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Saturday, December 21, 2024

Pierre Bourdelot's letter to Claude Saumaise, dated June 26/July 6 (New Style), 1652

Source:

Trois familiers du Grand Condé: l'abbé Bourdelot, le père Talon, le père Tixier, pages 274 to 276, by Jean Lemoine and André Lichtenberger, 1909


The letter:

A Stokolm, ce 6 juillet [1652].
Je recoy présentement vostre lettre du 15 juin, et vous dis pour réponse que M. de Mursault en toutes façons s'en veut aller, il m'a escrit une lettre fort bien faitte pour la montrer à la Reyne. Je trouve qu'il a raison et qu'il y a longtemps qu'on l'amuse. Sa Majesté a dit pour la dernière fois qu'elle le feroit satisfaire et s'en est expliquée en particulier avec luy.

Il avoit icy couru un bruit que vous ne viendriés pas cette année et M. Bochard l'a dit et soutenu, l'on croid que M. de Mursault luy a dis mais M. du Plessis et moy avons effacé ce bruit là.

Je vas rendre présentement à la Reyne vostre lettre. Tant que l'on croira que vous reviendrés, on ne parlera point de Vossius mais sitost que l'on dira que vous demeurez, ses amis feront effort pour luy.

M. Meybomius est un fort bon home et brave home, sed orator parum vehemens.

M. Huet médite son retour dans peu de temps, il a esté malheureux icy, il s'est toujours rompu quelque jambe.

M. Bochard est tout le jour rambusché dans la Bibliothèque. La Reyne a comandé à M. Cupre de faire son portrait et le mien. Il est fort bon home suivy de ses assedés canois inséparablement en bibliothèque et visites.

M. le comte ne fait point le voyage de Vienne, il ira à Vienne dans un mois.

L'on fait icy des apprests de guerre et la Reyne a esté dès les trois heures du matin voir son armée navalle.

M. Naudé a escrit à la Reyne et sera icy au premier jour bibliothéquaire. M. Bochard l'aura délivré de beaucoup de peine, rangeant les livres de la Reyne que l'on met au gros pavillon au dessus de nostre teste. M. du Fresne et M. de la Pérére doivent estre aussy à présent à Leyde, je vous prie de les saluer trés humblement de ma part et leur escris à Hambourg.

Si venis bene est, si non venis odie te quam primum venturum.
Tu hostes imagine tuos a simulo insultum podagræ frangis hostium animos et consilia.

Je vous ay parlé d'un homme que je croy scavoir mieux le grec que M. Vossius, nommé le Febvre, je vais le faire venir pour le fils de M. le comte Magnus, on se servira de luy pour les choses grecques, il ne partira pas de Stokolm et sera très humble serviteur de la Reyne.

Je viens de rendre vostre lettre à la Reyne, elle vous fera response, elle croid que vous prenez grande part à ce qui luy arrive.
Je suis...

With modernised spelling:

A Stockholm, ce 6 juillet [1652].
Je reçois présentement votre lettre du 15 juin et vous dis pour réponse que M. de Meursault en toutes façons s'en veut aller. Il m'a écrit une lettre fort bien faite pour la montrer à la reine. Je trouve qu'il a raison et qu'il y a longtemps qu'on l'amuse. Sa Majesté a dit pour la dernière fois qu'elle le ferait satisfaire et s'en est expliquée en particulier avec lui.

Il avait ici couru un bruit que vous ne viendriez pas cette année, et M. Bochart l'a dit et soutenu. L'on croit que M. de Meursault lui a dis, mais M. du Plessis et moi avons effacé ce bruit-là.

Je vais rendre présentement à la reine votre lettre. Tant que l'on croira que vous reviendrez, on ne parlera point de Vossius; mais sitôt que l'on dira que vous demeurez, ses amis feront effort pour lui.

M. Meibomius est un fort bon homme et brave homme, sed orator parum vehemens.

M. Huet médite son retour dans peu de temps, il a été malheureux ici, il s'est toujours rompu quelque jambe.

M. Bochart est tout le jour rembuché dans la Bibliothèque. La reine a commandé à M. Cooper de faire son portrait et le mien. Il est fort bon homme, suivi de ses assédés caennais inséparablement en bibliothèque et visites.

M. le comte ne fait point le voyage de Vienne, il ira à Vienne dans un mois.

L'on fait ici des apprêts de guerre, et la reine a été dès les trois heures du matin voir son armée navale.

M. Naudé a écrit à la reine et sera ici au premier jour bibliothécaire. M. Bochart l'aura délivré de beaucoup de peine, rangeant les livres de la reine que l'on met au gros pavillon au-dessus de notre tête. M. du Fresne et M. de la Peyrère doivent être aussi à présent à Leyde, je vous prie de les saluer très humblement de ma part et leur écris à Hambourg.

Si venis bene est, si non venis odie te quam primum venturum.
Tu hostes imagine tuos a simulo insultum podagræ frangis hostium animos et consilia.

Je vous ai parlé d'un homme que je crois savoir mieux le grec que M. Vossius, nommé le Fèvre, je vais le faire venir pour le fils de M. le comte Magnus. On se servira de luy pour les choses grecques, il ne partira pas de Stockholm et sera très humble serviteur de la reine.

Je viens de rendre votre lettre à la reine, elle vous fera réponse. Elle croit que vous prenez grande part à ce qui lui arrive.
Je suis...

Swedish translation (my own):

Stockholm, den 6 juli [1652].
Jag har nu fått Ert brev av den 15 juni och säger Er som svar att monsieur de Meursault i alla fall vill bege sig. Han skrev ett mycket välskrivet brev till mig för att visa för drottningen. Jag tror att han har rätt och att han har varit road länge. Hennes Majestät sade för sista gången att hon skulle göra honom tillfredsställd och förklarade detta privat med honom.

Det gick ett rykte här om att Ni inte skulle komma i år, och monsieur Bochart sade det och stödde det. Man tror att monsieur de Meursault berättade för honom, men monsieur du Plessis och jag har raderat det ryktet.

Jag skall genast återsända Ert brev till drottningen. Så länge vi tror att Ni kommer tillbaka, kommer vi inte att tala om Vossius; men så fort det sägs att Ni stannar, kommer hans vänner att anstränga sig för honom.

Herr Meibomius är en mycket bra och modig man, sed orator parum vehemens.

Monsieur Huet överväger att återvända inom kort, han har varit olycklig här, han har alltid brutit något ben.

Monsieur Bochart är i den vilda skogen som är biblioteket hela dagen lång. Drottningen har befallt herr Cooper att måla hennes och mitt porträtt. Han är en mycket god man, oskiljaktigt följt av hans från kollegor från Caen i biblioteket och på besök.

Herr greven gör inte resan till Wien, han åker till Wien om en månad.

