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Wednesday, February 8, 2023

Excerpt from Cardinal Jules Mazarin's letter to Charles d'Avaugour du Bois, dated August 31/September 10 (New Style), 1655

Source:

Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère: tome VII, juillet 1655-juin 1657, page 80, published by M. A. Chéreul, 1893; original at Lyon Public Library (Bibliothèque jésuite des Fontaines)


The letter excerpt:

Paris, 10 septembre 1655.
... Quant au soupçon que vous avez que les offices de la reyne Christine ont contribué aux caresses que le roy de Suede faict et aux confiances qu'il tesmoigne aux ministres de l'Empereur, je ne puis estre de vostre sentiment, et j'ay trop bonne opinion de l'intelligence du roy de Suede pour croire qu'il suive d'autre regle de sa conduite que les interests de son Estat. ...

With modernised spelling:

Paris, 10 septembre 1655.
... Quant au soupçon que vous avez que les offices de la reine Christine ont contribué aux caresses que le roi de Suède fait et aux confiances qu'il témoigne aux ministres de l'Empereur, je ne puis être de votre sentiment, et j'ai trop bonne opinion de l'intelligence du roi de Suède pour croire qu'il suive d'autre règle de sa conduite que les intérêts de son État. ...

Swedish translation (my own):

Paris, den 10 september 1655.
... Vad gäller den misstanke Ni har att drottning Kristinas tjänster har bidragit till de smicker som Sveriges konung skänker och till det förtroende som han visar för kejsarens ministrar, så kan jag inte vara av Er mening, och har jag en alltför god uppfattning om Sveriges konungs underrättelser att tro att han följer någon annan regel för sitt uppförande än sin Stats intressen. ...

English translation (my own):

Paris, September 10, 1655.
... As for the suspicion you have that the services of Queen Kristina have contributed to the flatteries which the King of Sweden bestows and to the confidence which he shows in the Emperor's ministers, I cannot be of your opinion, and I have a too good opinion of the intelligence of the King of Sweden to believe that he follows any other rule of his conduct than the interests of his State. ...


Above: Kristina.


Above: Karl Gustav.


Above: Cardinal Jules Mazarin.


Above: Charles d'Avaugour du Bois.

Wednesday, December 14, 2022

Excerpt from Cardinal Jules Mazarin's letter to Charles d'Avaugour du Bois, dated January 5/15 (New Style), 1655

Source:

Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère: tome VI, septembre 1653-juin 1655, page 424, published by M. A. Chéreul, 1890


Paris, 15 janvier 1655.
... M. Chanut vous aura envoyé une copie de la response qu'il a faicte à la lettre, ou plustost à l'invective que la reyne Christine luy avoit adressée contre la France. Lorsque vous en donnerez part au roy de Suede, mesnagez-vous de telle sorte que vous separiez tousjours sa personne, à laquelle nous rendrons tousjours beaucoup de respect, de ce que les Espagnols luy ont faict faire, abusant de sa facilité et luy inspirant une conduite contre nous, qu'elle desavouera infailliblement apres que la force des impressions, dont ils luy ont preoccupé l'esprit, sera passée; gouvernez-vous, dis-je, de telle sorte, en cette rencontre, que vous ne disiez rien qui puisse choquer le roy de Suede, dont vous devez cognoistre l'humeur.

With modernised spelling:

Paris, 15 janvier 1655.
... M. Chanut vous aura envoyé une copie de la réponse qu'il a faite à la lettre, ou plutôt à l'invective, que la reine Christine lui avait adressée contre la France. Lorsque vous en donnerez part au roi de Suède, ménagez-vous de telle sorte que vous separiez toujours sa personne, à laquelle nous rendrons toujours beaucoup de respect, de ce que les Espagnols lui ont fait faire, abusant de sa facilité et lui inspirant une conduite contre nous, qu'elle désavouera infailliblement après que la force des impressions, dont ils lui ont préoccupé l'esprit, sera passée; gouvernez-vous, dis-je, de telle sorte, en cette rencontre, que vous ne disiez rien qui puisse choquer le roi de Suède, dont vous devez connaître l'humeur.

