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Thursday, May 8, 2025

Bernhard von Rosenbach's letter to Kristina, dated September 2/12 (New Style), 1671

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; IV: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina; Lettere de Nunzii Aplici alla Regina; Monsieur de Rosembach; 197: Rosembach à Christine de Suède, Stralsund, 12 aout au 2 septembre 1671 [sic] (digitisation pages 244bisv-245r to 246v-247r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina, 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Kristina's reply to this letter is here:





The letter:

Madame
Je m'immagine de commettre vn crime, Si a chaque Poste je voulois inqvieter par des rapports de peu de conseqvence le pretieux repos de la sacrèe Personne du V: M:. le peu de temps que j'aÿ consumè en cette Province, m'a descouvert la ruse des plusieurs Officiers tant de Vostre Majestè que du Roÿ envers les Domaines et les Baillages de V: M:. La Regence a faite ce qu['elle] a puis pour tirer des fruicts et de l'utilitè particuliere de toutes les dependances desdits Baillages Bauman a pactionnè un Contract d'Arrende par leqvell il gaigne par an en ces mauvais [...] 4000 esc:. Si une guerre s'allume sur le Rihn ce qve le bled de ces quartiers cÿ monte a plus haut prix, (sans estre incommodè d'aucune hostilitè en ce paÿs) il profitera üne fois autant de ce que [l'on] donna a V: Majestè. Mons[ieur]: Offerman se treuve tres bien a son aise d'autant qv'il tient a[ux] fermes le baillage de stolpe qui luÿ vaut au moins par an 2 500 esc: et il ne donne qve 1700. Mais le plus prejudiciable de tout, c'est que les Jmpositions et les contributions ordinaires de cette Province ont estè introduictes dans les Domaines de V: M: contre la teneurs du Recez contre mèsme l'intention du Roÿ par les persuasions de Mess[ieurs]: de la Regence de ce Duchè et par la cooperation et mesme instigation du Baron Pudbusch.

Pour ce qve concerne Bauman je tascheraÿ de le maintenir avec Zele dans la possession de son contract, tandis que V: M: comme soubsveraine, [et] Maistresse luÿ veut ottroÿer cette grace, et qu'il paÿe ce qv'il doit sans decourter. Les autres prejudices me cousteront beaucoup de peine, des voÿages des disputes et a la fin m'attireront une tres Grande haÿne dans ce paÿs. Mais n'importe je mange le pain de V; M: il faut aussi agir en fidell[e] Serviteur. Mais affin qve je puisse dignement exercer ma fonction et la poursuivre avec Vigueur il me faut avoir inesvitablement un Secretaire homme de bien et exercè dans les travaux et dans le stile de la chancellerie, et lequel je puisse emploÿer dans toutes les commissions qvi concernent les Jnterests de V: M:. Vn semblable homme se contenteroit avec le Gage de 100 esc: par an jouissant qvant et qvant la commoditè de ma [...] et de ma maison. Mais pour ne point diminuer la revenüe ordinaire de V: M:, je prens la libertè avec profonde devotion de descouvrir a V: M: qve la Grace, dont le defunct Mareschal LüZau devoit jouir pas l'espace de 12 ans, viendra a exsperer l'annèe qvi vient. Jl a tirè 200 esc: de ces Villages. Si donc V: M: par Genereuse bontè vouloit ordonner 100 esc: pour Salaire de mon Secretaire je tascherois par mes soings assidüs et par vne loÿautè de vote de faire insensible cette despense. C'est apres cecÿ que j'implore le Ciel, de vouloir augmenter les jours heureux de V: M: en cette Vie et rendre immortelle sa memoire dans les siecles suivants, demeurant avec [vne] humilitè tres profonde
Madame de Vostre Majestè
le plus devot et le
plus fidell[e] Serviteur
B: de Rosembac
stralsundt ce 12/2 de Septembr[e]:
1671 /.

With modernised spelling:

Madame,
Je m'imagine de commettre un crime si à chaque poste je voulais inquiéter par des rapports de peu de conséquence le précieux repos de la sacrée personne du Votre Majesté. Le peu de temps que j'ai consumé en cette province m'a découvert la ruse des plusieurs officiers — tant de Votre Majesté que du roi — envers les domaines et les bailliages de Votre Majesté. La régence a faite ce qu'elle a puis pour tirer des fruits et de l'utilité particulière de toutes les dépendances desdits bailliages Baumann a pactionné un contrat d'arrende par lequel il gagne par an en ces mauvais [...] 4 000 écus.

Si une guerre s'allume sur le Rhin, ce que le blé de ces quartiers-ci monte à plus haut prix (sans être incommodé d'aucune hostilité en ce pays), il profitera une fois autant de ce que [l'on] donna à Votre Majesté.

Monsieur Opperman se trouve très bien à son aise d'autant qu'il tient aux fermes le bailliage de Stolpe, qui lui vaut au moins par an 2 500 écus; et il ne donne que 1 700. Mais le plus préjudiciable de tout, c'est que les impositions et les contributions ordinaires de cette province ont été introduites dans les domaines de Votre Majesté contre la teneur du recès contre même l'intention du roi par les persuasions des messieurs de la régence de ce duché et par la cooperation et même instigation du baron Putbus.

Pour ce que concerne Baumann, je tâcherai de le maintenir avec zèle dans la possession de son contrat tandis que Votre Majesté, comme souveraine [et] maîtresse, lui veut octroyer cette grâce et qu'il paie ce qu'il doit sans décourter. Les autres préjudices me coûteront beaucoup de peine des voyages des disputes et à la fin m'attireront une très grande haine dans ce pays. Mais n'importe; je mange le pain de Votre Majesté, il faut aussi agir en fidèle serviteur.

Mais, afin que je puisse dignement exercer ma fonction et la poursuivre avec vigueur, il me faut avoir inévitablement un secrétaire — homme de bien et exercé dans les travaux et dans le style de la chancellerie, et lequel je puisse employer dans toutes les commissions qui concernent les intérêts de Votre Majesté. Un semblable homme se contenterait avec le gage de 100 écus par an, jouissant quand et quand la commodité de ma [...] et de ma maison.

Mais, pour ne point diminuer la revenue ordinaire de Votre Majesté, je prends la liberté avec profonde dévotion de découvrir à Votre Majesté que la grâce dont le défunt maréchal Lützau devait jouir pas l'espace de 12 ans viendra à espérer l'année qui vient. Il a tiré 200 écus de ces villages. Si donc Votre Majesté, par généreuse bonté, voulait ordonner 100 écus pour salaire de mon secrétaire, je tâcherais par mes soins assidus et par une loyauté de vote de faire insensible cette dépense.

C'est après ceci que j'implore le ciel de vouloir augmenter les jours heureux de Votre Majesté en cette vie et rendre immortelle sa mémoire dans les siècles suivants, demeurant avec [une] humilité très profonde,
Madame,
de Votre Majesté
le plus dévot et le plus fidèle serviteur
B. de Rosenbach.
Stralsund, ce 12/2 de septembre
1671.

Swedish translation (my own):

Madam,
Jag föreställer mig att jag begår ett brott om jag vid varje inlägg ville störa den dyrbara friden för Ers Majestäts heliga person med rapporter av ringa betydelse. Den korta tid som jag har tillbringat i denna provins har avslöjat för mig flera officerare — både av Ers Majestät och konungen — gentemot Ers Majestäts domäner och fögderier. Förmyndarregeringen har gjort vad den har kunnat för att hämta frukterna och den speciella nyttan från alla beroenden av nämnda fögderierna. Baumann har ingått ett arrendekontrakt genom vilket han tjänar per år i dessa dåliga [...] 4,000 écus.

Om ett krig bryter ut vid Rhen, och vetet i dessa kvarter stiger i pris (utan att det besväras av någon fientlighet i detta land), kommer det återigen att tjäna på vad som gavs till Ers Majestät.

Herr Opperman är mycket bekväm, i synnerhet som han innehar fögderiet Stolpe från gårdarna, som tjänar honom minst 2,500 écus om året; och han ger bara 1,700. Men det mest skadliga av allt är att de vanliga skatterna och bidragen i denna provins har införts i Ers Majestäts domäner mot recessens längd, även mot konungens avsikt, genom övertygelser från herrarna i detta hertigdömes regentskap och genom samarbete och till och med anstiftan av friherre Putbus.

När det gäller Baumann, så kommer jag ivrigt att försöka hålla honom i besittning av hans kontrakt medan Ers Majestät, som suverän och härskarinna, vill ge honom denna nåd och han betalar vad han är skyldig utan dröjsmål. De andra förlusterna kommer att kosta mig mycket besvär, möda, tvister och kommer i slutändan att ge mig stort hat i detta land. Men oavsett; jag äter Ers Majestäts bröd, jag måste ju också agera som en trogen tjänare.