Här görs krigsförberedelser och drottningen har varit vid klockan tre på morgonen för att se sin sjöarmé.

Monsieur Naudé har skrivit till drottningen och kommer att vara här första dagen som bibliotekarie. Monsieur Bochart kommer att ha befriat honom från en massa problem och lagt undan drottningens böcker som vi lägger i den stora paviljongen ovanför våra huvuden. Monsieur du Fresne och monsieur de la Peyrère måste också vara i Leiden nu, jag ber Er hälsa dem mycket ödmjukt å mina vägnar, och jag skrev till dem i Hamburg.

Si venis bene est, si non venis odie te quam primum venturum.
Tu hostes imagine tuos a simulo insultum podagræ frangis hostium animos et consilia.

Jag har talat med Er om en man som jag tror kan bättre grekiska än herr Vossius, som heter le Fèvre, jag skall hämta honom för greve Magni son. Han kommer att användas för grekiska frågor, han kommer inte att lämna Stockholm och kommer att vara en mycket ödmjuk tjänare till drottningen.

Jag har rättnu skickat tillbaka Ert brev till drottningen, hon kommer att svara Er. Hon tror att Ni har en stor del i det som händer henne.
Jag är...

English translation (my own):

Stockholm, July 6, [1652].
I have now received your letter of June 15 and tell you in response that Monsieur de Meursault wants to leave in any case. He wrote me a very well-written letter to show to the Queen. I think he is right and that he has been amused for a long time. Her Majesty said for the last time that she would make him satisfied and explained this in private with him.

There was a rumour here that you would not come this year, and Monsieur Bochart said it and supported it. One believes that Monsieur de Meursault told him, but Monsieur du Plessis and I have erased that rumour.

I am going to return your letter to the Queen presently. As long as we believe that you will return, we will not speak of Vossius; but as soon as it is said that you are staying, his friends will make an effort for him.

Mr. Meibomius is a very good and brave man, sed orator parum vehemens.

Monsieur Huet is considering his return in a short time, he has been unhappy here, he has always broken some leg.

Monsieur Bochart is in the savage forest that is the Library all day long. The Queen has commanded Mr. Cooper to paint her portrait and mine. He is a very good man, inseparably followed by his from associates from Caen in the library and on visits.

The Lord Count is not making the journey to Vienna, he will go to Vienna in a month.

War preparations are being made here, and the Queen has been at three o'clock in the morning to see her naval army.

Monsieur Naudé has written to the Queen and will be here on the first day as librarian. Monsieur Bochart will have freed him from a lot of trouble, putting away the Queen's books which we put in the big pavilion above our heads. Monsieur du Fresne and Monsieur de la Peyrère must also be in Leiden now, I beg you to greet them very humbly on my behalf, and I wrote to them in Hamburg.

Si venis bene est, si non venis odie te quam primum venturum.
Tu hostes imagine tuos a simulo insultum podagræ frangis hostium animos et consilia.

I have spoken to you about a man who I believe knows better Greek than Mr. Vossius, named le Fèvre, I am going to bring him for Count Magnus' son. He will be used for Greek matters, he will not leave Stockholm and will be a very humble servant of the Queen.

I have just returned your letter to the Queen, she will respond to you. She believes that you have a big part in what happens to her.
I am...


Above: Kristina.


Above: Pierre Bourdelot.


Above: Claude Saumaise.

Notes: Mr. Cooper = (Abraham) Alexander Cooper (1605-1660), an English Jewish portrait miniaturist.

La Peyrère = Isaac la Peyrère (1596-1676), a French-born theologian, writer and lawyer. He was born into a Huguenot (French Protestant) family of Jewish ancestry, but towards the end of his life he converted to Catholicism, although the sincerity of his conversion has been questioned.

Wednesday, August 23, 2023

Gilles Ménage's anecdote about Kristina not wanting to see Isaac Vossius, and the rivalry between him and Claude Saumaise, early 1650s

Source:

Menagiana: ou bons mots, rencontres agréables, pensées judicieuses, et observations curieuses, volume 1, pages 350 to 351, by Gilles Ménage, 1694
The anecdote:

M. Vossius conduisoit M. Bochart en Suede pour le présenter à la Reine, M. Bochart avoit mené M. Huet avec lui. La Reine de Suede aïant su qu'ils étoient en chemin, manda à M. Vossius qu'elle ne vouloit pas le voir, parce qu'il avoit écrit contre M. de Saumaise. Cela fut glorieux à M. de Saumaise. M. de Saumaise & M. Vossius avoient été grands amis: mais leur amitié fut rompuë, parce que M. Vossius aïant prêté de l'argent au fils de M. de Saumaise, M. de Saumaise ne voulut pas le lui rendre, disant qu'il lui avoit mandé de ne lui en pas prêter; en effet il ne lui rendit pas. M. Vossius ne voulut pas écrire ouvertement contre lui; car quoiqu'il soit vrai que personne n'a pas enseigné de choses que M. de Saumaise, néanmoins il a bien fait des fautes, parce qu'il travailloit avec trop de précipitation. M. Vossius ne voulut pas l'entreprendre sur son Exercitationes Plinianæ in Solinum; mais il fit imprimer Pomponius Méla avec des notes, où il l'attaque & le reprend en beaucoup d'endroits.

With modernised spelling:

Monsieur Vossius conduisait Monsieur Bochart en Suède pour le présenter à la reine, Monsieur Bochart avait mené Monsieur Huet avec lui. La reine de Suède, ayant su qu'ils étaient en chemin, manda à Monsieur Vossius qu'elle ne voulait pas le voir, parce qu'il avait écrit contre Monsieur de Saumaise. Cela fut glorieux à Monsieur de Saumaise.

Monsieur de Saumaise et Monsieur Vossius avaient été grands amis, mais leur amitié fut rompue, parce que Monsieur Vossius ayant prêté de l'argent au fils de Monsieur de Saumaise, Monsieur de Saumaise ne voulut pas le lui rendre, disant qu'il lui avait mandé de ne lui en pas prêter; en effet il ne lui rendit pas. Monsieur Vossius ne voulut pas écrire ouvertement contre lui; car quoiqu'il soit vrai que personne n'a pas enseigné de choses que Monsieur de Saumaise, néanmoins il a bien fait des fautes, parce qu'il travaillait avec trop de précipitation. Monsieur Vossius ne voulut pas l'entreprendre sur son Exercitationes Plinianæ in Solinum; mais il fit imprimer Pomponius Méla avec des notes, où il l'attaque et le reprend en beaucoup d'endroits.

