostra, per porter restar con quiete, si vivente la Maestà Vostra che dopo la sua morte; sopra di ch'io non credo che sia necessario, ecc.
Stoccolm[a], li 13 gennaro 1689.

French translation (by Arckenholtz):

Le Gouverneur Général envoïe ce même jour de poste à V. M. le précis du compte de l'année passée, & en particulier la désignation des remises que le Résident Texeira a reçuës d'ici, lesquelles seules vont au de-là de la somme de quarante deux mille écus, sans compter les autres debourses & les dépenses extraordinaires pour ma commission. J'espère en même tems que V. M. reconnoitra par-là son intégrité & qu'il lui plaira de se souvenir de la quittance générale que V. M. lui avoit promise, non seulement pour la dite année, mais aussi pour toutes les précédentes, qu'il a eu l'honneur de servir V. M. pour pouvoir rester tranquille tant du vivant, qu'après la mort de V. M. Sur cela je ne crois pas, qu'il soit nécessaire &c.
Stockholm ce 13
Janvier 1689.

French translation (my own):

Le gouverneur général adresse à Votre Majesté, en ce jour même, le résumé des comptes de l'année écoulée, et en particulier le détail des versements que le résident Texeira a reçus d'ici, qui à eux seuls dépassent la somme de quarante-deux mille riksdalers, sans compter les autres débours et les frais extraordinaires liés à ma commission.

Il espère qu'en cette occasion, Votre Majesté reconnaîtra son intégrité et que elle se souviendra de la quittance générale que Votre Majesté lui a promise, non seulement pour ladite année, mais aussi pour toutes les années précédentes depuis qu'il a eu l'honneur de servir Votre Majesté, afin de pouvoir demeurer en paix, tant du vivant de Votre Majesté qu'après sa mort; à ce sujet, je ne crois pas qu'il soit nécessaire, etc.
Stockholm, le 13 janvier 1689.

Swedish translation (my own):

Generalguvernören sänder till Ers Majestät, just denna postdag, en sammanfattning av räkenskaperna för det gångna året, och i synnerhet beteckningen av de remitteringar som residenten Texeira har mottagit härifrån, vilka ensamma överstiger summan av fyrtiotvå tusen riksdaler, utan att räkna de andra utbetalningarna och den extraordinära kostnaden för min kommission.

Han hoppas vid detta tillfälle att Ers Majestät kommer att erkänna hans integritet och att Ni med glädje kommer att minnas den allmänna avstående som Ers Majestät lovade honom, inte bara för nämnda år, utan också för alla föregående år sedan han har haft äran att tjäna Ers Majestät, för att kunna förbli i fred, både under Ers Majestäts livstid och efter Er död; om vilket jag inte tror att det är nödvändigt osv.
Stockholm, den 13 januari 1689.

English translation (my own):

The governor general sends to Your Majesty, on this very post day, the summary of the accounts of the past year, and in particular the designation of the remittances that resident Texeira has received from here, which alone exceed the sum of forty-two thousand riksdalers, without counting the other disbursements, and the extraordinary expense for my commission.

He hopes on this occasion that Your Majesty will recognise his integrity and that you will be pleased to remember the general quittance that Your Majesty promised him, not only for the said year, but also for all the preceding years since he has had the honour of serving Your Majesty, to be able to remain in peace, both during Your Majesty's lifetime and after your death; about which I do not believe it is necessary, etc.
Stockholm, January 13, 1689.


Above: Kristina.

Monday, June 23, 2025

Marquis Orazio de Bourbon del Monte's letter to Bengt Oxenstierna, dated September 26/October 6 (Old Style), 1682

Source:

Riksarkivet, pages 84 to 87 in Grekland. Italien: Adami - Muscitelli; Utländska autografer, nationsvis och inom länderna alfabetiskt; Ericsbergsarkivet






The letter:

Monsieur
Estant persuadé comme ie Suis de[s] bons Sentiments du Roy pour la Reine, J'ay d'autant moins Sujet d'apprehender quelque infraction dans les droits de S. M. que J'apprends auec joye de la tres agreable de V. E. du 12. Aoust que le Roy continue toujours dans Ses justes intentions a les conseruer inviolables, et que V. E. a la bonté de promettre qu'elle n'espargnera pas Ses Soins pour l'obseruation du Recess et des conventions establys en touts leurs points; V. E. peut S'asseurer aussi que de la part de la Reine on n'y contreviendra pas, puis que S. M. ne desire rien que le Sien, et que Ses ministres n'exigerent rien de plus de ce qui luy est deu. Je Scay qu'on a fait des plaintes contre Mons[ieu]r SilwerCroon[a], mais ça esté Sans fondement, et apres qu'il a remonstré a la Regence leur nullité par escrit, et que de bouche il a informé Monsieur le Marechal Horn de toute l'affaire, Mons[ieu]r le Mareschal a esté forcé d'aduoüer que SilwerCroon[a] a eu raison en tout ce qu'il a fait, et mesme luÿ a donné parole de pouuoir exiger le droit qu'on luy a voulu disputer Sans crainte d'aucun obstacle, comme V. E. apprendera plus amplement au retour de Monsieur OliweCrantz, qui Sçaura monstrer que les Sujets de la Reine en Sont traites auec toute la moderation possible, et que bien loin de les charger de quelque imposition nouuelle, on a bien de la peine d'en tirer celles qu'ils ont payeés de tout temps, a cause des intrigues que les Ministres de la Reine Souffrent journellement de ceux du Roy; Mais S. M. qui est Si persuadeé de la bonne affection de V. E. pour Ses interests, et qui m'a ordonné de luy asseurer de Sa reconnoissance en toute occasion, La prie de continuer encore Ses bons offices aupres du Roy, affin que ces intriguants ne puissent S'opposer impunement toutes les fois qu'il leur plaist aux justes intentions du Roy, et empecher a la Reine la paisible jouissance de Ses Reuenus, car il Semble que c'est là leur vnique but et visée. J'espere que V. E. S'employera volontiers pour cet effect, et comme S. M. l'aura extremement pour agreable, ainsi Sera[y] je obligé pour mon particulier d'estre pour cela et pour toute autre faueur
Monsieur
de V Ex[cellen]ce
Le treshumble et tres obeissant
Seruiteur
Le Marquis del Monte[.]
Rome ce 26 Sept[embre] 1682.

With modernised spelling:

Monsieur,
Étant persuadé (comme je suis) de[s] bons sentiments du roi pour la reine, j'ai d'autant moins sujet d'appréhender quelque infraction dans les droits de Sa Majesté que j'apprends avec joie de la très agréable de Votre Excellence, du 12 août, que le roi continue toujours dans ses justes intentions à les conserver inviolables et que Votre Excellence a la bonté de promettre qu'elle n'épargnera pas ses soins pour l'observation du recès et des conventions établis en tous leurs points.

Votre Excellence peut s'assurer aussi que, de la part de la reine, on n'y contreviendra pas, puisque Sa Majesté ne désire rien que le sien, et que ses ministres n'exigèrent rien de plus de ce qui lui est dû.

Je sais qu'on a fait des plaintes contre Monsieur Silfvercron[a], mais ç'a été sans fondement; et après qu'il a remontré à la régence leur nullité par écrit, et que de bouche il a informé Monsieur le maréchal Horn de toute l'affaire, Monsieur le maréchal a été forcé d'avouer que Silfvercron[a] a eu raison en tout ce qu'il a fait, et même lui a donné parole de pouvoir exiger le droit qu'on lui a voulu disputer sans crainte d'aucun obstacle, comme Votre Excellence apprendra plus amplement au retour de Monsieur Olivekrantz, qui saura montrer que les sujets de la reine en sont traités avec toute la modération possible et que, bien loin de les charger de quelque imposition nouvelle, on a bien de la peine d'en tirer celles qu'ils ont payées de tout temps, à cause des intrigues que les ministres de la reine souffrent journellement de ceux du roi.

Mais Sa Majesté, qui est si persuadée de la bonne affection de Votre Excellence pour ses intérêts, et qui m'a ordonné de lui assurer de sa reconnaissance en toute occasion, la prie de continuer encore ses bons offices auprès du roi, afin que ces intriguants ne puissent s'opposer impunément toutes les fois qu'il leur plaît aux justes intentions du roi et empêcher à la reine la paisible jouissance de ses revenus, car il semble que c'est là leur unique but et visée. J'espère que Votre Excellence s'emploiera volontiers pour cet effet; et comme Sa Majesté l'aura extrêmement pour agréable, ainsi sera[i]-je obligé pour mon particulier d'être pour cela et pour toute autre faveur,
Monsieur,
de Votre Excellence
le très humble et très obéissant serviteur
le Marquis del Monte.
Rome, ce 26 septembre 1682.

