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Thursday, May 8, 2025

Bernhard von Rosenbach's letter to Kristina, dated September 2/12 (New Style), 1671

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; IV: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina; Lettere de Nunzii Aplici alla Regina; Monsieur de Rosembach; 197: Rosembach à Christine de Suède, Stralsund, 12 aout au 2 septembre 1671 [sic] (digitisation pages 244bisv-245r to 246v-247r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina, 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Kristina's reply to this letter is here:





The letter:

Madame
Je m'immagine de commettre vn crime, Si a chaque Poste je voulois inqvieter par des rapports de peu de conseqvence le pretieux repos de la sacrèe Personne du V: M:. le peu de temps que j'aÿ consumè en cette Province, m'a descouvert la ruse des plusieurs Officiers tant de Vostre Majestè que du Roÿ envers les Domaines et les Baillages de V: M:. La Regence a faite ce qu['elle] a puis pour tirer des fruicts et de l'utilitè particuliere de toutes les dependances desdits Baillages Bauman a pactionnè un Contract d'Arrende par leqvell il gaigne par an en ces mauvais [...] 4000 esc:. Si une guerre s'allume sur le Rihn ce qve le bled de ces quartiers cÿ monte a plus haut prix, (sans estre incommodè d'aucune hostilitè en ce paÿs) il profitera üne fois autant de ce que [l'on] donna a V: Majestè. Mons[ieur]: Offerman se treuve tres bien a son aise d'autant qv'il tient a[ux] fermes le baillage de stolpe qui luÿ vaut au moins par an 2 500 esc: et il ne donne qve 1700. Mais le plus prejudiciable de tout, c'est que les Jmpositions et les contributions ordinaires de cette Province ont estè introduictes dans les Domaines de V: M: contre la teneurs du Recez contre mèsme l'intention du Roÿ par les persuasions de Mess[ieurs]: de la Regence de ce Duchè et par la cooperation et mesme instigation du Baron Pudbusch.

Pour ce qve concerne Bauman je tascheraÿ de le maintenir avec Zele dans la possession de son contract, tandis que V: M: comme soubsveraine, [et] Maistresse luÿ veut ottroÿer cette grace, et qu'il paÿe ce qv'il doit sans decourter. Les autres prejudices me cousteront beaucoup de peine, des voÿages des disputes et a la fin m'attireront une tres Grande haÿne dans ce paÿs. Mais n'importe je mange le pain de V; M: il faut aussi agir en fidell[e] Serviteur. Mais affin qve je puisse dignement exercer ma fonction et la poursuivre avec Vigueur il me faut avoir inesvitablement un Secretaire homme de bien et exercè dans les travaux et dans le stile de la chancellerie, et lequel je puisse emploÿer dans toutes les commissions qvi concernent les Jnterests de V: M:. Vn semblable homme se contenteroit avec le Gage de 100 esc: par an jouissant qvant et qvant la commoditè de ma [...] et de ma maison. Mais pour ne point diminuer la revenüe ordinaire de V: M:, je prens la libertè avec profonde devotion de descouvrir a V: M: qve la Grace, dont le defunct Mareschal LüZau devoit jouir pas l'espace de 12 ans, viendra a exsperer l'annèe qvi vient. Jl a tirè 200 esc: de ces Villages. Si donc V: M: par Genereuse bontè vouloit ordonner 100 esc: pour Salaire de mon Secretaire je tascherois par mes soings assidüs et par vne loÿautè de vote de faire insensible cette despense. C'est apres cecÿ que j'implore le Ciel, de vouloir augmenter les jours heureux de V: M: en cette Vie et rendre immortelle sa memoire dans les siecles suivants, demeurant avec [vne] humilitè tres profonde
Madame de Vostre Majestè
le plus devot et le
plus fidell[e] Serviteur
B: de Rosembac
stralsundt ce 12/2 de Septembr[e]:
1671 /.

With modernised spelling:

Madame,
Je m'imagine de commettre un crime si à chaque poste je voulais inquiéter par des rapports de peu de conséquence le précieux repos de la sacrée personne du Votre Majesté. Le peu de temps que j'ai consumé en cette province m'a découvert la ruse des plusieurs officiers — tant de Votre Majesté que du roi — envers les domaines et les bailliages de Votre Majesté. La régence a faite ce qu'elle a puis pour tirer des fruits et de l'utilité particulière de toutes les dépendances desdits bailliages Baumann a pactionné un contrat d'arrende par lequel il gagne par an en ces mauvais [...] 4 000 écus.

Si une guerre s'allume sur le Rhin, ce que le blé de ces quartiers-ci monte à plus haut prix (sans être incommodé d'aucune hostilité en ce pays), il profitera une fois autant de ce que [l'on] donna à Votre Majesté.

Monsieur Opperman se trouve très bien à son aise d'autant qu'il tient aux fermes le bailliage de Stolpe, qui lui vaut au moins par an 2 500 écus; et il ne donne que 1 700. Mais le plus préjudiciable de tout, c'est que les impositions et les contributions ordinaires de cette province ont été introduites dans les domaines de Votre Majesté contre la teneur du recès contre même l'intention du roi par les persuasions des messieurs de la régence de ce duché et par la cooperation et même instigation du baron Putbus.

Pour ce que concerne Baumann, je tâcherai de le maintenir avec zèle dans la possession de son contrat tandis que Votre Majesté, comme souveraine [et] maîtresse, lui veut octroyer cette grâce et qu'il paie ce qu'il doit sans décourter. Les autres préjudices me coûteront beaucoup de peine des voyages des disputes et à la fin m'attireront une très grande haine dans ce pays. Mais n'importe; je mange le pain de Votre Majesté, il faut aussi agir en fidèle serviteur.

Mais, afin que je puisse dignement exercer ma fonction et la poursuivre avec vigueur, il me faut avoir inévitablement un secrétaire — homme de bien et exercé dans les travaux et dans le style de la chancellerie, et lequel je puisse employer dans toutes les commissions qui concernent les intérêts de Votre Majesté. Un semblable homme se contenterait avec le gage de 100 écus par an, jouissant quand et quand la commodité de ma [...] et de ma maison.

Mais, pour ne point diminuer la revenue ordinaire de Votre Majesté, je prends la liberté avec profonde dévotion de découvrir à Votre Majesté que la grâce dont le défunt maréchal Lützau devait jouir pas l'espace de 12 ans viendra à espérer l'année qui vient. Il a tiré 200 écus de ces villages. Si donc Votre Majesté, par généreuse bonté, voulait ordonner 100 écus pour salaire de mon secrétaire, je tâcherais par mes soins assidus et par une loyauté de vote de faire insensible cette dépense.

C'est après ceci que j'implore le ciel de vouloir augmenter les jours heureux de Votre Majesté en cette vie et rendre immortelle sa mémoire dans les siècles suivants, demeurant avec [une] humilité très profonde,
Madame,
de Votre Majesté
le plus dévot et le plus fidèle serviteur
B. de Rosenbach.
Stralsund, ce 12/2 de septembre
1671.

Swedish translation (my own):

Madam,
Jag föreställer mig att jag begår ett brott om jag vid varje inlägg ville störa den dyrbara friden för Ers Majestäts heliga person med rapporter av ringa betydelse. Den korta tid som jag har tillbringat i denna provins har avslöjat för mig flera officerare — både av Ers Majestät och konungen — gentemot Ers Majestäts domäner och fögderier. Förmyndarregeringen har gjort vad den har kunnat för att hämta frukterna och den speciella nyttan från alla beroenden av nämnda fögderierna. Baumann har ingått ett arrendekontrakt genom vilket han tjänar per år i dessa dåliga [...] 4,000 écus.

