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Sunday, March 2, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated October 9/19 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 158: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 19 octobre 1669 (digitisation page 225v-226r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

M[onsieu]r de Rosembac, Vos Lettres du 7e, et du 11.e de Sept[emb]re me font voir qu'il Vous faut differer encore plus long temps que Je ne croïois, Vos instances pour l'entiere restitution à cause de l'absénce de la Cour, mais il faut auoir patience, et attendre iusques à ce que le temps et la conioncture Soit propre pour y reussir. Taschèz cependant de reduire Mumma à la raison, et de le faire contenter en ce qu'il pretend auec iustice pour luy oster tout Suiet de Se plaindre comm' il faut, et dieu Vous prosp[er]e. Rome ce 19.e d'Octobre 1669 —
Christine Alessandra[.]
/ M Santinj

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
Vos lettres du 7e et du 11e de septembre me font voir qu'il vous faut différer encore plus longtemps que je ne croyais vos instances pour l'entière restitution, à cause de l'absence de la cour; mais il faut avoir patience et attendre jusqu'à ce que le temps et la conjoncture soit propre pour y réussir. Tâchez cependant de réduire Momma à la raison et de le faire contenter en ce qu'il prétend avec justice pour lui ôter tout sujet de se plaindre, comme il faut; et Dieu vous prospère. Rome, ce 19 d'octobre 1669. —
Christine Alessandra.
M. Santini.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Era brev av den 7 och 11 september får mig att inse att Ni måste skjuta upp Era ansökningar om hela återbetalningen ännu längre än jag trodde på grund av hovets frånvaro; men Ni måste ha tålamod och vänta tills tiden och konjunkturen är lämpliga för framgång. Försök emellertid att reducera Momma till förnuft och nöja honom med det han hävdar med rättvisa för att ta bort all anledning till klagomål från honom, som det är lämpligt; och Gud välsigne Er. Rom, den 19 oktober 1669. —
Kristina Alessandra.
M. Santini.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
Your letters of September 7 and 11 make me see that you must defer your requests for entire restitution for even longer than I thought because of the absence of the court; but you must have patience and wait until the time and the conjuncture are suitable for success. Try, in the meantime, to reduce Momma to reason and to content him in what he claims with justice so as to remove from him all cause for complaint, as is proper; and God prosper you. Rome, October 19, 1669. —
Kristina Alessandra.
M. Santini.


Above: Kristina.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated October 2/12 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 157: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 12 octobre 1669 (digitisation page 224v-225r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

M[onsieu]r de Rosembac, J'accuse Vostre lettre du 31. d'Aoust, pour responce de la quelle Je n'ay rien à adiouster à ce que Je Vous ay escrit dans ma precedente touchant ce qu'on m'a Voulù persuader de Vous, car Je Vous ay rendù iustice, et Vous asseure que Je n'ay pas conceüe de Vous aucune opinion contraire à celle, qu'on doit à vn aussy honnest[e] homme que Vous éstes. Au reste Je me remets à tout ce que Texeira Vous a mandè Sur la necessitè d'Enuoyer Offerman en Suede pour donner exacte information des affaires de Pomeranie –

Taschèz de disposer Mumma à reuoquer la dìlation, auec la quélle il a fait à Texeira la remise de 12.m escus pour Eusel estant Si contraire à la iustice, à la raison, et à la parole donnèe. taschèz aussy de le Solliciter à payer le reste qu'il doit puisque Ses pretentions Sont desia liquidèe[s], et Dieu Vous prospere. Rome ce 12. Oct[ob]re 1669 —
Christine Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
J'accuse votre lettre du 31 d'août, pour réponse de laquelle je n'ai rien à ajouter à ce que je vous ai écrit dans ma précédente touchant ce qu'on m'a voulu persuader de vous, car je vous ai rendu justice et vous assuré que je n'ai pas conçue de vous aucune opinion contraire à celle qu'on doit à un aussi honnête homme que vous êtes. Au reste, je me remets à tout ce que Texeira vous a mandé sur la nécessité d'envoyer Opperman en Suède pour donner exacte information des affaires de Poméranie.

Tâchez de disposer Momma à revoquer la dilation avec laquelle il a fait à Texeira la remise de 12 000 écus pour Ösel, étant si contraire à la justice, à la raison et à la parole donnée. Tâchez aussi de le solliciter à payer le reste qu'il doit, puisque ses prétentions sont déjà liquidées; et Dieu vous prospère. Rome, ce 12 octobre 1669. —
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Jag erkänner Ert brev av den 31 augusti, varpå jag inte har något att tillägga till vad jag har skrivit till Er i mitt tidigare brev angående vad man har velat övertala mig om Er, ty jag har gjort Er rättvisa och försäkrat Er om att jag inte har uppfattat Er någon mening som strider mot den som beror på en så ärlig man som Ni ju är. I övrigt förlåter jag mig till allt som Texeira har sänt Er om nödvändigheten av att sända Opperman till Sverige för att ge exakta uppgifter om Pommerns angelägenheter.

Försök att förmå Momma att återkalla den utvidgning med vilken han har gjort att Texeira levererat 12,000 écus till Ösel, vilket strider mot rättvisa, förnuft och det givna ordet. Försök också att be honom att betala resten som han är skyldig, ty hans fordringar redan är likviderade; och Gud välsigne Er. Rom, den 12 oktober 1669. —
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
I acknowledge your letter of August 31, in response to which I have nothing to add to what I have written to you in my previous letter concerning what one has wanted to persuade me of about you, as I have done you justice and assured you that I have not conceived of you any opinion contrary to that which is due to such an honest man as you are. For the rest, I remit myself to all that Texeira has sent you on the necessity of sending Opperman to Sweden to give exact information on the affairs of Pomerania.

Try to dispose Momma to revoke the dilation with which he has made Texeira the delivery of 12,000 écus for Ösel, being so contrary to justice, reason and the given word. Try also to solicit him to pay the remainder that he owes, as his claims are already liquidated; and God prosper you. Rome, October 12, 1669. —
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Note: Ösel is the old German and Swedish name for the Estonian island of Saaremaa.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated September 25/October 5 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 156: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 5 octobre 1669 (digitisation page 223v-224r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