Swedish translation (my own):

Min herre,
Övertygad (som jag är) om konungens goda känslor gentemot drottningen, har jag desto mindre anledning att frukta varje intrång i Hennes Majestäts rättigheter eftersom jag med glädje får veta av Ers Excellens' mycket behagliga brev av den 12 augusti att konungen alltid fortsätter i sina rättmätiga avsikter att bevara dem okränkbara och att Ers Excellens har vänligheten att lova att Ni inte kommer att spara Era omsorger med att iaktta recessen och de etablerade konventionerna i alla sina punkter.

Ers Excellens kan också försäkra er om att detta, å drottningens vägnar, inte kommer att brytas, ty Hennes Majestät inte begär något annat än vad som är hennes, och hennes ministrar inte kräver något mer än vad som tillkommer henne.

Jag vet att klagomål har framförts mot herr Silfvercrona, men de var utan grund; och efter att han skriftligen hade påpekat deras ogiltighet för regentskapet och muntligen hade informerat herr marskalk Horn om hela affären, tvingades herr marskalken erkänna att Silfvercrona hade rätt i allt han hade gjort, och hade till och med gett honom sitt ord på att han kunde kräva den rätt som han hade blivit ombedd att bestrida utan fruktan för något hinder, vilket Ers Excellens kommer att få veta mer fullständigt vid herr Olivekrantz' återkomst, som kommer att kunna visa att drottningens undersåtar behandlas med all möjlig måttfullhet och att det, långt ifrån att belasta dem med några nya skatter, är mycket svårt att utkräva från dem de som de alltid har betalat på grund av de intriger som drottningens ministrar dagligen lider av från konungens.

Men Hennes Majestät, som är så övertygad om Ers Excellens goda tillgivenhet för hennes intressen, och som har beordrat mig att försäkra Er om hennes tacksamhet vid varje tillfälle, ber Er att fortsätta era välgörande tjänster hos Konungen, så att dessa intrigmakare inte ostraffat, närhelst de vill, kan motsätta sig konungens rättmätiga avsikter och hindra drottningen från att i fred åtnjuta sina inkomster, ty det verkar som att detta är deras enda mål och syfte. Jag hoppas att Ers Excellens villigt kommer att använda Er för detta ändamål; och eftersom Hennes Majestät finner det ytterst behagligt, så är jag också skyldig att göra min del för denna och för varje annan tjänst,
min herre,
Ers Excellens'
ödmjukaste och lydigaste tjänare
Markisen del Monte.
Rom, den 26 september 1682.

English translation (my own):

My Lord,
Being persuaded (as I am) of the King's good sentiments towards the Queen, I have all the less reason to fear any infringement of Her Majesty's rights since I learn with joy from Your Excellency's very agreeable letter, of August 12, that the King continues always in his just intentions to preserve them inviolable and that Your Excellency has the kindness to promise that you will not spare your cares in observing the recess and the conventions established in all their points.

Your Excellency can also assure yourself that, on the Queen's behalf, this will not be contravened, since Her Majesty desires nothing but what is hers, and her ministers demand nothing more than what is due to her.

I know that complaints have been made against Lord Silfvercrona, but they were without foundation; and after he had pointed out their nullity to the regency in writing, and had informed Lord Marshal Horn verbally of the whole affair, the Lord Marshal was forced to admit that Silfvercrona was right in everything he had done, and had even given him his word that he could demand the right that he had been asked to dispute without fear of any obstacle, as Your Excellency will learn more fully upon the return of Lord Olivekrantz, who will be able to show that the Queen's subjects are treated with all possible moderation and that, far from burdening them with any new taxes, it is very difficult to extract from them those that they have always paid because of the intrigues that the Queen's ministers suffer daily from those of the King.

But Her Majesty, who is so persuaded of Your Excellency's good affection for her interests, and who has ordered me to assure you of her gratitude on every occasion, begs you to continue your good offices with the King, so that these intriguers may not oppose with impunity, whenever they please, the King's just intentions and prevent the Queen from the peaceful enjoyment of her revenues, for it seems that this is their sole aim and purpose. I hope that Your Excellency will willingly employ yourself for this purpose; and as Her Majesty will find it extremely agreeable, so shall I be obliged for my part to be for this and for every other favour,
my Lord,
Your Excellency's
most humble and most obedient servant
The Marquis del Monte.
Rome, September 26, 1682.


Above: Kristina.


Above: Johan Olivekrantz.


Above: Bengt Oxenstierna.

Marquis Orazio de Bourbon del Monte's letter to Bengt Oxenstierna, dated July 18/28 (Old Style), 1682

Source:

Riksarkivet, pages 82 to 83 in Grekland. Italien: Adami - Muscitelli; Utländska autografer, nationsvis och inom länderna alfabetiskt; Ericsbergsarkivet




The letter:

Monsieur.
La grande confience de S. M. en la personne de V. E. et la ferme assistence qu'Elle en espere pour la conseruation de Ses droits et pour l'auancement de Ses interests, luy fait aussi attendre par vostre cooperation des fauorables Relations Sur les Memoriaux que Mons[ieu]r le Gouv[erneu]r OliweCrantz a insinués au Roy, et moy qui vois l'estonnement de S. M. que ces resolutions tardent tant, puis qu'il y a desia du temps que le prem[ie]r Memorial fust presenté, Souhaittant de luy oster cette peine, me Suis resolu de prier V. E. tres instament de Sa part, de vouloir contribuer de Vostre credit tout ce qui peut auancer les dites Resolutions et qui les puisse rendre en tout conformes aux Sentiments que la Reine a de la justice du Roy, qui luy a promis Si Solemnellement de maintenir Ses interests, et de ne permettre jamais aucune chose qui y fust contraire, qu'Elle ne puisse douter que les effects ne corresponderont a cette promesse, toutes les fois que V. E. daignera interesser Son pouuoir aupres du Roy pour la faire accomplir; J'en Supplie treshumblement V. E., et particulierement de procurer du Roy des ordres oportunes pour la Regence de Breme, affin qu'elle cesse une fois d'inquieter les droits de la Reine, que ces Messieurs Se donnent la liberté de contrecarrer journellement, Sans autre motif que celuy de leur propre Caprice. V. E. Sçait mieux que personne qu'elles ont esté nos conventions Sur cette eschange, et auec quelles conditions nous l'auons Stipuleé, et J'en crois l'instrument Si Claire, que la Regence mesme qui est d'ailleurs Clairevoyante assez, ne peut manquer d'en comprendre le Veritable Sens et Sa force, Si par une partialité trop euidente, et contre le deuoir qu'elle a de le maintenir inviolable et de le faire executer en tous Ses points, elle n'estudioit ou a les dissimuler, ou d'y contrevenir a dessein; Je Supplie donc encore une fois V. E. mais de l'intime de mon Coeur de faire en Sorte qu'il plaise au Roy de donner ordre a tous ces desordres qui inquietent extremement la Reine, et qui causent a moy un deplaisir plus grand que Je ne Scaurois l'exprimer, puis que lors de toute immagination il faut que Je voye passer des choses Si eloigneés de la justice et Si contraires a cette asseurance auec la quelle J'ay fortement persuadé a S. M. qu'elle joüira deshormais de Ses Domaines et reuenus en repos. Je prie aussi V. E. que les Restants d'Euland Soyent consignés a la disposition de la Reine, et esperant que V. E. Se rendera a ces miennes prieres, et qu'Elle me fera voir que Je ne les luy faits pas en vain, Je luy asseure de la Reconnoissance de la Reine, et que Je m'acquitteray en mon particulier de toutes les obligations que Je luy en auray, en tesmoignant en toute rencontre qu'il n'y a personne au monde qui Soit Si parfaitement que moy
Monsieur
de Vostre Excellence
Tres Humble et tres Obbeiscant
Serviteur
Le Marquis del Monte[.]
Rome ce 18 Juillet 1682 /

Je supplie V. E. de fair[e] en sorte que les affaires de la Reine iouẏssent une perfecte tranquillite et ie suis

With modernised spelling:

Monsieur,
La grande confiance de Sa Majesté en la personne de Votre Excellence et la ferme assistance qu'elle en espère pour la conservation de ses droits et pour l'avancement de ses intérêts lui fait aussi attendre par votre coopération des favorables relations sur les mémoriaux que Monsieur le gouverneur Olivekrantz a insinués au roi; et moi, qui vois l'étonnement de Sa Majesté que ces résolutions tardent tant, puisqu'il y a déjà du temps que le premier mémorial fût présenté, souhaitant de lui ôter cette peine, [je] me suis résolu de prier Votre Excellence très instamment de sa part de vouloir contribuer de votre crédit tout ce qui peut avancer lesdites résolutions et qui les puisse rendre en tout conformes aux sentiments que la reine a de la justice du roi, qui lui a promis si solennellement de maintenir ses intérêts et de ne permettre jamais aucune chose qui y fût contraire, qu'elle ne puisse douter que les effets ne corresponderont à cette promesse toutes les fois que Votre Excellence daignera intéresser son pouvoir auprès du roi pour la faire accomplir.