Swedish translation (my own):

Monsieur Vossius konducerade monsieur Bochart till Sverige för att presentera honom för drottningen; monsieur Bochart hade tagit med sig monsieur Huet. Drottningen av Sverige, som visste att de var på väg, meddelade monsieur Vossius att hon inte ville träffa honom eftersom han hade skrivit emot monsieur Saumaise. Detta var härligt för monsieur Saumaise.

Monsieur Saumaise och monsieur Vossius hade varit stora vänner, men deras vänskap bröts, eftersom Monsieur Vossius hade lånat ut pengar till monsieur Saumaises son, monsieur Saumaise ville inte ge dem tillbaka till honom, och sade att han hade befallt att inte låna honom några; han lämnade dem inte tillbaka. Monsieur Vossius ville inte skriva öppet mot honom; ty fastän det är sant att ingen lärde ut saker utom Monsieur de Saumaise, gjorde han ändå många misstag, därför att han arbetade för hastigt. Monsieur Vossius ville inte företa det på sin Exercitationes Plinianæ i Solinum; men han lät trycka Pomponius Mela med anteckningar, i vilka han angriper och upprepar honom på många ställen.

English translation (my own):

Monsieur Vossius was conducting Monsieur Bochart to Sweden to present him to the Queen; Monsieur Bochart had taken Monsieur Huet with him. The Queen of Sweden, knowing that they were on their way, informed Monsieur Vossius that she did not want to see him because he had written against Monsieur Saumaise. This was glorious to Monsieur Saumaise.

Monsieur Saumaise and Monsieur Vossius had been great friends, but their friendship was broken, because Monsieur Vossius having lent money to Monsieur Saumaise's son, Monsieur Saumaise did not want to give it back to him, saying that he had  ordered not to lend him any; indeed, he did not return it. Monsieur Vossius would not write openly against him; for although it is true that no one taught things except Monsieur de Saumaise, nevertheless he made many mistakes, because he worked too hastily. Monsieur Vossius did not want to undertake it on his Exercitationes Plinianæ in Solinum; but he had Pomponius Mela printed with notes, in which he attacks and repeats him in many places.

Thursday, February 2, 2023

Excerpt from Isaac de Pas, Marquis de Feuquières's letter to Madame de Clinchamp, year 1652

Source:

Les amis d'Holstenius IV: Les petits correspondants; lettres et documents divers (appendix), III: Documents littéraires sur Christine de Suède, article written by Léon Gabriel Pélissier for Revue des langues romanes: quatrième série, tome cinquième, page 519, published by the Society for the Study of the Romance Languages, 1891


The letter excerpt:

... Depuis ma lettre écrite, j'ai été prendre congé de la reine de Suède. J'ai été seul une heure auprès d'elle, et comme dans la conversation nous sommes tombés sur le chapitre de M. Bochart et de M. Huet, elle s'est récriée sur notre ami M. Huet, en disant qu'il y a trois ans qu'elle le cherche et demande de ses nouvelles. Elle m'ordonna, tout en me priant de tout son cœur, de l'obliger de la venir trouver ici, qu'elle le logera et lui donnera de bons appointements, et que ce serait le plus grand service que je puisse jamais lui rendre, que de lui faire cette conqueste. Pour moi, en sa place, je n'y fonderois pas un grand établissement, quoique à présent elle paye bien. Mais il feroit un voyage agréable, et commodément, et qui serait fort utile pour ses études. Je vous prie de lui dire ce que je vous écris, n'ayant pas le loisir de lui en écrire. A mon retour, nous en parlerons. La reine m'a dit mille biens de lui en riant... «S'il vient ici, qu'il prenne la soutane et qu'il s'appelle l'abbé Huet. On ne voit point qu'il se marie: le mariage et les lettres ne s'accommodent pas bien ensemble.» Lorsque je la quittai, elle a couru après moi dans l'antichambre pour me redoubler son commandement, et m'ordonner de lui écrire quand je serai en France. ...

Swedish translation (my own):

... Sedan mitt brev skrevs har jag fått ta avsked av Sveriges drottning. Jag var ensam med henne i en timme, och som i samtalet vi stötte på kapitlet monsieur Bochart och monsieur Huet, utbrast hon om vår vän monsieur Huet och sade att hon har letat efter honom i tre år och frågat efter honom. Hon befallde mig, samtidigt som hon bad mig av hela sitt hjärta, att förplikta henne att komma och finna henne här, att hon skulle inkvartera honom och ge honom en god lön, och att det skulle vara den största tjänst jag någonsin kunde göra henne än att göra henne denna erövring.

För mig själv, i hennes ställe, skulle jag inte finna en stor anläggning där, även om det för närvarande lönar sig bra. Men det skulle göra en trevlig och bekväm resa, som skulle vara mycket användbar för hans studier. Jag ber Er att berätta för honom vad jag skriver till Er, som jag inte har tid att skriva till honom. När jag kommer tillbaka skall vi prata om det.

Drottningen berättade för mig tusen bra saker om honom och skrattade... »Om han kommer hit, låt honom ta på sig sin sutan och kalla sig abbé Huet. Man ser honom inte gifta sig: äktenskap och brev går inte bra tillsammans.«

När jag lämnade henne sprang hon efter mig in i antichambren för att fördubbla sitt kommando till mig och beordra mig att skriva till henne när jag skall vara i Frankrike. ...

English translation (my own):

... Since my letter written, I have been to take leave of the Queen of Sweden. I was alone with her for an hour, and as in the conversation we came across the chapter of Monsieur Bochart and Monsieur Huet, she exclaimed about our friend Monsieur Huet, saying that she has been searching for him for three years and asking about him. She ordered me, while begging me, with all her heart, to oblige her to come and find her here, that she would lodge him and give him a good salary, and that it would be the greatest service I could ever render her than to make her this conquest.

For myself, in her place, I would not found a large establishment there, although at present it pays well. But it would make a pleasant and comfortable trip, which would be very useful for his studies. I beg you to tell him what I am writing to you, not having time to write to him. When I get back, we'll talk about it.

The Queen told me a thousand good things about him, laughing... "If he comes here, let him put on his cassock and call himself Abbé Huet. One doesn't see him getting married: marriage and letters don't go well together."

When I left her, she ran after me into the antechamber to redouble her command to me, and to order me to write to her when I shall be in France. ...


Above: Kristina.


Above: Pierre Daniel Huet.