Om ett krig bryter ut vid Rhen, och vetet i dessa kvarter stiger i pris (utan att det besväras av någon fientlighet i detta land), kommer det återigen att tjäna på vad som gavs till Ers Majestät.

Herr Opperman är mycket bekväm, i synnerhet som han innehar fögderiet Stolpe från gårdarna, som tjänar honom minst 2,500 écus om året; och han ger bara 1,700. Men det mest skadliga av allt är att de vanliga skatterna och bidragen i denna provins har införts i Ers Majestäts domäner mot recessens längd, även mot konungens avsikt, genom övertygelser från herrarna i detta hertigdömes regentskap och genom samarbete och till och med anstiftan av friherre Putbus.

När det gäller Baumann, så kommer jag ivrigt att försöka hålla honom i besittning av hans kontrakt medan Ers Majestät, som suverän och härskarinna, vill ge honom denna nåd och han betalar vad han är skyldig utan dröjsmål. De andra förlusterna kommer att kosta mig mycket besvär, möda, tvister och kommer i slutändan att ge mig stort hat i detta land. Men oavsett; jag äter Ers Majestäts bröd, jag måste ju också agera som en trogen tjänare.

Men för att jag värdigt skall kunna utöva min funktion och fullgöra den med kraft, måste jag oundvikligen ha en sekreterare — en god man och utövad i kansliets arbeten och stil och som jag kan anställa i alla de kommissioner som rör Ers Majestäts intressen. En sådan man skulle nöja sig med en lön på 100 écus per år och samtidigt njuta av bekvämligheten i mitt [...] och mitt hus.

Men för att inte förringa Ers Majestäts ordinarie inkomst, tar jag mig friheten att med djup hängivenhet meddela Ers Majestät att den nåd som salige marskalk Lützau skulle åtnjuta under 12 år kommer att ske under det kommande året. Han fick 200 écus från dessa byar. Om därför Ers Majestät, av generös vänlighet, skulle beställa 100 écus för lönen till min sekreterare, skulle jag med min ihärdiga omsorg och genom en trogen röst sträva efter att göra denna kostnad omöjlig.

Det är efter detta som jag bönfaller himlen att öka Ers Majestäts glada dagar i detta liv och att göra Ert minne odödligt under de kommande seklerna. Jag förblir med en ytterst djup ödmjukhet,
madam,
Ers Majestäts
hängivnaste och trognaste tjänare
B. von Rosenbach.
Strålsund, den 12/2 september 1671.

English translation (my own):

Madame,
I imagine myself committing a crime if at every post I wanted to disturb the precious peace of Your Majesty's sacred person with reports of little consequence. The short time that I have spent in this province has revealed to me the cunning of several officers — both of Your Majesty and of the King — towards Your Majesty's domains and bailiwicks. The regency has done what it has been able to to derive the fruits and the particular utility from all the dependencies of the said bailiwicks. Baumann has entered into a contract of leasehold by which he earns per year in these bad [...] 4,000 écus.

If a war breaks out on the Rhine, and the wheat in these quarters rises in price (without being inconvenienced by any hostility in this country), it will profit once again from what was given to Your Majesty.

Mr. Opperman is very comfortable, especially as he holds the bailiwick of Stolpe from the farms, which earns him at least 2,500 écus a year; and he only gives 1,700. But the most damaging thing of all is that the ordinary taxes and contributions of this province have been introduced into Your Majesty's domains against the tenor of the recess, even against the intention of the King, through the persuasions of the gentlemen of the regency of this duchy and through the cooperation and even instigation of Baron Putbus.

As for Baumann, I will zealously try to keep him in possession of his contract while Your Majesty, as sovereign and mistress, wishes to grant him this grace and he pays what he owes without delay. The other losses will cost me a lot of trouble, travail, disputes and in the end will bring me great hatred in this land. But no matter; I eat Your Majesty's bread, I must also act as a faithful servant.

But, in order that I may worthily exercise my function and pursue it with vigour, I must inevitably have a secretary — a good man and exercised in the works and style of the chancellery, and whom I can employ in all the commissions that concern Your Majesty's interests. Such a man would content himself with the wage of 100 écus per year, enjoying at the same time the comfort of my [...] and my house.

But, in order not to diminish Your Majesty's ordinary income, I take the liberty with deep devotion to inform Your Majesty that the grace which the late Marshal Lützau was to enjoy for the space of 12 years will come to pass in the coming year. He derived 200 écus from these villages. If therefore Your Majesty, out of generous kindness, would order 100 écus for the salary of my secretary, I would endeavour by my assiduous care and by a loyal vote to make this expense insensible.

It is after this that I implore Heaven to increase Your Majesty's happy days in this life and to make your memory immortal in the centuries to come. I remain with a most profound humility,
Madame,
Your Majesty's
most devoted and faithful servant
B. von Rosenbach.
Stralsund, September 12/2, 1671.


Above: Kristina.

Notes: pactionner = s'accorder.

Stolpe = Stolpe an der Peene, a municipality in the Vorpommern-Greifswald district in the German state of Mecklenburg-Vorpommern.

quand et quand = en même temps, tout de suite.

Bernhard von Rosenbach's letter to Kristina, dated August 4/14 (New Style), 1671

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; IV: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina; Lettere de Nunzii Aplici alla Regina; Monsieur de Rosembach; 196: Rosembach à Christine de Suède, Stralsund, 14 juillet au 4 aout 1671 [sic] (digitisation pages 243v-244r to 244v-244bisr)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina, 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Peter Andersson Appelman, article in Svenskt biografiskt lexikon: Band 02, page 97, edited by Bertil Boëthius, 1920

Peter Andersson Appelman, https://sok.riksarkivet.se/sbl/artikel/18756, Svenskt biografiskt lexikon (art av G. Wittrock.), hämtad 2025-03-15.

Kristina's reply to this letter is here:




The letter:

Madame.
Dez que j'avois fait voir a la Regence de cette Province la Patente que je tiens de Vostre Majestè, je pris incontinent possession de ma charge. Et pour monstrer que la commoditè du Serviteur doit ceder la place a l'interest du Maistre, j'aÿ Visitè touts les baillages relevants du contract que vos[tre]: M: a accordèe a Bauman. Apres ÿ avoir consumè trois sepmaines et recherchè tout ce que m'a estè possible, j'aÿ a la fin treuvè les Baillages en assez bon Estat selon la mode de ce paÿs cÿ. Le pire que je juge et le plus prejudiciable a l'Jnterest de V: M: c'est qu'on a negligè de faire vn inventaire solenne de tout ce que Bauman a receüs. De plus touts les Documents et Registres des Domaines sont dissipez Je n'aÿ aucune Acte entre mes mains; Tellement qu'il me faut beaucoup de temps a m'acquerir une plenaire notice de ce que est necessaire a m'acquiter honnestement de ma force. Les Genies de cette Province sont fort intrigvants et interessez, et pour ce subject peu loÿaux et tres peu pour la plus grande Partie, addonnez au bien de leurs Ma[...]. Bauman n'a aucune raison de se plaindre, car les Pensionaires luÿ paÿent la pension annüelle, et les Paÿe les Jmposts extraordinaires. Jl gaigna 4000 esc: par an comme vn sols. Forberger commençe a restablir la bonne Amitiè avec susdit Bauman, voÿant qu'a la fin je seraÿ obligè de part de V: M: de mettre avec Vigueur decente le dernier remede a leurs querelles inutiles.