J'en supplie très humblement Votre Excellence et particulièrement de procurer du roi des ordres opportunes pour la régence de Brême, afin qu'elle cesse une fois d'inquiéter les droits de la reine que ces messieurs se donnent la liberté de contrecarrer journellement, sans autre motif que celui de leur propre caprice.

Votre Excellence sait mieux que personne qu'elles ont été nos conventions sur cette échange et avec quelles conditions nous l'avons stipulée, et j'en crois l'instrument si claire que la régence même, qui est d'ailleurs clairvoyante assez, ne peut manquer d'en comprendre le véritable sens et sa force si, par une partialité trop évidente et contre le devoir qu'elle à de le maintenir inviolable et de le faire exécuter en tous ses points, elle n'étudiait ou à les dissimuler, ou d'y contrevenir à dessein.

Je supplie donc encore une fois Votre Excellence, mais de l'intime de mon cœur, de faire en sorte qu'il plaise au roi de donner ordre à tous ces désordres, qui inquiétent extrêmement la reine et qui causent à moi un déplaisir plus grand que je ne saurais l'exprimer, puisque, lors de toute imagination, il faut que je voie passer des choses si éloignées de la justice et si contraires à cette assurance avec laquelle j'ai fortement persuadé à Sa Majesté qu'elle jouira désormais de ses domaines et revenus en repos.

Je prie aussi Votre Excellence que les restants d'Ölande soient consignés à la disposition de la reine; et, espérant que Votre Excellence se rendra à ces miennes prières et qu'elle me fera voir que je ne les lui faits pas en vain, je lui assure de la reconnaissance de la reine et que je m'acquitterai en mon particulier de toutes les obligations que je lui en aurai en témoignant en toute rencontre qu'il n'y a personne au monde qui soit si parfaitement que moi,
Monsieur,
de Votre Excellence
très humble et très obéissant serviteur
le Marquis del Monte.
Rome, ce 18 juillet 1682.

Je supplie Votre Excellence de faire en sorte que les affaires de la reine jouissent une parfaite tranquillité; et je suis...

Swedish translation (my own):

Min herre,
Hennes Majestäts stora förtroende för Ers Excellens person och det starka bistånd som hon hoppas på för att bevara sina rättigheter och främja sina intressen gör att hon också, genom Ert samarbete, förväntar sig gynnsamma relationer beträffande de memorialer som herr guvernör Olivekrantz har antytt till konungen; och jag, som ser Hennes Majestäts förvåning över att dessa resolutioner är så försenade, eftersom det redan har gått en tid sedan det första minnesmärket presenterades, och önskar ta bort denna smärta från henne, är fast besluten att å hennes vägnar be Ers Excellens allra ivrigast att vilja bidra från Er kredit med allt som kan främja nämnda resolutioner och som kan göra dem i all överensstämmelse med de känslor som drottningen har för konungens rättvisa, som så högtidligt har lovat henne att bevara sina intressen och aldrig tillåta något som strider mot dem, att hon inte kan tvivla på att effekterna kommer att motsvara detta löfte närhelst Ers Excellens behagar intressera Er makt hos konungen för att få det genomfört.

Jag ber ödmjukast Ers Excellens, och särskilt, att utverka lämpliga order från konungen för Bremens regentskap, så att det en gång för alla kan upphöra att störa drottningens rättigheter, vilka dessa herrar tar sig friheten att dagligen omintetgöra, utan något annat motiv än sin egen nyckfullhet.

Ers Excellens vet bättre än någon annan vilka våra överenskommelser var om detta utbyte och på vilka villkor vi har fastställt det, och jag anser att dess instrument är så klart att regentskapet självt, som också är ganska klarsynt, inte kan undgå att förstå dess sanna innebörd och dess kraft om det, genom alltför uppenbar partiskhet och mot den plikt det har att hålla det okränkbart och att få det verkställt i alla dess punkter, avsiktligt inte försökte antingen dölja dem eller att bryta mot dem.

Jag ber därför Ers Excellens återigen, men från mitt innersta djup, att se till att det behagar konungen att sätta stopp för alla dessa oroligheter, som oroar drottningen extremt och som orsakar mig större missnöje än jag kan uttrycka, eftersom jag i all fantasi måste se saker hända som är så långt ifrån rättvisa och så i strid med den försäkran med vilken jag starkt har övertygat Hennes Majestät om att hon hädanefter kommer att åtnjuta sina domäner och inkomster i lugn och ro.

Jag ber även Ers Excellens att restantierna från Öland ställs till drottningens förfogande; och i hopp om att Ers Excellens skall lyda dessa mina böner och att Ni skall visa mig att jag inte ber dem förgäves, försäkrar jag Er om drottningens tacksamhet och att jag i egen rätt skall uppfylla alla de skyldigheter jag har gentemot Er genom att i varje renkonter betyga att det inte finns någon i världen som är så fullkomligt som jag,
min herre,
Ers Excellens'
ödmjukaste och lydigaste tjänare
Markisen del Monte.
Rom, den 18 juli 1682.

Jag ber Ers Excellens att se till att drottningens angelägenheter åtnjuter fullständig lugn och ro; och jag är...

English translation (my own):

My Lord,
Her Majesty's great confidence in Your Excellency's person and the firm assistance that she hopes for for the preservation of her rights and for the advancement of her interests also makes her expect, through your cooperation, favourable relations on the memoranda that Lord Governor Olivekrantz has insinuated to the King; and I, who see Her Majesty's astonishment that these resolutions are so delayed, since it has already been some time since the first memorial was presented, wishing to take this pain away from her, I am resolved to beg Your Excellency most urgently on her behalf to want to contribute from your credit everything that can advance the said resolutions and that can make them in all conformity with the feelings that the Queen has of the justice of the King, who has promised her so solemnly to maintain her interests and never to allow anything that was contrary to them, that she can have no doubt that the effects will correspond to this promise whenever Your Excellency will deign to interest your power with the King to have it accomplished.

I most humbly beg Your Excellency, and particularly, to procure from the King opportune orders for the regency of Bremen, so that it may once and for all cease to disturb the Queen's rights, which these lords take the liberty of thwarting daily, without any other motive than that of their own caprice.

Your Excellency knows better than anyone what our agreements were on this exchange and on what conditions we have stipulated it, and I believe the instrument of it to be so clear that the regency itself, which is also quite clear-sighted, cannot fail to understand its true meaning and its force if, through too obvious partiality and against the duty it has to maintain it inviolable and to have it executed in all its points, it by design did not study either to dissimulate them or to contravene them.

I therefore beg Your Excellency once again, but from the intimate depths of my heart, to see that it please the King to put an end to all these disorders, which are worrying the Queen extremely and which cause me greater displeasure than I can express, since, in all imagination, I must see things happening which are so far removed from justice and so contrary to the assurance with which I have strongly persuaded Her Majesty that she will henceforth enjoy her domains and revenues in peace.

I also beg Your Excellency that the remainders from Öland be placed at the Queen's disposal; and, hoping that Your Excellency will comply with these my prayers and that you will show me that I do not make them in vain, I assure you of the Queen's gratitude and that I will acquit myself in my own right of all the obligations that I have to you by testifying in every encounter that there is no one in the world who is so perfectly as me,
my Lord,
Your Excellency's
most humble and most obedient servant
the Marquis del Monte.
Rome, July 18, 1682.