Men för att jag värdigt skall kunna utöva min funktion och fullgöra den med kraft, måste jag oundvikligen ha en sekreterare — en god man och utövad i kansliets arbeten och stil och som jag kan anställa i alla de kommissioner som rör Ers Majestäts intressen. En sådan man skulle nöja sig med en lön på 100 écus per år och samtidigt njuta av bekvämligheten i mitt [...] och mitt hus.

Men för att inte förringa Ers Majestäts ordinarie inkomst, tar jag mig friheten att med djup hängivenhet meddela Ers Majestät att den nåd som salige marskalk Lützau skulle åtnjuta under 12 år kommer att ske under det kommande året. Han fick 200 écus från dessa byar. Om därför Ers Majestät, av generös vänlighet, skulle beställa 100 écus för lönen till min sekreterare, skulle jag med min ihärdiga omsorg och genom en trogen röst sträva efter att göra denna kostnad omöjlig.

Det är efter detta som jag bönfaller himlen att öka Ers Majestäts glada dagar i detta liv och att göra Ert minne odödligt under de kommande seklerna. Jag förblir med en ytterst djup ödmjukhet,
madam,
Ers Majestäts
hängivnaste och trognaste tjänare
B. von Rosenbach.
Strålsund, den 12/2 september 1671.

English translation (my own):

Madame,
I imagine myself committing a crime if at every post I wanted to disturb the precious peace of Your Majesty's sacred person with reports of little consequence. The short time that I have spent in this province has revealed to me the cunning of several officers — both of Your Majesty and of the King — towards Your Majesty's domains and bailiwicks. The regency has done what it has been able to to derive the fruits and the particular utility from all the dependencies of the said bailiwicks. Baumann has entered into a contract of leasehold by which he earns per year in these bad [...] 4,000 écus.

If a war breaks out on the Rhine, and the wheat in these quarters rises in price (without being inconvenienced by any hostility in this country), it will profit once again from what was given to Your Majesty.

Mr. Opperman is very comfortable, especially as he holds the bailiwick of Stolpe from the farms, which earns him at least 2,500 écus a year; and he only gives 1,700. But the most damaging thing of all is that the ordinary taxes and contributions of this province have been introduced into Your Majesty's domains against the tenor of the recess, even against the intention of the King, through the persuasions of the gentlemen of the regency of this duchy and through the cooperation and even instigation of Baron Putbus.

As for Baumann, I will zealously try to keep him in possession of his contract while Your Majesty, as sovereign and mistress, wishes to grant him this grace and he pays what he owes without delay. The other losses will cost me a lot of trouble, travail, disputes and in the end will bring me great hatred in this land. But no matter; I eat Your Majesty's bread, I must also act as a faithful servant.

But, in order that I may worthily exercise my function and pursue it with vigour, I must inevitably have a secretary — a good man and exercised in the works and style of the chancellery, and whom I can employ in all the commissions that concern Your Majesty's interests. Such a man would content himself with the wage of 100 écus per year, enjoying at the same time the comfort of my [...] and my house.

But, in order not to diminish Your Majesty's ordinary income, I take the liberty with deep devotion to inform Your Majesty that the grace which the late Marshal Lützau was to enjoy for the space of 12 years will come to pass in the coming year. He derived 200 écus from these villages. If therefore Your Majesty, out of generous kindness, would order 100 écus for the salary of my secretary, I would endeavour by my assiduous care and by a loyal vote to make this expense insensible.

It is after this that I implore Heaven to increase Your Majesty's happy days in this life and to make your memory immortal in the centuries to come. I remain with a most profound humility,
Madame,
Your Majesty's
most devoted and faithful servant
B. von Rosenbach.
Stralsund, September 12/2, 1671.


Above: Kristina.

Notes: pactionner = s'accorder.

Stolpe = Stolpe an der Peene, a municipality in the Vorpommern-Greifswald district in the German state of Mecklenburg-Vorpommern.

quand et quand = en même temps, tout de suite.

Bernhard von Rosenbach's letter to Kristina, dated August 4/14 (New Style), 1671

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; IV: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina; Lettere de Nunzii Aplici alla Regina; Monsieur de Rosembach; 196: Rosembach à Christine de Suède, Stralsund, 14 juillet au 4 aout 1671 [sic] (digitisation pages 243v-244r to 244v-244bisr)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina, 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Peter Andersson Appelman, article in Svenskt biografiskt lexikon: Band 02, page 97, edited by Bertil Boëthius, 1920

Peter Andersson Appelman, https://sok.riksarkivet.se/sbl/artikel/18756, Svenskt biografiskt lexikon (art av G. Wittrock.), hämtad 2025-03-15.

Kristina's reply to this letter is here:




The letter:

Madame.
Dez que j'avois fait voir a la Regence de cette Province la Patente que je tiens de Vostre Majestè, je pris incontinent possession de ma charge. Et pour monstrer que la commoditè du Serviteur doit ceder la place a l'interest du Maistre, j'aÿ Visitè touts les baillages relevants du contract que vos[tre]: M: a accordèe a Bauman. Apres ÿ avoir consumè trois sepmaines et recherchè tout ce que m'a estè possible, j'aÿ a la fin treuvè les Baillages en assez bon Estat selon la mode de ce paÿs cÿ. Le pire que je juge et le plus prejudiciable a l'Jnterest de V: M: c'est qu'on a negligè de faire vn inventaire solenne de tout ce que Bauman a receüs. De plus touts les Documents et Registres des Domaines sont dissipez Je n'aÿ aucune Acte entre mes mains; Tellement qu'il me faut beaucoup de temps a m'acquerir une plenaire notice de ce que est necessaire a m'acquiter honnestement de ma force. Les Genies de cette Province sont fort intrigvants et interessez, et pour ce subject peu loÿaux et tres peu pour la plus grande Partie, addonnez au bien de leurs Ma[...]. Bauman n'a aucune raison de se plaindre, car les Pensionaires luÿ paÿent la pension annüelle, et les Paÿe les Jmposts extraordinaires. Jl gaigna 4000 esc: par an comme vn sols. Forberger commençe a restablir la bonne Amitiè avec susdit Bauman, voÿant qu'a la fin je seraÿ obligè de part de V: M: de mettre avec Vigueur decente le dernier remede a leurs querelles inutiles.

La Femme d'Appelman est morte depuis peu, et Sa mort dissoudra l'appuÿ qu'il a eus jusques icÿ de ce costè cÿ tant en Svede qu'en Pomeranie. Du reste tout va passablement bien et je contribueraÿ par ma Vigilance et par ma fidelitè tout ce que peut conserver les affaires dans l'estat present. Apres tout cecÿ je prie le tout puissant qu'il veuille accombler la tres sacreè Personne de V: M: de toutes les felicitez du ciel et de la terre, demeurant avec [vne] humilitè Tres profonde
Madame de vostre Majestè
le plus devot et le plus
fidell[e] Serviteur
B: de Rosembac.
a stralsundh ce 14/4 d'Aoust
l'an 1671 /

With modernised spelling:

Madame,
Dès que j'avais fait voir à la régence de cette province la patente que je tiens de Votre Majesté, je pris incontinent possession de ma charge; et, pour montrer que la commodité du serviteur doit céder la place à l'intérêt du maître, j'ai visité tous les baillages rélévants du contrat que Votre Majesté a accordée à Baumann. Après y avoir consumé trois semaines et recherché tout ce que m'a été possible, j'ai à la fin trouvé les baillages en assez bon état selon la mode de ce pays-ci. Le pire que je juge — et le plus préjudiciable à l'intérêt de Votre Majesté, — c'est qu'on a négligé de faire un inventaire solenne de tout ce que Baumann a reçu.

De plus, tous les documents et registres des domaines sont dissipés. Je n'ai aucune acte entre mes mains, tellement qu'il me faut beaucoup de temps à m'acquérir une plénaire notice de ce que est nécessaire à m'acquitter honnêtement de ma force. Les génies de cette province sont fort intriguants et intéressés, et pour ce sujet peu loyaux et très peu pour la plus grande partie, addonnés au bien de leurs ma[...].

Baumann n'a aucune raison de se plaindre, car les pensionnaires lui paient la pension annuelle, et les paie les impôts extraordinaires. Il gagna 4 000 écus par an comme un sol. Forberger commence à rétablir la bonne amitié avec susdit Baumann, voyant qu'à la fin je serai obligé de part de Votre Majesté de mettre avec vigueur décente le dernier remède à leurs querelles inutiles.