Thursday, November 24, 2022

Excerpt from Ismaël Boulliau's letter to Pierre Daniel Huet, dated September 21/October 1 (New Style), 1656

Sources:

Les amis d'Holstenius IV: Les petits correspondants; lettres et documents divers (appendix), III: Documents littéraires sur Christine de Suède, article written by Léon Gabriel Pélissier for Revue des langues romanes: quatrième série, tome cinquième, page 534, published by the Society for the Study of the Romance Languages, 1891


Christina of Sweden, page 174, by Ida Ashworth Taylor, 1909


The letter excerpt:

La reine de Suède a visité cette maison et celle de M. de Thou. Elle s'en retourne en Italie sans que l'on sache pourquoi elle est venue et pourquoi elle s'en va. Elle a assez bien joué son personnage pendant son séjour; mais comme l'on ne se compose toujours, elle commençoit à reprendre ses habitudes, et il en parut un échantillon au Louvre, la veille de son départ de cette ville, en pleine assemblée, où une réplique qu'elle fit à M. de Guise fut jugée un poco libera. En passant à Lagni elle y a entretenu une célèbre Ninon, recluse par ordre du Roi dans un monastère pour quelque gentilesse de sa profession. La reine Christine a pris si grand plaisir à son entretien qu'elle a écrit au roi pour prier S. M. de la tirer de ce monastère, de l'approcher de sa personne et de la tenir à la Cour....

With modernised spelling:

La reine de Suède a visité cette maison et celle de M. de Thou. Elle s'en retourne en Italie sans que l'on sache pourquoi elle est venue et pourquoi elle s'en va. Elle a assez bien joué son personnage pendant son séjour; mais comme l'on ne se compose toujours, elle commençait à reprendre ses habitudes, et il en parut un échantillon au Louvre, la veille de son départ de cette ville, en pleine assemblée, où une réplique qu'elle fit à M. de Guise fut jugée un poco libera. En passant à Lagny elle y a entretenu une célèbre Ninon, recluse par ordre du Roi dans un monastère pour quelque gentilesse de sa profession. La reine Christine a pris si grand plaisir à son entretien qu'elle a écrit au roi pour prier Sa Majesté de la tirer de ce monastère, de l'approcher de sa personne et de la tenir à la cour....

Swedish translation (my own):

Drottningen av Sverige har besökt detta hus och monsieur de Thous hus. Hon åker tillbaka till Italien utan att någon vet varför hon kom och varför hon lämnar. Hon spelade sin personnage ganska bra under sin vistelse; men eftersom man inte alltid bestämmer sig, började hon återuppta sina vanor, och ett prov av det dök upp på Louvren, dagen före hennes avresa från denna stad, i full församling, där ett svar som hon gav till monsieur de Guise dömdes un poco libera. När hon gick genom Lagny underhöll hon en berömd Ninon där, avskild på konungens order i ett kloster på grund av sin vänlighet i sin profession. Drottning Kristina har haft så stort nöje i sitt samtal att hon har skrivit till kungen för att be Hans Majestät att dra henne från detta kloster, föra henne nära hans person och hålla henne vid hovet...

English translation (my own):

The Queen of Sweden has visited this house and that of Monsieur de Thou. She is going back to Italy without anyone knowing why she came and why she is leaving. She played her personage quite well during her stay; but as one does not always compose oneself, she was beginning to resume her habits, and a sample of it appeared at the Louvre, the day before her departure from this city, in full assembly, where a reply which she made to Monsieur de Guise was judged un poco libera. Passing through Lagny she entertained a famous Ninon there, secluded by order of the King in a monastery for some kindness of her profession. Queen Kristina has taken such great pleasure in her interview that she has written to the King to beg His Majesty to draw her from this monastery, bring her near to his person, and keep her at court....


Above: Kristina.


Above: Ninon de l'Enclos.


Above: Ismaël Boulliau.


Above: Pierre Daniel Huet.

Samuel Bochart's letter to Pierre Daniel Huet, dated September 1653

Source:

Les amis d'Holstenius IV: Les petits correspondants; lettres et documents divers (appendix), III: Documents littéraires sur Christine de Suède, article written by Léon Gabriel Pélissier for Revue des langues romanes: quatrième série, tome cinquième, page 531, published by the Society for the Study of the Romance Languages, 1891


The letter:

Monsieur, le lendemain de vostre partement je vis la reine en particulier, lui dis que vous estiés parti, et parlé de vostre adieu dont j'avois retenu copie sans vous le dire. Je lui en fis la lecture. Elle y prit plaisir et me chargea fort de ne le montrer à qui que ce soit. La dessus entra M. B. et nous parlasmes ensemble de celui qui se plaignoit que vous l[']aviez choqué au berquant [sic]. Sur quoi la reine parla comme n'en ayant nulle cognoissance, et M. B. vous excusa sur ce que vostre vue est trop courte pour cognoistre et remarquer le monde. La Reine dit que vous n'auriés pas grand sujet de vous louer de la Suède, mais n'y adjousta rien de plus. Je vous conseillerois quand vostre ouvraga s'advancera de lui escrire l'estat où il sera, et luy demander permission de le lui dédier. C'est le moyen de la faire parler si elle a encore quelque pensée pour ce qu'elle m'avait proposé. Je lui ai présenté un épigramme qu'elle veut faire buriner sous son portrait en taille douce. Le voici:

Reginæ celebres longo memorantur in aevo
Vix duæ, et in mundi partibus oppositis:
Una Noti Regina sacris irridere indita libris,
Altera in Arctoi cardine nata poli.
Quas si contuleris, qua sit præstantior orbe
Quæ regit Arctoum carmine disce brevi:
Illa docenda suis Salomonem invisit ab oris,
Undique ad hanc docti qui doceantur eunt.