I beg Your Excellency to make it so that the Queen's affairs enjoy a perfect tranquility; and I am...


Above: Kristina.


Above: Johan Olivekrantz.


Above: Bengt Oxenstierna.

Marquis Orazio de Bourbon del Monte's letter to Bengt Oxenstierna, dated June 13/23 (Old Style), 1682

Source:

Riksarkivet, pages 80 to 81 in Grekland. Italien: Adami - Muscitelli; Utländska autografer, nationsvis och inom länderna alfabetiskt; Ericsbergsarkivet




The letter:

Monseigneur
Je ne Scaurois exprimer a V. Ex[cellen]ce la peine que J'ay de voir les prejudices que la Regence en Pomeranie et en Breme S'efforcent de faire a la Reine, apres que J'ay asseuré a S. M. qu'Elle pourra Se reposer Sur les promesses qu[e] S. M. le Roy m'a fait, et n'apprehender aucune infraction en aucun de Ses droits; Je tasche tousjours de persuader a S. M. et Je crois effectiuement que la justice du Roy ne permettera jamais rien contre le Recess, ny contre les Resolutions qu'il a pleu a S. M. me donner, mais il ne laisse pas Cependant d'estre fort fascheux, que Ses Ministres osent ainsi y contreuenir quand il leur plaist. V. E. Sçait que S. M. doit posseder Ses Domaines libres de toute imposition quelconque, et que le traite d'Eschange affranchit les Baillages en Breme et Verde[n] de tout ce que la Regence y pretend maintenant, non pas moins que Si les dits Baillages estoient comme auparauant Sous les Donataires, Ce qu'asseurement est la plus grande injustice du monde, a la quelle S. M. ne peut et ne voudra consentir jamais. Je me rapporte a ce que Monsieur OliweCrantz dira a V. E. de la part de la Reine Sur toutes ces contreuentions, et Je Supplie V. E. de S'employer auec vigueur a obtenir qu'elles Soient abolies et que S. M. n'en Soit plus inquieteé pour jamais, asseurant V. E. que S. M. luy restera fort redeuable d'un Office Si insigne, et que quand a moy, Je m'en professeray eternellement obligé, et Chercheray de tesmoigner toutes les fois que J'en auray occasion, que Je Suis
Monsieur
de V. E.
Tres humble et tres obbeiscent
Serviteur
le Marquis del Monte[.]
Rome ce 13 Juin
1682 ⸓

With modernised spelling:

Monseigneur,
Je ne saurais exprimer à Votre Excellence la peine que j'ai de voir les préjudices que la régence en Poméranie et en Brême s'efforcent de faire à la reine après que j'ai assuré à Sa Majesté qu'elle pourra se reposer sur les promesses que Sa Majesté le roi m'a fait et n'appréhender aucune infraction en aucun de ses droits.

Je tâche toujours de persuader à Sa Majesté, et je crois effectivement que la justice du roi ne permettra jamais rien contre le recès, ni contre les résolutions qu'il a plu à Sa Majesté me donner, mais il ne laisse pas cependant d'être fort fâcheux que ses ministres osent ainsi y contrevenir quand il leur plaît.

Votre Excellence sait que Sa Majesté doit posséder ses domaines libres de toute imposition quelconque et que le traité d'échange affranchit les baillages en Brême et Verden de tout ce que la régence y prétend maintenant, non pas moins que si lesdits baillages étaient, comme auparavant, sous les donataires, ce qu'assurément est la plus grande injustice du monde, à laquelle Sa Majesté ne peut et ne voudra consentir jamais.

Je me rapporte à ce que Monsieur Olivekrantz dira à Votre Excellence de la part de la reine sur toutes ces contreventions, et je supplie Votre Excellence de s'employer avec vigueur à obtenir qu'elles soient abolies et que Sa Majesté n'en soit plus inquiétée pour jamais, assurant Votre Excellence que Sa Majesté lui restera fort redevable d'un office si insigne et que, quant à moi, je m'en professerai éternellement obligé et chercherai de témoigner toutes les fois que j'en aurai occasion que je suis,
Monsieur,
de Votre Excellence
très humble et très obéissant serviteur
le Marquis del Monte.
Rome, ce 13 juin 1682.

Swedish translation (my own):

Min herre,
Jag kan inte uttrycka för Ers Excellens den smärta jag känner när jag ser den skada som regentskapet i Pommern och Bremen försöker göra drottningen efter att jag har försäkrat Hennes Majestät att hon kommer att kunna lita på de löften som Hans Majestät konungen har givit mig och inte frukta någon kränkning av någon av sina rättigheter.

Jag försöker alltid övertala Hennes Majestät, och jag tror verkligen att konungens rättvisa aldrig kommer att tillåta något mot uppehållet, inte heller mot de resolutioner som Hans Majestät har behagat ge mig, men det är likväl mycket irriterande att hans ministrar vågar strida mot det när det behagar dem.

Ers Excellens vet att Hennes Majestät måste inneha sina domäner fria från all beskattning överhuvudtaget och att utbytesavtalet befriar fogdarna i Bremen och Verden från allt som regentskapet nu gör anspråk på där, lika lite som om nämnda fogdar, som tidigare, stod under gåvotagarna, vilket säkerligen är den största orättvisan i världen, som Hennes Majestät aldrig kan och aldrig kommer att vilja samtycka till.

Jag rapporterar mig till vad herr Olivekrantz kommer att säga Ers Excellens å drottningens vägnar om alla dessa överträdelser, och jag ber Ers Excellens att kraftfullt arbeta för att få dem avskaffade och att Hennes Majestät inte längre skall oroa sig för dem för alltid, försäkrande Ers Excellens att Hennes Majestät kommer att förbli mycket tacksam mot Er för en sådan framstående tjänst och att jag, vad mig beträffar, kommer att bekänna mig evigt tacksam och kommer att försöka betyga närhelst jag har tillfälle till det att jag är,
min herre,
Ers Excellens'
ödmjukaste och lydigaste tjänare
Markisen del Monte.
Rom, den 13 juni 1682.

English translation (my own):

My Lord,
I cannot express to Your Excellency the pain I feel at seeing the harm that the regency in Pomerania and Bremen is trying to do to the Queen after I have assured Her Majesty that she will be able to rely on the promises that His Majesty the King has made to me and not apprehend any infringement of any of her rights.

I am always trying to persuade Her Majesty, and I truly believe that the King's justice will never allow anything against the recess, nor against the resolutions that His Majesty has been pleased to give me, but it is nevertheless very annoying that his ministers dare to contravene it when it pleases them.

Your Excellency knows that Her Majesty must possess her domains free from any taxation whatsoever and that the exchange treaty frees the bailiwicks in Bremen and Verden from everything that the regency now claims there, no less than if the said bailiwicks were, as before, under the donees, which is assuredly the greatest injustice in the world, to which Her Majesty cannot and will never want to consent.

I report myself to what Lord Olivekrantz will tell Your Excellency on the Queen's behalf about all these contraventions, and I beg Your Excellency to employ yourself vigorously to obtain that they be abolished and that Her Majesty will no longer be worried about them forever, assuring Your Excellency that Her Majesty will remain very indebted to you for such a distinguished office and that, as for me, I will profess myself eternally obliged and will seek to testify whenever I have the occasion for it that I am,
my Lord,
Your Excellency's
most humble and most obedient servant
the Marquis del Monte.
Rome, June 13, 1682.


Above: Kristina.


Above: Johan Olivekrantz.


Above: Bengt Oxenstierna.

Tuesday, May 6, 2025

Kristina's handwritten letter to Johan Olivekrantz, undated

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore Olivercrantz; 40: Christine de Suède à Olivercrantz, [s. l.], [s. d.] (digitisation page 47v-48r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

Pour M[onsieu]r OliveCrantz
Je vous remercie de loblige[a]nte lestre que Vous maues escrit apres Vous estre employe auec tan[t] d'affection pour lavantage des mes interest[s] et affaires[.] Je Vous prie destre persuade que ie Vous ay maves oblige á vne reConoissance eternelle de la qvelle iespere de Vous faire vn iour resentir des effect[s] effectiff[s], Cepandant ie Vous prie descontter toutt ce que le Marquis del Monte Vous dira de ma part de lestime et de laffection que iay pour Vostre merite et de le Croyre Comme a Moy mesme priant dieu etc

With modernised spelling (with Kristina's spelling mistakes preserved as much as possible):

Pour Monsieur Olivekrantz.
Je vous remercie de l'oblige[a]nte lettre que vous m'avez écrit après vous être employé avec tan[t] d'affection pour l'avantage de mes intérêt[s] et affaires. Je vous prie d'être persuadé que vous m'avez obligé à une reconnaissance éternelle, de laquelle j'espère de vous faire un jour ressentir des effet[s] effectif[s]. Cepandant [sic], je vous prie déconter [sic] tout ce que le marquis del Monte vous dira de ma part de l'estime et de l'affection que j'ai pour votre mérite et de le croire comme à moi-même, priant Dieu, etc.