La femme d'Appelman est morte depuis peu, et sa mort dissoudra l'appui qu'il a eu jusqu'ici de ce côté-ci tant en Suède qu'en Poméranie. Du reste, tout va passablement bien, et je contribuerai par ma vigilance et par ma fidélité tout ce que peut conserver les affaires dans l'état présent. Après tout ceci, je prie le Tout-Puissant qu'il veuille accombler la tres sacrée personne de Votre Majesté de toutes les félicités du ciel et de la terre, demeurant avec [une] humilité très profonde,
Madame,
de Votre Majesté
le plus dévot et le plus fidèle serviteur
B. de Rosenbach.
A Stralsund, ce 14/4 d'août, l'an 1671.

Swedish translation (my own; I cannot tag it as such due to character limits in the tags):

Madam,
Så snart jag hade visat denna provinss regentskap det patent som jag har från Ers Majestät, tog jag genast mitt ämbete i besittning; och för att visa att tjänarens bekvämlighet måste ju övergå till mästarens intresse, har jag besökt alla borgmästare som falla under det kontrakt som Ers Majestät har beviljat Baumann. Efter att ha tillbringat tre veckor där och letat efter allt jag kunde, har jag äntligen funnit fogdarna i ganska gott skick enligt modet i detta land. Det värsta som jag bedömer — och det mest skadliga för Ers Majestäts intresse — är att man har försummat att göra en högtidlig inventering av allt som Baumann har fått.

Dessutom försvinner alla dokument och register för domänerna. Jag har ingen handling i mina händer, så mycket att det tar lång tid för mig att skaffa mig en fullständig notis om vad som är nödvändigt för att jag på ett ärligt sätt skall kunna fullgöra min makt. Genierna i denna provins är mycket intrigerande och intresserade, och för detta ämne otrogna och väldigt lite för det största partiet, väldigt beroende av deras [...].

Baumann har ingen anledning att klaga, ty pensionärerna betalar honom den årliga pensionen, och han betalar de extraordinära skatterna. Han har tjänat 4,000 écus per år som en sou. Forberger börjar återupprätta god vänskap med nämnda Baumann, ty jag i slutändan blir skyldig att på Ers Majestäts vägnar med anständig kraft sätta det sista botemedlet mot deras värdelösa gräl.

Appelmans hustru har nyligen avlidit, och hennes död kommer att upplösa det stöd han hittills haft på denna sida, både i Sverige och i Pommern. För övrigt går allt tämligen bra, och jag kommer genom min vaksamhet och trohet att bidra med vad som än kan göras för att bevara angelägenheterna i deras nuvarande tillstånd. Efter allt detta ber jag den Allsmäktige att skänka Ers Majestäts allraheligaste person alla himlens och jordens välsignelser, förblivande med den djupaste ödmjukhet,
madam,
Ers Majestäts
hängivnaste och trognaste tjänare
B. von Rosenbach.
I Stralsund, den 4/14 augusti 1671.

English translation (my own):

Madame,
As soon as I had shown the regency of this province the patent that I hold from Your Majesty, I immediately took possession of my office; and, to show that the convenience of the servant must cede to the interest of the master, I have visited all the bailiwicks falling under the contract that Your Majesty has granted to Baumann. After having spent three weeks there and searched for everything that I could, I have finally found the bailiwicks in fairly good condition according to the fashion of this land. The worst thing that I judge — and the most prejudicial to Your Majesty's interest — is that one has neglected to make a solemn inventory of everything that Baumann has received.

Moreover, all the documents and registers of the domains are dissipated. I have no act in my hands, so much so that it takes me a long time to acquire a full notice of what is necessary for me to be able to honestly discharge my force. The geniuses of this province are very intriguing and interested, and for this subject disloyal and very little for the greatest party, very much addicted to their [...].

Baumann has no reason to complain, for the pensioners pay him the annual pension, and he pays the extraordinary taxes. He has earned 4,000 écus a year like a sou. Forberger begins to reestablish good friendship with the said Baumann, seeing that in the end I will be obliged on Your Majesty's behalf to put with decent vigour the last remedy to their useless quarrels.

Appelman's wife has recently died, and her death will dissolve the support he has had until now on this side, both in Sweden and in Pomerania. For the rest, everything is going passably well, and I will contribute, through my vigilance and fidelity, whatever can be done to preserve affairs in their present state. After all this, I pray the Almighty to bestow upon Your Majesty's most sacred person all the blessings of Heaven and Earth, remaining with the deepest humility,
Madame,
Your Majesty's
most devout and faithful servant
B. von Rosenbach.
At Stralsund, August 4/14, 1671.


Above: Kristina.

Notes: Samuel Forberger was the same man as the alchemical imposter (together with his father Christopher Forberger) who was a known associate of Kristina on that subject.

The wife of Peter Appelman (1625/8-1705) was Katarina Rehnskiöld (1643-1671), daughter of the Pomeranian government councilman Gert Antoniison Rehnskiöld (1610-1658) and his second wife Birgitta Torskeskål (1625-1655). They were married on July 21/31 (Old Style), 1655.

Friday, March 14, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated June 29/July 9 (New Style), 1672

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 167: Christine de Suède à Rosembach, [s. l.], 9 juillet 1672 (digitisation page 233v-234r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

à Rossembac 9. lugl[io] 1672
Je Voy par vostre lettre du 4 de Juin que l'on ne peuet l'arrogance, et la temeritè de Bauman, est deuenue inSupportable, et qu'il y faut remedier absolument pour pouruoir aux [...] aux preiudices des mes interests Je Vous ay desia ordonnè de rompre auec luy le Contract de l'Arrende, et de l'establir auec d'autres executèz donc mes ordres la dessus [...] S'il ne Veut pas Se renger à la raison. et communiquèz auec Tex[eir]a à qui J'ay enuoye le plein pouuoir de conclurre avec d'autres fermiers, Au reste J'approuue tout ce que Vous auez fait et dieu Vous prosp[er]e pour tirer de Bauman le payement de tout ce qu'il doit, et dieu &c.

With modernised spelling:

A Rosenbach.
9 luglio 1672.
Je vois par votre lettre du 4 de juin que l'arrogance et la témérité de Baumann est devenue insupportable et qu'il y faut remédier absolument pour [...] aux préjudices de mes intérêts. Je vous ai déjà ordonné de rompre avec lui le contrat de l'arrende et de l'établir avec d'autres; exécutez donc mes ordres là-dessus s'il ne veut pas se venger à la raison, et communiquez avec Texeira, à qui j'ai envoyé le plein pouvoir de conclure avec d'autres fermiers. Au reste, j'approuve tout ce que vous avez fait pour tirer de Baumann le paiement de tout ce qu'il doit; et Dieu etc.

Swedish translation (my own):

Till Rosenbach.
Den 9 juli 1672.
Jag ser av Ert brev av den 4 juni att Baumanns arrogans och modighet har blivit ohållbar och att detta måste åtgärdas absolut för att [...] prejudiserna mot mina intressen. Jag har redan befallt Er att bryta arrendekontraktet med honom och upprätta det med andra; utför därför mina befallningar härom, om han inte vill hämna sig med förnuft, och kommunicera med Texeira, till vilken jag har sänt full makt att sluta med andra arrendatorer. I övrigt godkänner jag allt Ni har gjort för att få ut betalningen från Baumann för allt han är skyldig; och Gud osv.

English translation (my own):

To Rosenbach.
July 9, 1672.
I see from your letter of June 4 that Baumann's arrogance and temerity have become insupportable and that this must be remedied absolutely so as to [...] the prejudices to my interests. I have already ordered you to break the contract of the leasehold with him and to establish it with others; therefore carry out my orders on this if he does not want to avenge himself with reason, and communicate with Texeira, to whom I have sent full power to conclude with other leaseholders. For the rest, I approve of everything you have done to extract from Baumann the payment of all that he owes; and God, etc.


Above: Kristina.

Thursday, March 13, 2025

Kristina's letter for Bernhard von Rosenbach, dated April 27/May 7 (New Style), 1672

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 166: Christine de Suède à Rosembach, [s. l.], 7 mai 1672 (digitisation page 232v-233r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

à Rossembac
a di 7. Mag[gio] 1672
J'ay receù v[ost]re lettre du 27 de Mars, par la quelle J'apprens que Bauman ne Veut pas Se resoudre à obseruer la teneur du Contract, au contraire qu'il fait touts Ses efforts pour y manquer [...] ^ et qu'il Se rendant de iouir en [...] plus temeraire J'esperé que le Gou[uerneu]r Gen[era]l remedierà; mais et S'il ne Voudra pas Se venger à la raison il faudra [...] le priver de l'Arrende mais apres auoir trouue quelque autre fermier Sur [et] resonable comme Ie Vous ay escrit par ma derniere du 23. du passè la quelle Je me remets la dessùs. Cependant J'approuue touts les articles points que Vous auèz formè pour tenir cet homme en bride, et Specialm[en]t Sur tout celuy Je ne Veux pas qu'il S'augure le commandem[en]t absolù des mes Baillages, [...] car c'est à Vous [...] de pourvoir à tous les [...] [des] mes interests [et] d'exercer cette authorité. : Communiquez auec le Gouuerneur General et Dieu &c.