M[onsieu]r de Rosembac, Je Vous auois desia faitte la iustice de ne Vous iuger pas capable de ce qu'on m'a Voulù faire à croire de Vous; mais neantmoins Je Suis bien aise de Voir par Vostre lettre du 28 d'Aoust que tout est faux, et que Je ne me Suis pas trompèe dans mon opinion: Ne Vous mettèz donc pas en péine, continuèz à agir en honnest[e] homme comme Vous auèz fait iusques icy, et Soyèz persuadè que Vos Seruices Seront bien recompensès. Pour à present Je ne Sçaurois rien adiouster à mes precedentes touchant mes affaires, puisque Vous Sçauèz desia tres bien tout ce que reste à Solliciter quand le temps Serà propre pour y reussir utilement. Dieu Vous prospere. Rome ce 5.e Octobre 1669[.]
Christina Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
Je vous avais déjà faite la justice de ne vous juger pas capable de ce qu'on m'a voulu faire accroire de vous, mais néanmoins je suis bien aise de voir par votre lettre du 28 d'août que tout est faux et que je ne me suis pas trompée dans mon opinion. Ne vous mettez donc pas en peine, continuez à agir en honnête homme comme vous avez fait jusqu'ici, et soyez persuadé que vos services seront bien recompensés. Pour à présent, je ne saurais rien ajouter à mes précédentes touchant mes affaires, puisque vous savez déjà très bien tout ce que reste à solliciter quand le temps sera propre pour y réussir utilement. Dieu vous prospère. Rome, ce 5 octobre 1669.
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Jag hade redan gjort Er rättvisan att inte döma Er kapabel till vad man har velat att jag skulle tro om Er, men likväl är jag mycket glad att se av Ert brev av den 28 augusti att allt är falskt och att jag inte tog fel i min mening. Så oroa Er inte, fortsätt att agera som en ärlig man som Ni har ju gjort hittills, och vara övertygad om att Era tjänster kommer att belönas väl. Jag kan för närvarande inte tillägga något till mina tidigare brev rörande mina angelägenheter, ty Ni ju redan mycket väl vet allt som återstår att begära när tiden är inne för att lyckas nyttigt. Gud välsigne Er. Rom, den 5 oktober 1669.
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
I had already done you the justice of not judging you capable of what one has wanted me to believe about you, but nevertheless I am very pleased to see from your letter of August 28 that everything is false and that I was not mistaken in my opinion. So do not worry, continue to act as an honest man as you have done up to now, and be persuaded that your services will be well-rewarded. For the present, I cannot add anything to my previous letters concerning my affairs, as you already know very well everything that remains to be requested when the time is right to succeed usefully. God prosper you. Rome, October 5, 1669.
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Saturday, March 1, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated September 18/28 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 155: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 28 septembre 1669 (digitisation pages 222v-223r to 223v-224r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

Monsieur de Rosembac, J'ay receù cette Semaine deux de Vos Lettres du 17. et du 24. d'Aoust par les quelles Je Vois que Vous attendèz bientost le retour du Gouu[erneu]r Gen[era]l à Stocholm, ou Je crois qu'à cette heure Serà arriuè, et que Vous aurèz commencè à faire Vos instancés, pour l'entier redressem[en]t des mes interests Selon les ordres, et la Commission que Vous en auèz. Je Viens d'apprendre que Mumma a protestè de quitter les Arrendes en cas qu'on ne luy rende pas iustice Sur quelques articles, que Je luy ay accorde dans les Contracts, et comme ce Seroit renuerser tous mes affaires, et me causer vn tres grand preiudice il faut que Vous auec l'assistancé du Gouu[erneu]r Gen[era]l à qui Je recommende aussy cette affaire, taschièz de faire maintenir Mumma dans tous les Articles, que Je luy ay accordè, et de l'asseurer qu'on le rendrà content en tout ce, qu'il pretendrà auec raison[.]

Si le Gr[and]: Thresorier est decedè Je Souhaitte que Knut Kurque fust esleù en sa place car on Se pourroit promettre de luy toute Sorte de Satisfaction.

Pour ce qui S'est passè éntre Vous, et Vostre Hoste Vous ne deuèz pas douter que Je ne rende à Vos actions la iustice, qu'elles meritent estant persuadèe que Vous aurèz procedè auec honneur, et prudence: toutesfois il faut euiter autant qu'il est possible, Semblables rencontres. Au reste ne partèz pas de Stocholm Sans auoir executè Vostre Commission, et Sans mes ordres; faitèz Vostre deuoir, et ne craignèz rien. Dieu Vous prospere. Rome ce 28.e Sept[emb]re 1669 —
Christina Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
J'ai reçu cette semaine deux de vos lettres du 17 et du 24 d'août, par lesquelles je vois que vous attendez bientôt le retour du gouverneur général à Stockholm, où je crois qu'à cette heure sera arrivé, et que vous aurez commencé à faire vos instances pour l'entier redressement de mes intérêts selon les ordres et la commission que vous en avez.

Je viens d'apprendre que Momma a protesté de quitter les arrendes en cas qu'on ne lui rende pas justice sur quelques articles que je lui ai accordé dans les contrats, et comme ce serait renverser tous mes affaires et me causer un très grand préjudice, il faut que vous avec l'assistance du gouverneur général (à qui je recommande aussi cette affaire) tâchiez de faire maintenir Momma dans tous les articles que je lui ai accordé et de l'assurer qu'on le rendra content en tout ce qu'il prétendra avec raison.

Si le grand trésorier est décédé, je souhaite que Knut Kurck fût élu en sa place, car on se pourrait promettre de lui toute sorte de satisfaction.

Pour ce qui s'est passé entre vous et votre hôte, vous ne devez pas douter que je ne rende à vos actions la justice qu'elles méritent, étant persuadée que vous aurez procédé avec honneur et prudence; toutefois il faut éviter, autant qu'il est possible, semblables rencontres. Au reste, ne partez pas de Stockholm sans avoir exécuté votre commission et sans mes ordres. Faites votre devoir, et ne craignez rien. Dieu vous prospère. Rome, ce 28 septembre 1669. —
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Jag har denna vecka erhållit två av Era brev av den 17 och den 24 augusti, varigenom jag ser att Ni snart väntar generalguvernörens återkomst till Stockholm, dit jag tror att han vid denna tid kommer att ha anlänt, och att Ni kommer att ha börjat framställa Era ansökningar om full upprättelse för mina intressen enligt de befallningarna och det uppdraget Ni har.

Jag har rättnu förnummit att Momma har protesterat mot att han kommer att lämna arrenden i händelse av att rättvisa inte görs mot honom på vissa artiklar som jag har gett honom i kontrakten, och eftersom detta skulle rubba alla mina angelägenheter och orsaka mig mycket stora fördomar, måste Ni, med hjälp av generalguvernören (till vilken jag också rekommenderar denna fråga), försöka få Momma uppehållen vid den artikeln och försäkra honom om att han kommer att vara nöjd med allt som han med rätta påstår.

Om skattmästaren är avliden hoppas jag att Knut Kurck blir vald i hans ställe, då man kunde lova sig all slags tillfredsställelse från honom.