With modernised spelling:

Pour Monsieur Olivekrantz.
Je vous remercie de l'obligeante lettre que vous m'avez écrit après vous être employé avec tant d'affection pour l'avantage de mes intérêts et affaires. Je vous prie d'être persuadé que vous m'avez obligé à une reconnaissance éternelle, de laquelle j'espère de vous faire un jour ressentir des effets effectifs. Cependant, je vous prie décompter tout ce que le marquis del Monte vous dira de ma part de l'estime et de l'affection que j'ai pour votre mérite et de le croire comme à moi-même, priant Dieu, etc.

Swedish translation (my own):

Till herr Olivekrantz.
Jag tackar Er för det vänliga brev Ni har skrivit till mig efter att ha emplojerat Er med sådan tillgivenhet för att gynna mina intressen och angelägenheter. Jag ber Er att vara övertygad om att Ni har förpliktat mig till en evig tacksamhet, vars effektiva effekter jag hoppas en dag skall få Er att känna. Emellertid ber jag Er att dra slutsatsen att allt som markisen del Monte kommer att berätta för Er å mina vägnar om den aktning och tillgivenhet jag har för Era förtjänster och att tro honom som mig själv; jag ber till Gud osv.

English translation (my own):

To Lord Olivekrantz.
I thank you for the obliging letter you have written to me after having employed yourself with such affection to the avantage of my interests and affairs. I beg you to be persuaded that you have obliged me to an eternal gratitude, the effective effects of which I hope to one day make you feel. In the meantime, I beg you to deduct everything the Marquis del Monte will tell you on my behalf of the esteem and affection I have for your merit and to believe him as myself, I praying to God, etc.


Above: Kristina.


Above: Johan Olivekrantz.

Thursday, February 27, 2025

Johan Olivekrantz's letter to King Karl XI, undated

Source:

Johan Paul. Olivecrants til K. CARL XI, in Stockholms Magazin för 1781 (Sjette häftet), pages 358 to 359, published by Magnus Swederus, 1781; Uppsala University Library via the Alvin portal


The letter:

Stormächtigste Konung, Allernådigste Herre!
Med största Consternation och häpenhet har jag förnummit, såsom skulle det lända E. K. Maj:t till mißhag, att hennes Maj:t Drottning CHRISTINA har kallat mig i sin tienst; men så wet jag likwäl intet att finna mig theruti; ty ehuruwäl mine owänners stämplingar hafwa en tid warit mycket swåre emot mig, hälst däri, att när de som häftigast mig ansatt och sökt mitt fördärf, hafwa de tillika igenstängt E. K. M:ts dör för mig, på det ju alt tillfälle mig måtte afskäras, att underdånigst underrätta Eder[s] Kongl. Maj:t om min oskuld; Så hafwer jag likwäl theremot alltid haft den allerunderdånigste tillit till E. K. M:ts högst bepriselige nåde och mildhet, att jag med mitt ringa dock oskyldige hus icke måtte störtas i ruin och undergång, för an Eder[s] Kongl. Maj:t hade låtit mig förhöra och examinera öfwer de beskyllningar, som mine illwiljande i en eller annan måtto kunna emot mig hafwa utgutit. Gud är det bäst bekant, med hwad underdånig zele och trohet jag, i all ting, hafwer sökt Eder[s] Kongl. M:ts tienst och att jag ingen större passion har haft, än att kunna se E. K. M:t den lycksaligaste Konung, som wårt Fädernesland någon tid regerat: denne min oskyldighet tröstar mig nogsamt i alt mitt lidande, så wida det mig allena angår; men när jag ser på mina fem barn, med hwilcka Gud mitt ächtenskap wälsignar, så blöder mitt hierta, i betrachtande af mine owänners hårdhet, som intet äro förnögde, att hafwa dem undgått alt det uppehälle jag af Eder[s] Kongl. Maj:ts nåde för detta åtnjutit, utan ock nu eftertrachta att rifwa dem ur munnen det brödstycke, som Gud förmedelst sin gode försyn them eljest å nyo har welat förläna, hwilcket jag ock intet hafwer kunnat utslå, utan att sielf blifwa de minas dråpare, ej [h]eller nu mera wedersaka kan, utan at begå den största ingratitude emot H. M:t, som mig det förundt hafwer. E. K. M:t täcktes dock af en Christelig clemence förbarma sig häröfwer, förlåta mig allernådigst, i fall något skulle wara af mig fehlat emot min underdånigste och trohörsamste intention, och ännu så härefter som härtill, låta mig alltid hugnas af Eder[s] Kongl. M[a]j:ts nåde, på det jag allena icke må wara den olycksammaste i Eder[s] Kongl. M:ts Rike, som dock i sanning alltid hafwer warit och intill min dödsstund förblifwer
E. K. M:ts
Allerunderdånigste hörsamste
och troplicktigste
tienare
Johan Paulin Olivecrantz.

With modernised spelling:

Stormäktigste Konung,
Allernådigste Herre,
Med största konsternation och häpenhet har jag förnummit, såsom skulle det lända Eders Kungliga Majestät till misshag, att Hennes Majestät drottning Kristina har kallat mig i sin tjänst, men så vet jag likväl inte att finna mig däruti, ty ehuruväl mina ovänners stämplingar hava en tid varit mycket svåra emot mig, helst däri att när de som häftigast mig ansatt och sökt mitt fördärv, hava de tillika igenstängt Eders Kungliga Majestäts dörr för mig, på det ju allt tillfälle mig måtte avskäras att underdånigst underrätta Eder[s] Kungliga Majestät om min oskuld.

Så haver jag likväl däremot alltid haft den allerunderdånigste tillit till Eders Kungliga Majestäts högst beprisliga nåde och mildhet att jag med mitt ringa dock oskyldiga hus icke måtte störtas i ruin och undergång förran Eder[s] Kungliga Majestät hade låtit mig förhöra och examinera över de beskyllningar som mina illviljande i en eller annan måtto kunna emot mig hava utgjutit. Gud är det bäst bekant med vad underdånig zele och trohet jag i allting haver sökt Eder[s] Kungliga Majestäts tjänst och att jag ingen större passion har haft än att kunna se Eders Kungliga Majestät den lycksaligaste konung som vårt Fädernesland någontid regerat!

Denna min oskyldighet tröstar mig nogsamt i allt mitt lidande, så vida det mig allena angår; men när jag ser på mina fem barn, med vilka Gud mitt äktenskap välsignar, så blöder mitt hjärta i betraktande av mina ovänners hårdhet, som inte äro förnöjda att hava dem undgått allt det uppehälle jag av Eder[s] Kungliga Majestäts nåde förr detta åtnjutit, utan ock nu eftertrakta att riva dem ur munnen det brödstycke som Gud förmedelst sin goda försyn dem eljest ånyo har velat förläna, vilket jag ock inte haver kunnat utslå utan att själv bliva de minas dråpare, ej [h]eller numera vedersaka kan utan att begå den största ingratitude emot Hennes Majestät, som mig det förunt haver.

Eders Kungliga Majestät täcktes dock av en kristlig klemens förbarma sig häröver, förlåta mig allernådigst i fall något skulle vara av mig felat emot min underdånigaste och trohörsammaste intention, och ännu så härefter som härtill låta mig alltid hugnas av Eder[s] Kungliga Majestäts nåde, på det jag allena icke må vara den olycksammaste i Eder[s] Kungliga Majestäts rike, som dock i sanning alltid haver varit och intill min dödsstund förbliver
Eders Kungliga Majestäts
allerunderdånigaste, hörsammaste och tropliktigaste tjänare
Johan Paulin Olivekrantz.

