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Friday, December 27, 2024

"La Gazette de France" on Johan Oxenstierna and Johan Adler Salvius arriving in Münster from Osnabrück for the peace negotiations, dated June 27/July 7 (New Style), 1646

Source:

Recueil des gazettes nouvelles ordinaires et extraordinaires: relations et autres recits des choses avenues l'année mille six cents quarante-six (№ 86, Gazette), page 633, published 1647, by Théophraste Renaudot; Gallica, Bibliothèque nationale de France


The report:

De Munster, ledit jour 7 Iuillet 1646.
Le Baron Oxenstern & le sieur Salvius Plénipotentiaires de la Couronne de Süede, sont arrivez d'Osnabruk en cette ville: où sont aussi venus ceux de la Landgrave [sic] de Hesse avec quelques autres des Estats Protestans. Le Duc de Longueville a envoyé grand nombre de Gentils-hommes du costé de Vésel pour servir d'escorte à la Duchesse sa femme que l'on attend bien-tost en cette ville.

With modernised spelling:

De Münster, ledit jour 7 juillet 1646.
Le baron Oxenstiern et le sieur Salvius, plénipotentiaires de la Couronne de Suède, sont arrivés d'Osnabrück en cette ville, où sont aussi venus ceux [du] landgrave de Hesse avec quelques autres des États protestants. Le duc de Longueville a envoyé grand nombre de gentilhommes du côté de Weser pour servir d'escorte à la duchesse sa femme, que l'on attend bientôt en cette ville.

Swedish translation (my own):

Från Münster, nämnda dag den 7 juli 1646.
Baron Oxenstierna och herr Salvius, befullmäktigade för Sveriges Krona, har ankommit från Osnabrück till denna stad, dit även de från Hessens lantgreve med några andra av de protestantiska Staterna kom. Hertigen av Longueville har skickat ett stort antal herrar från Wesers sida för att tjäna som eskort till hertiginnan, hans hustru, som snart väntas till denna stad.

English translation (my own):

From Münster, the said day of July 7, 1646.
Baron Oxenstierna and Lord Salvius, plenipotentiaries of the Crown of Sweden, have arrived from Osnabrück in this city, where also came those of the Landgrave of Hesse with some others of the Protestant States. The Duke of Longueville has sent a large number of gentlemen from the side of the Weser to serve as escort to the Duchess, his wife, who is expected soon in this city.

Note: The Duke de Longueville, Henri II d'Orléans (1595-1663), and his second wife, Anne-Geneviève de Bourbon (1619-1679), were married in 1642.

Saturday, June 29, 2024

Excerpt from Claude de Mesmes, Comte d'Avaux's letter to Henri II d'Orléans, the Duke of Longueville, dated January 13/23 (New Style), 1647

Sources:

Meslanges vol. 731: Negociations de Munster et d'Osnabruck, du 31. Decembre 1646. au 23. Avril 1647

Clairambault 608 IX Négociations d'Osnabrück (lettres de d'Avaux à Mazarin, au duc de Longueville, à Chanut, de Beauregard, de Saint-Romain, à l'Électeur de Brandebourg, à Brienne, et à Croissy), avec table chronologique en tête du volume; views 47 to 48; Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits


Acta Pacis Westphalicae II B 5,1: Die französischen Korrespondenzen, Band 5, 1. Teil: 1646-1647, document 80, pages 395 to 396, edited and published by Guido Braun using the preparatory work of Kriemhild Goronzy and Achim Tröster, with the assistance of Antje Oschmann on the register, 2002


The letter excerpt:

Monseigneur
... Les Messieurs m'ont enuoyé tantost le Sieur Melonius pour Scauoir si ie n'auois rien aduancé auec les deputtez de Brandebourg, cela m'a donné lieu de le cathechiser tant plus soigneusement qu'il me sembloit en parlant que ie faisois quelque impression sur son esprit. Jl est de mes anciens amis, ie l'ay veu a Stockholm chez Monsieur le general de la garde, et il s'y tient tousjours tellement qu'en le separant il me laissa veoir vn peu de jour a ce que ie desire Monsieur Saluius le Suiuit d'assez pres, et lors ie fus tout remply de lumiere et de consolation, mais soubz la foy de silence, lequel j'ose aussy recommander pour m'acquitter de ce que ie luy promis, il me restoit neantmoins vne crainte qu'il n'en fust pas le Maistre comme il est arriué d'autre fois, et que la Reyne de Suede et luy le perdent contre le Chancellier de Suede et son Fils. Tant y a qu'il me dit que les choses reuiendroient a l'alternatiue et se conclueroient bientost de gré sinon il faudra prendre patience et laisser dire Monsieur Cantareni, mais auec toute sa force de mediateur il se trouueroit empesché auec des gens qui ne se tiennent pas obligez a ce qu'ils proposent par escrit qui prient neantmoins, et qui pressent qu'on demeure icy pour les mettre d'accord qui tesmoignent quelque disposition a l'accommodement pourueu que l'Electeur parle, et apres qu'il a parlé prennent aduantage de son consentement pour en pretendre encore vn autre dont on n'auroit pas Seulement faict mention jusques a telle heure.

D'ailleurs quand il m'empute la cause de ce qu'on est rentré sur le premier party, il ne considere pas qu'en arriuant icy j'ay trouué cette negotia[ti]on sur les tapis, que les plenipotentiaires de Messieurs les Estats l'ont com̃anceé et poursuiuie continuellement jusques aujourdhuy midy qu'ils en ont faict nouuelle instance a ceux de Suede, et que les Suedois mesme y ont adheré et ont recherché l'entremise de la France pour obtenir ce qu'ils desiroient de l'Electeur de Brandebourg et l'engager plus aisement a ceder toute la Pomeranie quand il en auroit cedé la plus belle partie. ...

With modernised spelling:

Monseigneur
... Les Messieurs m'ont envoyé tantôt le sieur Mylonius pour savoir si je n'avais rien avancé avec les deputés de Brandebourg. Cela m'a donné lieu de le catéchiser tant plus soigneusement qu'il me semblait en parlant que je faisais quelque impression sur son esprit. Il est de mes anciens amis, je l'ai vu à Stockholm chez Monsieur le général de la Gardie, et il s'y tient toujours tellement qu'en le separant il me laissa voir un peu de jour à ce que je désire. Monsieur Salvius le suivit d'assez près, et lors je fus tout rempli de lumière et de consolation; mais, sous la foi de silence, lequel j'ose aussi recommander pour m'acquitter de ce que je lui promis. Il me restait néanmoins une crainte qu'il n'en fût pas le maître comme il est arrivé d'autrefois, et que la reine de Suède et lui le perdent contre le chancelier de Suède et son fils.

Tant y a qu'il me dit que les choses reviendraient à l'altérnative et se conclueraient bientôt de gré, sinon il faudra prendre patience et laisser dire Monsieur Cantarini; mais, avec toute sa force de mediateur, il se trouverait empêché avec des gens qui ne se tiennent pas obligés à ce qu'ils proposent par écrit qui prient néanmoins, et qui pressent qu'on demeure ici pour les mettre d'accord qui témoignent quelque disposition a l'accommodement, pourvu que l'electeur parle, et après qu'il a parlé prennent avantage de son consentement pour en pretendre encore un autre dont on n'aurait pas seulement fait mention jusqu'à telle heure.

D'ailleurs, quand il m'empute la cause de ce qu'on est rentré sur le premier parti, il ne considère pas qu'en arrivant ici j'ai trouvé cette negotia[ti]on sur les tapis, que les plénipotentiaires de Messieurs les États l'ont commencée et poursuivie continuellement jusqu'aujourd'hui midi qu'ils en ont fait nouvelle instance à ceux de Suède, et que les Suédois même y ont adhéré et ont recherché l'entremise de la France pour obtenir ce qu'ils désiraient de l'electeur de Brandebourg et l'engager plus aisément à céder toute la Poméranie quand il en aurait cédé la plus belle partie. ...