När det gäller vad som har gått mellan Er och Er värd, så får Ni inte tvivla på att jag kommer att ge Era handlingar den rättvisa de förtjänar, varande övertygad om att Ni kommer att ha gått vidare med ära och klokhet; det är dock nödvändigt att undvika liknande möten så mycket som möjligt. För övrigt, lämna inte Stockholm utan att ha utfört Ert uppdrag och utan mina befallningar. Gör Er plikt och frukta ingenting. Gud välsigne Er. Rom, den 28 september 1669. —
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
I have received this week two of your letters of August 17th and 24th, by which I see that you are soon expecting the return of the Governor General to Stockholm, where I believe he will have arrived by this time, and that you will have begun to make your requests for the full redressment of my interests according to the orders and commission you have.

I have just learned that Momma has protested that he will leave the arrendes in the event that justice is not done to him on some articles that I have granted him in the contracts, and as this would upset all my affairs and cause me very great prejudice, you must, with the assistance of the governor general (to whom I also recommend this matter), try to have Momma maintained in all the articles that I have granted him and to assure him that he will be satisfied in everything that he rightly claims.

If the Grand Treasurer is deceased, I hope that Knut Kurck will be elected in his place, as one could promise oneself all sorts of satisfaction from him.

As for what has passed between you and your host, you must not doubt that I will render to your actions the justice they deserve, I being persuaded that you will have proceeded with honour and prudence; however, it is necessary to avoid, as much as possible, similar encounters. For the rest, do not leave Stockholm without having executed your commission and without my orders. Do your duty, and do not fear anything. God prosper you. Rome, September 28, 1669. —
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated September 4/14 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 154: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 14 septembre 1669 (digitisation pages 221v-222r to 222v-223r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

M[onsieu]r de Rosembac, J'ay receù cette Semaine deux de Vos Lettres du 3.e et du 7.e d'Aoust, par les quelles J'apprends auec beaucoup de Satisfaction que le Gouu[erneu]r Gen[era]l Se trouue à Ölande, ou Sa Visite estoit tres necessaire, et Je Suis persuadèe qu'il employerà le mesme zele pour les interests de cette Prouince, qu'il a fait paroistre en celle d'Ösel ét qu'il disposerà Mumma à accepter aussy le Contract d'Ölande. Pour Appelman J'espere que tous Ses attentats Seront Sans Succès; mais il faut neantmoins obseruer Soigneusement, comme Vous faitez Ses desseins pour les destruire. Quant à Monsieur Carlisse Je ne manqueray pas de le remercier de l'affection, qu'il tesmoigne pour mes interests, ce que Vous feiez cependant de ma part.

L'on m'escrit que le Grand Connestable Wranghel a Voulù faire arrester en Pomeranie Samuel Fohrberger Administrateur de la iustice par ce qu'il n'a pas Voulù laisser de l'administrer à mon nom, et qu'outre cela le Connestable a fait couper 600. pieçes des grandes arbres, qu'appartiennent à Moy, et les emporter à Son Bien Spyker, et de plus en à donnè à des autres gens encore 400. pieçes, et que l'Jnspecteur des Biens n'ayant pas Voulù y consentir a estè cassè par Son ordre. C'est auec grand éstonnement que J'apprends cet estrange procede, Vous ordonnant d'en faire Vos plaintes à la Regence à fin qu'elle remedie à ce grand desordre et que Je sois desdomagèe du preiudice qu'on m'a fait. Dieu Vous prospére. Rome ce 14 Sept[emb]re 1669. —
Christina Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
J'ai reçu cette semaine deux de vos lettres, du 3e et du 7e d'août, par lesquelles j'apprends avec beaucoup de satisfaction que le gouverneur général se trouve à Ölande, où sa visite était très nécessaire; et je suis persuadée qu'il emploiera le même zèle pour les intérêts de cette province, qu'il a fait paraître en celle d'Ösel et qu'il disposera Momma à accepter aussi le contrat d'Ölande.

Pour Appelman, j'espère que tous ses attentats seront sans succès, mais il faut néanmoins observer soigneusement, comme vous faites, ses desseins pour les détruire.

Quant à Monsieur Carlisse, je ne manquerai pas de le remercier de l'affection qu'il témoigne pour mes intérêts, ce que vous faites cependant de ma part.

L'on m'écrit que le grand connétable Wrangel a voulu faire arrêter en Poméranie Samuel Forberger, administrateur de la justice, par ce qu'il n'a pas voulu laisser de l'administrer à mon nom, et qu'outre cela le connétable a fait couper 600 pièces des grandes arbres qu'appartiennent à moi et les emporter à son bien Spyker, et de plus en a donné à des autres gens encore 400 pièces, et que l'inspecteur des biens, n'ayant pas voulu y consentir, a été cassé par son ordre. C'est avec grand étonnement que j'apprends cet étrange procédé, vous ordonnant d'en faire vos plaintes à la régence, afin qu'elle remédie à ce grand désordre et que je sois dédommagée du préjudice qu'on m'a fait. Dieu vous prospère. Rome, ce 14 septembre 1669. —
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Jag har denna vecka erhållit två av Era brev, av den 3 och den 7 augusti, varigenom jag med stor tillfredsställelse erfarer att generalguvernören befinner sig på Öland, där hans besök var mycket nödvändigt; och jag är övertygad om att han kommer att använda samma iver för denna provinss intressen, som han har visat i Ösels, och att han kommer att förmå Momma att också acceptera Ölands kontrakt.

När det gäller Appelman hoppas jag att alla hans försök kommer att misslyckas, men det är ändå nödvändigt att noggrant, som Ni ju gör, observera hans dessänger för att förstöra dem.

När det gäller monsieur Carlisse, så kommer jag inte att underlåta att tacka honom för den tillgivenhet han visar för mina intressen, vilket Ni ju ändå gör å mina vägnar.

Jag får veta att Riksmarsken Wrangel har velat få Samuel Forberger, justitieförvaltare, arresterad i Pommern eftersom han inte ville sluta administrera det i mitt namn, och att konstapeln dessutom lät hugga ner 600 stycken av de stora träd som tillhör mig och föra dem till hans gods Spyker, och han har dessutom givit 400 stycken av dem till andra människor, och att godsinspektören, som inte har velat samtycka därtill, blivit avsatt genom sin befallning. Det är med stor förvåning som jag får veta om detta märkliga förfarande och beordrar Er att framföra Era klagomål till förmyndarregeringen så att det avhjälper denna stora störning och att jag får ersättning för den prejudis som har gjorts mot mig. Gud välsigne Er. Rom den 14 september 1669. —
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
I have received this week two of your letters, of August 3rd and 7th, by which I learn with great satisfaction that the governor general is in Öland, where his visit was very necessary; and I am persuaded that he will employ the same zeal for the interests of this province, which he has shown in that of Ösel, and that he will dispose Momma to accept also the contract of Öland.