With modernised spelling:

A Rosenbach.
A dì 7 maggio 1672. —
J'ai reçu votre lettre du 27 de mars, par laquelle j'apprends que Baumann ne veut pas se résoudre à observer la teneur du contrat — au contraire, qu'il fait tous ses efforts pour y manquer, se rendant de jouir en [...] plus téméraire. J'espère que le gouverneur général remédiera; et s'il ne voudra pas se venger à la raison, il faudra le priver de l'arrende après avoir trouvé quelque autre fermier sûr [et] raisonnable, comme je vous ai écrit par ma dernière du 23 du passé, laquelle je me remets là-dessus.

Cependant j'approuve tous les points que vous avez formé pour tenir cet homme en bride, et surtout je ne veux pas qu'il s'augure le commandement absolu de mes bailliages, car c'est à vous de pourvoir à tous les [...] [de] mes intérêts [et] d'exercer cette autorité. Communiquez avec le gouverneur général; et Dieu, etc.

Swedish translation (my own):

Till Rosenbach.
Den 7 maj 1672. —
Jag har mottagit Ert brev av den 27 mars, av vilket jag förnimmer att Baumann inte vill bestämma sig för att iaktta kontraktets innehåll — tvärtom att han gör allt för att misslyckas med det, görande sig [...] mer hänsynslös att njuta av det. Jag hoppas att generalguvernören kommer att råda bot på situationen; och vill han inte med förnuft hämna sig, måste han berövas arrenderätten efter att ha funnit någon annan trygg och rimlig hyresgäst, som jag skrivit Er i mitt sista brev den 23 i denna sista månad, vartill jag hänvisar mig.

Emellertid godkänner jag alla de punkter Ni har gjort för att hålla denne man i schack, och framför allt vill jag inte att han skall överta absolut befälet över mina borgenärer, ty det är upp till Er att sörja för alla mina intressen och att utöva denna auktoritet. Kommunicera med generalguvernören; och Gud osv.

English translation (my own):

To Rosenbach.
May 7, 1672. —
I have received your letter of March 27, from which I learn that Baumann does not want to resolve to observe the tenor of the contract — on the contrary, that he is making every effort to fail to do so, making himself [...] more reckless to enjoy it. I hope that the governor general will remedy the situation; and if he does not want to avenge himself with reason, he will have to be deprived of the leasehold after having found some other safe and reasonable tenant, as I have written to you in my last letter of the 23rd of this past month, which I remit myself to.

In the meantime, I approve of all the points you have made to keep this man in check, and above all I do not want him to assume absolute command of my bailiwicks, because it is up to you to provide for all the [...] of my interests and to exercise this authority. Communicate with the governor general; and God, etc.


Above: Kristina.

Kristina's letter for Bernhard von Rosenbach, with a postscript in her own handwriting, dated April 13/23 (New Style), 1672

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 165: Christine de Suède à Rosembach, [s. l.], 23 avril (digitisation pages 231v-232r to 232v-233r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).



The letter:

A Rosembac
23. Avril 1672 –
J'ay receù v[ost]re lettre du 16 du passe par la quelle Je Voy l'application, et le Zele que Vous apportèz à mes interests[.] Pour ce qui est de Bauman Je Suis persuadèe qu'il n'a autre visee que de faire bien Son profit pendant dans l'Arrende; c'est pourquoy il faut le contraindre à S'acquitter de Son deuoir auec toute ponctualite Selon la teneur du Contract le menassant mesme de luy oster les biens an cas qu'il y manque, et qu'il osera forger des iniustes pretentions et chicaner tous comm' il fait tous les ans dans les paiements au grand preiudice des mes reuenùs, ét des mes droits[.] J'en ay escrit aussy au Gouv[erneu]r Gen[era]l luy ordonnant de remedier aux desordres causès et causes par cet le mauuais procedè de cet homme qui Se esperant qu'il Se rengera à Son devoir Se venger[a] à la raison [et] comportera mieux apres qu'il Se verrà prenè de tout costè Ma[i]s en tout cas, ne manquez pas comme Je Vous ay escrit autres fois de faire adroittement Vos diligences pour trouuer des p[er]sonnes qui Voudront appliquer à cette Arrende aux Conditions plus advantageuses[.] Touchant l'affaire d'Appelman Je Voy qu'on a trouuè des preuues evidentes de Son infidelitè et de l'injustice dés Ses pretentions, [...] que dans la liquidation des comptes meliorations[.] Je Vous done [de] croire que [...] ce meschant Sera enfin abbattù, [...] ne manquèz pas de Solliciter la termination de Son proces et Dieu Vous prosp[er]e. &c.

P S di p[ugno] di S. M. Je Suis tres mal Satisfaitte des procedures de Bauman, et Si pouvèz trouuer quelque autre fermier qui m'en donne plus que Je n'ay à present Vous me rendrèz vn tres grand Seruice, car Je croy pouvoir rompre le Contract [...] en honneur et conscience S'il ne me Satisfait pas – –

With modernised spelling:

A Rosenbach.
23 avril 1672.
J'ai reçu votre lettre du 16 du passé, par laquelle je vois l'application et le zèle que vous apportez à mes intérêts. Pour ce qui est de Baumann, je suis persuadée qu'il n'a autre visée que de faire bien son profit dans l'arrende; c'est pourquoi il faut le contraindre à s'acquitter de son devoir avec toute ponctualité selon la teneur du contrat, le menaçant même de lui ôter les biens en cas qu'il y manque et qu'il osera forger des injustes prétentions et chicaner (comme il fait) tous les ans dans les paiements, au grand préjudice des mes revenus et de mes droits.

J'en ai écrit aussi au gouverneur général, lui ordonnant de remédier aux désordres causés par le mauvais procédé de cet homme, espérant qu'il se venger[a] à la raison [et] comportera mieux après qu'il se verra [...] de tout côté. Mais en tout cas ne manquez pas, comme je vous ai écrit autres fois, de faire adroitement vos diligences pour trouver des personnes qui voudront appliquer à cette arrende aux conditions plus avantageuses.

Touchant l'affaire d'Appelman, je vois qu'on a trouvé des preuves évidentes de son infidélité et de l'injustice de ses prétentions que dans la liquidation des méliorations. Je vous donne [de] croire que ce méchant sera enfin abattu. Ne manquez pas de solliciter la termination de son procès; et Dieu vous prospère, etc.

Poscritto di pugno di Sua Maestà.
Je suis très mal satisfaite des procédures de Baumann, et si [vous] pouvez trouver quelque autre fermier qui m'en donne plus que je n'ai à présent, vous me rendrez un très grand service, car je crois pouvoir rompre le contrat en honneur et conscience s'il ne me satisfait pas.

Swedish translation (my own):

Till Rosenbach.
Den 23 april 1672.
Jag har erhållit Ert brev av den 16 i denna sista månad, varigenom jag ser den ansökan och den nit som Ni medför till mina intressen. Vad Baumann angår är jag övertygad om att han inte har något annat syfte än att göra sin vinst väl i arrenderätten; det är därför han måste tvingas ackvittera sig av sin plikt med all punktlighet i enlighet med kontraktets innehåll, till och med hotande att ta bort hans gods om han inte gör det och vågar förfalska orättvisa anspråk och käbbla (som han gör) varje år i betalningarna, till stor skada för mina inkomster och mina rättigheter.

Jag har också skrivit om detta till generalguvernören och beordrat honom att råda bot på de störningar som orsakats av denna mans dåliga uppförande, i hopp om att han skall hämna sig med förnuft och komportera sig bättre efter att ha sett sig själv [...] på alla sidor. Men underlåt i alla fall inte, som jag har skrivit till Er vid andra tillfällen, att skickligt göra Era flitiga ansträngningar för att hitta personer som kommer att vilja ansöka om detta arrendeställe på förmånligare villkor.

När det gäller Appelmans affär ser jag att tydliga bevis på hans otrohet och orättvisan i hans påståenden har funnits endast i likvidationen av meliorationerna. Jag ger Er att tro att den här skurken kommer att fällas till slut. Underlåt inte att begära att hans process avslutas; och Gud välsigne Er osv.

Postskriptum från Hennes Majestäts egen hand.
Jag är mycket illa nöjd med Baumanns procedurer, och om Ni kan finna någon annan hyresgäst som kommer att ge mig mer än vad jag har för närvarande, kommer Ni att göra mig en mycket stor tjänst, ty jag tror att jag kan bryta kontraktet med heder och samvete om det inte tillfredsställer mig.