La Femme d'Appelman est morte depuis peu, et Sa mort dissoudra l'appuÿ qu'il a eus jusques icÿ de ce costè cÿ tant en Svede qu'en Pomeranie. Du reste tout va passablement bien et je contribueraÿ par ma Vigilance et par ma fidelitè tout ce que peut conserver les affaires dans l'estat present. Apres tout cecÿ je prie le tout puissant qu'il veuille accombler la tres sacreè Personne de V: M: de toutes les felicitez du ciel et de la terre, demeurant avec [vne] humilitè Tres profonde
Madame de vostre Majestè
le plus devot et le plus
fidell[e] Serviteur
B: de Rosembac.
a stralsundh ce 14/4 d'Aoust
l'an 1671 /

With modernised spelling:

Madame,
Dès que j'avais fait voir à la régence de cette province la patente que je tiens de Votre Majesté, je pris incontinent possession de ma charge; et, pour montrer que la commodité du serviteur doit céder la place à l'intérêt du maître, j'ai visité tous les baillages rélévants du contrat que Votre Majesté a accordée à Baumann. Après y avoir consumé trois semaines et recherché tout ce que m'a été possible, j'ai à la fin trouvé les baillages en assez bon état selon la mode de ce pays-ci. Le pire que je juge — et le plus préjudiciable à l'intérêt de Votre Majesté, — c'est qu'on a négligé de faire un inventaire solenne de tout ce que Baumann a reçu.

De plus, tous les documents et registres des domaines sont dissipés. Je n'ai aucune acte entre mes mains, tellement qu'il me faut beaucoup de temps à m'acquérir une plénaire notice de ce que est nécessaire à m'acquitter honnêtement de ma force. Les génies de cette province sont fort intriguants et intéressés, et pour ce sujet peu loyaux et très peu pour la plus grande partie, addonnés au bien de leurs ma[...].

Baumann n'a aucune raison de se plaindre, car les pensionnaires lui paient la pension annuelle, et les paie les impôts extraordinaires. Il gagna 4 000 écus par an comme un sol. Forberger commence à rétablir la bonne amitié avec susdit Baumann, voyant qu'à la fin je serai obligé de part de Votre Majesté de mettre avec vigueur décente le dernier remède à leurs querelles inutiles.

La femme d'Appelman est morte depuis peu, et sa mort dissoudra l'appui qu'il a eu jusqu'ici de ce côté-ci tant en Suède qu'en Poméranie. Du reste, tout va passablement bien, et je contribuerai par ma vigilance et par ma fidélité tout ce que peut conserver les affaires dans l'état présent. Après tout ceci, je prie le Tout-Puissant qu'il veuille accombler la tres sacrée personne de Votre Majesté de toutes les félicités du ciel et de la terre, demeurant avec [une] humilité très profonde,
Madame,
de Votre Majesté
le plus dévot et le plus fidèle serviteur
B. de Rosenbach.
A Stralsund, ce 14/4 d'août, l'an 1671.

Swedish translation (my own; I cannot tag it as such due to character limits in the tags):

Madam,
Så snart jag hade visat denna provinss regentskap det patent som jag har från Ers Majestät, tog jag genast mitt ämbete i besittning; och för att visa att tjänarens bekvämlighet måste ju övergå till mästarens intresse, har jag besökt alla borgmästare som falla under det kontrakt som Ers Majestät har beviljat Baumann. Efter att ha tillbringat tre veckor där och letat efter allt jag kunde, har jag äntligen funnit fogdarna i ganska gott skick enligt modet i detta land. Det värsta som jag bedömer — och det mest skadliga för Ers Majestäts intresse — är att man har försummat att göra en högtidlig inventering av allt som Baumann har fått.

Dessutom försvinner alla dokument och register för domänerna. Jag har ingen handling i mina händer, så mycket att det tar lång tid för mig att skaffa mig en fullständig notis om vad som är nödvändigt för att jag på ett ärligt sätt skall kunna fullgöra min makt. Genierna i denna provins är mycket intrigerande och intresserade, och för detta ämne otrogna och väldigt lite för det största partiet, väldigt beroende av deras [...].

Baumann har ingen anledning att klaga, ty pensionärerna betalar honom den årliga pensionen, och han betalar de extraordinära skatterna. Han har tjänat 4,000 écus per år som en sou. Forberger börjar återupprätta god vänskap med nämnda Baumann, ty jag i slutändan blir skyldig att på Ers Majestäts vägnar med anständig kraft sätta det sista botemedlet mot deras värdelösa gräl.

Appelmans hustru har nyligen avlidit, och hennes död kommer att upplösa det stöd han hittills haft på denna sida, både i Sverige och i Pommern. För övrigt går allt tämligen bra, och jag kommer genom min vaksamhet och trohet att bidra med vad som än kan göras för att bevara angelägenheterna i deras nuvarande tillstånd. Efter allt detta ber jag den Allsmäktige att skänka Ers Majestäts allraheligaste person alla himlens och jordens välsignelser, förblivande med den djupaste ödmjukhet,
madam,
Ers Majestäts
hängivnaste och trognaste tjänare
B. von Rosenbach.
I Stralsund, den 4/14 augusti 1671.

English translation (my own):

Madame,
As soon as I had shown the regency of this province the patent that I hold from Your Majesty, I immediately took possession of my office; and, to show that the convenience of the servant must cede to the interest of the master, I have visited all the bailiwicks falling under the contract that Your Majesty has granted to Baumann. After having spent three weeks there and searched for everything that I could, I have finally found the bailiwicks in fairly good condition according to the fashion of this land. The worst thing that I judge — and the most prejudicial to Your Majesty's interest — is that one has neglected to make a solemn inventory of everything that Baumann has received.

Moreover, all the documents and registers of the domains are dissipated. I have no act in my hands, so much so that it takes me a long time to acquire a full notice of what is necessary for me to be able to honestly discharge my force. The geniuses of this province are very intriguing and interested, and for this subject disloyal and very little for the greatest party, very much addicted to their [...].

Baumann has no reason to complain, for the pensioners pay him the annual pension, and he pays the extraordinary taxes. He has earned 4,000 écus a year like a sou. Forberger begins to reestablish good friendship with the said Baumann, seeing that in the end I will be obliged on Your Majesty's behalf to put with decent vigour the last remedy to their useless quarrels.

Appelman's wife has recently died, and her death will dissolve the support he has had until now on this side, both in Sweden and in Pomerania. For the rest, everything is going passably well, and I will contribute, through my vigilance and fidelity, whatever can be done to preserve affairs in their present state. After all this, I pray the Almighty to bestow upon Your Majesty's most sacred person all the blessings of Heaven and Earth, remaining with the deepest humility,
Madame,
Your Majesty's
most devout and faithful servant
B. von Rosenbach.
At Stralsund, August 4/14, 1671.


Above: Kristina.

Notes: Samuel Forberger was the same man as the alchemical imposter (together with his father Christopher Forberger) who was a known associate of Kristina on that subject.

The wife of Peter Appelman (1625/8-1705) was Katarina Rehnskiöld (1643-1671), daughter of the Pomeranian government councilman Gert Antoniison Rehnskiöld (1610-1658) and his second wife Birgitta Torskeskål (1625-1655). They were married on July 21/31 (Old Style), 1655.

Bernhard von Rosenbach's letter to Kristina, dated June 21/July 1 (New Style), 1671

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; IV: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina; Lettere de Nunzii Aplici alla Regina; Monsieur de Rosembach; 195: Rosembach à Christine de Suède, Hambourg, 7 juillet 1671 [sic] (digitisation pages 241v-242r to 242v-243r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina, 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).