As for Appelman, I hope that all his attempts will be unsuccessful, but it is nevertheless necessary to observe carefully, as you do, his designs in order to destroy them.

As for Monsieur Carlisse, I will not fail to thank him for the affection he shows for my interests, which you nevertheless do on my behalf.

I am told that the Grand Constable Wrangel has wanted to have Samuel Forberger, administrator of justice, arrested in Pomerania because he did not want to stop administering it in my name, and that in addition the Constable had 600 pieces of the large trees that belong to me cut down and taken to his estate Spyker, and he has furthermore given 400 pieces of them to other people, and that the inspector of estates, not having wanted to consent to it, has been dismissed by his order. It is with great astonishment that I learn of this strange procedure, ordering you to make your complaints to the regency so that it remedies this great disorder and that I be compensated for the prejudice that has been done to me. God prosper you. Rome, September 14, 1669. —
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Notes: Ösel is the old German and Swedish name for the Estonian island of Saaremaa.

Samuel Forberger was the same man as the alchemical imposter (together with his father Christopher Forberger) who was a known associate of Kristina on that subject.

Spyker = Spyker (Spycker) Castle and estate, which lie on the territory of the municipality of Glowe in the district of Vorpommern-Rügen in the German state of Mecklenburg-Vorpommern. Spyker Castle is the oldest profane structure on the Baltic Sea island of Rügen, being first recorded in 1318.

As a result of the Thirty Years' War, Pomerania, and hence Rügen, fell to Sweden under the Treaty of Westphalia in 1648. As a reward for his wartime services, Kristina gave the now empty seat of Spyker in 1649 to the Swedish field marshal and later governor general of Swedish Pomerania, Carl Gustaf Wrangel. The castle, originally furnished with a defensive moat, was remodelled after 1650 into its present appearance as a Renaissance Schloss and painted in the Swedish colour Falu red, which was atypical of Rügen. Its fully sculptures stucco ceilings, unique in the Baltic region, date to around 1652.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated August 21/31 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 153: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 31 août 1669 (digitisation page 220v-221r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

M[onsieu]r de Rosembac, Pour responce à Vostre Lettre du 24 du passè Je n'ay qu'à me remettre à mes ordres precedents, et aux instructions que Vous auèz pour tascher d'obtenir ce qui reste à restablir entierement mes interests, et mes droits; C'est ce que Vous deuèz Solliciter auec uigueur apres le retour dés Kurques, et des Amis; Taschèz aussy de disposer Mumma à accepter l'Arrende d'Eulant Selon le Contract fait à Hambourg, et ayez Soin de renouveller celuy de Norcopin Suiuant les ordres que Vous en avèz, priant Dieu qu'il Vous prospere. Rome 31. Aoust 1669 –
Christina Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
Pour réponse à votre lettre du 24 du passé, je n'ai qu'à me remettre à mes ordres précédents et aux instructions que vous avez pour tâcher d'obtenir ce qui reste à rétablir entièrement mes intérêts et mes droits; c'est ce que vous devez solliciter avec vigueur après le retour des Kurcks et des amis. Tâchez aussi de disposer Momma à accepter l'arrende d'Ölande selon le contrat fait à Hambourg, et ayez soin de renouveller celui de Norrköping suivant les ordres que vous en avez, priant Dieu qu'il vous prospère. Rome, 31 août 1669.
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Som svar på Ert brev av den 24:e denna sista månad behöver jag bara hänvisa mig till mina tidigare befallningar och till de instruktioner Ni har för att försöka få det som återstår för att fullt ut återupprätta mina intressen och mina rättigheter; detta är vad Ni måste begära kraftfullt efter återkomsten av Kurckarna och vänner. Försök också att förmå Momma att acceptera arrenden av Öland enligt kontraktet som gjordes i Hamburg, och se till att förnya det i Norrköping enligt de befallningar Ni har; jag ber Gud att han bevarar Er. Rom, den 31 augusti 1669.
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
In response to your letter of the 24th of this past month, I have only to remit myself to my previous orders and to the instructions you have to try to obtain what remains to fully re-establish my interests and my rights; this is what you must solicit vigorously after the return of the Kurcks and friends. Try also to dispose Momma to accept the arrende of Öland according to the contract made in Hamburg, and take care to renew that of Norrköping according to the orders you have, I praying God that He prosper you. Rome, August 31, 1669.
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated August 14/24 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 152: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 24 août 1669 (digitisation page 219v-220r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

à Rosembac
24 Aoust 69
J'ay receù cétte Semaine deux de Vos Lettres du 13, et du 17 du passè, par les quelles Je Vois l'impatience auec la quelle Vous attendèz le retour des Kurques et des autres amis pour pousser vtilement V[ost]re commission, et c'est veritablem[en]t le plus Sain conseil de ne rien faire Sans leur assistancé: Je Suis rauie d'apprendre les effects de la Commission du Gouu[erneu]r Gen[era]l et J'espere qué tout irà bien estant persuadée que Vous y trauaìllerèz auéc Zele et application. Dieu Vous prosp[er]e[.]

With modernised spelling:

A Rosenbach.
24 août '69.
J'ai reçu cette semaine deux de vos lettres du 13 et du 17 du passé, par lesquelles je vois l'impatience avec laquelle vous attendez le retour des Kurcks et des autres amis pour pousser utilement votre commission, et c'est véritablement le plus sain conseil de ne rien faire sans leur assistance. Je suis ravie d'apprendre les effets de la commission du gouverneur général, et j'espère que tout ira bien, étant persuadée que vous y travaillerez avec zèle et application. Dieu vous prospère!

Swedish translation (my own):

Till Rosenbach.
Den 24 augusti '69.
Jag har denna vecka mottagit två av Era brev från den 13:e och 17:e i den sista månaden, genom vilka jag ser den otålighet med vilken Ni väntar på återkomsten av Kurckarna och andra vänner för att på ett användbart sätt driva på ert uppdrag, och det är verkligen det sundaste rådet att inte göra något utan deras hjälp. Det glädjer mig att höra om effekterna av generalguvernörens uppdrag, och jag hoppas att allt kommer att gå bra, ty jag är övertygad om att Ni kommer att arbeta med det med iver och tillämpning. Gud välsigne Er!

English translation (my own):

To Rosenbach.
August 24, '69.
I have received this week two of your letters of the 13th and 17th of this past month, by which I see the impatience with which you await the return of the Kurcks and other friends so as to usefully push your commission, and it is truly the healthiest advice to do nothing without their assistance. I am delighted to learn of the effects of the governor general's commission, and I hope that all will go well, being persuaded that you will work on it with zeal and application. God prosper you!


Above: Kristina.