Swedish translation (my own):

Paris, den 15 januari 1655.
... Monsieur Chanut kommer att ha sänt Er en kopia av svaret han gav på brevet, eller snarare på invektivet, som drottning Kristina riktade till honom mot Frankrike. När Ni delar det med Sveriges konung, var försiktig så att Ni alltid skiljer hennes person, som vi ju alltid kommer att visa stor respekt för, från vad spanjorerna har fått henne att göra, missbruka hennes lätthet och inspirerat henne med uppförande mot oss, vilket hon kommer ofelbart att förneka efter kraften av de intryck som de sysselsatte hennes sinne med kommer att ha passerat; styr Er själv, säger jag, på ett sådant sätt vid detta möte att Ni inte säger något som kan chockera Sveriges konung, vars humör Ni måste känna till. ...

English translation (my own):

Paris, January 15, 1655.
... Monsieur Chanut will have sent you a copy of the response he made to the letter, or rather to the invective, which Queen Kristina addressed to him against France. When you share it with the King of Sweden, take care so that you always separate her person, to whom we will always pay great respect, from what the Spaniards have made her do, abusing her ease and inspiring her with conduct against us, which she will infallibly disavow after the force of the impressions with which they preoccupied her mind will have passed; govern yourself, I say, in such a way at this meeting that you say nothing that might shock the King of Sweden, whose humour you must know.


Above: Kristina.


Above: Karl Gustav.


Above: Cardinal Jules Mazarin.


Above: Charles d'Avaugour du Bois.

Excerpt from Cardinal Jules Mazarin's letter to Charles d'Avaugour du Bois, dated December 22, 1654/January 1, 1655 (New Style)

Source:

Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère: tome VI, septembre 1653-juin 1655, pages 418 to 419, published by M. A. Chéreul, 1890; original at the University of Michigan


Paris, 1er janvier 1655.
... Il importe pour le service du Roy que, si vous descouvriez la moindre disposition dans la cour de Suede pour establir icy le comte Tott ambassadeur, de le destourner adroitement et de representer en particulier et en secret à cette Majesté, qu'elle-mesme vous a dict que sa creance estoit que le voyage de ce comte en France avoit esté procuré par l'Archiduc; que c'estoit une personne tout-à-fait dependante de la volonté de la reyne Christine, dont la passion pour l'Espagne n'estoit que trop esclatante et dont vous aurez receu une preuve plus que visible par la copie de sa lettre à M. Chanut, qui vous a esté envoyée, et par consequent le roy d'Espagne auroit icy un homme qui ne s'appliqueroit qu'à faire ses affaires au lieu de celles de son maistre, et avec lequel nous ne pourrions rien traiter en confiance. Vous n'aurez pas, à mon avis, peine à rompre ce coup. ...

With modernised spelling:

Paris, 1 janvier 1655.
... Il importe pour le service du Roi que, si vous découvriez la moindre disposition dans la cour de Suède pour établir ici le comte Tott ambassadeur, de le détourner adroitement et de représenter en particulier et en secret à cette Majesté, qu'elle-même vous a dit que sa créance était que le voyage de ce comte en France avait été procuré par l'Archiduc; que c'était une personne tout-à-fait dependante de la volonté de la reine Christine, dont la passion pour l'Espagne n'était que trop éclatante et dont vous aurez reçu une preuve plus que visible par la copie de sa lettre à M. Chanut, qui vous a été envoyée, et par conséquent le roi d'Espagne aurait ici un homme qui ne s'appliquerait qu'à faire ses affaires au lieu de celles de son maître, et avec lequel nous ne pourrions rien traiter en confiance. Vous n'aurez pas, à mon avis, peine à rompre ce coup. ...