The letter:

Madame
Apres avoir receu la tres Clemente Patente de vostre Majestè, la quelle estoit vniquement requise pour m'installer dans la Possession de la charge du Premier Ballffiff en Pomeranie; Je me prepare a partir d'icÿ en peu de jours pour la susdite Province. Auparavant qve de boucher de cette Ville, je voudrois bien reverer la Grandeur de ce bienfait par quelque digne remerciement: Mais les Paroles propres me manquantes a ce dessein, je prens mon recours a l'eloquence des effects et des bons services, jurant que toute ma Vie ne sera qu'une tres devote et evidente action des Graces envers la Roÿalle Clemence de V: M:. Jl a pleü a V: M: de m'imposer [vn] perpetuel tribut de ma reconnoissance, de servir Fidellement, affin qve V: M: aÿt subject, de se loüer l'Eslection qu'elle a confereè en ma Personne. Je promets, que je ne quitteraÿ point ce monde, sans avoir finÿ dans les services de V: M:, en fidell[e] Serviteur et en honneste Homme. En attendant de pouvoir signaler cette Veritè par des realitez authentiques, je prie le tout puissant pour la Glorieuse conservation de la tres sacreè Personne de V: M: demeurant avec [vne] humilitè tres profonde
Madame de Vostre Majestè
le plus devot et le plus
fidell[e] serviteur
B: de Rosembac[.]
Hamb[ourg]: ce 1 de Juillet
1671 /

With modernised spelling:

Madame,
Après avoir reçu la très clémente patente de Votre Majesté, laquelle était uniquement requise pour m'installer dans la possession de la charge du premier bailli en Poméranie, je me prépare à partir d'ici en peu de jours pour la susdite province. Auparavant que de boucher de cette ville, je voudrais bien révérer la grandeur de ce bienfait par quelque digne remerciement; mais, les paroles propres me manquantes à ce dessein, je prends mon recours à l'éloquence des effets et des bons services, jurant que toute ma vie ne sera qu'une très dévote et évidente action des grâces envers la royale clémence de Votre Majesté.

Il a plu à Votre Majesté de m'imposer [un] perpetuel tribut de ma reconnaissance de servir fidèlement, afin que Votre Majesté ait sujet de se louer l'élection qu'elle a conférée en ma personne. Je promets que je ne quitterai point ce monde sans avoir fini dans les services de Votre Majesté en fidèle serviteur et en honnête homme. En attendant de pouvoir signaler cette vérité par des réalités authentiques, je prie le Tout-Puissant pour la glorieuse conservation de la très sacrée personne de Votre Majesté, demeurant avec [une] humilité très profonde,
Madame,
de Votre Majesté
le plus dévot et le plus fidèle serviteur
B. de Rosenbach.
Hambourg, ce 1er de juillet 1671.

Swedish translation (my own):

Madam,
Efter att ha erhållit Ers Majestäts nådigaste patent, som endast krävdes för att insätta mig i överfogdeämbetet i Pommern, förbereder jag mig att om några dagar resa härifrån till förutnämnda provins. Innan jag beger mig från denna stad, skulle jag vilja vörda storheten av denna förmån med någon värdig tacksägelse; men i brist på de rätta orden för detta ändamål, tillgriper jag effekternas och goda tjänsters vältalighet, svärjande att hela mitt liv inte blir annat än en högst hängiven och uppenbar tackhandling mot Ers Majestäts kungliga nåd.

Det har behagat Ers Majestät att ålägga mig en evig tribut av tacksamhet för min trogna tjänst, så att Ers Majestät kan ha anledning att prisa det val som Ni har tilldelat mig. Jag lovar att jag skall inte lämna denna värld utan att ha fullgjort Ers Majestäts tjänst som en trogen tjänare och en ärlig man. Medan jag väntar på att kunna signalera denna sanning med autentiska realiteter, ber jag den Allsmäktige för det ärorika bevarandet av Ers Majestäts allraheligaste person, förblivande med den djupaste ödmjukhet,
madam,
Ers Majestäts
hängivnaste och trognaste tjänare
B. von Rosenbach.
Hamburg, den 1 juli 1671.

English translation (my own):

Madame,
Having received Your Majesty's most clement patent, which was only required to install me in the possession of the office of first bailiff in Pomerania, I am preparing to leave here in a few days for the aforesaid province. Before leaving this city, I would like to revere the greatness of this benefit by some worthy thanks; but, lacking the proper words for this purpose, I resort to the eloquence of effects and good services, swearing that my whole life will be nothing but a most devout and evident action of thanks towards Your Majesty's royal clemency.

It has pleased Your Majesty to impose upon me a perpetual tribute of gratitude for my faithful service, so that Your Majesty may have cause to praise the election you have conferred upon me. I promise that I will not leave this world without having completed Your Majesty's service as a faithful servant and an honest man. While waiting to be able to signal this truth with authentic realities, I pray the Almighty for the glorious preservation of Your Majesty's most sacred person, remaining with the deepest humility,
Madame,
Your Majesty's
most devout and faithful servant
B. von Rosenbach.
Hamburg, July 1, 1671.


Above: Kristina.

Bernhard von Rosenbach's letter to Kristina, dated February 8/18 (New Style), 1671

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; IV: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina; Lettere de Nunzii Aplici alla Regina; Monsieur de Rosembach; 194: Rosembach à Christine de Suède, Hambourg, 18 janvier au 8 février 1671 (digitisation pages NP-240r to 241v-242r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina, 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).




The letter:

Madame
Toutes les Correspondences de Suede me donnent des asseurances indubitables de l'heureuse Estat des affaires de Vostre Majestè. Et pour ne rien cacher a la notice de V[ostre]: M[ajestè]: j'envoÿe icÿ joincte la lettre du G[eneral]: G[ouverneur]: qu'il m'escrivit par l'ordinaire de la sepmaine passèe. Elle porte vn caractere mal Jntelligible et difficile a lire, mais vn sens plein de veritable Zele et de devotion. Ses Principales Articles sont 1. qu'il asseure et promet de commencer a remettre la disposition en son entier par l'Establissement de ma Personne en Pomeranie suivant la tres Clemente et soubsveraine Volontè de V[ostre] M[ajestè] 2. Qu'il desire et soubshaite que la tres benigne liberale concession de l'Echange soit ottroÿèe a G[rand]: Chancellier. 3 Jl exprime ses desirs dont il declare avoir perdüs vne bonne Partie des ses esperances avec mon depart de Rome. Mais il n'a pas raison de dire cela, car V[ostre]: M[ajestè]: ma accordèe tout ce qu'il a desirè horsmis l'ottroÿement de l'Echange[.] 4 Ce qu'il prononce de la tendresse extraordinaire du Roÿ et de la Reÿne envers V[ostre]: M[ajestè]:, est tres veritable. Les malveillants sont bien estonnez de le changement si subit, mais aussi si juste et si necessaire. 5. Jl donne la tres humble asseurance de disposer pour l'advenir tellement les Jnterests de V[ostre]: M[ajestè]:, que quand il plaira a V[ostre]: M[ajestè]: de venir en Suede, elle ÿ puisse treuver toute la satisfaction imaginable du Monde. Asseurement il agira avec fidelitè tout a fait extraordinaire d'autant qu'il a conceüs cette persuasion et confiance en soÿ mesme, qve V[ostre]: M[ajestè]: en esgard de ses services tres Zeleux prendre quelque Gracieuse et Clemente reflexion sur sa Posteritè, laquelle sera assez nombreuses et gardera la memoire de V[ostre]: M[ajestè]: avec plus de gratitude qve le reste ne l'a pas fait a leurs plus grande honte et infamie. Tout cecÿ se pourroit faire sans oster vn seul souls de la Revenüe ordinaire de V[ostre]: M[ajestè]:. Mais il n'est pas encor la saison d'en faire mention moins le commencement. 6 Outre qu'il parle du peu d'affection que le Roÿ tesmoigne envers des ces Princes Allemands qui se treuvent a present en Suede, il donne son conseil en cas qve qvelqve malheur ou changement arriveroit a la Suede: En tel cas il faut avoir des fidel[e]s et constants Serviteurs, mais qvant au conseil et a la mesure qu'il faut prendre en vne semblable contingence, il n'ÿ a que l'Jncomparable et le divin Jugement de V[ostre]: M[ajestè]:, qui puisse estre son digne Conseiller. Du reste, Madame, je prie le tout puissant pour la Glorieuse conservation de la sacrèe personne de V[ostre]: M[ajestè]:, demeurant avec humilitè profonde
Madame de Vostre Majestè
le plus devot et le plus fidele
serviteur
B. de Rosembac
Hambourg ce 18/8 de fevrier
1671.