Sunday, February 23, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, informing him of her recovery from her illness, dated August 7/17 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 151: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 17 août 1669 (digitisation page 218v-219r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

M[onsieu]r de Rosembac. Je Suis guérie, Dieu mercy apres auoir estè cinq. iours indisposèe comme Vous aurèz Sçeù de mon Sec[retai]re à qui Je me remets Sur tout ce qu'il Vous a escrit la Semaine passèe pour responce à Vostre lettre du 23. du Juin: Cet ordinaire n'ayant pas receù aucune de Vos lettres Je n'ay rien à Vous dire de plus: Dieu Vous conserue. Rome ce 17 Aoust 1669 —
Christine Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
Je suis guérie, Dieu merci, après avoir été cinq jours indisposée, comme vous aurez su de mon secrétaire, à qui je me remets sur tout ce qu'il vous a écrit la semaine passée pour réponse à votre lettre du 23 du juin. Cet ordinaire n'ayant pas reçu aucune de vos lettres, je n'ai rien à vous dire de plus; Dieu vous conserve. Rome, ce 17 août 1669. —
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Jag är, Gudi lov, botad efter att ha varit opasslig i fem dagar, som Ni kommer att ha fått veta av min sekreterare, till vilken jag hänvisar mig allt han skrev till Er förra veckan som svar på Ert brev av den 23 juni. Eftersom denna post har inte fått något av Era brev, jag har inget mer att säga Er; Gud bevare Er. Rom, den 17 augusti 1669. —
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
I am cured, thank God, after having been indisposed for five days, as you will have learned from my secretary, to whom I remit myself on everything he wrote to you last week in response to your letter of June 23. This ordinary not having received any of your letters, I have nothing more to say to you; God preserve you. Rome, August 17, 1669. —
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Matteo Santini's letter to Bernhard von Rosenbach on Kristina's behalf due to her illness, dated July 31/August 10 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 150: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 10 août 1669 (digitisation pages 214v-217r to 217v-218r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

Rome ce 10 Aoust 1669[.]
Monsieur
Dépuis deux iours la Reyne nostre Maistresse est tellement indisposèe, qu'elle est obligèe de garder le lict; mais graces à Dieu, elle Se porte mieux auiourdhuy, et Nous esperons que l'emission du Sang reiterèe guerirà bién tost Sa M[aies]tè, et que par la poste prochaine Serà en estat de pouuoir appliquer du moins à Signér les Lettres: Cependant J'accuse la vostre du 23 du Juin, qui a estè leüe de Sa M[aies]tè auant que de tomber malade, et au mesme temps m'ordonne de Vous respondre qu'elle estoit fort Satisfaitte de la declaration que Vous aurèz fait à la Reyne et aux autres Messieurs de la Regence, qui Sont à Stocholm, touchant l'entiere Satisfaction que Sa M[aies]te pretend, et que Vous deuèz Solliciter par Ses ordres: Ce que Vous ferèz quand le temps Serà propre, c'est à dire lors que lé Gouu[erneu]r Gen[era]l, et les Amys Seront de retourner à la Cour: Cependant Sa M[aies]tè continuerà Sa douceur, Sa magnanimitè, et Sa dissimulation; Mais elle ne Serà iamais contente, ny Satisfaitte Sans vne entiere restitution des Ses droits.

Touchant la personne d'Appelman qui est allè à Stocholm pour tascher d'euiter la iustice du decret formè contre luy Sur la liquidation des arrierages, et l'abbandonnement de Pudagla, la Reyne est persuadèe que Vous ne manquerèz pas de Veiller à Ses actions, et d'employer tous Vos efforts pour pousser l'execution du dit decret à fin qu'il Soit despossedè de Pudagla, et contraint à la ditte liquidation, comm' il est iuste[.] C'est tout ce que Je Vous puis dire à present des Sentimens de Sa M[aies]te à qui Dieu Weille rendre la Santè pour conseruer au Monde Sa Sacrée p[er]sonne qui merite d'estre immortelle, et pour consoler tous Ses fidel[e]s Seruiteurs et toute Rome qui tesmoigne vne passion extreme pour la conseruation de Sa M[aies]te dont le Palais est frequentè de tout le Sacre College des Cardinaux, et de tout ce qu'il y a des honnestes gens icy pour apprendre à tout moment des nouuelles de Sa Santè: Au reste Je Suis, et Seray tousiours
Monsieur
V[ost]re tres humble, et tres obeissant
Seruiteur
M Santinj

With modernised spelling:

Rome, ce 10 août 1669.
Monsieur,
Depuis deux jours la reine notre maîtresse est tellement indisposée qu'elle est obligée de garder le lit, mais, grâces à Dieu, elle se porte mieux aujourd'hui, et nous espérons que l'émission du sang réitérée guérira bientôt Sa Majesté et que par la poste prochaine sera en état de pouvoir appliquer du moins à signer les lettres.

Cependant j'accuse la vôtre du 23 du juin, qui a été lue de Sa Majesté avant que de tomber malade, et au même temps m'ordonne de vous répondre qu'elle était fort satisfaite de la déclaration que vous aurez fait à la reine et aux autres messieurs de la régence qui sont à Stockholm, touchant l'entière satisfaction que Sa Majesté prétend et que vous devez solliciter par ses ordres, ce que vous ferez quand le temps sera propre — c'est-à-dire lorsque le gouverneur général et les amis seront de retourner à la cour. Cependant Sa Majesté continuera sa douceur, sa magnanimité et sa dissimulation, mais elle ne sera jamais contente, ni satisfaite sans une entière réstitution de ses droits.

Touchant la personne d'Appelman, qui est allé à Stockholm pour tâcher d'éviter la justice du décret formé contre lui sur la liquidation des arrérages et l'abandonnement de Pudagla, la reine est persuadée que vous ne manquerez pas de veiller à ses actions et d'employer tous vos efforts pour pousser l'exécution dudit décret, afin qu'il soit dépossédé de Pudagla et contraint à ladite liquidation, comme il est juste.

C'est tout ce que je vous puis dire à présent des sentiments de Sa Majesté, à qui Dieu veuille rendre la santé pour conserver au monde sa sacrée personne, qui mérite d'être immortelle, et pour consoler tous ses fidèles serviteurs et toute Rome, qui témoigne une passion extrême pour la conservation de Sa Majesté, dont le palais est frequenté de tout le Sacré Collège des Cardinaux et de tout ce qu'il y a des honnêtes gens ici pour apprendre à tout moment des nouvelles de sa santé. Au reste, je suis et serai toujours,
Monsieur,
votre très humble et très obéissant serviteur
M. Santini.