Monsieur Naudé arriva icy vendredi, et le jour de devant M. Beuningen, envoyé en Hollande, qui a eu deja deux audiences. La Reine est partie ce matin pour aller à l'enterrement du prince et m'y a voulu mener, et puis a changé d'advis voyant le temps très mauvais, comme si j'etais plus délicat qu'elle. La vraye raison est que M. B. est allé voir la reine-mère dans le carrosse qui m'auroit esté destiné et aux autres de nostre bande qui sont aussi demeurés. J'eus hier une grosse conférence devant la Reine et toute la cour avec le chancelier de Pologne qui est verbosus Ulysses. Vous savez que, quand vous partistes, on murmuroit fort de la perte de la chaine de médaille de M. Grimani qu'on avoit prise dans le cabinet de M. Baldroni, qui, ne sachant plus où la chercher, suivant la règle de Flectere si nequeo, eut recours à faire tourner le sas, lequel estant demeuré immobile sur les noms de tous les autres de la maison, tourna sur celuy qui est venu en Hollande avec moi, et cela cinq ou six fois de suite, devant dix ou douze témoins, ce qui lui a causé grand scandale. Cela se passa du même instant que vous dire adieu, tandis que tous les autres demeurèrent pour assister à ce beau mystère, et cela mesme qu'il s'absenta fut mal interprété et aida à fortifier le soupeçon; sur quoi, tout estant en rumeur, M. l'abbé de chez M. le Résident vint le lendemain chez Baldroni rapporter la medaille en son entier, et, au lieu de la chaine, deux lingots d'or à peu près du mesme poids en quoi la chaîne avoit esté reduite. De juger qui est l'auteur du mal, je m'en rapporte à Dieu qui le sçait, et suis marri qu'on se licencie à juger avec tant de sévérité. Voila bien des choses passées depuis deux jours qu'il y a que vous êtes parti d'icy. Encore une autre est que la Reine a donné charge de m'aposter logis au chateau. M. Holm me l'a dit, mais je crains qu'accablé comme il est d'affaires, il n'agisse bien lentement. Je vous mande ces petites nouvelles d'icy pour vous obliger à m'en dire de plus importantes de notre pauvre royaume et de tous ceux que nous cognoissons et pour qui vous savez que je porte intérêt. J'en oubliois encore une. Le lendemain de vostre partement je receus lettres de ma femme, mon gendre et ma fille qui me [supplient] de revenir jusqu'à dire qu'ils mourroient d'ennui si je ne revenois avant l'hyver. Leurs lettres m'ayant touché, je fis mon possible pour obtenir mon congé de la Reine résolu, si je l'eusse obtenu, de partir dès le lendemain, pour tascher de vous attraper à Coppenhave ou à Gottorp ou au plustard à Hambourg. Mais la reine, m'ayant représenté mes promesses, se prit à crier au Normand et après quelque contestation tira de moy de nouvelles promesses que je n'en parlerois plus qu'après l'hiver passé, et me représenta les douceurs de la conversation que j'aurais avec Mrs B., N. et du Fr. M. Naudé s'est fort enquis de vous et est fasché que vous soyez parti la veille de son arrivée, et sans qu'il vous ait rencontré. Je m'en prends à votre basteau. Dieu veuille que ces lettres vous trouvent arrivé en bonne santé, ou que vous les suiviez de près. Entretenez-moi, s'il vous plaist avec Mrs de Touronde et Fromont et le bon M. Hallé. M. de Vautreront vous baise les mains et moy les pieds, et suis en sincérité, Monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur,
BOCHART.

With modernised spelling:

Monsieur, le lendemain de votre partement je vis la reine en particulier, lui dis que vous étiez parti, et parlé de votre adieu dont j'avais retenu copie sans vous le dire. Je lui en fis la lecture. Elle y prit plaisir et me chargea fort de ne le montrer à qui que ce soit. Là-dessus entra M. B. et nous parlâmes ensemble de celui qui se plaignait que vous l'aviez choqué au barquant (?). Sur quoi la reine parla comme n'en ayant nulle connaissance, et M. B. vous excusa sur ce que votre vue est trop courte pour connaître et remarquer le monde. La Reine dit que vous n'auriez pas grand sujet de vous louer de la Suède, mais n'y ajouta rien de plus. Je vous conseillerais quand votre ouvrage s'avancera de lui écrire l'état où il sera, et lui demander permission de le lui dédier. C'est le moyen de la faire parler si elle a encore quelque pensée pour ce qu'elle m'avait proposé. Je lui ai présenté un épigramme qu'elle veut faire buriner sous son portrait en taille-douce. Le voici:

«Reginæ celebres longo memorantur in ævo
Vix duæ, et in mundi partibus oppositis:
Una Noti Regina sacris irridere indita libris,
Altera in Arctoi cardine nata poli.
Quas si contuleris, qua sit præstantior orbe
Quæ regit Arctoum carmine disce brevi:
Illa docenda suis Salomonem invisit ab oris,
Undique ad hanc docti qui doceantur eunt.»

Monsieur Naudé arriva icI vendredi, et le jour de devant M. Beuningen, envoyé en Hollande, qui a eu déjà deux audiences. La Reine est partie ce matin pour aller à l'enterrement du prince et m'y a voulu mener, et puis a changé d'avis voyant le temps très mauvais, comme si j'étais plus délicat qu'elle. La vraie raison est que M. B. est allé voir la reine-mère dans le carrosse qui m'aurait été destiné et aux autres de notre bande qui sont aussi demeurés. J'eus hier une grosse conférence devant la Reine et toute la cour avec le chancelier de Pologne qui est verbosus Ulysses. Vous savez que, quand vous partîtes, on murmurait fort de la perte de la chaîne de médaille de M. Grimani qu'on avait prise dans le cabinet de M. Baldroni, qui, ne sachant plus où la chercher, suivant la règle de «flectere si nequeo», eut recours à faire tourner le sas, lequel étant demeuré immobile sur les noms de tous les autres de la maison, tourna sur celui qui est venu en Hollande avec moi, et cela cinq ou six fois de suite, devant dix ou douze témoins, ce qui lui a causé grand scandale. Cela se passa du même instant que vous dire adieu, tandis que tous les autres demeurèrent pour assister à ce beau mystère, et cela même qu'il s'absenta fut mal interprété et aida à fortifier le soupçon; sur quoi, tout étant en rumeur, M. l'abbé de chez M. le résident vint le lendemain chez Baldroni rapporter la médaille en son entier, et, au lieu de la chaîne, deux lingots d'or à peu près du même poids en quoi la chaîne avait été réduite. De juger qui est l'auteur du mal, je m'en rapporte à Dieu, qui le sait; et suis marri qu'on se licencie à juger avec tant de sévérité. Voilà bien des choses passées depuis deux jours qu'il y a que vous êtes parti d'ici. Encore une autre est que la Reine a donné charge de m'aposter logis au château. M. Holm me l'a dit, mais je crains qu'accablé comme il est d'affaires, il n'agisse bien lentement. Je vous mande ces petites nouvelles d'ici pour vous obliger à m'en dire de plus importantes de notre pauvre royaume et de tous ceux que nous connaissons et pour qui vous savez que je porte intérêt.

J'en oubliais encore une. Le lendemain de votre partement je reçus lettres de ma femme, mon gendre et ma fille, qui me supplient de revenir jusqu'à dire qu'ils mourraient d'ennui si je ne revenois avant l'hiver. Leurs lettres m'ayant touché, je fis mon possible pour obtenir mon congé de la Reine résolu, si je l'eusse obtenu, de partir dès le lendemain, pour tâcher de vous attraper à Copenhague ou à Gottorp ou au plus tard à Hambourg. Mais la reine, m'ayant représenté mes promesses, se prit à crier au Normand et après quelque contestation tira de moi de nouvelles promesses que je n'en parlerais plus qu'après l'hiver passé, et me représenta les douceurs de la conversation que j'aurais avec Messieurs B., N. et du Frère M. Naudé s'est fort enquis de vous et est fâché que vous soyez parti la veille de son arrivée, et sans qu'il vous ait rencontré. Je m'en prends à votre bâteau. Dieu veuille que ces lettres vous trouvent arrivé en bonne santé, ou que vous les suiviez de près. Entretenez-moi, s'il vous plaît, avec Messieurs de Touronde et Fromont et le bon M. Hallé. M. de Vautreront vous baise les mains et moi les pieds, et suis en sincérité, Monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur,
Bochart.