Swedish translation (my own):

Paris, den 1 januari 1655.
... Det är viktigt för konungens tjänst att, om man upptäcker den minsta anlag i Sveriges hov att här etablera greve Tott som ambassadör, att avleda honom skickligt och att i enrum och i hemlighet företräda denna Majestät som själv har sagt sitt tro var, att denne greves resa till Frankrike hade anskaffats av ärkehertigen; att han var en person som var helt beroende av drottning Kristinas vilja, vars passion för Spanien bara var alltför slående och för vilket Ni kommer att ha fått mer än synliga bevis genom kopian av hennes brev till monsieur Chanut, som har sänts till Er, och följaktligen skulle Spaniens konung här ha en man som bara skulle ägna sig åt att göra sina egna affärer i stället för sin herres, och med vilken vi inte kunde göra något i förtroende. Ni kommer, enligt min mening, inte ha några svårigheter med att bryta det här slaget. ...

English translation (my own):

Paris, January 1, 1655.
... It is important for the service of the King that, if you discover the slightest disposition in the court of Sweden to establish Count Tott here as ambassador, to divert him skilfully and to represent in private and in secret to this Majesty who himself has said his belief was that this Count's journey to France had been procured by the Archduke; that he was a person completely dependent on the will of Queen Kristina, whose passion for Spain was only too striking and of which you will have received more than visible proof by the copy of her letter to Monsieur Chanut, which has been sent to you, and consequently the King of Spain would have here a man who would apply himself only to doing his own business instead of that of his master, and with whom we could do nothing in confidence. You will have, in my opinion, no difficulty in breaking this blow. ...


Above: Kristina.


Above: Claes Tott.


Above: Cardinal Jules Mazarin.


Above: Charles d'Avaugour du Bois.

Excerpt from Cardinal Jules Mazarin's letter to Charles d'Avaugour du Bois, dated December 15/25 (New Style), 1654

Sources:

Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère: tome VI, septembre 1653-juin 1655, pages 413 to 414, published by M. A. Chéreul, 1890; original at the University of Michigan


Paris, 25 décembre 1654.
... Rien ne pouvoit estre plus judicieux ny plus veritable que ce que ce roy [d'Espagne] vous a dict touchant la paix et l'estat de nos affaires. A n'en juger que suivant la prosperité dont Dieu les a besnies et les suites qu'apparemment une telle prosperité doit avoir, nous ne devons [pas] estre en impatience qu'elle se fasse; mais aussi qui sçaura que, dans la verité, nous sommes touchez de ce que nous souffrons et [de ce] que nos ennemis et nos voysins mesmes souffrent de la continuation de la guerre, croira facilement que nous la voudrions voir terminée, et qu'elle se termineroit si les Espagnols s'y portoient avec la mesme sincerité et y marchoient du mesme pied que nous, ainsi que ce prince le juge fort bien. Ce sont des sentimens, quoyque fort veritables, comme j'ay dict, fort obligeans encore pour la France, et je ne manqueray pas de les faire sçavoir au Roy et de luy faire considerer combien il est obligé d'en avoir des reciproques, comme asseurement il les a, pour un si bon frere et allié.

Les lumieres de son esprit paroissent en toutes choses, mais particulierement en ce qu'il a jugé que c'estoit l'Archiduc qui avoit convié la reyne Christine d'envoyer le comte Tott en France. Il peut inferer par là ce qu'il y est venu faire; il nous a donné pourtant à entendre que ce voyage ne seroit pas desagreable à Sa Majesté et qu'il en attendoit les lettres pour l'authoriser. Nous n'avons pas laissé de le bien traiter, et comme un sujet de ce roy et un senateur de son royaume, et à cause que, pour le particulier de sa personne, il paroist avoir de l'esprit & estre homme d'honneur.