French translation (my own):

Très Puissant Roi,
Très Gracieux Seigneur,
J'ai appris avec la plus grande consternation et le plus grand étonnement, comme si cela déplaisait à Votre Majesté Royale, que Sa Majesté la reine Christine m'a appelé à son service, mais je ne sais toujours pas comment m'y trouver, car, bien que les attaques de mes ennemis soient depuis quelque temps très sévères contre moi, surtout en ce moment où ceux qui m'ont le plus véhémentement attaqué et ont cherché ma destruction m'ont également fermé la porte de Votre Majesté Royale, de sorte que je puisse être privé de toute opportunité d'informer le plus docilement Votre Majesté Royale de mon innocence.

Cependant, j'ai toujours eu la plus humble confiance dans la grâce et la bonté très louables de Votre Majesté Royale, afin que moi, avec ma humble mais innocente maison, je ne sois pas jeté dans la ruine et la destruction avant que Votre Majesté Royale n'ait permis que je sois interrogé sur les accusations que mes malveillants, d'une manière ou d'une autre, ont pu déverser contre moi. Dieu sait mieux avec quel humble zèle et quelle fidélité j'ai recherché le service de Votre Majesté Royale en toutes choses et que je n'ai pas eu de plus grande passion que de pouvoir voir Votre Majesté Royale être le roi le plus heureux qui ait jamais gouverné notre Patrie!

Cette ma innocence me console suffisamment de toutes mes souffrances, en ce qui me concerne seule; mais quand je regarde mes cinq enfants, avec lesquels Dieu bénit mon mariage, mon cœur saigne à la vue de la cruauté de mes ennemis, qui ne se contentent pas de les avoir privés de toute la nourriture dont j'ai joui jusqu'ici par la grâce de Votre Majesté Royale, mais cherchent maintenant aussi à leur arracher de la bouche le morceau de pain que Dieu, par sa bonne providence, a voulu leur donner de nouveau, ce que je n'ai pu refuser sans devenir l'assassin de ma propre famille, et je ne puis pas non plus maintenant rendre sans commettre la plus grande ingratitude envers Sa Majesté, qui me l'a accordé.

Votre Majesté Royale, cependant, a été poussée par une clémence chrétienne à avoir pitié de cela, à me pardonner très gracieusement si quelque chose avait été fait par moi contre mon intention la plus soumise et la plus fidèle, et même à l'avenir comme jusqu'à présent à me permettre toujours d'être consolé par la grâce de Votre Majesté Royale, afin que je ne sois pas seul l'homme le plus malheureux du royaume de Votre Majesté Royale, qui en vérité a toujours été et jusqu'à l'heure de ma mort reste
de Votre Majesté Royale
le très soumis, très obéissant et très fidèle et dévoué serviteur
Jean Paulin Olivekrantz.

English translation (my own):

Most Powerful King,
Most Gracious Lord,
I have learned with the greatest consternation and astonishment, as if it would displease Your Royal Majesty, that Her Majesty Queen Kristina has called me into her service, but I still do not know how to find myself in it, for, although the attacks of my enemies have for some time been very severe against me, especially in that when those who have most vehemently attacked me and sought my destruction have also closed Your Royal Majesty's door to me, so that I may be denied every opportunity to most submissively inform Your Royal Majesty of my innocence.

Nevertheless, I have always had the most humble trust in Your Royal Majesty's most laudable grace and kindness that I, with my humble but innocent house, should not be thrown into ruin and destruction before Your Royal Majesty had allowed me to be questioned and examined about the accusations that my ill-willers in one way or another may have poured out against me. God knows best with what humble zeal and fidelity I have sought Your Royal Majesty's service in everything and that I have had no greater passion than to be able to see Your Royal Majesty be the happiest king that has ever ruled our Fatherland!

This my innocence consoles me sufficiently in all my suffering, as far as it concerns me alone; but when I look at my five children, with whom God blesses my marriage, my heart bleeds at the sight of the cruelty of my enemies, who are not content to have deprived them of all the sustenance I have enjoyed by Your Royal Majesty's grace before this, but they now also seek to tear from their mouths the piece of bread which God, through His good providence, has otherwise wished to bestow upon them again, which I have not been able to refuse without becoming my own family's murderer, nor can I now retaliate without committing the greatest ingratitude against Her Majesty, who has granted it to me.

Your Royal Majesty, however, was moved by a Christian clemency to have mercy on this, to forgive me most graciously in case anything should have been done by me against my most submissive and most faithful intention, and even so hereafter as heretofore to let me always be consoled by Your Royal Majesty's grace, so that I alone may not be the most unfortunate man in Your Royal Majesty's kingdom, who in truth always has been and until the hour of my death remains
Your Royal Majesty's
most submissive, most obedient and most faithful and dutiful servant
Johan Paulin Olivekrantz.


Above: Kristina.


Above: King Karl XI.


Above: Johan Olivekrantz.

Friday, June 28, 2024

Kristina's letter to Johan Olivekrantz, dated May 22/June 1 (Old Style), 1683

Source:

Riksarkivet, page 215 in K 94; Handlingar rörande Markisen Oratio de Bourbon del Montes beskickningar från drottningen till Sverige; Drottning Kristina d. y. (Christina Alexandra); Svenska drottningars arkivaliesamlingar i riksarkivet; Kungliga arkiv


Kristina's French letter of the same day to Olivekrantz is here:



The letter (copy):

Rom d. 22 May 1683.
H. Gen: Gouverneur; Jagh Kan icke Haffwa ett fulKomnare nöije, än att see aff edher breeff och bijlagor d. 7 April det i Vijdh edher sidste congress medh dhee Committerade Herrar, medh försichtigheet och vigveur och vthan att döllia sanningen, Hafwa wijst Huru och på Hwadh sätt Jagh genom Hans Maij:ttz nu een tijdh gifne resolutioner är præjudicerat wordhen, och Hwadh een stoor åthskillnadt dher finnes emillan det justitiæ skieppande som mig mot andra Vederfahrs och andra mot migh åthniuta; Hwaröfwer Jagh ännu Ville gifwa mig tillfredz, ehuru swårligen det mig till sinnes går, om man eder såledhes effter min ordre giordhe remonstrationer skiähligen behierta, och rättWijsligen detta remediera wille; Hwilketz Hopp mitt lijdne förtret, som elliest odrägeligit Wore någorledhes mitigerar, Kunnandes icke förwänta annat af Hans Maij:ttz Justitz och Affection än att Thÿ sielf, wijdh sakernes bättre genomseende, och så lärer mißHaga att mig så groffwe oförrättigheeter skedde äre, icke genom deß förwållande, effter Jagh altijdh fast försäkrat mig att deß intention är rätt, men genom dem som af illwillia, eller till andres faueur genom något egit vnderspelande interest, sakerne så Veeta Vrijda och Vända, att dee genom något skeen till rätt, förmå resolutioner vthwärckia och erhålla af Högste orätt, det Jagh förmodar dee Wälbem:te Committerade, Herrar af edert sidst inlagdhe memorial och dheröfwer mundtelig giordhe explication, effter noga öfwerWägandhe numehra Wäll lära Haffwa befunnit.
Christina Al:

With modernised spelling:

Rom, den 22 maj 1683.
Herr generalguvernör,
Jag kan icke hava ett fullkomnare nöje än att se av Edra brev och bilagor, den 7 april, det I vid Eder sista kongress med de kommitterade herrar, med försiktighet och vigör och utan att dölja sanningen, hava vist huru och på vad sätt Jag genom Hans Majestäts nu en tid givna resolutioner är prejudicerad vorden och vad en stor åtskillnad där finnes emellan det justitieskeppande som Mig mot andra vederfars och andra mot Mig åtnjuta, varöver Jag ännu ville giva Mig tillfreds, ehuru svårligen det Mig till sinnes går om man Eder således efter Min order gjorda remonstrationer skäligen behjärta och rättvisligen detta remediera ville; vilkets hopp Mitt lidna förtret, som eljest odrägligt vore, någorledes mitigerar, kunnandes icke förvänta annat av Hans Majestäts justis och affektion än att dy själv vid sakernas bättre genomseende också lär misshaga att Mig så grova oförrättigheter skedde äro — icke genom dess förvållande, efter Jag alltid fast försäkrat Mig att dess intention är rätt, — men genom dem som av illvilja eller till andras favör genom något eget underspelande intérêt sakerna så veta vrida och vända att de genom något sken till rätt förmå resolutioner utverka och erhålla av högste orätt, det Jag förmodar de välbemälte kommitterade herrar av Edert sist inlagda memorial och däröver muntlig gjorda explikation efter noga övervägande numera väl lära hava befunnit.
Kristina Alexandra.