Swedish translation (my own):

Monsieur, dagen efter Er avresa såg jag drottningen enskilt, berättade för henne att Ni hade gått och talade om Ert farväl, som jag hade behållit en kopia av utan att berätta för Er. Jag läste den för henne. Hon njöt av den och instruerade mig starkt att inte visa det för någon. Därpå kom monsieur B. in och vi talade tillsammans om den som klagade över att Ni hade chockerat honom. Varpå drottningen talade som om hon inte visste om det, och monsieur B. ursäktade Er att Er syn är för kort för att känna och lägga märke till världen. Drottningen sade att Ni skulle ha liten anledning att berömma Er själv av Sverige, men tillade inget mer. Jag skulle råda Er när Ert verk tar slut att skriva till henne i vilket tillstånd det kommer att vara och att be henne om tillåtelse att tillägna henne det. Det är sättet att få henne att tala om hon fortfarande tänker på vad hon hade föreslagit mig. Jag har försett henne med ett epigram som hon vill ha graverat under sitt kopparstycksporträtt. Här är det:

»Reginæ celebres longo memorantur in ævo
Vix duæ, et in mundi partibus oppositis:
Una Noti Regina sacris irridere indita libris,
Altera in Arctoi cardine nata poli.
Quas si contuleris, qua sit præstantior orbe
Quæ regit Arctoum carmine disce brevi:
Illa docenda suis Salomonem invisit ab oris,
Undique ad hanc docti qui doceantur eunt.«

Monsieur Naudé kom hit i fredags och dagen innan herr van Beuningen, det holländska sändebudet, som redan har haft två audienser. Drottningen gick i morse för att gå på prinsens begravning och ville ta med mig dit, men så ändrade hon sig, då hon såg att vädret var mycket dåligt, som om jag var känsligare än henne. Den verkliga anledningen är att monsieur B. gick för att träffa änkedrottningen i vagnen som skulle ha varit avsedd för mig och de andra i vårt band som också var kvar. I går hade jag en stor konferens inför drottningen och hela hovet med Polens kansler, som är en pratsam Ulysses. Ni vet att när Ni gick, mumlade folk högt om förlusten av signor Grimanis medaljkedja som hade tagits från signor Baldronis kabinett, som, utan att veta var de skulle leta efter den, enligt regeln om »flectere si nequeo«, hade vända sig till att gissa vem tjuven var, som, efter att ha förblivit orörlig på namnen på alla andra i huset, vände sig mot den som kom till Holland med mig och gjorde det fem eller sex gånger i rad, inför tio eller tolv vittnen, vilket orsakade honom en stor skandal. Det hände i samma ögonblick som Ni tog avsked, medan alla de andra blev kvar för att bevittna detta vackra mysterium, och själva det faktum att han frånvarande själv misstolkades och bidrog till att befästa misstanken; varpå, allt i uppror, kom residentens abbé nästa dag till Baldroni för att återföra medaljen i dess helhet, och i stället för kedjan hade två guldtackor av ungefär samma vikt som kedjan reducerats. För att bedöma vem som är ondskans upphovsman förlitar jag mig på Gud, vem vet; och jag är ledsen att folk låter sig dömas med sådan stränghet. Så mycket har hänt under de två dagarna sedan Ni gick härifrån. Ännu en annan är att drottningen har givit mig i uppdrag att lägga ut mitt boende på slottet. Herr Holm berättade det för mig, men jag fruktar att han, överväldigad som han är av affärer, kommer att handla mycket långsamt. Jag skriver till Er denna lilla nyhet härifrån för att få Er att berätta viktigare nyheter för mig om vårt fattiga rike och om alla dem vi känner och för dem som Ni känner vilka jag har ett intresse för.

Jag glömde en sak till. Dagen efter Er avresa fick jag brev från min hustru, min svärson och min dotter, som bad mig komma tillbaka, till och med sägande att de skulle dö av förtvivlan om jag inte kom tillbaka innan vintern. Sedan deras brev berört mig, gjorde jag mitt bästa för att få min lov från drottningen, beslöt, om jag hade erhållit den, att gå nästa dag, att försöka fånga Er i Köpenhamn eller på Gottorp eller senast i Hamburg. Men drottningen, efter att ha representerat mina löften för mig, började skrika som en nordman; och efter någon tvist, drog hon nya löften från mig att jag inte skulle tala om det igen förrän efter vintern hade gått, och hon representerade för mig sötman i det samtal jag skulle ha med messieurs B., N., och broder M. Naudé har gjort många förfrågningar om Er och är ledsen att Ni lämnade dagen innan hans ankomst, och utan att han träffade Er. Jag går efter Er båt. Gud give att dessa brev kommer att finna Er vid god hälsa, eller att Ni följer dem noga. Tala med mig, tack, med messieurs de Touronde och Fromont och den gode monsieur Hallé. Monsieur de Vautreront kysser dina händer och jag mina fötter, och jag är i uppriktighet, monsieur, Er mycket ödmjuke och lydige tjänare,
Bochart.

English translation (my own):

Monsieur, the day after your departure I saw the Queen in private, told her that you had left, and spoke of your farewell, of which I had retained a copy without telling you. I read it to her. She enjoyed it and instructed me strongly not to show it to anyone. Thereupon Monsieur B. entered and we talked together about the one who complained that you had shocked him. Whereupon the Queen spoke as though she had no knowledge of it, and Monsieur B. excused you that your eyesight is too short to know and notice the world. The Queen said that you would have little reason to praise yourself of Sweden, but added nothing more. I would advise you when your work comes to an end to write to her the state in which it will be, and to ask her permission to dedicate it to her. It is the way to make her talk if she still has some thought for what she had proposed to me. I have presented her with an epigram that she wants to have engraved under her intaglio portrait. Here it is:

"Reginæ celebres longo memorantur in ævo
Vix duæ, et in mundi partibus oppositis:
Una Noti Regina sacris irridere indita libris,
Altera in Arctoi cardine nata poli.
Quas si contuleris, qua sit præstantior orbe
Quæ regit Arctoum carmine disce brevi:
Illa docenda suis Salomonem invisit ab oris,
Undique ad hanc docti qui doceantur eunt."