English translation (my own):

To Rosenbach.
April 23, 1672.
I have received your letter of the 16th of this past month, by which I see the application and zeal that you bring to my interests. As for Baumann, I am persuaded that he has no other aim than to make his profit well in the leasehold; this is why he must be constrained to acquit himself of his duty with all punctuality in accordance with the tenor of the contract, even threatening to take away his estates in case he fails to do so and dares to forge unjust pretensions and quibble (as he does) every year in the payments, to the great prejudice of my revenues and my rights.

I have also written about this to the governor general, ordering him to remedy the disorders caused by the bad conduct of this man, hoping that he will avenge himself with reason and comport himself better after he sees himself [...] on all sides. But in any case, do not fail, as I have written to you on other occasions, to skillfully make your diligent efforts to find people who will want to apply for this leasehold on more advantageous conditions.

Touching the affair of Appelman, I see that clear proofs of his infidelity and the injustice of his claims have been found only in the liquidation of the meliorations. I give you to believe that this villain will be brought down in the end. Do not fail to solicit the termination of his process; and God prosper you, etc.

Postscript from Her Majesty's own hand.
I am very badly satisfied with Baumann's procedures, and if you can find some other tenant who will give me more than what I have at present, you will be doing me a very great service, for I believe I can break the contract with honour and conscience if it does not satisfy me.


Above: Kristina.

Sunday, March 9, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated September 30/October 10 (New Style), 1671

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 162: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 10 octobre 1671 (digitisation pages 229v-230r to 230v-231r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).



The letter:

à Rossembac
10 Ott[ob]re 71
J'ay receù v[ost]re lettre du 12 du passè par la quelle Je Voy que Vous veillez à mes affaires interests auec le Zele qui est necessaire. Pour ce qui est Touchant Bauman Je Suis persvadèe qu'il [...] fait bien dans l'Arrende c'est pourquoy il faut le contraindre à S'acquitter de Son deuoir auec toute puonctualitè le menassant de luy oster l'Arren Ces Biens lors qu'il Serà negligent dans les remises Selon le Contract, et qu'il et qu'il osera formerà des plaintes et des pretentions à Son ordinaire. Cependant ne manquèz pas dé faire adrioitement adroitem[en]t vos diligences pour trouuer des personnes qui en tout cas rendront appliquer à cette Arrende aux les conditions plus advantageuses, [...]

Pour le Secretaire que Vous desirèz J'en Suis contente auec le gage de cent escùs par an J'en Suis contente [...] et J'approuue l'expedient que Vous me proposez pour le Satisfaire Sans diminuer mà revenue ordinaire. Au reste [...] faitez V[ost]re devoir dans tout ce qui concerne mon Seruice et ne craignez rien. dieu Vous prosp[er]e[.]

With modernised spelling:

A Rosenbach.
10 ottobre '71.
J'ai reçu votre lettre du 12 du passé, par laquelle je vois que vous veillez à mes intérêts avec le zèle qui est nécessaire. Touchant Baumann, je suis persuadée qu'il fait bien dans l'arrende; c'est pourquoi il faut le contraindre à s'acquitter de son devoir avec toute ponctualité, le menaçant de lui ôter ses biens lorsqu'il sera négligent dans les remises et qu'il osera former des plaintes et des prétentions à son ordinaire.

Cependant, ne manquez pas de faire adroitement vos diligences pour trouver des personnes qui en tout cas rendront appliquer à cette arrende aux les conditions plus avantageuses.

Pour le secrétaire que vous désirez avec le gage de cent écus par an, j'en suis contente, et j'approuve l'expédient que vous me proposez pour le satisfaire sans diminuer ma revenue ordinaire. Au reste, faites votre devoir dans tout ce qui concerne mon service, et ne craignez rien. Dieu vous prospère.

Swedish translation (my own):

Till Rosenbach.
Den 10 oktober '71.
Jag har mottagit Ert brev av den 12 i denna sista månad, varigenom jag ser att Ni vakar över mina intressen med den nit som erfordras. När det gäller Baumann är jag övertygad om att han klarar sig bra i arrenden; det är därför han måste tvingas fullgöra sin plikt med all punktlighet och att Ni hotar att ta hans egendom när han är vårdslös i remisserna och vågar göra klagomål och anspråk som är vanligt för honom.

Emellertid underlåta inte att göra Er flit för att finna människor som i alla fall kommer att tillämpa denna arrende under de mest fördelaktiga villkoren.

Vad beträffar den sekreterare Ni önskar med ett pant på etthundra écus per år, så nöjer jag mig med det, och jag godkänner det medel som Ni föreslår för att tillfredsställa honom utan att minska mina ordinarie inkomster. För övrigt, gör Er plikt i allt som rör min tjänst, och frukta ingenting. Gud välsigne Er.

English translation (my own):

To Rosenbach.
October 10, '71.
I have received your letter of the 12th of this past month, by which I see that you are watching over my interests with the zeal that is necessary. Touching Baumann, I am persuaded that he is doing well in the leasehold; that is why he must be forced to discharge his duty with all punctuality, you threatening to take away his property when he is negligent in the remittances and dares to make complaints and pretensions as is usual for him.

In the meantime, do not fail to do your due diligence to find people who will in any case apply this leasehold under the most advantageous conditions.

As for the secretary you desire with the pledge of one hundred écus per year, I am content with it, and I approve of the expedient you propose to satisfy him without reducing my ordinary revenue. For the rest, do your duty in all that concerns my service, and do not fear anything. God prosper you.


Above: Kristina.

Tuesday, April 23, 2024

Marquis Orazio Bourbon del Monte's letter to Nils Brahe, dated July 1680

Source:

Riksarkivet, pages 167 to 168 in K 93; Handlingar rörande Markisen Oratio de Bourbon del Montes beskickningar från drottningen till Sverige; Drottning Kristina d. y. (Christina Alexandra); Svenska drottningars arkivaliesamlingar i riksarkivet; Kungliga arkiv


The letter:

Monsieur
En conformité d'un Memorial que i'ay presenté au Roy à l'audience qu'il a plû à S. M. de m'octroyer, contenant les plaintes contre Bauman, Arendateur Genl. des Domaines de la Reyne ma Maitresse en Pomeranie, qui est resté debiteur á S. M. depuis tant d'anneez, et au lieu de payement n'a cherché que touttes sortes d'echapatoires, se seruant des conionctures miserables de la guerre, pour eluder l'execution de diuerses sentences, memes des Uniuersitez prononceez contre luy, en faueur de la Reyne: Je supplie V. Ex:ce d'avoir la bonté de faire expedier la lettre du Roy, qui m'a eté promise, pour Mons:r le Marechal Konigsmarc; Gouuern:r General de la Prouince, afin qu'il fasse payer le dit Bauman, et qu'il fasse executer sans aucune autre exception ny delay la derniere sentence donnee par la Regence Royale de Pomeranie le 26. Juin 1678. laquelle porte, que Bauman ait á payer prouisionellement á la Reine ou a ses Ministres la somme de 6000: ecus especes, pour lesquels Ses dits Ministres presteroient neantmoins une caution valable iusques á l'entiere decision de cette affaire, à quoy Mons:r le Resident Teixera s'est d'abord offert et s'offre encore, voulant respondre tousiours, non seulement pour le capital, mais pour les interests aussy; de Sorte que Bauman ayant touttes ces seuretez la, temoigne assez clairement sa mauuaise foy en trainant tousiours et ne merite pas autre chose asseurement, qu'une prompte execution. En cela V. Ex:ce obligera fort la Reyne ma Maitresse, et moy pour mon particulier i'estimeray tousiours infiniment l'honneur d'etre
Monsieur
De V:re Ex:ce
Le tres humble et bien obeissant
seruiteur
Le Marquis de Bourbon del monte
Stockholm le [...] Juillet
1680.