With modernised spelling:

Madame,
Toutes les correspondences de Suède me donnent des assurances indubitables de l'heureuse état des affaires de Votre Majesté; et, pour ne rien cacher à la notice de Votre Majesté, j'envoie ici-jointe la lettre du général gouverneur qu'il m'écrivit par l'ordinaire de la semaine passée. Elle porte un caractère mal intelligible et difficile à lire, mais un sens plein de véritable zèle et de dévotion. Ses principales articles sont:

1. Qu'il assure et promet de commencer à remettre la disposition en son entier par l'établissement de ma personne en Poméranie suivant la très clémente et souveraine volonté de Votre Majesté.

2. Qu'il désire et souhaite que la très bénigne libérale concession de l'échange soit octroyée à grand chancelier.

3. Il exprime ses désirs dont il déclare avoir perdu une bonne partie de ses espérances avec mon départ de Rome. Mais il n'a pas raison de dire cela, car Votre Majesté ma accordée tout ce qu'il a désiré hormis l'octroiement de l'échange.

4. Ce qu'il prononce de la tendresse extraordinaire du roi et de la reine envers Votre Majesté est très véritable. Les malveillants sont bien étonnés de le changement si subit, mais aussi si juste et si nécessaire.

5. Il donne la très humble assurance de disposer pour l'avenir tellement les intérêts de Votre Majesté, que, quand il plaira à Votre Majesté de venir en Suède, elle y puisse trouver toute la satisfaction imaginable du monde.

Assurément, il agira avec fidélité tout à fait extraordinaire d'autant qu'il a conçu cette persuasion et confiance en soi-même que Votre Majesté, en égard de ses services très zéleux, prendra quelque gracieuse et clémente réflexion sur sa postérité, laquelle sera assez nombreuses et gardera la mémoire de Votre Majesté avec plus de gratitude que le reste ne l'a pas fait, à leurs plus grande honte et infamie. Tout ceci se pourrait faire sans ôter un seul sou de la revenue ordinaire de Votre Majesté; mais il n'est pas encore la saison d'en faire mention moins le commencement.

6. Outre qu'il parle du peu d'affection que le roi témoigne envers ces princes allemands qui se trouvent à présent en Suède, il donne son conseil en cas que quelque malheur ou changement arriverait à la Suède. En tel cas, il faut avoir des fidèles et constants serviteurs; mais quant au conseil, et à la mesure qu'il faut prendre en une semblable contingence, il n'y a que l'incomparable et le divin jugement de Votre Majesté, qui puisse être son digne conseiller.

Du reste, Madame, je prie le Tout-Puissant pour la glorieuse conservation de la sacrée personne de Votre Majesté, demeurant avec humilité profonde,
Madame,
de Votre Majesté
le plus dévot et le plus fidèle serviteur
Bernard de Rosenbach.
Hambourg, ce 18/8 de février 1671.

Swedish translation (my own):

Madam,
All korrespondens från Sverige ger mig otvivelaktiga försäkringar om det lyckliga tillståndet i Eders Majestäts angelägenheter; och för att intet dölja för Ers Majestäts underrättelse, bifogar jag härmed det brev från generalguvernören som han till mig skrivit genom förra veckans ordinarie. Den bär en karaktär som inte är särskilt begriplig och svår att läsa, men en mening full av sann iver och hängivenhet. Dess huvudsakliga artiklar är:

1. Att han försäkrar och lovar att börja återställa dispositionen i dess helhet genom etableringen av min person i Pommern enligt Ers Majestäts mycket behagliga och suveräna vilja.

2. Att han önskar och önskar att den mycket välvilliga, liberala eftergiften av utbytet beviljas Rikskanslern.

3. Han uttrycker sina önskningar som han förklarar ha förlorat en stor del av sina förhoppningar med min avresa från Rom. Men han har inte rätt i att säga detta, ty Ers Majestät har givit mig allt han önskat utom beviljandet av utbytet.

4. Det han uttalar om konungens och drottningens extraordinära ömhet mot Ers Majestät är mycket sant. De illvilliga är mycket förvånade över förändringen så plötslig, men också så rättvis och så nödvändig.

5. Han ger den mycket ödmjuka försäkran att för framtiden disponera så mycket Eders Majestäts intressen, att hon, när det behagar Ers Majestät att komma till Sverige, där kan finna all den tillfredsställelse, man kan tänka sig i världen.

Säkerligen kommer han att handla med ytterst utomordentligt trohet, ty han har uppfattat denna övertygelse och förtroende för sig själv, att Ers Majestät, med hänsyn till sina mest nitiska tjänster, kommer att ta någon nådig och vänlig reflektion över hans efterkommande, som kommer att bli ganska talrik, och han skall bevara Ers Majestäts minne med större tacksamhet än de andra har gjort, till deras största skam och vanära. Allt detta kunde göras utan att ta bort ett enda öre från Ers Majestäts ordinarie inkomst; men det är ännu inte tiden att nämna det, än mindre början.

6. Förutom att tala om den lilla tillgivenhet som konungen visar mot de tyska furstar som för närvarande befinner sig i Sverige, ger han sitt råd ifall någon olycka eller förändring skulle inträffa med Sverige. I ett sådant fall är det nödvändigt att ha trogna och ständiga tjänare; men angående råden och den åtgärd, som måste vidtas i en sådan oförutseddhet, så finns endast Ers Majestäts oförliknande och gudomliga omdöme, som kan vara Er värdige rådgivare.

För resten, madam, ber jag till den Allsmäktige om att Ers Majestäts heliga person skall bevaras på ett härligt sätt, förblivande med djup ödmjukhet,
madam,
Ers Majestäts
hängivnaste och trognaste tjänare
Bernhard von Rosenbach.
Hamburg, den 18/8 februari 1671.

English translation (my own):

Madame,
All the correspondence from Sweden gives me indubitable assurances of the happy state of Your Majesty's affairs; and, in order to hide nothing from Your Majesty's notice, I enclose herewith the letter from the governor general which he wrote to me by last week's ordinary. It bears a character not very intelligible and difficult to read, but a meaning full of true zeal and devotion. Its principal articles are:

1. That he assures and promises to begin to restore the disposition in its entirety by the establishment of my person in Pomerania according to Your Majesty's most clement and sovereign will.

2. That he desires and wishes that the very benign, liberal concession of the exchange be granted to the Grand Chancellor.

3. He expresses his desires of which he declares to have lost a good part of his hopes with my departure from Rome. But he is not right in saying this, for Your Majesty has granted me everything he has desired except the granting of the exchange.

4. What he pronounces of the extraordinary tenderness of the King and Queen towards Your Majesty is very true. The malevolent are very astonished at the change so sudden, but also so just and so necessary.

5. He gives the very humble assurance of disposing for the future so much the interests of Your Majesty, that, when it pleases Your Majesty to come to Sweden, she can find there all the satisfaction imaginable in the world.

Assuredly, he will act with most extraordinary fidelity, forasmuch as he has conceived this persuasion and confidence in himself that Your Majesty, in consideration of his most zealous services, will take some gracious and clement reflection on his posterity, which will be quite numerous, and he will keep Your Majesty's memory with more gratitude than the rest have done, to their greatest shame and infamy. All this could be done without removing a single penny from your Majesty's ordinary revenue; but it is not yet the season to make mention of it, much less the beginning.