Swedish translation (my own):

Rom, den 10 augusti 1669.
Min herre,
I två dagar har drottningen, vår härskarinna, varit så opasslig att hon är tvungen att ligga kvar i sängen, men Gudi lov mår hon bättre idag, och vi hoppas att det upprepade åderlåtning av blodet snart kommer att bota Hennes Majestät och att hon vid nästa post kommer att vara i ett tillstånd att åtminstone kunna beflita sig att skriva under breven.

Emellertid finner jag fel på Ert brev av den 23 juni, som lästes av Hennes Majestät innan hon blev sjuk, och samtidigt beordrar hon mig att svara Er att hon var mycket nöjd med den förklaring som Ni kommer att ha gjort till drottningen och de andra herrarna av förmyndarregeringen som befinner sig i Stockholm, rörande hela den tillfredsställelse som Hennes Majestät måste göra, när det är rätt, och när hennes befallning är rätt — det vill säga, när generalguvernören och vänner skall återvända till hovet. Emellertid kommer Hennes Majestät att fortsätta sin sötma, sin storsinthet och sin dissimulering, men hon kommer aldrig att vara nöjd eller tillfreds utan ett helt återställande av sina rättigheter.

Beträffande Appelmans person, som har rest till Stockholm för att försöka undandra sig rättvisan i det dekret som mot honom om likvidation av eftersläpningen och Pudagla övergivits, är drottningen övertygad om att Ni inte kommer att underlåta att iaktta hans handlingar och att använda alla Era ansträngningar för att driva verkställigheten av nämnda dekret, så att han kan fördrivas från Pudagla och tvingas till nämnda likvidation, som är rättvist.

Detta är allt jag nu kan berätta för Er om Hennes Majestäts känslor, till vilken må Gud återställa hälsan för att i världen bevara hennes heliga person, som förtjänar att vara odödlig, och för att trösta alla hennes trogna tjänare och hela Rom, vilket betygar en extrem passion för Hennes Majestäts bevarande, vars palats besöks av hela det Heliga Kollegiet av Kardinaler och av alla ärliga människor här för att när som helst få veta nyheter om hennes hälsa. I övrigt är jag och kommer alltid att vara,
min herre,
Er ödmjukaste och lydigaste tjänare
M. Santini.

English translation (my own):

Rome, August 10, 1669.
My lord,
For two days the Queen, our mistress, has been so indisposed that she is obliged to stay in bed, but, thanks be to God, she is doing better today, and we hope that the repeated emission of blood will soon cure Her Majesty and that by the next post she will be in a condition to be able to apply herself at least to signing the letters.

In the meantime, I find fault with your letter of June 23, which was read by Her Majesty before she fell ill, and at the same time she orders me to answer you that she was very satisfied with the declaration that you will have made to the Queen and the other gentlemen of the regency who are at Stockholm, touching the entire satisfaction that Her Majesty claims and that you must solicit by her orders, which you will do when the time is right — that is to say, when the governor general and friends are to return to court. In the meantime, Her Majesty will continue her sweetness, her magnanimity and her dissimulation, but she will never be content or satisfied without an entire restitution of her rights.

Concerning the person of Appelman, who has gone to Stockholm to try to evade the justice of the decree formed against him on the liquidation of the arrears and the abandonment of Pudagla, the Queen is persuaded that you will not fail to watch his actions and to use all your efforts to push the execution of the said decree, so that he may be dispossessed of Pudagla and forced into the said liquidation, as is just.

This is all I can tell you now of Her Majesty's feelings, to whom may God restore health so as to preserve in the world her sacred person, which deserves to be immortal, and to console all her faithful servants and all Rome, which testifies an extreme passion for the preservation of Her Majesty, whose palazzo is frequented by the whole Sacred College of Cardinals and by all the honest people here to learn at any time news of her health. For the rest, I am and always will be,
my lord,
your most humble and most obedient servant
M. Santini.


Above: Kristina.

Saturday, February 22, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated July 3/13 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 149: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 13 juillet 1669 (digitisation page 213v-214r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

M[onsieu]r de Rosembac, Pour responce à Vostre lettre du 5.e du passè Je n'ay qu'a me remettre à mes precedentes, dans les quelles Je Vous ay donnè tous les ordres necessaires pour l'entier redressement des mes interests: Attendèz donc le retour des Amys pour les mettre en execution plus utilement, et Soyèz persuadè que tout Se raccommoderà.

N'oublièz pas de Solliciter le payement de ce qui m'est deù de la Couronne pour les Terres, et Baillages, qui m'appartiennent et dont Je n'ay eu iamais la possession, et mesme de ce qu'on me doit pour les contributions, qu'on a tirè des mes biens de Pomeranie Selon les informations que Vous en aurèz receües de Gammal, taschant d'en tirer la plus grande Somme qu'il Serà possible d'obtenir, car c'est vn interest de grande consequence, et me promettant beaucoup de Vostre Zele, et application[,] Je prie Dieu qu'il Vous conserue. Rome ce 13 Juillet 1669.
Christina Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
Pour réponse à votre lettre du 5 du passé, je n'ai qu'à me remettre à mes précédentes, dans lesquelles je vous ai donné tous les ordres nécessaires pour l'entier redressement de mes intérêts. Attendez donc le retour des amis pour les mettre en exécution plus utilement, et soyez persuadé que tout se raccommodera.

N'oubliez pas de solliciter le paiement de ce qui m'est dû de la Couronne pour les terres et bailliages qui m'appartiennent et dont je n'ai eu jamais la possession, et même de ce qu'on me doit pour les contributions qu'on a tiré des mes biens de Poméranie selon les informations que vous en aurez reçues de Gammal, tâchant d'en tirer la plus grande somme qu'il sera possible d'obtenir, car c'est un intérêt de grande conséquence; et, me promettant beaucoup de votre zèle et application, je prie Dieu qu'il vous conserve. Rome, ce 13 juillet 1669.
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Som svar på Ert brev av den 5 i denna sista månad, har jag blott att hänvisa mig mina tidigare brev, i vilka jag givit Er alla nödiga befallningar till fullkomlig upprättelse af mina intressen. Vänta då på att vännerna återvänder för att göra dem mer användbara, och var övertygad om att allt kommer att lagas.

Glöm inte att begära betalning av vad som tillkommer mig från Kronan för de landområden och borgen som tillhör mig och som jag aldrig har haft i besittning, och till och med vad jag är skyldig mig för de bidrag som har dragits från min egendom i Pommern enligt den information Ni kommer att ha fått från Gammal, i försök att härleda den största summan som det kommer att vara möjligt att få ränta av, ty det kommer att vara möjligt att få ränta, och lovande mig själv mycket av Er iver och tillämpning, ber jag till Gud att han bevarar Er. Rom, den 13 juli 1669.
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
In reply to your letter of the 5th of this past month, I have only to remit myself to my previous letters, in which I have given you all the necessary orders for the complete redressment of my interests. Wait, then, for the return of friends to put them into execution more usefully, and be persuaded that everything will be mended.