With modernised spelling:

Monsieur,
En conformité d'un memorial que j'ai présenté au roi à l'audience qu'il a plu à Sa Majesté de m'octroyer, contenant les plaintes contre Baumann, arrendateur-général des domaines de la reine, ma maîtresse, en Poméranie, qui est resté debiteur à Sa Majesté depuis tant d'années, et au lieu de paiement n'a cherché que toutes sortes d'échappatoires, se servant des conjonctures misérables de la guerre pour éluder l'exécution de diverses sentences même des universités prononcées contre lui en faveur de la reine, je supplie Votre Excellence d'avoir la bonté de faire expédier la lettre du roi qui m'a été promise pour Monsieur le maréchal Königsmarck, gouverneur-général de la province, afin qu'il fasse payer ledit Baumann et qu'il fasse exécuter, sans aucune autre exception ni délai, la dernière sentence donnée par la régence royale de Poméranie le 26 juin 1678, laquelle porte que Baumann ait à payer provisionellement à la reine, ou à ses ministres, la somme de 6 000 écus espèces, pour lesquels ses dits ministres prêteraient néanmoins une caution valable jusqu'à l'entière décision de cette affaire, à quoi Monsieur le résident Texeira s'est d'abord offert et s'offre encore, voulant répondre toujours non seulement pour le capital, mais pour les intérêts aussi, de sorte que Baumann, ayant toutes ces sûretés-là, témoigne assez clairement sa mauvaise foi en traînant toujours et ne mérite pas autre chose assurément qu'une prompte exécution.

En cela Votre Excellence obligera fort la reine ma maîtresse, et moi pour mon particulier j'estimerai toujours infiniment l'honneur d'être,
Monsieur,
de Votre Excellence
le très humble et bien obéissant serviteur
le marquis de Bourbon del Monte.
Stockholm, le [...] juillet 1680.

Swedish translation (my own):

Min herre,
I enlighet med et memorial som jag har framlagt för konungen vid audiensen som Hans Majestät behagat att bevilja mig, innehållande klagomålen mot Baumann, generalarrendatorn för drottningen, min härskarinnas, domäner i Pommern, som har förblivit Hennes  Majestäts gäldenär under så många år, och i stället för betalning endast sökt alla typer av flyktvägar, med hjälp av krigets eländiga omständigheter för att undgå verkställigheten av olika straffar även från universitet som uttalats mot honom till förmån för drottningen, ber jag Ers Excellens att  ha den godhet att sända det brev från konungen, som mig utlovats till marskalken Königsmarck, generalguvernör i provinsen, så att han betalar nämnde Baumann och att han utan annat undantag eller dröjsmål verkställer den sista meningen, som givits av den kungliga regeringen i Pommern den 26 juni 1678, som kräver att Baumann provisoriskt till drottningen eller hennes ministrar betalar summan av 6,000 écus i kontanter, för vilka hennes nämnda ministrar likväl skulle låna ut en garanti som gäller tills hela beslutet av denna affär, som herr residenten Texeira först erbjöd sig och fortfarande erbjuder sig, alltid vill svara inte bara för huvudstaden utan också för intressena, så att Baumann, med alla dessa säkerheter, helt klart vittnar om sin onda tro genom att alltid dra och förtjänar inte säkert något annat än en snabb avrättning.

I detta kommer Ers Excellens i hög grad att förplikta drottningen, min härskarinna, och jag för min del kommer alltid oändligt att uppskatta äran att vara,
min herre,
Ers Excellens'
ödmjukaste och väl lydige tjänare
Markisen de Bourbon del Monte.
Stockholm, den [...] juli 1680.

English translation (my own):

My lord,
In accordance with a memorandum which I have presented to the King at the audience which it has pleased His Majesty to grant me, containing the complaints against Baumann, arrendator general of the domains of the Queen, my mistress, in Pomerania, who has remained Her Majesty's debtor for so many years, and instead of payment only sought all kinds of escape routes, using the miserable circumstances of the war to evade the execution of various sentences even from universities pronounced against him in favour of the Queen, I beg Your Excellency to have the kindness to send the letter from the King which has been promised to me to Marshal Königsmarck, governor general of the province, so that he pays the said Baumann and that he executes, without any other exception or delay, the last sentence given by the royal regency of Pomerania on June 26, 1678, which requires Baumann to pay provisionally to the Queen, or to her ministers, the sum of 6,000 écus in cash, for which her said ministers would nevertheless lend a guarantee valid until the entire decision of this affair, to which the Lord Resident Texeira first offered and still offers himself, always wanting to respond not only  for the capital, but for the interests too, so that Baumann, having all these sureties, testifies quite clearly his bad faith by always dragging and does not certainly deserve anything other than a prompt execution.

In this Your Excellency will greatly oblige the Queen, my mistress, and I, for my part, will always infinitely esteem the honour of being,
my lord,
Your Excellency's
most humble and well obedient servant
the Marquis de Bourbon del Monte.
Stockholm, July [...] 1680.


Above: Kristina.


Above: King Karl XI of Sweden.


Above: Nils Brahe.

Monday, July 25, 2022

Kristina's letter to Marquis Orazio Bourbon del Monte, dated October 5/15 (New Style), 1672

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; Negoziati della regina per salire al trono di Polonia; Lettere e instruzzioni per el marchese del Monte; Lettres au marquis del Monte; 107: Christine de Suède au marquis del Monte, Rome, 15 octobre 1672 (digitisation pages 138v-139r to 139v-140r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Negoziati della regina per salire al trono di Polonia, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 437, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759




The letter (with Kristina's postscript in italics; this transcript added after receiving permission and guidance on March 19, 2024 from Elizabeth Denton, the Head of the Collection of Patrimonial Documents):

March[es]e del Monte[.] Per risp[ons]a della u[ost]ra de 7. del pass[a]to ui dico intorno all'interesse di Norcopino ch'io mi riporto alle mie precedenti, dalle quali haurete ueduto ch'io hò preuenuto i u[ost]ri Sentim[en]ti di non disgustar il Gou[erna]re Gen[eral]e per l'augmento della gabella sopra di che regolateui con le informat[io]ni trasmesseui, e fate quello che giudicherete di mio magg[iore] seruizio, cercando d'auantaggiarmi il più che Sarà possibile.

Per conto di Boman hò veduto il foglio degl'aggrauij che gli fanno patire i ministri miei di Pom[erani]a, et è di douere dargli ogni giusta sodisfazione, e gli sia mantenuto ciasc[uno] articolo del Contratto; onde per adesso hò ordinato al Tex[eir]a che faccia sapere à quei Ministri da mia parte che lascino à Boman la libera disposit[io]ne dell'Affitto conforme al Contratto, e questo sotto pena della mia disgrazia e che gl'intimi che tutti gl'aggrauij e haurà patiti Boman per colpa loro uoglio che da essi gli siano rifatti; et à quest'effetto hò ordinato pure al Tex[eir]a che al u[ost]ro arriuo in Hamburgo ui ci faccia trouar comparsi tanto i Ministri, quanto l'Affitt[ua]rio di Pomer[ani]a perche voi col Tex[eir]a e Gammal essaminiate le cose di quella Prou[inci]a e facciate che li Ministri paghino à Boman tutti li danni et aggrauij patiti per difetto loro: et oltre di ciò uoglio che si forme vn'Jnstruzione li Ministri, e l'Affittuario sotto la mia ratificat[io]ne e secondo quella debbano regolarsi in auu[enir]e e di tutto ciò ve ne farò trouar in Hamburgo una Commissione speciale.

Quanto all'Affitto d'Vlandia è di ragione che chi l'hà presentem[ent]e lo tengo p[er] tutto il tempo del Contratto senza diminut[io]ne della somma; se dopoi non uorranno continuare se non con la condit[io]ne che sia fatto loro buono quello che non riscuoteranno da i Contadini quando non si troui chi uoglia quest'affitto à miglie condit[io]ni potrà stabilirsi, come dite con l'Affittuario presente p[er] noue anni purche paghi li 17./m tallari se non si può più, con la condit[io]ne di far buono solam[ent]e nell'ultimo anno quello che li Contadini non hauessero pagato p[er] impossibilità: Mà quando non si uoglia pagare almeno li 17./m tallari non è utile p[er] me che si faccia l'Affitto p[er] nove anni; mà Solam[ent]e p[er] dve, ò trè anni p[er]che mi resti presto la libertà di poter affittar à chi più offerisse: sopra il tutto bisogna hauer sempre p[er] fine che la Prou[inci]a non resti di s'affittare rimettendomi al u[ost]ro Zelo verso il mio seruizio, et a quanto ui e stato suggerito anche dal Tex[eir]a sopra quest'interesse.

Per l'Affare di Bauiera non hò à dirui altro se non che procuriate d'ottener più che vi sarà possibile: e pigliate quello che potrete hauere

Hò gradite l'espressioni fatteui dal Gr:[an] Droost verso il mio servizio, e potete assicurarlo della stima che fò di lui, e della part[icolare] confidenza che hò nell'opera sua.