Au reste, le mesme prince ne s'est point trompé lorsqu'il vous a dict que les Espagnols tromperoient la reyne Christine. Ils ne la tromperont pas seulement, mais ils en abusent et ils la font servir d'organe pour manifester leurs passions, que certains respects les obligent de tenir cachées eux-mesmes, comme il est arrivé tout fraischement en une lettre qu'elle a escrite à M. Chanut, ou plustost en une invective qu'elle luy a envoyée contre la France, et cela sur un esclaircissement qu'il avoit faict sur ce qu'on lui imputoit mal à propos que le sujet de la visite qu'il luy avoit rendue estoit pour la prier de s'entremettre à faire la paix entre les deux couronnes. Je vous proteste, et vous en pouvez bien asseurer ce prince, que nous ne sommes point touchez d'autre sentiment que de celuy qu'il en concevra, qui est de la douleur qu'il aura de voir qu'une personne, qui luy est si proche et à laquelle il a une si grande obligation, soit si peu respectée des Espagnols, que de la porter à un procedé qui est si peu digne d'elle.

Je ne vous en dis point davantage; vous en apprendrez peut-estre plus par les lettres de M. Chanut. ...

With modernised spelling:

Paris, 25 décembre 1654.
... Rien ne pouvait être plus judicieux ni plus véritable que ce que ce roi [d'Espagne] vous a dit touchant la paix et l'état de nos affaires. A n'en juger que suivant la prospérité dont Dieu les a bénies et les suites qu'apparemment une telle prospérité doit avoir, nous ne devons pas être en impatience qu'elle se fasse; mais aussi qui saura que, dans la vérité, nous sommes touchés de ce que nous souffrons et de ce que nos ennemis et nos voisins-mêmes souffrent de la continuation de la guerre, croira facilement que nous la voudrions voir terminée, et qu'elle se terminerait si les Espagnols s'y portaient avec la même sincérité et y marchaient du même pied que nous, ainsi que ce prince le juge fort bien. Ce sont des sentiments, quoique fort véritables, comme j'ai dit, fort obligeants encore pour la France, et je ne manquerai pas de les faire savoir au Roi et de lui faire considérer combien il est obligé d'en avoir des reciproques, comme assurement il les a, pour un si bon frère et allié.

Les lumières de son esprit paraissent en toutes choses, mais particulièrement en ce qu'il a jugé que c'était l'Archiduc qui avait convié la reine Christine d'envoyer le comte Tott en France. Il peut inférer par là ce qu'il y est venu faire; il nous a donné pourtant à entendre que ce voyage ne serait pas désagréable à Sa Majesté et qu'il en attendait les lettres pour l'autoriser. Nous n'avons pas laissé de le bien traiter, et comme un sujet de ce roi et un sénateur de son royaume, et à cause que, pour le particulier de sa personne, il paraît avoir de l'esprit et être homme d'honneur.

Au reste, le même prince ne s'est point trompé lorsqu'il vous a dit que les Espagnols tromperaient la reine Christine. Ils ne la tromperont pas seulement, mais ils en abusent et ils la font servir d'organe pour manifester leurs passions, que certains respects les obligent de tenir cachées eux-mêmes, comme il est arrivé tout fraîchement en une lettre qu'elle a écrite à M. Chanut, ou plutôt en une invective qu'elle lui a envoyée contre la France, et cela sur un éclaircissement qu'il avait fait sur ce qu'on lui imputait mal à propos que le sujet de la visite qu'il lui avait rendue était pour la prier de s'entremettre à faire la paix entre les deux Couronnes. Je vous proteste, et vous en pouvez bien assurer ce prince, que nous ne sommes point touchés d'autre sentiment que de celui qu'il en concevra, qui est de la douleur qu'il aura de voir qu'une personne, qui lui est si proche et à laquelle il a une si grande obligation, soit si peu respectée des Espagnols, que de la porter à un procédé qui est si peu digne d'elle.

Je ne vous en dis point davantage; vous en apprendrez peut-être plus par les lettres de M. Chanut. ...