Do not forget to solicit payment of what is due to me from the Crown for the lands and bailiwicks that belong to me and of which I have never had possession, and even of what is owed to me for the contributions that have been drawn from my property in Pomerania according to the information you will have received from Gammal, trying to derive from it the largest sum that it will be possible to obtain, because it is an interest of great consequence; and, promising myself much from your zeal and application, I pray God that He preserve you. Rome, July 13, 1669.
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated July 24/August 3 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 148: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 3 août 1669 (digitisation pages 212v-213r to 213v-214r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).



The letter (with Kristina's handwriting in italics):

à Rosembac
3 Ag[osto] 69
J'ay bien receù vostre lettre du 26 de Juin par la quelle J'apprends que Vous auèz receù mes premiers ordres apres la resolution dernierem[en]t prise et Je suis persuadèe que Vous les éxecuterez auec le mesme Zele, et application, dont Vous auèz usè iusques icy mais il faut attendre le retour des amys, et le temps propre.

J'accepte les offres que l'Ambassadeur d'Angleterre Vous à fait en faueur des mes interests, et quand il Serà temps Je me resoudray peut estre d'en éscrire au Roy Son Maistre[.] Cependant Vous le remercierèz de ma part l'asséurant de l'estime que J'ay pour Sa personne.

Pour le Contract de Norcoping Vous aurèz Receù mes ordres que Je Vous confirme auec tous les autres que Je Vous ay donnè dans mes precedentes aux quelles Je me remets priant dieu qu'il Vous conserue[.]
bene

With modernised spelling:

A Rosenbach.
3 agosto '69.
J'ai bien reçu votre lettre du 26 de juin, par laquelle j'apprends que vous avez reçu mes premiers ordres après la résolution dernièrement prise, et je suis persuadée que vous les exécuterez avec le même zèle et application dont vous avez usé jusqu'ici, mais il faut attendre le retour des amis et le temps propre.

J'accepte les offres que l'ambassadeur d'Angleterre vous à fait en faveur des mes intérêts, et quand il sera temps, je me résoudrai peut-être d'en écrire au roi son maître. Cependant, vous le remercierez de ma part, l'assurant de l'estime que j'ai pour sa personne.

Pour le contrat de Norrköping, vous aurez reçu mes ordres, que je vous confirme avec tous les autres que je vous ai donné dans mes précédentes, auxquelles je me remets, priant Dieu qu'il vous conserve.
Bene.

Swedish translation (my own):

Till Rosenbach.
Den 3 augusti '69.
Jag har mottagit Ert brev av den 26 juni, varigenom jag förnimmer att Ni har fått mina första beställningar efter det nyligen fattade beslutet, och jag är övertygad om att Ni kommer att verkställa dem med samma iver och ansökan som Ni hittills har använt, men Ni måste vänta på vänners återkomst och rätt tid.

Jag accepterar de erbjudanden som den engelske ambassadören har gjort till Er till förmån för mina intressen, och när det är dags, kommer jag kanske att besluta mig för att skriva till konungen, hans herre. Emellertid skall Ni tacka honom å mina vägnar och försäkra honom om den aktning jag har för hans person.

Vad Norrköpings kontrakt beträffar, så skall Ni ha fått mina beställningar, som jag bekräftar Er med alla de andra som jag har givit Er i mina tidigare brev, till vilka jag hänvisar mig, bedjande Gud att han bevarar Er.
Bra.

English translation (my own):

To Rosenbach.
August 3, '69.
I have received your letter of June 26, by which I learn that you have received my first orders after the resolution recently taken, and I am persuaded that you will execute them with the same zeal and application that you have used until now, but you must wait for the return of friends and the proper time.

I accept the offers that the English ambassador has made to you in favour of my interests, and when the time comes, I will perhaps resolve to write to the King, his master. In the meantime, you will thank him on my behalf, assuring him of the esteem that I have for his person.

As for the contract of Norrköping, you will have received my orders, which I confirm to you with all the others that I have given you in my previous letters, to which I remit myself, praying God that He preserve you.
Good.


Above: Kristina.

Friday, February 21, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated June 26/July 6 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 147: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 6 juillet 1669 (digitisation page 211v-212r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

M[onsieu]r de Rosémbac, Je suis bien aise de Voir par Vostre Lettre du 29. de May que Vous ne partirèz pas de Stocholm pour y attendre premierement mes ordres, les quels Vous aurèz desià receùs, et [Je] Suis persuadèe que Vous les éxécuterèz quand il Serà temps auec la mesme Vigueur, et application, dont Vous auèz usè iusques icy dans mes affaires: Ayèz cépendant patiénce, et croyèz que Vous reussirèz à tout Si Vous y trauaillez de la maniere qu'il faut comme J'espere. Dieu Vous conserue. Rome 6.e Juillet 1669 —
Christina Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
Je suis bien aise de voir par votre lettre du 29 de mai que vous ne partirez pas de Stockholm pour y attendre premièrement mes ordres, lesquels vous aurez déjà reçus, et [je] suis persuadée que vous les exécuterez quand il sera temps avec la même vigueur et application dont vous avez usé jusqu'ici dans mes affaires. Ayez cependant patience, et croyez que vous réussirez à tout si vous y travaillez de la manière qu'il faut, comme j'espère. Dieu vous conserve. Rome, 6 juillet 1669. —
Christina Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Det glädjer mig mycket att av Ert brev av den 29 maj se att Ni inte kommer att lämna Stockholm för att där först vänta på mina beställningar, som Ni redan har fått, och jag är övertygad om att Ni kommer att verkställa dem när tiden kommer med samma kraft och tillämpning som Ni hittills har använt i mina angelägenheter. Ha tålamod emellertid och tro att Ni kommer att lyckas med allt om Ni arbetar med det på det sätt som är nödvändigt, som jag hoppas. Gud bevare Er. Rom, den 6 juli 1669. —
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
I am very pleased to see from your letter of May 29 that you will not leave Stockholm to wait there first for my orders, which you will have already received, and I am persuaded that you will execute them when the time comes with the same vigour and application that you have used up to now in my affairs. Have patience, in the meantime, and believe that you will succeed in everything if you work at it in the way that is necessary, as I hope. God preserve you. Rome, July 6, 1669. —
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated June 19/29 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 146: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 29 juin 1669 (digitisation page 210v-211r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

M[onsieu]r de Rosembac, Tout ce que Vous me mandèz dans uostre lettre du 22 du passè me donne un Suïet plus fort de Vous reiterer mes ordres de ne partir pas de Stocholm; mais de S'y obstiner, et d'y attendre le retour des Amys quoy que iusques à l'automne pour recommencer vne nouuelle negotiation à fin d'obtenir tout ce qui reste à redresser entierement mes affaires Selon les ordres, que Je Vous en ay donnè dans mes dernieres, ne doutant pas que Vous les aurèz receues quoy que depuis long temps Vous manquièz d'accuser mes Lettres dont Je ne Suis pas Satisfaitte, car cette faute est trop preiudiciable à la conduite des affaires[.]