Del resto io sono sempre più sodisfatta del u[ost]ro seruizio, e uorrei che haueste di già terminato et aggiustato quanto bisogna per poter tornare riflettendo però all'applicat[io]ne e sollecitudine v[ost]ra nell'operare spero che finita la Dieta potrete partire infallibilm[ent]e. Dio ui prosperi.
Di Roma li 15 Ott[obr]e 1672
La Regina

se le Cose di Ollanda mi hanno date afflittione Considerate Comme io sto doppo le Cose Che si sentono di Polonia, hoggi si fa vna Congregatione, dio sa che Cosa si fara stimo che si mandera la ben[e]ditione in articolo mortis alla pouuera Polonia, dio mi perdone qvesta barceletta, mi dispiace desser stata profeta voi lo sapete, gli guai della V[n]garia saranno a[n]che arrivate a Voi altri, in somma tutta lEuropa sta in vn stato chi che Merita il riso et il pianto di chi lo Considera.
/ M Santinj

With modernised spelling:

Marchese del Monte,
Per risponsa della vostra de 7 del passato, vi dico intorno all'interesse di [Norrköping] ch'io mi riporto alle mie precedenti, dalle quali avrete veduto ch'io ho prevenuto i vostri sentimenti di non disgustar il governare generale per l'augmento della gabella sopra di che. Regolatevi con le informazioni trasmessevi, e fate quello che giudicherete di mio maggiore servigio, cercando d'avantaggiarmi il più che sarà possibile.

Per conto di Baumann, ho veduto il foglio degl'aggravi che gli fanno patire i ministri miei di Pomerania, ed è di dovere dargli ogni giusta soddisfazione, e gli sia mantenuto ciascuno articolo del contratto, onde per adesso ho ordinato al Texeira che faccia sapere a quei ministri da mia parte che lascino a Baumann la libera disposizione dell'affitto conforme al contratto; e questo, sotto pena della mia disgrazia, e che gl'intimi che tutti gl'aggravi e avrà patiti Baumann per colpa loro voglio che da essi gli siano rifatti.

Ed a quest'effetto ho ordinato pure al Texeira che al vostro arrivo in Amburgo vi ci faccia trovar comparsi tanto i ministri quanto l'affittuario di Pomerania, perché voi, col Texeira e Gammal, essaminiate le cose di quella provincia e facciate che li ministri paghino a Baumann tutti li danni ed aggravi patiti per difetto loro; ed oltre di ciò, voglio che si forme un'istruzione li ministri e l'affittuario sotto la mia ratificazione e secondo quella debbano regolarsi in avvenire, e di tutto ciò ve ne farò trovar in Amburgo una commissione speciale.

Quanto all'affitto d'Ölandia, è di ragione che chi l'ha presentemente lo tengo per tutto il tempo del contratto senza diminuzione della somma, se dopo i non vorranno continuare se non con la condizione che sia fatto loro buono quello che non riscuoteranno da i contadini. Quando non si trovi chi voglia quest'affitto a miglie condizioni potrà stabilirsi, come dite con l'affittuario presente per nuove anni, purché paghi li 17,000 talleri, se non si può più, con la condizione di far buono solamente nell'ultimo anno quello che li contadini non avessero pagato per impossibilità.

Ma, quando non si voglia pagare almeno li 17,000 talleri, non è utile per me che si faccia l'affitto per nuove anni, ma solamente per due ò tre anni, perché mi resti presto la libertà di poter affittar a chi più offerisse. Sopra il tutto bisogna aver sempre per fine che la provincia non resti di s'affittare rimettendomi al vostro zelo verso il mio servigio ed a quanto vi e stato suggerito anche dal Texeira sopra quest'interesse.

Per l'affare di Baviera, non ho a dirvi altro se non che procuriate d'ottener più che vi sarà possibile, e pigliate quello che potrete avere.

Ho gradite l'espressioni fattevi dal gran drost verso il mio servigio, e potete assicurarlo della stima che fò di lui e della particolare confidenza che ho nell'opera sua.

Del resto, io sono sempre più soddisfatta del vostro servigio, e vorrei che aveste di già terminato ed aggiustato quanto bisogna per poter tornare, riflettendo però all'applicazione e sollecitudine vostra nell'operare. Spero che, finita la Dieta, potrete partire infallibilmente. Dio vi prosperi.
Di Roma, li 15 ottobre 1672.
La Regina.

Se le cose di Olanda mi hanno date afflizione, considerate come io sto dopo le cose che si sentono di Polonia. Oggi si fa una congregazione, Dio sa che cosa si farà. Stimo che si manderà la ben[e]dizione in articolo mortis alla povera Polonia. Dio mi perdone questa barceletta! Mi dispiace d'esser stata profeta, voi lo sapete. Gli guai della U[n]gharia saranno anche arrivate a voi altri. In somma, tutta l'Europa sta in un stato che merita il riso ed il pianto di chi lo considera.
M. Santini.

The postscript with regular modernised spelling:

Se le cose di Olanda mi hanno date afflizione, considerate come io sto dopo le cose che si sentono di Polonia. Oggi si fa una congregazione, Dio sa che cosa si farà. Stimo che si manderà la benedizione in articulo mortis alla povera Polonia. Dio mi perdone questa barzeletta! Mi dispiace d'esser stata profeta, voi lo sapete. Gli guai della Ungheria saranno anche arrivate a voi altri. In somma, tutta l'Europa sta in un stato che merita il riso ed il pianto di chi lo considera.

Arckenholtz's transcript of the postscript (in his French translation from Italian):

Si les affaires de Hollande m'ont affligée, vous pouvez vous imaginer en quelle humeur je me trouve depuis les nouvelles de Pologne. Il y a aujourd'hui une congregation ici. Dieu sait ce qui y sera conclu. J'estime qu'on envoyera à la pauvre Pologne la Bénédiction in articulo mortis. Dieu me pardonne cette petite raillerie. Il me fâche d'avoir été Prophéte. Vous le savez. Les malheurs de la Hongrie vous seront aussi connus. En général toute l'Europe est dans un état qui mérite qu'on en rie, & qu'on la plaigne.

Swedish translation (my own):

Om Hollands angelägenheter har drabbat mig, kan Ni gott föreställa Er i vilken humör jag befinner mig sedan nyheterna från Polen. Det finns en församling här idag. Gud vet vad som kommer att avslutas där. Jag uppskattar att fattiga Polen kommer att skickas välsignelsen in articulo mortis. Gud förlåte mig för detta lilla skämt. Det ärgrar mig att ha varit en profetinna. Ni vet det väl. Ungerns olyckor kommer också att vara kända för Er. I allmänhet är hela Europa i ett tillstånd som förtjänar att bli utskrattad och synd om.

English translation (my own):

If the affairs of Holland have afflicted me, you can imagine in what humour I find myself since the news from Poland. There is a congregation here today. God knows what will be concluded there. I esteem that poor Poland will be sent the blessing in articulo mortis. God forgive me for this little joke. It annoys me to have been a prophetess. You know that. The misfortunes of Hungary will also be known to you. In general, all of Europe is in a state which deserves to be laughed at and pitied.

French translation of the original (my own):

Marquis del Monte,
En réponse à la vôtre du 7 du passé, je vous dis à propos de l'intérêt de Norrköping que je me réfère à mes précédentes, d'où vous aurez vu que j'ai anticipé votre sentiment de ne pas dégoûter le gouvernement général en raison de l'augmentation dans la gabelle au-dessus de cela. Prenez vos propres dispositions avec les informations qui vous sont données et faites ce que vous jugez être le plus grand service pour moi, en essayant de me bénéficier autant que possible.

De la part de Baumann, j'ai vu la feuille des charges que mes ministres de Poméranie lui font souffrir, et il faut lui donner toute juste satisfaction, et que chaque article du contrat est maintenu pour lui, donc pour l'instant j'ai ordonné à Texeira de le faire savoir aux ministres de mon côté qui laissent à Baumann la libre disposition du loyer conformément au contrat; et ce, sous peine de ma disgrâce, et que tous les torts qu'aura subi Baumann par leur faute, je veux être remboursé par eux.

Et à cet effet, j'ai aussi ordonné à Texeira de faire comparaître à votre arrivée à Hambourg les ministres et le locataire de Poméranie, afin que vous, avec Texeira et Gammal, examiniez les affaires de cette province et que vous fassiez en sorte que les ministres qu'ils paient Baumann tous les dommages et charges subis du fait de leur faute; et au-delà de cela, je veux qu'une instruction soit formée pour les ministres et les locataires sous ma ratification et d'après laquelle ils devront se régler à l'avenir, et je vous ferai trouver une commission spéciale à Hambourg pour tout cela.

Quant au loyer d'Ölande, il est raisonnable que celui qui le possède actuellement le conserve pendant toute la durée du contrat sans en diminuer la somme, s'il ne veut pas continuer ensuite sauf à condition que ce qu'il ne veut pas soit fait.  bien pour eux, ils les récupéreront auprès des locataires. Quand on ne trouvera personne qui souhaite cette location dans de meilleures conditions, ils pourront s'installer, comme vous dites, avec le locataire présent pour les nouvelles années, à condition de payer 17 000 dalers, si cela n'est plus possible, avec la condition de réparer seulement l'année dernière ce que les agriculteurs n'avaient pas payé en raison de l'impossibilité.