French translation (my own):

Rome, le 22 mai 1683.
Monsieur le gouverneur général,
Je ne peux avoir un plaisir plus complet que de voir par votre lettre et ses annexes, du 7 avril, que lors de votre dernier congrès avec les messieurs engagés, avec prudence et vigueur et sans cacher la vérité, vous avez montré comment et de quelle manière j'ai été préjudiciée par les résolutions de Sa Majesté qui ont été données il y a quelque temps, et quelle grande différence il y a entre l'administration de la justice dont je jouis contre autrui et que d'autres jouissent contre moi, dont je voulais encore me laisser contenter, bien qu'il me vient guère à l'esprit si l'on considère ainsi raisonnablement les remontrances conformément à mon ordre donné et si l'on veut à juste titre y remédier; cette espérance atténue quelque peu que je souffre d'un ennui, qui autrement serait intolérable, ne pouvant rien attendre d'autre de la justice et de l'affection de Sa Majesté que que vous-même, avec une meilleure compréhension des choses, appreniez aussi à désapprouver que de si grossières injustices qui m'ont été fait — non pas à son instigation, comme je me suis toujours fermement assurée que son intention était juste, — mais à travers ceux qui, par méchanceté ou en faveur d'autrui par quelque intérêt sournois qui leur est propre, détournent et retournent les choses de telle sorte que, grâce à un semblant de justice, ils parviennent à élaborer des résolutions et à obtenir la plus grande injustice, ce que je suppose que lesdits messieurs engagés auront, après mûre réflexion, bien appris de votre dernier mémoire soumis et de votre explication de bouche à ce sujet.
Christine Alexandra.

English translation (my own):

Rome, May 22, 1683.
Lord Governor General,
I cannot have a more complete pleasure than to see from your letter and annexes, of April 7, that at your last congress with the committed gentlemen, with prudence and vigour and without concealing the truth, you have shown how and in what manner I have been prejudiced by His Majesty's resolutions which were given some time ago, and what a great difference there is between the administration of justice which I enjoy against others and others enjoy against me, about which I still wanted to let myself be content, although it hardly occurs to me if one thus reasonably considered the remonstrances in accordance with my given order reasonably hearted and justly want to remedy this; the which hope somewhat mitigates that I suffer annoyance, which would otherwise be intolerable, not being able to expect anything else from His Majesty's justice and affection than that you yourself, with a better understanding of things, will also learn to disapprove that such gross injustices were done to me — not through its instigation, as I always firmly assured myself that its intention is right, — but through those who, out of malice or in favour of others through some underhand interest of their own, twist and turn things so that, through some semblance of justice, they manage to work out resolutions and obtain with the greatest injustice, which I suppose the aforementioned committed gentlemen will, after careful consideration, have well learned from your last submitted memorandum and oral explanation of it.
Kristina Alexandra.


Above: Kristina.


Above: King Karl XI of Sweden.


Above: Johan Olivekrantz.

Thursday, November 9, 2023

Kristina's signed letter to Erik Ljungberg, dated July 1/11 (Old Style), 1684

Source:

Riksarkivet, page 34 in K 90; Utgångna och ingångna skrivelser; Drottning Kristina d. y. (Christina Alexandra); Svenska drottningars arkivaliesamlingar i riksarkivet; Kungliga arkiv



The letter:

Rome ce 1. Juillet 1684.
On m'escrite de toute part tant des choses de vostre folle conduite que J'en Suis toute Scandalizée, et forceé de vous tesmoigner que Je Suis parfaitement informeé des folies et mensonges qui vous auez debités par la Suede; Mais comme Je ne Suis pas credule, Je veux bien auoir la bonté de vous donner lieu de vous justifier et de vous corriger Si vous le povuiez, auant que de vous faire ressenter les effets de mon indignation. Cependant vous Scaurés que Je vous defends d'auoir l'hardiesse de dire et de faire rien Sans l'ordre exprès de Mr. OliveCrantz Gouu. General de mes Domaines, au quel Seul J'ay donné l'entiere et l'absolüe direction de mes affaires du Nordt, et qui n'en doit rendre conte qu'a moy Seule; Je veux que vous respectiez et obeissiez a cet incomparable Ministre, comme a ma propre personne, Si vous voulez durer en mon Service, et Si vous ne voulez pas encourrir dans mon implacable indignation; Je luy ay ordonné de desauoüer tout ce que vous auez dit et fait Sans ordre, et de vous ranger en vostre devoir; Corrigez vous Si vous estez coupable, ou justifiez vous Si vous estez innocent, et ne me forcé pas a vous donner des plus violentes marques de mon indignation. Viuez en maniere que le dit OliveCrantz me rende tesmoignage de la Sagesse de vostre conduite, de vostre Soumission pour luy, aussi bien que de vostre fidelité pour mon Service. Je me remets a ce qu'il vous dira de plus au Sujet des griefs dont on vous assure que J'ay voulu luy enuoyer en Substance; Encore une fois justifiez vous, et tachez de meriter par une Soumission entiere et par une Sage conduite, la continuation de ma bonne grace.
Xst
/ André Galdenblad
Pour Liungberg

With modernised spelling:

Rome, ce 1 juillet 1684.
On m'écrite de toute part tant des choses de votre folle conduite que j'en suis toute scandalisée et forcée de vous témoigner que je suis parfaitement informée des folies et mensonges qui vous avez débités par la Suède; mais, comme je ne suis pas crédule, je veux bien avoir la bonté de vous donner lieu de vous justifier et de vous corriger, si vous le pouviez, avant que de vous faire ressenter les effets de mon indignation.

Cependant, vous saurez que je vous défends d'avoir l'hardiesse de dire et de faire rien sans l'ordre exprès de Monsieur Olivekrantz, gouverneur-général de mes domaines, auquel seul j'ai donné l'entière et l'absolue direction de mes affaires du Nord, et qui n'en doit rendre conte qu'à moi seule. Je veux que vous respectiez et obéissiez à cet incomparable ministre, comme à ma propre personne, si vous voulez durer en mon service et si vous ne voulez pas encourir dans mon implacable indignation. Je lui ai ordonné de désavouer tout ce que vous avez dit et fait sans ordre et de vous ranger en votre devoir.

Corrigez-vous si vous êtes coupable, ou justifiez-vous si vous êtes innocent, et ne me forcez pas à vous donner des plus violentes marques de mon indignation. Vivez en manière que ledit Olivekrantz me rende témoignage de la sagesse de votre conduite, de votre soumission pour lui, aussi bien que de votre fidélité pour mon service. Je me remets à ce qu'il vous dira de plus au sujet des griefs dont on vous assure que j'ai voulu lui envoyer en substance. Encore une fois, justifiez-vous, et tâchez de mériter, par une soumission entière et par une sage conduite, la continuation de ma bonne grâce.
Xst.
André Galdenblad.
Pour Ljungberg.

Swedish translation (my own):

Rom, den 1 juli 1684.
Man skriver så mycket till mig från alla håll om Ert galna beteende att jag blir helt skandaliserad och tvingas betyga för Er att jag är perfekt informerad om galenskapen och lögnerna som Ni har sprutat genom Sverige; men eftersom jag inte är godtrogen, skulle jag vilja ha tillräckligt med vänlighet för att ge Er anledning att rättfärdiga och rätta Er, om Ni kan, innan jag får Er att känna effekterna av min indignation.

Men Ni måste veta att jag förbjuder Er att våga säga eller göra någonting utan uttrycklig order från herr Olivekrantz, generalguvernör över mina domäner, till vilken jag ensam har givit hela och absoluta ledningen av mina angelägenheter i Norden, och vem ensam måste rapportera dem till mig. Jag vill att Ni respekterar och lyder denna ojämförlige minister, som min egen person, om Ni vill fortsätta i min tjänst och om Ni inte vill ådra Er min oförsonliga indignation. Jag har beordrat honom att förneka allt Ni har sagt och gjort utan order och att få Er att följa Er plikt.