6. Besides speaking of the little affection which the King shows towards those German princes who are at present in Sweden, he gives his advice in case any misfortune or change should happen to Sweden. In such a case, it is necessary to have faithful and constant servants; but as for the advice, and the measure that must be taken in such a contingency, there is only Your Majesty's incomparable and divine judgment, which can be your worthy advisor.

For the rest, Madame, I pray to the Almighty for the glorious preservation of Your Majesty's sacred person, remaining with profound humility,
Madame,
Your Majesty's
most devout and faithful servant
Bernhard von Rosenbach.
Hamburg, February 18/8, 1671.


Above: Kristina.

Sunday, March 9, 2025

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated September 30/October 10 (New Style), 1671

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 162: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 10 octobre 1671 (digitisation pages 229v-230r to 230v-231r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

à Rossembac
10 Ott[ob]re 71
J'ay receù v[ost]re lettre du 12 du passè par la quelle Je Voy que Vous veillez à mes affaires interests auec le Zele qui est necessaire. Pour ce qui est Touchant Bauman Je Suis persvadèe qu'il [...] fait bien dans l'Arrende c'est pourquoy il faut le contraindre à S'acquitter de Son deuoir auec toute puonctualitè le menassant de luy oster l'Arren Ces Biens lors qu'il Serà negligent dans les remises Selon le Contract, et qu'il et qu'il osera formerà des plaintes et des pretentions à Son ordinaire. Cependant ne manquèz pas dé faire adrioitement adroitem[en]t vos diligences pour trouuer des personnes qui en tout cas rendront appliquer à cette Arrende aux les conditions plus advantageuses, [...]

Pour le Secretaire que Vous desirèz J'en Suis contente auec le gage de cent escùs par an J'en Suis contente [...] et J'approuue l'expedient que Vous me proposez pour le Satisfaire Sans diminuer mà revenue ordinaire. Au reste [...] faitez V[ost]re devoir dans tout ce qui concerne mon Seruice et ne craignez rien. dieu Vous prosp[er]e[.]

With modernised spelling:

A Rosenbach.
10 ottobre '71.
J'ai reçu votre lettre du 12 du passé, par laquelle je vois que vous veillez à mes intérêts avec le zèle qui est nécessaire. Touchant Baumann, je suis persuadée qu'il fait bien dans l'arrende; c'est pourquoi il faut le contraindre à s'acquitter de son devoir avec toute ponctualité, le menaçant de lui ôter ses biens lorsqu'il sera négligent dans les remises et qu'il osera former des plaintes et des prétentions à son ordinaire.

Cependant, ne manquez pas de faire adroitement vos diligences pour trouver des personnes qui en tout cas rendront appliquer à cette arrende aux les conditions plus avantageuses.

Pour le secrétaire que vous désirez avec le gage de cent écus par an, j'en suis contente, et j'approuve l'expédient que vous me proposez pour le satisfaire sans diminuer ma revenue ordinaire. Au reste, faites votre devoir dans tout ce qui concerne mon service, et ne craignez rien. Dieu vous prospère.

Swedish translation (my own):

Till Rosenbach.
Den 10 oktober '71.
Jag har mottagit Ert brev av den 12 i denna sista månad, varigenom jag ser att Ni vakar över mina intressen med den nit som erfordras. När det gäller Baumann är jag övertygad om att han klarar sig bra i arrenden; det är därför han måste tvingas fullgöra sin plikt med all punktlighet och att Ni hotar att ta hans egendom när han är vårdslös i remisserna och vågar göra klagomål och anspråk som är vanligt för honom.

Emellertid underlåta inte att göra Er flit för att finna människor som i alla fall kommer att tillämpa denna arrende under de mest fördelaktiga villkoren.

Vad beträffar den sekreterare Ni önskar med ett pant på etthundra écus per år, så nöjer jag mig med det, och jag godkänner det medel som Ni föreslår för att tillfredsställa honom utan att minska mina ordinarie inkomster. För övrigt, gör Er plikt i allt som rör min tjänst, och frukta ingenting. Gud välsigne Er.

English translation (my own):

To Rosenbach.
October 10, '71.
I have received your letter of the 12th of this past month, by which I see that you are watching over my interests with the zeal that is necessary. Touching Baumann, I am persuaded that he is doing well in the leasehold; that is why he must be forced to discharge his duty with all punctuality, you threatening to take away his property when he is negligent in the remittances and dares to make complaints and pretensions as is usual for him.

In the meantime, do not fail to do your due diligence to find people who will in any case apply this leasehold under the most advantageous conditions.

As for the secretary you desire with the pledge of one hundred écus per year, I am content with it, and I approve of the expedient you propose to satisfy him without reducing my ordinary revenue. For the rest, do your duty in all that concerns my service, and do not fear anything. God prosper you.


Above: Kristina.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated August 23/September 2 (New Style), 1671

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 161: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 2 septembre 1671 (digitisation page 228v-229r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

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The letter:

a Rossenbac
2 Sett[emb]re 1671 /
Je voy par V[ost]re lettre du 14. d'Aoust que apres Vous auez auoir pris possession de V[ost]re Charge en Pomeranie Vous auèz Visitè les plus part des [...] et [Je] Suis bien aise d'apprendre que Vous les auez trouuè en assez bon estat. Pour les desordres que Vous y auèz trouuez remarquè [...] J'espére Sur l'experience que J'ay de Vostre Zele pour Mon Seruice que Vous y remedierez auec un le temps peù de temps, et dieu Vous prosp[er]e[.]

With modernised spelling:

A Rosenbach.
2 settembre 1671.
Je vois par votre lettre du 14 d'août que, après avoir pris possession de votre charge en Poméranie, vous avez visité le plupart des [...], et [je] suis bien aise d'apprendre que vous les avez trouvé en assez bon état. Pour les désordres que vous y avez remarqué, j'espère, sur l'expérience que j'ai de votre zèle pour mon service, que vous y remédierez avec peu de temps; et Dieu vous prospère.

Swedish translation (my own):

Till Rosenbach.
Den 2 september 1671.
Jag ser av Ert brev av den 14 augusti att Ni, efter att ha tagit Er charge i Pommern i besittning, har besökt de flesta av [...], och det glädjer mig mycket att få veta att Ni funnit dem i ganska gott skick. Beträffande de störningar som Ni där märkt, hoppas jag av den erfarenhet jag har av Er iver för min tjänst att Ni inom kort tid kommer att avhjälpa dem; och Gud välsigne Er.

English translation (my own):

To Rosenbach.
September 2, 1671.
I see from your letter of August 14 that, after having taken possession of your charge in Pomerania, you have visited most of the [...], and I am very pleased to learn that you found them in fairly good condition. As for the disorders that you have noticed there, I hope, from the experience I have of your zeal for my service, that you will remedy them in a short time; and God prosper you.


Above: Kristina.

Wednesday, February 5, 2025

Kristina's letter to Mariana of Austria, Dowager Queen and Queen Mother of Spain, notifying her of having received her letter through Pedro Antonio Ramón de Aragón, Viceroy of Naples, dated January 21/31 (New Style), 1671

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; Lettere della regina a principi; Lettere alla regina di Spagna; Lettres à la reine d'Espagne; 156: Christine de Suède à la reine d'Espagne, Rome, 31 janvier 1671 (digitisation page 139v-140r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina a principi, 1601-1700.