Monsieur Naudé arrived here on Friday, and the day before Lord van Beuningen, the Dutch envoy, who has already had two audiences. The Queen left this morning to go to the Prince's funeral and wanted to bring me along there, but then she changed her mind, seeing that the weather was very bad, as if I were more delicate than her. The real reason is that Monsieur B. went to see the Queen Mother in the carriage which would have been intended for me and the others of our band who also remained. Yesterday I had a great conference before the Queen and the whole court with the Chancellor of Poland, who is a verbose Ulysses. You know that, when you left, people were murmuring loudly about the loss of Signor Grimani's medal chain which had been taken from Signor Baldroni's cabinet, who, not knowing where to look for it, following the rule of "flectere si nequeo", had recourse to guessing who the thief was, who, having remained motionless on the names of all the others of the house, turned on the one that came to Holland with me, and did it five or six times in succession, in front of ten or twelve witnesses, which caused him a great scandal. It happened at the same moment that you took your leave, while all the others remained to witness this beautiful mystery, and the very fact that he absented himself was misinterpreted and helped to fortify the suspicion; whereupon, all being in turmoil, the abbé of the resident came the next day to Baldroni to bring back the medal in its entirety, and, instead of the chain, two gold ingots of about the same weight as the chain had been reduced. To judge who is the author of evil, I rely on God, who knows; and am sorry that people allow themselves to be judged with such severity. So many things have happened in the two days since you left here. Yet another is that the Queen has commissioned me to post my lodgings at the castle. Lord Holm told me so, but I fear that, overwhelmed as he is with affairs, he will act very slowly. I am writing you this little news from here to compel you to tell me more important news of our poor kingdom and of all those we know and for those whom you know who I have an interest in.

I forgot one more thing. The day after your departure I received letters from my wife, my son-in-law and my daughter, begging me to come back, even saying that they would die of boredom if I didn't come back before winter. Their letters having touched me, I did my best to obtain my leave from the Queen, resolved, if I had obtained it, to leave the next day, to try to catch you at Copenhagen or at Gottorp, or at the latest at Hamburg. But the Queen, having represented my promises to me, began yelling like a Northman; and after some dispute, she drew new promises from me that I would not speak of it again until after the winter had passed, and she represented to me the sweetness of the conversation I would have with Messieurs B., N., and Brother M. Naudé has made a lot of inquiries about you and is sorry that you left the day before his arrival, and without him meeting you. I am going after your boat. God grant that these letters arrive to find you in good health, or that you follow them closely. Talk to me, please, with Messieurs de Touronde and Fromont and the good Monsieur Hallé. Monsieur de Vautreront kisses your hands and I my feet, and I am in sincerity, Monsieur, Your very humble and obedient servant,
Bochart.


Above: Kristina.


Above: Pierre Bourdelot.


Above: Samuel Bochart.


Above: Pierre Daniel Huet.

Note: Monsieur B. = Monsieur Bourdelot.

Tuesday, June 21, 2022

Excerpt from Jean Chapelain's letter to Pierre Daniel Huet, dated October 5/15 (New Style), 1661

Source:

Lettres de Jean Chapelain, tome second: 2 janvier 1659-20 décembre 1672, page 158, published by Philippe Tamizey de Larroque, 1883


The letter excerpt:

Monsieur, je me resjoüis avec vous de la publication de vostre livre qui est comme qui diroit de la gloire qu'il vous va acquerir auprès de toutes les personnes intelligentes, car estre veu et estre fort estimé, c'est sans doute la mesme chose, tant il a de beauté et de solidité, tout nu et sans le lustre qu'il recevra de l'impression, laquelle est l'écueil des mauvais ouvrages et le relief des excellens. J'attens tousjours les dix exemplaires que vous avés commandé qu'on m'apportast pour les distribuer à ceux que vous m'avés marqués qui sont à Paris, et pour essayer de les faire rendre à ceux qui sont en Hollande, en Allemagne et en Italie. Mais je crains de ne vous servir pas en cette petite occasion, car depuis avoir receu vos ordres, voyant que je n'avois point de nouvelles de ces volumes-là, j'envoyai chés Mr Cramoisy pour luy espargner la peine de me les envoyer, sur quoy, nonobstant ce qu'il vit dans vostre lettre, il respondit à mon valet qu'il en avoit consigné vingt-cinq à Mr Ménage pour en faire ce que vous voudriés, laissant comprendre qu'il n'en avoit point davantage à vous livrer. Cela estant, Monsieur, vous voyés bien que tout moyen m'est osté de vous rendre cet office, l'estat où Mr Ménage et moy sommes ensemble ne permettant pas que je luy aille faire d'éclaircissement là dessus. Il est vray qu'à vostre égard cela reviendra tout à un, qu'il face cette distribution ou que je la face. Il est de vos amis et il n'a garde de manquer d'exécuter vos volontés et ni le soin, ni l'addresse, ni les connoissances ne luy defaudront pour cela. Si, par hazard, néantmoins ces dix exemplaires me venoient, pourveu que ce fust dans trois ou quatre jours, j'avois desja ménagé une commodité de faire porter seurement les deux à Mr Huggens et Vossius. Pour la Reyne Christine et M. Lambecius, je ne voy point bien comment faire passer les leurs jusqu'à eux. ...
De Paris, ce XV octobre 1661.

With modernised spelling:

Monsieur, je me réjouis avec vous de la publication de votre livre qui est comme qui dirait de la gloire qu'il vous va acquérir auprès de toutes les personnes intelligentes, car être vu et être fort estimé, c'est sans doute la même chose, tant il a de beauté et de solidité, tout nu et sans le lustre qu'il recevra de l'impression, laquelle est l'écueil des mauvais ouvrages et le relief des excellents. J'attends toujours les dix exemplaires que vous avez commandé qu'on m'apportât pour les distribuer à ceux que vous m'avez marqués qui sont à Paris, et pour essayer de les faire rendre à ceux qui sont en Hollande, en Allemagne et en Italie. Mais je crains de ne vous servir pas en cette petite occasion, car depuis avoir reçu vos ordres, voyant que je n'avais point de nouvelles de ces volumes-là, j'envoyai chez M. Cramoisy pour lui épargner la peine de me les envoyer, sur quoi, nonobstant ce qu'il vit dans votre lettre, il répondit à mon valet qu'il en avait consigné vingt-cinq à M. Ménage pour en faire ce que vous voudriez, laissant comprendre qu'il n'en avoit point davantage à vous livrer. Cela étant, Monsieur, vous voyez bien que tout moyen m'est ôté de vous rendre cet office, l'état où M. Ménage et moi sommes ensemble ne permettant pas que je lui aille faire d'éclaircissement là-dessus. Il est vrai qu'à votre égard cela reviendra tout à un, qu'il fasse cette distribution ou que je la fasse. Il est de vos amis et il n'a garde de manquer d'exécuter vos volontés et ni le soin, ni l'addresse, ni les connaissances ne lui défaudront pour cela. Si, par hasard, néanmoins ces dix exemplaires me venaient, pourvu que ce fût dans trois ou quatre jours, j'avais déjà ménagé une commodité de faire porter sûrement les deux à messieurs Huygens et Vossius. Pour la Reine Christine et M. Lambecius, je ne vois point bien comment faire passer les leurs jusqu'à eux. ...
De Paris, ce 15 octobre 1661.