Swedish translation (my own):

Monseigneur,
... Herrarna sände nyligen herr Mylonius till mig för att ta reda på om jag hade gjort några framsteg med de deputerade från Brandenburg. Detta gav mig anledning att katekesera honom så mycket noggrannare att det föreföll mig som om jag genom att tala gjorde ett visst intryck i hans sinne. Han är en av mina gamla vänner, jag såg honom i Stockholm hos herr fältmarskalken de la Gardies hus, och han håller sig fortfarande så mycket vid honom att han genom att skilja honom lät mig se lite ljus av vad jag önskar. Herr Salvius följde honom ganska nära, och då fylldes jag av ljus och tröst; men, under tystnadens tro, som jag också vågar rekommendera för att uppfylla det jag lovat honom. Jag förblev likväl med en rädsla för att han inte skulle bli herre som hänt förr, och att han och Sveriges drottning skulle förlora det mot Sveriges kansler och hans son.

Så mycket att han sade till mig att saker och ting skulle återgå till det alternativa och snart skulle avslutas genom överenskommelse, annars får vi ha tålamod och låta monsieur Cantarini tala; men med all sin styrka som medlare skulle han finna sig hindrad med människor som inte är skyldiga till vad de skriftligen föreslår som ändå ber, och som insisterar på att vi skall stanna här för att få dem till en överenskommelse som vittnar om en viss benägenhet till ackommodation, under förutsättning att kurfursten yttrar sig, och, efter att han har talat, att utnyttja sitt samtycke för att göra anspråk på ännu en som inte ens har nämnts förrän den tiden.

När han dessutom klandrar mig för det faktum att man gick på första sidan, anser han inte att jag när jag kom hit fann denna förhandling på bordet, att Ständernas befullmäktigade hade börjat och fullföljt den kontinuerligt fram till middagstid idag då de gjorde en ny begäran till de av Sverige, och svenskarna höll sig själva till den och sökte Frankrikes mellanhand för att få vad de ville av kurfursten av Brandenburg och uppmuntra honom att lättare avstå hela Pommern, när han skulle ha avstått den bästa delen av den. ...

English translation (my own):

Monseigneur,
... The lords recently sent Lord Mylonius to me to find out if I had made any progress with the deputies from Brandenburg. This gave me reason to catechise him so much more carefully that it seemed to me that by speaking I was making some impression on his mind. He is one of my old friends, I saw him in Stockholm at the house of the Lord General de la Gardie, and he still sticks to him so much that by separating him he let me see a little light of what I desire. Lord Salvius followed him quite closely, and then I was filled with light and consolation; but, under the faith of silence, which I also dare to recommend in order to fulfill what I promised him. I nevertheless remained with a fear that he would not be the master as happened in the past, and that he and the Queen of Sweden would lose it against the Chancellor of Sweden and his son.

So much so that he told me that things would return to the alternative and would soon be concluded by agreement, otherwise we will have to be patient and let Monsieur Cantarini speak; but, with all his strength as a mediator, he would find himself hindered with people who are not obliged to what they propose in writing who nevertheless beg, and who insist that we remain here to bring them to an agreement who testify some disposition to accommodation, provided that the Elector speaks, and, after he has spoken, to take advantage of his consent to claim yet another which has not even been mentioned until such time.

Moreover, when he blames me for the fact that one went on the first side, he does not consider that upon arriving here I found this negotiation on the table, that the plenipotentiaries of the Estates had begun and pursued it continuously until noon today when they made a new request to those of Sweden, and the Swedes themselves adhered to it and sought the intermediary of France to obtain what they wanted from the Elector of Brandenburg and encourage him more easily to cede all of Pomerania when he would have ceded the best part of it. ...


Above: Kristina.


Above: Matthias Mylonius (later Biörenclou).


Above: General Jakob de la Gardie.


Above: Johan Adler Salvius.


Above: Chancellor Axel Oxenstierna.


Above: Johan Oxenstierna.


Above: Claude de Mesmes, Comte d'Avaux.


Above: Henri II d'Orléans, the Duke of Longueville.