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The letter (with Kristina's handwriting in italics):

Ser[enissi]ma Sig[no]ra Sorella, Jl V[ice] Rè di Napoli D. Pietro d'Aragona che tanto degnaménte hà Sodisfatto quì alle sue parti, e fatto risplendér quanto conueniua il nome di V. M. mi hà resa la Sua Lett[er]a et espressi in uoce i Suoi affettuosi Sentimenti. Jo l'hò Sentito con Sommo piacere particolarmente per le buone nuoue ch'egli mi hà date della salute di V. M. e del Rè Catt[oli]co non essendoui cosa al Mondo, che più mi Sia à cuore di quésta conoscendo quanto importi alla Christianità la loro conseruazione. Ringrazio la M. V. con tutto l'animo di Sì cortese dimostrazione, e l'assicuro ch'io non cederò mai ad alcun'altro nell'affetto più cordiale, che possa darsi uerso le loro M. M[aes]tá e che in ogni tempi, et occ[asio]ne haurò attenzionè, e cura part[icola]re di farne sperimentar alla M. V. gl'effetti: e Dio guardi, e prosperi la persona di V. M. com'io desidero. Di Roma li 31. Gennaro 1671 —
buona Sorella di V. M.
Jo la Regina
Jo no so per che
mi hauete rimandato
questo Vi ho ordinato
di sottoscriuere et
non lhauete fatto |
adesso vedo Che bisogna riCopiar
la perche e imtaratta[bi]le di
sopra. sotto scrivete a Voi
anCoro
D. Matteo Santini

With modernised spelling:

Serenissima Signora Sorella,
Il viceré di Napoli, don Pietro d'Aragona, che tanto degnamente ha soddisfatto qui alle sue parti e fatto risplender quanto conveniva il nome di Vostra Maestà, mi ha resa la sua lettera ed espressi in voce i suoi affettuosi sentimenti. Io l'ho sentito con sommo piacere, particolarmente per le buone nuove ch'egli mi ha date della salute di Vostra Maestà e del re cattolico, non essendovi cosa al mondo che più mi sia a cuore di questa, conoscendo quanto importi alla cristianità la loro conservazione.

Ringrazio la Maestà Vostra con tutto l'animo di sì cortese dimostrazione, e l'assicuro ch'io non cederò mai ad alcun'altro nell'affetto più cordiale che possa darsi verso le Loro Maestà e che in ogni tempi ed occasione avrò attenzione e cura particolare di farne sperimentar alla Maestà Vostra gl'effetti; e Dio guardi e prosperi la persona di Vostra Maestà com'io desidero. Di Roma, li 31 gennaro 1671. —
Buona Sorella di Vostra Maestà
Io la Regina.
Io no so per che mi avete rimandato questo. Vi ho ordinato di sottoscrivere, e non l'avete fatto. Adesso vedo che bisogna ricopiarla perché e imtaratta[bi]le [sic] di sopra. Sottoscrivete a voi ancoro [sic] don Matteo Santini.

French translation (my own):

Madame ma Sérénissime Sœur,
Le vice-roi de Naples, don Pierre de Aragón, qui a si dignement satisfait son rôle ici et fait resplendir le nom de Votre Majesté comme il le méritait, m'a renvoyé sa lettre et m'a exprimé de vive voix ses sentiments affectueux. Je l'ai entendue avec grand plaisir, particulièrement pour les bonnes nouvelles qu'il m'a données de la santé de Votre Majesté et de celle du Roi Catholique, car il n'y a rien au monde qui me soit plus cher que cela, sachant combien leur conservation est importante pour la chrétienté. 

Je remercie Votre Majesté de tout mon cœur pour une si courtoise démonstration, et je l'assure que je ne céderai jamais à personne d'autre dans la plus cordiale affection qu'on puisse donner à Vos Majestés et que dans tous les temps et occasions je prendrai un soin et une attention particuliers pour en faire ressentir les effets à Votre Majesté; et que Dieu protège et prospère la personne de Votre Majesté comme je le désire. De Rome, le 31 janvier 1671. —
La bonne sœur de Votre Majesté
Je la Reine.
Je ne sais pas pourquoi vous m'avez renvoyé ceci. Je vous ai ordonné de le souscrire et vous ne l'avez pas fait. Je vois maintenant qu'il faut le recopier car il est intraitable ci-dessus. Souscrivez-le à nouveau, don Matteo Santini.

Spanish translation (my own):

Serenísima Señora Hermana,
El Virrey de Nápoles, don Pedro de Aragón, que tan dignamente ha satisfecho aquí su parte y ha hecho resplandecer el nombre de Vuestra Majestad como ha merecido, me ha devuelto su carta y expresado de viva voz vuestros afectos sentimientos. La he oído con mucho gusto, particularmente por las buenas nuevas que me ha dado de la salud de Vuestra Majestad y del Rey Católico, no habiendo cosa en el mundo más próxima a mi corazón que ésta, sabiendo cuán importante es para la cristiandad su conservación. 

Agradezco a Vuestra Majestad de todo corazón tan cortés demostración, y la aseguro que nunca cederé a otro en el más cordial afecto que se puede tener a Vuestras Majestades y que en todos los tiempos y ocasiones tendré particular cuidado y atención para que Vuestra Majestad experimente sus efectos; y Dios guarde y prospere la persona de Vuestra Majestad como deseo. De Roma, a 31 de enero de 1671. —
Buena Hermana de Vuestra Majestad
Yo la Reina.
No sé por qué me habéis devuelto esto. Os he ordenado que lo firmes y no lo habéis hecho. Ahora veo que hay que volver a recopiarlo porque es insoluble arriba. Firmadlo de nuevo, don Mateo Santini.

Swedish translation (my own):

Señora min durchlauchtigste Syster,
Vicekonungen i Neapel, don Pedro de Aragón, som så värdigt har tillfredsställt sin del här och fått Ers Majestäts namn att lysa som det har förtjänat, har återsänt Ert brev till mig och uttryckt Era tillgivna känslor muntligen. Jag har hört det med stor glädje, särskilt för de goda nyheterna han har givit mig om Ers Majestäts hälsa och den katolske konungens hälsa, det finns ingenting i världen som ligger mig närmare hjärtat än detta, eftersom jag vet hur viktigt Ert bevarande är för kristenheten.

Jag tackar Ers Majestät av hela mitt hjärta för en sådan artig demonstration, och jag försäkrar Er att jag aldrig kommer att ge efter för någon annan i den hjärtligaste tillgivenhet som kan ges mot Ers Majestät och att jag vid alla tidpunkter och tillfällen kommer att vara särskilt omsorgsfull och uppmärksam för att få Ers Majestät att uppleva dess effekter; och må Gud beskydda och välsigna Ers Majestäts person som jag önskar. Från, Rom den 31 januari 1671. —
Ers Majestäts goda Syster
Jag, Drottningen.
Jag vet inte varför Ni skickade tillbaka detta till mig. Jag har ju beordrat Er att skriva under, och Ni har inte gjort det. Nu ser jag att det måste rekopieras för den är svåröverskådlig ovan. Skriv under igen, don Matteo Santini.

English translation (my own):

Señora my Most Serene Sister,
The Viceroy of Naples, Don Pedro de Aragón, who has so worthily satisfied his part here and made Your Majesty's name shine as it has deserved, has returned your letter to me and expressed your affectionate sentiments verbally. I have heard it with great pleasure, particularly for the good news he has given me of Your Majesty's health and that of the Catholic King, there being nothing in the world that is closer to my heart than this, knowing how important your preservation is to Christendom.

I thank Your Majesty with all my heart for such a courteous demonstration, and I assure you that I will never yield to anyone else in the most cordial affection that can be given towards Your Majesties and that at all times and occasions I will take particular care and attention to make Your Majesty experience its effects; and may God protect and prosper Your Majesty's person as I desire. From Rome, January 31, 1671. —
Your Majesty's good Sister
I the Queen.
I don't know why you sent me this back. I have ordered you to sign it, and you haven't done it. Now I see that it must be recopied because it is intractable above. Sign it again, Don Matteo Santini.


Above: Kristina.


Above: Mariana of Austria, Dowager Queen and Queen Mother of Spain.