Rätta Er om Ni är skyldig, eller rättfärdiga Er om Ni är oskyldig, och tvinga mig inte att ge Er de mest våldsamma tecknen på min indignation. Lev på ett sådant sätt att nämnde Olivekrantz kan betyga för mig om visheten i Ert uppförande och om Er underkastelse till honom, samt om Er trohet för min tjänst. Jag remitterar mig till vad mer han kommer att berätta för Er om de klagomål som man försäkrar Er att jag har velat skicka honom i sak. Ännu en gång, rättfärdiga Er själv och försök att förtjäna, genom fullständig underkastelse och klokt uppförande, fortsättningen av min goda nåd.
Xst.
Andreas Galdenblad.
För Ljungberg.

English translation (my own):

Rome, July 1, 1684.
One writes so much to me from all sides about your mad behaviour that I am completely scandalised and forced to testify to you that I am perfectly informed of the madness and lies that you have spouted through Sweden; but, as I am not credulous, I would like to have enough kindness to give you reason to justify and correct yourself, if you can, before making you feel the effects of my indignation.

However, you will know that I forbid you from having the boldness to say or do anything without the express order of Lord Olivekrantz, governor general of my domains, to whom alone I have given the entire and absolute direction of my affairs in the North, and who alone must report them to me. I want you to respect and obey this incomparable minister, as my own person, if you want to continue in my service and if you do not want to incur my implacable indignation. I have ordered him to disavow everything you have said and done without orders and to make you comply with your duty.

Correct yourself if you are guilty, or justify yourself if you are innocent, and do not force me to give you the most violent signs of my indignation. Live in such a way that the said Olivekrantz may bear witness to me of the wisdom of your conduct and of your submission to him, as well as of your fidelity for my service. I remit myself to what more he will tell you about the grievances of which one assures you that I have wanted to send him in substance. Once again, justify yourself, and try to deserve, through complete submission and wise conduct, the continuation of my good grace.
Xst.
Andreas Galdenblad.
For Ljungberg.


Above: Kristina.

Wednesday, July 5, 2023

Kristina's letter to King Karl XI, dated September 12/22 (Old Style), 1682

Source:

Riksarkivet, pages 251 to 252 in K 91; Utgångna och ingångna skrivelser; Drottning Kristina d. y. (Christina Alexandra); Svenska drottningars arkivaliesamlingar i riksarkivet; Kungliga arkiv




The letter (copy):

Stoormechtigste Konungh
Högdtährade Ellskel: K: Heer Son.
Emedan min för detta öfwer samptel. mijne Domainer och Vnderhåldz Länder beställte Gouverneur Wellb:ne H:r Johan Paulin OliveCrants, een sådan särdeles ijfwer, Troo, Vprichtigheet och Dexteritet vthj alle mijne Jnterests handterande, förspöria låtit, att Jag ett besÿnnerligit nöije dheraff hafft och Änu frambdehles förWänter; Altså haar Jag för godt funnit, att eij allenast Vppdraga Honom tittel och Charge aff min General Gouverneur öfwer alle mijne provincier och Godz i Swerige och Tÿsklandh, vthan och förordnat Honom till mit Rådh, efftersom Honom derå gifne fullmachter Wijdare vthWijsa, Och som Jag försäkrar migh att Eders Kongl. Maij:t lärer sig denne min förordning Wähl behaga låta, så Will Eders Kongl. Maij:t Jagh KiährWänligen Ombedit hafwa, att denne min General Gouverneur och Rådh All Kongl. Assistence förläna, vthj alt hwad Eders Kongl. Maij:t kan till mijne Jnterests Conservation och förswar tillöf[w]andes Warder, och jämbwähl all Heeder och Respect som Honom vthj sådane Charger tillståår och Wederböör, Wederfahras låta, emedan Jag een så särdeles Angenähm Wänskap med all oförÄnderligh Affection Will bemöta och Wedergiöra; Och befaller Eders Maij:t i Gudz Nåderijke beskÿdd till all sielfönskelig Wählmåge
Eders Maij:ts
Affectionerade Moder
Christina Alexandra
Rohm d. 12 Septemb:
1682:
André Galdenblad.

With modernised spelling:

Stormäktigste Konung,
Högtärade Älsklige Käre Herr Son,
Emedan min förr detta över samtliga mina domäner och underhållsländer bestälte guvernör, välborne herr Johan Paulin Olivekrantz, en sådan särdeles iver, tro, uppriktighet och dexteritet uti alla mina intérêts' hanterande förspörja låtit att jag ett besynnerligt nöje därav haft och ännu framdeles förvänter, alltså har jag för gott funnit att ej allenast uppdraga honom titel och charge av min generalguvernör över alla mina provincier och gods i Sverige och Tyskland, utan ock förordnat honom till mitt råd, eftersom honom därå givna fullmakter vidare utvisa.

Och som jag försäkrar mig att Eders Kungliga Majestät lär sig denna min förordning väl behaga låta, så vill Eders Kungliga Majestät jag kärvänligen ombedit hava att denne min generalguvernör och råd all kungliga assistens förläna uti allt vad Eders Kungliga Majestät kan till mina intérêts' konservation och försvar tillövandes varder, och jämväl all heder och respekt som honom uti sådana charger tillstår och vederbör vederfaras låta, emedan jag en så särdeles angenäm vänskap med all oföränderlig affektion vill bemöta och vedergöra. Och befaller Eders Majestät i Guds nåderika beskydd till all självönsklig välmågo.
Eders Majestäts
affektionerade moder
Kristina Alexandra.
Rom, den 12 septembris 1682.
André Galdenblad.

French translation (my own):

Très Puissant Roi,
Monsieur mon très cher Fils,
En tant qu'ancien gouverneur de tous mes domaines et terres d'entretien, Monsieur le bien-né Jean Paulin Olivekrantz, a fait preuve d'un zèle, d'une fidélité, d'une sincérité et d'une dextérité si extraordinaires dans l'administration de tous mes intérêts que j'ai eu et que j'attends toujours un plaisir particulier de lui, j'ai donc trouvé bon non seulement de lui attribuer le titre et la charge de mon gouverneur-général sur toutes mes provinces et domaines en Suède et en Allemagne, mais aussi de le nommer mon conseiller, comme les plénipotences qui lui sont données l'indiquent en outre.

Et comme je m'assure que Votre Majesté Royale se laissera bien contenter de mon décret, je veux donc demander à Votre Majesté Royale d'accorder à ce mon gouverneur-général et conseiller toute l'assistance royale dans tout ce que Votre Majesté Royale peut faire pour  la conservation et la défense de mes intérêts, et en même temps tout l'honneur et le respect dans de telles charges qui lui sont dus et qui doivent lui être accordés, car je veux rencontrer et rendre une telle amitié particulièrement agréable avec une affection invariable. Et je recommande Votre Majesté à la protection gracieuse de Dieu et à tout bien-être désirable.
De Votre Majesté
l'affectionnée mère
Christine Alexandra.
Rome, le 12 septembre 1682.
André Galdenblad.

English translation (my own):

Most Powerful King,
My dearly beloved Lord Son,
As my former governor over all my domains and maintenance lands, the well-born Lord Johan Paulinus Olivekrantz, has shown such extraordinary zeal, fidelity, sincerity and dexterity in the administration of all my interests that I have had and still expect a particular pleasure from it, I have therefore found it good not only to assign to him the title and charge of my Governor General over all my provinces and estates in Sweden and Germany, but also to appoint him as my councilman, as the plenipotences given to him further indicate.

And as I assure myself that Your Royal Majesty will let herself be well-pleased with this my decree, I therefore want to kindly request that Your Royal Majesty grant this my Governor General and Councilman all royal assistance in all that Your Royal Majesty can do for the conservation and defense of my interests, and at the same time all the honour and respect in such charges which he is entitled to and should be accorded, for I want to meet and reciprocate such a particularly pleasant friendship with all unchanging affection. And I commend Your Majesty to God's gracious protection and to all desirable well-being.
Your Majesty's
affectionate mother
Kristina Alexandra.
Rome, September 12, 1682.
Andreas Galdenblad.


Above: Kristina.


Above: King Karl XI of Sweden.

Note: In accordance with the nobility's ideals of friendship in the early modern era, kings and queens saw themselves as siblings; but because Kristina had adopted her cousin Karl Gustav, Karl's father, as her/his/their son in order to make him her/his/their heir, he inherited that title upon his father's death.