Mais si vous ne voulez pas payer au moins 17 000 dalers, il ne m'est pas utile de louer pour le nouvel an, mais seulement pour deux ou trois ans, de sorte que j'aurai bientôt la liberté de louer à celui qui offre le plus. Avant tout, il faut toujours avoir pour objectif que la province ne reste pas à louer, en comptant sur votre zèle envers mon service et sur ce qui vous a aussi été suggéré par Texeira concernant cet intérêt.

Quant à l'affaire de Bavière, je n'ai rien d'autre à vous dire que essayez d'obtenir le plus que vous pourrez et de prendre ce que vous pourrez obtenir.

J'ai apprécié les expressions faites par le grand drost sur mon service, et vous pouvez l'assurer de l'estime que j'ai pour lui et de la confiance particulière que j'ai dans son travail.

Au reste, je suis toujours plus satisfaite de votre service, et j'aimerais que vous ayez déjà complété et ajusté ce qui est nécessaire pour pouvoir revenir, tout en réfléchissant à votre application et à votre sollicitude dans votre travail. J'espère qu'une fois la Diète terminé, vous pourrez repartir infailliblement. Dieu vous prospère.
De Rome, le 15 octobre 1672.
La Reine.

Si les choses de la Hollande m'ont affligé, considérez comment je me porte après ce qu'on entend dire de la Pologne. Aujourd'hui une congrégation se fait, Dieu sait ce qui se fera. J'estime que la bénédiction sera envoyée à la pauvre Pologne in articulo mortis. Dieu me pardonne cette blaguette! Cela me déplaît d'avoir été prophète, vous le savez. Les malheurs de la Hongrie vous auront aussi atteint d'autres. En bref, l’Europe entière est dans un état qui mérite les rires et les pleurs de celui qui y considère.
M. Santini.

Swedish translation of the original (my own):

Markisen del Monte,
Som svar på Ert brev av den 7 i förra månaden berättar jag om Norrköpings intresse att jag hänvisar till mina tidigare, av vilka Ni kommer att ha sett att jag har förutsett Era känslor av att inte äckla den allmänna regeringen på grund av ökningen i skatten däröver. Gör Era Egna arrangemang med den information som ges till Er, och gör det som Ni anser vara till största nytta för mig, och försök att gynna mig så mycket som möjligt.

På Baumanns vägnar har jag sett arket av de bördor som mina ministrar från Pommern får honom att lida, och det är nödvändigt att ge honom all rättvis tillfredsställelse, och att varje artikel i kontraktet upprätthålls för honom, så för nu har jag beordrat Texeira att meddela honom till de ministrar på min sida som lämnar Baumann fritt förfogande över hyran i enlighet med kontraktet; och detta, under smärta av min onåd, och att alla de skador, som Baumann kommer att ha lidit genom deras fel, vill jag få tillbaka av dem.

Och för detta ändamål har jag också beordrat Texeira att låta både ministrarna och arrendatorn från Pommern infinna sig där vid din ankomst till Hamburg, så att Ni tillsammans med Texeira och Gammal undersöker den provinsens angelägenheter och ser till att ministrarna de betalar Baumann alla skador och bördor som lidit på grund av deras fel; och utöver detta vill jag att en instruktion ska bildas för ministrarna och arrendatorn under min ratifikation och efter vilken de i framtiden måste reglera sig, och jag kommer att låta finna en särskild kommission åt Er i Hamburg för allt detta.

När det gäller hyran på Öland är det rimligt att den som för närvarande har den behåller den under hela kontraktets löptid utan att summan minskar, om de i efterhand inte vill fortsätta förutom under förutsättning att det de inte vill gottgöras för dem, de kommer att hämta från arrendatorerna. När ingen hittas som vill ha denna uthyrning under bättre villkor, kommer de att kunna slå sig ner, som Ni säger, med arrendatorn närvarande för nya år, så länge de betalar 17,000 daler, om detta inte längre är möjligt, med den villkor att endast under det senaste året gottgöra att arrendatorna inte hade betalat på grund av omöjligheten.

Men, om Ni inte vill betala minst 17,000 daler, är det inte nyttigt för mig att hyra för nya år, utan bara för två eller tre år, så att jag snart får friheten att hyra ut till den som erbjuder mest. Framför allt måste man alltid ha som mål att provinsen inte återstår att hyra, förlitande på Er iver för min tjänst och på vad Texeira också föreslagit Er angående detta intresse.

När det gäller Bayerns affär har jag inget annat att säga till Er än försök få så mycket Ni kan och ta vad Ni kan få.

Jag har njutit av de uttryck som Riksdrotsen gjort angående min tjänst, och Ni kan försäkra honom om den aktning jag har för honom och om det särskilda förtroende jag har för hans arbete.

I övrigt är jag alltid mer nöjd med Er tjänst och jag skulle vilja att Ni redan har genomfört och justerat det som krävs för att kunna återvända, reflekterande över Er flit och omsorg i Ert arbete. Jag hoppas att när Riksdagen väl är över så kommer Ni att kunna lämna ofelbart. Gud välsigne Er.
Från Rom, den 15 oktober 1672.
Drottningen.

Om Hollands saker har givit mig lidande, tänk på hur jag mår efter det som hörs om Polen. Idag görs en församling, Gud vet vad som kommer att göras. Jag uppskattar att välsignelsen kommer att skickas till stackars Polen in articulo mortis. Gud förlåte mig detta skämt! Det misshagar mig att ha varit en profet, det vet Ni. Ungerns elände kommer också att ha nått er andra. Kort sagt, hela Europa befinner sig i ett tillstånd som förtjänar skrattet och gråten från den som överväger det.
M. Santini.

English translation of the original (my own):

Marquis del Monte,
In response to your letter of the 7th of last month, I tell you regarding the interest of Norrköping that I refer to my previous ones, from which you will have seen that I have anticipated your feelings of not disgusting the general government due to the increase in the tax above that. Make your own arrangements with the information given to you, and do what you judge to be of greatest service to me, trying to benefit me as much as possible.

On behalf of Baumann, I have seen the sheet of the burdens that my ministers from Pomerania make him suffer, and it is necessary to give him every just satisfaction, and that each article of the contract is maintained for him, so for now I have ordered Texeira to let him know to those ministers on my side who leave Baumann the free disposal of the rent in accordance with the contract; and this, under pain of my disgrace, and that all the injuries that Baumann will have suffered through their fault, I want to be repaid by them.

And for this purpose I have also ordered Texeira to have both the ministers and the tenant from Pomerania appear there upon your arrival in Hamburg, so that you, with Texeira and Gammal, examine the affairs of that province and ensure that the ministers they pay Baumann all the damages and burdens suffered due to their fault; and beyond this, I want an instruction to be formed for the ministers and the tenant under my ratification and according to which they must regulate themselves in the future, and I will have a special commission found for you in Hamburg for all this.

As for the rent of Öland, it is reasonable that whoever presently has it will keep it for the entire duration of the contract without decreasing the sum, if afterwards they do not want to continue except with the condition that what they do not want is made good to them, they will collect from the tenants. When no one is found who wants this rental under better conditions, they will be able to settle down, as you say, with the tenant present for new years, as long as they pay 17,000 dalers, if this is no longer possible, with the condition of making good only in the last year that that the tenants had not paid due to impossibility.

But, if you don't want to pay at least 17,000 dalers, it is not useful for me to rent for new years, but only for two or three years, so that I will soon have the liberty to rent to whoever offers the most. Above all, one must always have the aim that the province does not remain to be rented, relying on your zeal towards my service and on what was also suggested to you by Texeira regarding this interest.

As for the affair of Bavaria, I have nothing else to say to you except try to get as much as you can and take what you can get.

I have enjoyed the expressions made by the Grand Steward regarding my service, and you can assure him of the esteem I have for him and of the particular confidence I have in his work.

For the rest, I am always more satisfied with your service, and I would like you to have already completed and adjusted what is necessary to be able to return, while reflecting on your application and solicitude in your work. I hope that once the Riksdag is over, you will be able to leave infallibly. God prosper you.
From Rome, October 15, 1672.
The Queen.

If the affairs of Holland have given me affliction, consider how I am doing after the things that are heard of Poland. Today a congregation is being done, God knows what will be done. I esteem that the benediction will be sent to poor Poland in articulo mortis. God forgive me this joke! It displeases me to have been a prophet, you know that. The woes of Hungary will also have reached you others. In short, all of Europe is in a state that deserves the laughter and the weeping of one who considers it.
M. Santini.


Above: Kristina.