Wednesday, January 1, 2025

Kristina's New Year's letter to Charles Honoré d'Albert de Luynes, Duke de Chaulnes, dated December 30, 1671/January 9, 1672 (New Style)

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'eccelenza : lettere al Vice-re di Napoli; 425: Christine de Suède au duc de Chaulnes, Rome, 9 janvier 1672 (digitisation page 373v-374r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.

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Happy New Year!/Gott nytt år!

The letter (with Kristina's handwriting in italics):

Mon Cousin Mons[ieu]r le Duc de Chau[l]ne[s] Je Vous remercie des tesmoignages, que Vous m'auèz donnè de Vostre amitie en me felicitant les bonnes festes, et cette nouuelle Annèe, la quelle Je Vous Souhaitte aussy comblèe des toutes les prosperitèz, que Vous meritèz, Vous asseurant de l'estime que Je Vous conserue, et de la satisfaction que J'auray lors que Je pourray Vous en donner des preuues par des effects, priant Dieu qu'il Vous tienne en Sa Sainte garde. Rome ce 9. Jan[uie]r 1672
Chri
/ M. Santinj
[au] Duc de Chaulnes

With modernised spelling:

Monsieur le duc de Chau[l]ne[s],
Je vous remercie des témoignages que vous m'avez donné de votre amitié en me félicitant les bonnes fêtes et cette nouvelle année, laquelle je vous souhaite aussi comblée des toutes les prospérités que vous méritez, vous assurant de l'estime que je vous conserve et de la satisfaction que j'aurai lorsque je pourrai vous en donner des preuves par des effets, priant Dieu qu'il vous tienne en sa sainte garde. Rome, ce 9 janvier 1672.
M. Santini.
Au duc de Chaulnes.

Swedish translation (my own):

Monsieur le duc de Chaulnes,
Jag tackar Er för de betygelser Ni har givit mig om Er vänskap genom att gratulera mig till den glada helgen och detta nya år, som jag också hoppas kommer att fyllas med allt välstånd som Ni förtjänar, försäkrande Er om den aktning som jag bevarar för Er och om den tillfredsställelse som jag kommer att få när jag kan ge Er bevis på det genom effekter, bedjande till Gud att han skall hålla Er i sin heliga vård. Rom, den 9 januari 1672.
M. Santini.
Till hertigen de Chaulnes.

English translation (my own):

Monsieur le duc de Chaulnes,
I thank you for the testimonies you have given me of your friendship by congratulating me on the happy holidays and this New Year, which I also hope will be filled with all the prosperity that you deserve, assuring you of the esteem that I preserve for you and of the satisfaction that I will have when I can give you proof of it by effects, praying to God that He hold you in His holy keeping. Rome, January 9, 1672.
M. Santini.
To the Duke de Chaulnes.


Above: Kristina.


Above: Charles Honoré d'Albert de Luynes, Duke de Chaulnes.

Monday, June 17, 2024

Christmas letter to Kristina from Maria Maddalena Rospigliosi Panciatichi, dated December 10/20 (New Style), 1671

Source:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; IV: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina; Lettere de Principi d'Eccelenza alla Regina; Lettres de Maria Maddalena Rospigliosi Panciatichi; 8: Maria Maddalena Rospigliosi Panciatichi à Christine de Suède, Pistoia, 20 décembre 1671 (digitisation page 7v-8r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere di principi d'eccellenza, nunzy Apostolici e ministri alla regina, : , 1601-1700.

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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


The letter:

Sacra Real Maesta
Jo non m'allontano mai dalla Real presenza di V. M. con gli ossequij di quella ueneratione, che è douuta al suo sublime merito, e con la memoria di tante segnalatissime gratie, che dalla somma Clemenza della M. V. sono state compartite all'humilissima seruitù mïa. Onde perché V M. rimanga meglio persuasa in questa parte dell'adempimento del mio debito, ardisco per le S. S. Feste di Natale porgerle il tributo della mia diuotione, annuntiandole alla M. V. come della Diuina gratia; e mentre auguro a me stessa quella della conseruatione del suo Real patrocinio, fò a V M. profondissima riverenza. Pistoia 20 Xbre 1671
D. V. M.
Hum[ilissi]ma Deuot[issi]ma et Oblig[atissi]ma Serua
M[ari]a Mad[dalen]a Rospigliosi Panciatichi

With modernised spelling:

Sacra Real Maestà,
Io non m'allontano mai dalla real presenza di Vostra Maestà con gli ossequi di quella venerazione che è dovuta al suo sublime merito e con la memoria di tante segnalatissime grazie che dalla somma clemenza della Maestà Vostra sono state compartite all'umilissima servitù mia, onde perché Vostra Maestà rimanga meglio persuasa in questa parte dell'adempimento del mio debito, ardisco per le sacrosante feste di Natale porgerle il tributo della mia divozione, annunziandole alla Maestà Vostra come della divina grazia, e mentre auguro a me stessa quella della conservazione del suo real patrocinio, fo a Vostra Maestà profondissima riverenza. Pistoia, 20 dicembre 1671.
Di Vostra Maestà
umilissima, divotissima ed obbligatissima serva
Maria Maddalena Rospigliosi Panciatichi.

French translation (my own):

Sacrée Majesté Royale,
Je ne m'éloigne jamais de la présence royale de Votre Majesté avec les respects de cette vénération qui est due à son mérite sublime et avec le souvenir de nombreuses grâces très remarquables qui, par la suprême clémence de Votre Majesté, ont été partagées avec mes très humbles servitude, c'est pourquoi, pour que Votre Majesté reste mieux persuadée dans cette partie de l'accomplissement de ma dette, j'ose pour les sacrosaintes fêtes de Noël lui offrir le tribut de ma dévotion, les annonçant à Votre Majesté comme grâce divine, et tandis que je souhaite pour moi celui de la préservation de son patronage royal, avec le plus profond respect à Votre Majesté. Pistoie, le 20 décembre 1671.
De Votre Majesté
la très humble, très dévouée et très obligée serviteuse
Marie Madeleine Rospigliosi Panciatichi.

Swedish translation (my own):

Heliga Kungliga Majestät,
Jag tar aldrig avstånd från Ers Majestäts kungliga närvaro med respekten för den vördnad som beror på Er upphöjda förtjänst och med minnet av många mycket anmärkningsvärda nåder som, genom Ers Majestäts högsta mildhet, har delats med min ödmjukaste tjänst, varför, så att Ers Majestät förblir bättre övertygad i denna del av fullgörandet av min skuld, vågar jag för de heliga julfesterna erbjuda Er hyllningen av min hängivenhet, och tillkännage dem för Ers Majestät som gudomlig nåd, och medan jag önskar för mig själv det om bevarandet av Ert kungliga beskydd, med djupaste vördnad för Ers Majestät. Pistoia, den 20 december 1671.
Ers Majestät
ödmjukaste, hängivnaste och mest förpliktade tjänarinna
Maria Maddalena Rospigliosi Panciatichi.

English translation (my own):

Sacred Royal Majesty,
I never distance myself from the royal presence of Your Majesty with the respects of that veneration which is due to your sublime merit and with the memory of many very notable graces which, by the supreme clemency of Your Majesty, have been shared with my most humble servitude, wherefore, so that Your Majesty remains better persuaded in this part of the fulfillment of my debt, I dare for the sacrosanct Christmas feasts to offer you the tribute of my devotion, announcing them to Your Majesty as divine grace, and while I wish for myself that of the preservation of your royal patronage, with deepest reverence to Your Majesty. Pistoia, December 20, 1671.
Your Majesty's
most humble, most devoted and most obliged servant
Maria Maddalena Rospigliosi Panciatichi.


Above: Kristina.


Above: Maria Maddalena Rospigliosi Panciatichi.