Swedish translation (my own):

Paris, den 25 december 1654.
... Ingenting kan vara mer klokt eller mer sant än vad denne konung [av Spanien] har sagt till Er angående fred och tillståndet i våra angelägenheter. Att endast döma efter det välstånd som Gud välsignat dem med och de konsekvenser som ett sådant välstånd tydligen måste få, bör vi inte vara otåliga på att det skall ske; men också vem vet att vi i sanning berörs av vad vi lider och av vad våra fiender och våra grannar själva lider av krigets fortsättning, kommer lätt att tro att vi skulle vilja se det slutat och att det skulle sluta om spanjorerna gick dit med samma uppriktighet och marscherade med samma fotfäste som vi, som denne furste mycket väl bedömer. Dessa är känslor, fastän mycket verkliga, som jag har sagt, fortfarande mycket förpliktigade för Frankrike, och jag kommer inte att underlåta att låta konungen veta dem och få honom att överväga hur mycket han är skyldig att ha ömsesidighet till dem, så säker på att han har dem, för en så god broder och bundsförvant.

Hans sinnes ljus framträder i allt, men särskilt genom att han bedömde att det var ärkehertigen som hade bjudit in drottning Kristina att skicka greve Tott till Frankrike. Han kan härav sluta sig till vad han kom dit för att göra; han gav oss emellertid att förstå att denna resa inte skulle vara obehaglig för Hennes Majestät och att han väntade på brev som bemyndigade den. Vi har inte misslyckats med att behandla honom väl, och som en undersåte av denne konung och en rådsman i hans rike, och därför att han, för hans persons särskilda skull, verkar ha ande och vara en hedersman.

Dessutom tog inte samme fursten sig fel när han berättade att spanjorerna skulle lura drottning Kristina. De kommer inte bara att lura henne, utan de misshandlar henne och de får henne att tjäna som ett organ för att manifestera sina passioner som vissa hänseenden tvingar dem att själva hålla gömda, vilket hände alldeles nyligen i ett brev som hon skrev till monsieur Chanut, eller snarare i ett invektiv som hon sände honom mot Frankrike, och att på ett klargörande han gjort om vad som orättligen tillskrivits honom, eftersom föremålet för det besök han gjort hos henne var att be henne att medla i fred mellan de båda Kronorna. Jag försäkrar Er, och Ni kan försäkra den här fursten om det, att vi inte berörs av någon annan känsla än den som han kommer att föreställa sig av det, vilket är smärtan han kommer att ha av att se att en person som står honom så nära och mot vilken han har en så stor skyldighet, respekteras så lite av spanjorerna, att föra henne till ett förfarande som är så ovärdigt henne.

Jag skall inte berätta mer om detta; Ni kanske förnimma mer av Monsieur Chanuts brev. ...

English translation (my own):

Paris, December 25, 1654.
... Nothing could be more judicious or more true than what this King [of Spain] has told you concerning peace and the state of our affairs. To judge only according to the prosperity with which God has blessed them and the consequences that such prosperity must apparently have, we should not be impatient for it to take place; but also who knows that, in truth, we are touched by what we suffer and by what our enemies and our neighbors themselves suffer from the continuation of the war, will easily believe that we would like to see it ended, and that it would end if the Spaniards went there with the same sincerity and marched with the same footing as we do, as this prince very well judges. These are feelings, although very real, as I have said, still very obliging for France, and I will not fail to let the King know them and to make him consider how much he is obliged to have reciprocals of them, as sure he has them, for such a good brother and ally.

The lights of his mind appear in all things, but particularly in that he judged that it was the Archduke who had invited Queen Kristina to send Count Tott to France. He can infer from this what he came there to do; he gave us to understand, however, that this trip would not be disagreeable to Her Majesty and that he was awaiting letters authorising it. We have not failed to treat him well, and as a subject of this King and a senator of his kingdom, and because, for the particular of his person, he seems to have spirit and to be a man of honour.