Saturday, July 17, 2021

Excerpt from Henri II d'Orléans, Duke of Longueville's letter to Cardinal Jules Mazarin advising him to write to Kristina to avoid above-mentioned difficulties, dated September 14/24 (New Style), 1646

Source:

Acta Pacis Westphalicae II B 4: Die französischen Korrespondenzen, Band 3: 1646, document 169, page 478, edited and published by Clivia Kelch-Rade and Anuschka Tischer using the preliminary work of Kriemhild Goronzy and with the assistance of Michael Rohrschneider, 1999


The letter:

Vous verrez par nostre dépesche commune les difficultez que nous avons trouvées icy. Les ambassadeurs de Suède ont procédé un peu plus franchement en nostre dernière conférence; ils sont tousjours demeurez fermes à assurer qu'ilz n'ont aucun ordre de rien relascher de la Poméranie. Mais ilz ont dict qu'ils avoient escrit sur la proposition qui leur avoit esté faicte de se contenter de moins, et qu'ils espéroient en avoir possible response par le premier ordinaire et nous ont convié de demeurer icy jusques à mercredy pour voir sy dans les dépesches qui leur viendront, il ne leur sera rien ordonné là-dessus. Cela nous y retardera quelques jours que nous ne plaindrons pas s'il en réussit un bon effect.

Nous avons escrit à monsieur Chanut pour le tenir adverty de touttes ces difficultez, et peut-estre nous résoudrons-nous d'envoier un exprez à Stocholm pour agir plus efficacement auprès de la reyne, suivant le conseil que monsieur Salvius luy-mesme a donné. …

With modernised spelling:

Vous verrez par notre dépêche commune les difficultés que nous avons trouvées ici. Les ambassadeurs de Suède ont procédé un peu plus franchement en notre dernière conférence; ils sont toujours demeurés fermes à assurer qu'ils n'ont aucun ordre de rien relâcher de la Poméranie. Mais ils ont dit qu'ils avaient écrit sur la proposition qui leur avait été faite de se contenter de moins, et qu'ils espéraient en avoir possible réponse par le premier ordinaire et nous ont convié de demeurer ici jusqu'à mercredi pour voir si dans les dépêches qui leur viendront, il ne leur sera rien ordonné là-dessus. Cela nous y retardera quelques jours, que nous ne plaindrons pas s'il en réussit un bon effet.

Nous avons écrit à Monsieur Chanut pour le tenir averti de toutes ces difficultés, et peut-être nous résoudrons-nous d'envoyer un exprès à Stockholm pour agir plus efficacement auprès de la reine, suivant le conseil que Monsieur Salvius lui-même a donné. …

Swedish translation (my own):

Ni kommer att se genom vår gemensamma utskick de svårigheter som vi har funnit här. De svenska ambassadörerna gick lite mer ärligt fram i vår senaste konferens; de har alltid stått fast vid att se till att de inte har några order att släppa något från Pommern. Men de sade att de hade skrivit på erbjudandet som hade lämnats till dem att nöja sig med mindre, och att de hoppades på att få ett eventuellt svar av första ordinarie och bjöd in oss att stanna här till onsdag för att se om i utskickarna som kommer till dem, de kommer inte att beställas något om det. Det kommer att försena oss där i några dagar så att vi inte skall klaga om det ger god effekt.

Vi har skrivit till monsieur Chanut för att hålla honom underrättad om alla dessa svårigheter, och kanske kommer vi att besluta oss för att sända ett uttryckligt meddelande till Stockholm för att agera mer effektivt med drottningen, efter det råd som herr Salvius själv gav. ...

English translation (my own):

You will see through our joint dispatch the difficulties that we have found here. The Swedish ambassadors proceeded a little more frankly in our last conference; they have always stood firm in ensuring that they have no orders to release anything from Pomerania. But they said that they had written on the offer that had been made to them to settle for less, and that they hoped to have a possible response by the first ordinary and invited us to stay here until Wednesday to see if in the dispatches which will come to them, they will not be ordered anything about it. It will delay us there for a few days so that we will not complain if it has a good effect.

We have written to Monsieur Chanut to keep him informed of all these difficulties, and perhaps we will resolve to send an express to Stockholm to act more effectively with the Queen, following the advice that Mr. Salvius himself gave. …


Above: Kristina.


Above: Henri II d'Orléans, Duke of Longueville.


Above: Cardinal Jules Mazarin.