Pour Norcoping J'ay Suiuy u[ost]re conseil ayant enuoyè à Texeira Plein pouuoir de contracter auec Kurque, et auec Momma. Au reste Vous pouuèz asseurer Kurque que Je ne fieray pas Ses lettres à des personnes Suspectes Selon u[ost]re aduis, priant dieu qu'il Vous prospere. Rome ce 29. Juin 1669 —
Christina Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
Tout ce que vous me mandez dans votre lettre du 22 du passé me donne un sujet plus fort de vous réitérer mes ordres de ne partir pas de Stockholm, mais de s'y obstiner et d'y attendre le retour des amis, quoique jusqu'à l'automne pour recommencer une nouvelle négociation afin d'obtenir tout ce qui reste à redresser entièrement mes affaires selon les ordres que je vous en ai donné dans mes dernières, ne doutant pas que vous les aurez reçues — quoique depuis longtemps vous manquiez d'accuser mes lettres, dont je ne suis pas satisfaite, car cette faute est trop préjudiciable à la conduite des affaires.

Pour Norrköping, j'ai suivi votre conseil, ayant envoyé à Texeira plein pouvoir de contracter avec Kurck et avec Momma. Au reste, vous pouvez assurer Kurck que je ne fierai pas ses lettres à des personnes suspectes selon votre avis, priant Dieu qu'il vous prospère. Rome, ce 29 juin 1669. —
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Allt som Ni berättar för mig i Ert brev av den 22 den sista månaden ger mig en starkare anledning att upprepa mina order till Er att inte lämna Stockholm, utan att fortsätta där och invänta vänners återkomst, fastän till hösten för att påbörja en ny förhandling för att få allt som återstår för att helt reda ut mina angelägenheter enligt de befallningar som jag gav Er i mina senaste brev, inte tvivlande på att Ni kommer att ha fått dem — även om Ni under lång tid har misslyckats med att erkänna mina brev, vilket jag inte är nöjd med, ty detta fel är alltför skadligt för konduiten av angelägenheter.

När det gäller Norrköping har jag följt Ert råd, efter att ha skickat till Texeira fullmakt för att kontraktera med Kurck och med Momma. För övrigt kan Ni försäkra Kurck att jag inte kommer att anförtro hans brev till människor som är misstänkta enligt Er åsikt, och ber Gud att han välsignar Er. Rom, den 29 juni 1669. —
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
All that you tell me in your letter of the 22nd of this past month gives me a stronger reason to reiterate my orders to you not to leave Stockholm, but to persist there and to await the return of friends, although until the autumn to begin a new negotiation in order to obtain all that remains to completely straighten out my affairs according to the orders that I gave you in my last letters, not doubting that you will have received them — although for a long time you have failed to acknowledge my letters, with which I am not satisfied, because this fault is too prejudicial to the conduct of affairs.

As for Norrköping, I have followed your advice, having sent to Texeira full power to contract with Kurck and with Momma. For the rest, you can assure Kurck that I will not entrust his letters to persons who are suspect according to your opinion, praying God that He prosper you. Rome, June 29, 1669. —
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.

Thursday, February 20, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated June 12/22 (New Style), 1669

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 145: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 22 juin 1669 (digitisation page 209v-210r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

M[onsieu]r de Rosémbac, J'ay receù uostre Lettre du 15.e du passè, qui né me porté rien de nouueau Sur mes affaires, Voyant que Vous attendèz encoré les resolutions par escrit; mais cette longueur ne Serà pas inutile, car du moins elle Vous ferà differer uostre depart iusques à l'arriuèe des mes ordres, qui Vous arresteront encore la pour acheuer de remettre mes interests dans leur premier estat Sur tous les points, qui restént comme Je Vous ay mandè dans mes precedentes aux quelles Je me remets. J'apprens la conclusion de la triple Alliance tellem[en]t qu'il ne reste plus rien à douter du payement des Subsides, esperant que Vous aurez eù le Soin d'obtenir Sur les mesmes l'assignation pour le payement des debtés liquides. Dieu Vous prospere. Rome ce 22. Juin 1669 —
Christina Alessandra[.]

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
J'ai reçu votre lettre du 15 du passé, qui ne me porte rien de nouveau sur mes affaires, voyant que vous attendez encore les résolutions par écrit; mais cette longueur ne sera pas inutile, car du moins elle vous fera différer votre départ jusqu'à l'arrivée de mes ordres, qui vous arrêteront encore là pour achever de remettre mes intérêts dans leur premier état sur tous les points, qui restent comme je vous ai mandé dans mes précédentes, auxquelles je me remets.

J'apprends la conclusion de la Triple alliance tellement qu'il ne reste plus rien à douter du paiement des subsides, espérant que vous aurez eu le soin d'obtenir sur les mêmes l'assignation pour le paiement des dettes liquides. Dieu vous prospère. Rome, ce 22 juin 1669. —
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Herr von Rosenbach,
Jag har mottagit Ert brev av den 15 i denna sista månad, som inte ger mig något nytt i mina angelägenheter, ty Ni ännu väntar på de skriftliga besluten; men denna fördröjning kommer inte att vara värdelös, ty den åtminstone kommer att få Er att skjuta upp Er avresa till ankomsten av mina befallningar, som kommer att stoppa Er där igen för att fullborda återställandet av mina intressen till deras första tillstånd på alla punkter, som förblir som jag har sänt Er i mitt tidigare brev, till vilket jag hänvisar mig.

Jag får höra om Trippelalliansens ingående så att det inte längre råder någon tvekan om betalningen av subventionerna, i hopp om att Ni har passat på att erhålla uppdraget för betalning av likvida skulder. Gud välsigne Er. Rom, den 22 juni 1669. —
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

Lord von Rosenbach,
I have received your letter of the 15th of this past month, which brings me nothing new on my affairs, seeing that you are still waiting for the resolutions in writing; but this delay will not be useless, because at least it will make you defer your departure until the arrival of my orders, which will stop you there again to complete the restoration of my interests to their first state on all points, which remain as I have sent you in my previous letter, to which I remit myself.

I learn of the conclusion of the Triple Alliance so that there is no longer any doubt about the payment of the subsidies, hoping that you will have taken care to obtain on the same the assignation for the payment of the liquid debts. God prosper you. Rome, June 22, 1669. —
Kristina Alessandra.


Above: Kristina.