Besides, the same prince was not mistaken when he told you that the Spaniards would deceive Queen Kristina. They will not only deceive her, but they abuse her and they make her serve as an organ to manifest their passions which certain respects oblige them to keep hidden themselves, as happened very recently in a letter that she wrote to Monsieur Chanut, or rather in an invective she sent him against France, and that on a clarification he had made on what was wrongly imputed to him, as the subject of the visit he had made to her was to beg her to mediate in making peace between the two Crowns. I assure you, and you can assure this prince of it, that we are not touched by any other feeling than that which he will conceive of it, which is the pain he will have at seeing that a person who is so close to him and to whom he has such a great obligation is so little respected by the Spaniards, to bring her to a procedure which is so unworthy of her.

I will tell you no more on this; you will perhaps learn more from Monsieur Chanut's letters. ...


Above: Kristina.


Above: Claes Tott.


Above: Cardinal Jules Mazarin.


Above: Charles d'Avaugour du Bois.

Note: "il nous a donné pourtant à entendre" = Friederich Hermann von Schomberg.

Monday, June 27, 2022

Excerpt from Cardinal Jules Mazarin's letter to Charles d'Avaugour du Bois, dated December 1/11 (New Style), 1654

Source:

Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère: tome VI, septembre 1653-juin 1655, page 398, published by M. A. Chéreul, 1890; original at the University of Michigan


The letter excerpt:

Paris, 11 décembre 1654.
... Je ne trouve point estrange que la reyne Christine ayt escrit en faveur de Monsieur le Prince et prié le roy de Suede de s'entremettre de son accommodement avec la France. Deux causes l'y ont portée: la premiere, l'estime qu'elle a tousjours faicte de sa personne; la seconde, plus veritable, c'est pour rendre ce service aux Espagnols, qui est un des plus importans qu'elle leur pourroit rendre en cette conjoncture. Il est certain que ce prince est si peu en estat de nous faire du mal, demeurant avec les Espagnols, au prix de ce qu'il nous en pourroit faire s'il revenoit en France, veu son humeur inquiete et turbulente, qu'on pourroit avec verité dire qu'il nous en feroit plus, en six mois, qu'il n'en fera, en six ans, au service du roy d'Espagne, et cecy sans exageration.

Je ne doute point que les Espagnols, qui sont habiles et qui sçavant bien faire la difference et la comparaison des choses, n'ayant inspiré à la reyne Christine de faire cet office auprez du roy de Suede, comme aussy je suis asseuré que, ce prince estant intelligent et raisonnable au point qu'il l'est, apres avoir rendu cette deference aux prieres de ladicte dame, qu'il doit tousjours considerer beaucoup, il considerera aussy les interests de cette couronne, qui ne luy doivent estre guere moins chers que les siens propres, et [il recognoistra] que certainement des maux inevitables qui nous arriveroient de l'accommodement de M. le Prince, il s'en feroit une grande reflexion sur son Estat, avec lequel le nostre doit estre desormais en une communauté de bien et de mal. Vous pouvez pourtant l'asseurer que, dans la traité de la paix generale, on considerera beaucoup, pour l'amour de luy et de la reyne Christine, les interests de ce prince. ...

With modernised spelling:

Paris, 11 décembre 1654.
... Je ne trouve point étrange que la reine Christine ait écrit en faveur de Monsieur le Prince et prié le roi de Suède de s'entremettre de son accommodement avec la France. Deux causes l'y ont portée: la premiere, l'estime qu'elle a toujours faite de sa personne; la seconde, plus véritable, c'est pour rendre ce service aux Espagnols, qui est un des plus importants qu'elle leur pourrait rendre en cette conjoncture. Il est certain que ce prince est si peu en état de nous faire du mal, demeurant avec les Espagnols, au prix de ce qu'il nous en pourrait faire s'il revenait en France, vu son humeur inquiète et turbulente, qu'on pourrait avec vérité dire qu'il nous en ferait plus, en six mois, qu'il n'en fera, en six ans, au service du roi d'Espagne, et ceci sans exagération.

Je ne doute point que les Espagnols, qui sont habiles et qui savant bien faire la différence et la comparaison des choses, n'ayant inspiré à la reine Christine de faire cet office auprès du roi de Suède, comme aussi je suis assuré que, ce prince étant intelligent et raisonnable au point qu'il l'est, après avoir rendu cette déférence aux prières de ladite dame, qu'il doit toujours considérer beaucoup, il considérera aussi les intérêts de cette Couronne, qui ne lui doivent être guère moins chers que les siens propres, et il reconnaîtra que certainement des maux inévitables qui nous arriveraient de l'accommodement de M. le Prince, il s'en ferait une grande réflexion sur son Etat, avec lequel le nôtre doit être désormais en une communauté de bien et de mal. Vous pouvez pourtant l'assurer que, dans la traité de la paix générale, on considérera beaucoup, pour l'amour de lui et de la reine Christine, les intérêts de ce prince.

Swedish translation (my own):

Paris, den 11 december 1654.
... Jag finner det inte märkligt att drottning Kristina skulle ha skrivit till förmån för monsieur le prince och bett Sveriges konung att förmedla hans boende hos Frankrike. Två orsaker fört henne dit: den första, den aktning hon alltid har haft för sin person; den andra, mer äkta, är att göra denna tjänst åt spanjorerna, vilket är en av de viktigaste som hon kunde ge dem vid denna tidpunkt. Det är säkert att denne prins är så lite i ett skick att göra oss skada, kvar hos spanjorerna, på bekostnad av vad han kunde göra mot oss om han återvände till Frankrike, med tanke på hans rastlösa och turbulenta humör, att vi med sanning kunde säg att han skulle göra mer för oss på sex månader än vad han kommer att göra på sex år i Spaniens konung, och detta utan att överdriva.

Jag tvivlar inte på att spanjorerna, som är skickliga och som vet hur man kan göra skillnad och att jämföra saker, har inspirerat drottning Kristina att utföra detta ämbete med konungen av Sverige, liksom jag är säker på att denna prins är intelligent. och rimlig till den punkt, att han, efter att ha ägnat denna vördnad till ovannämnda dams böner, som han alltid måste beakta mycket, kommer han också att beakta denna kronans intressen, som inte får vara honom mindre kär än hans egen, och han kommer säkerligen att erkänna att av de oundvikliga ondska som skulle drabba oss av furstens inkvartering, skulle han göra en stor reflektion av det på sin stat, med vilken vår hädanefter måste vara i en gemenskap av gott och ont. Ni kan dock försäkra honom, att i det allmänna fredsfördraget stor hänsyn kommer att tas, för hans och drottning Kristinas skull, till denna furstes intressen.

English translation (my own):

Paris, December 11, 1654.
... I do not find it strange that Queen Kristina should have written in favour of Monsieur le Prince and begged the King of Sweden to mediate his accommodation with France. Two causes brought her there: the first, the esteem she has always had for his person; the second, more genuine, is to render this service to the Spaniards, which is one of the most important that she could render to them at this juncture. It is certain that this prince is so little in a condition to do us harm, remaining with the Spaniards, at the cost of what he could do to us if he returned to France, given his restless and turbulent mood, that we could with truth say that he would do more for us in six months than he will do in six years in the service of the King of Spain, and this without exaggeration.

I do not doubt that the Spaniards, who are skillful and who know how to make the difference and the comparison of things, having inspired Queen Kristina to perform this office with the King of Sweden, as also I am sure that, this prince being intelligent and reasonable to the point that he is, after having paid this deference to the prayers of the said lady, which he must always consider very much, he will also consider the interests of this Crown, which must not be less dear to him than his own, and he will certainly recognise that of the inevitable evils which would befall us from the accommodation of the Prince, he would make a great reflection of it on his State, with which ours must henceforth be in a community of good and badly. You can, however, assure him that, in the treaty of general peace, great consideration will be given, for his sake and that of Queen Kristina, to the interests of this prince.


Above: Kristina.


Above: Cardinal Jules Mazarin.


Above: Charles d'Avaugour du Bois.