Swedish translation (my own):

Herr, jag gläds med Er över utgivningen av Er bok, som så att säga är av den ära som den kommer att få åt Er bland alla intelligenta människor, för att synas och bli högt uppskattad är utan tvekan samma sak, det har så mycket skönhet och soliditet, blottad och utan den lyster den kommer att få av tryckningen, som är stötestenen för dåliga verk och lättnaden för utmärkta. Jag väntar fortfarande på att de tio exemplar som Ni beställt skall föras till mig för att dela ut dem till dem som Ni markerat åt mig som är i Paris och för att försöka få dem tillbaka till dem som finns i Holland, Tyskland och Italien. Men jag fruktar att jag inte kommer att tjäna Er vid detta lilla tillfälle, för sedan jag mottagit Era beställningar, eftersom jag såg att jag inte hade några nyheter om dessa volymer, sände jag till monsieur Cramoisy för att bespara honom besväret att ge mig dem. skicka, varpå han, oaktat vad han såg i Ert brev, svarade min betjänt att han hade överlämnat tjugofem av dem till monsieur Ménage att göra med som Ni behagar, lät det förstås att han inte hade mer att leverera till Er. Då är det så, monsieur, Ni kan tydligt se att jag har berövats alla medel för att giva Er detta ämbete, det tillstånd där monsieur Ménage och jag är tillsammans inte tillåter mig att gå och klargöra saken för honom. Det är sant att när det gäller Er kommer allt att komma ner till en, vare sig han gör denna utdelning eller om jag gör det. Han är ju en av Era vänner och han är noga med att inte misslyckas med att utföra Edra önskemål, och varken omsorg, skicklighet eller kunskap kommer att svika honom för det. Om dessa tio exemplar av en slump ändå kom till mig, förutsatt att det var inom tre eller fyra dagar, hade jag redan gjort arrangemang för att få de två levererade till herr Huygens och herr Vossius. När det gäller drottning Kristina och herr Lambecius, så förstår jag inte riktigt hur jag skall få igenom deras till dem. ...
Från Paris, den 15 oktober 1661.

English translation (my own):

Monsieur, I rejoice with you at the publication of your book which is, so to speak, of the glory that it will acquire for you among all intelligent people, because to be seen and to be highly esteemed is undoubtedly the same thing, it has so much beauty and solidity, bare and without the luster it will receive from printing, which is the stumbling block of bad works and the relief of excellent ones. I am still waiting for the ten copies that you ordered to be brought to me to distribute them to those you marked for me who are in Paris, and to try to have them returned to those who are in Holland, Germany and in Italy. But I fear I will not serve you on this little occasion, for since having received your orders, seeing that I had no news of those volumes, I sent to Monsieur Cramoisy to save him the trouble of giving them to me. send, whereupon, notwithstanding what he saw in your letter, he replied to my valet that he had consigned twenty-five of them to Monsieur Ménage to do with as you please, letting it be understood that he had no more to deliver to you. That being so, Monsieur, you can clearly see that I have been deprived of all means of rendering this office to you, the state in which Monsieur Ménage and I are together not permitting me to go and clarify the matter for him. It is true that with regard to you it will all come down to one, whether he makes this distribution or whether I do. He is one of your friends and he is careful not to fail to carry out your wishes, and neither care, nor skill, nor knowledge will fail him for that. If, by chance, these ten copies nevertheless came to me, provided it was in three or four days, I had already made arrangements to have the two delivered to Mr. Huygens and Mr. Vossius. As for Queen Kristina and Mr. Lambecius, I don't quite see how to get theirs through to them. ...
From Paris, October 15, 1661.


Above: Kristina.


Above: Peter Lambeck.


Above: Jean Chapelain.


Above: Pierre Daniel Huet.

Note: Mr. Lambecius = Petrus Lambecius (Peter Lambeck).

Excerpt from Jean Chapelain's letter to Pierre Daniel Huet, dated December 16/26 (New Style), 1661

Source:

Lettres de Jean Chapelain, tome second: 2 janvier 1659-20 décembre 1672, page 189, published by Philippe Tamizey de Larroque, 1883


The letter excerpt:

Avant hier partirent pour Heidelberg vos deux exemplaires dans le ballot de Mr le Résident de l'Électeur Palatin et, quelques jours auparavant, les deux pour La Haye dans celuy de Mr de Viquefort. J'attens tousjours qu'on vienne reprendre celuy que vous avés destiné à la Reyne Christine et qui est sous l'enveloppe de Mr Lambecius. ...
De Paris, ce XXVI décembre 1661.

With modernised spelling:

Avant hier partirent pour Heidelberg vos deux exemplaires dans le ballot de M. le résident de l'Electeur Palatin et, quelques jours auparavant, les deux pour La Haye dans celui de M. de Wicquefort. J'attends toujours qu'on vienne reprendre celui que vous avez destiné à la Reine Christine et qui est sous l'enveloppe de M. Lambecius. ...
De Paris, ce 26 décembre 1661.

Swedish translation (my own):

I förrgår reste Era två exemplar till Heidelberg i bunten av pfalzkurfurstens resident och, några dagar innan, de två till Haag i monsieur de Wicqueforts. Jag väntar fortfarande på att någon skall komma och ta tillbaka den Ni tänkt att ge till drottning Kristina och som ligger i herr Lambecii kuvert. ...
Från Paris, den 26 december 1661.

English translation (my own):

The day before yesterday, your two copies left for Heidelberg in the bundle of the resident of the Elector Palatine and, a few days before, the two for The Hague in that of Monsieur de Wicquefort. I am still waiting for someone to come and take back the one you intended for Queen Kristina and which is in Mr. Lambecius' envelope. ...
From Paris, December 26, 1661.


Above: Kristina.


Above: Peter Lambeck.


Above: Jean Chapelain.


Above: Pierre Daniel Huet.

Sunday, November 10, 2019

Bishop Pierre Daniel Huet's anecdote of Kristina, Ebba Sparre and Claude Saumaise

Sources:

Pet. Dan. Huetii, episcopi Abrincensis, commentarius de rebus ad eum pertinentibus, pages 127 to 128, by Bishop Pierre Daniel Huet, published by Henri du Sauzet, 1718


Mémoires de Daniel Huet, évêque d'Avranches, traduits pour la première fois du latin en français, pages 82 to 83, translated by Charles Nisard, 1853


Queen Christina, page 153, by Georgina Masson, 1968 (1974 edition)

Christina, Queen of Sweden: The Restless Life of a European Eccentric, page 72, by Veronica Buckley, 2004

The anecdote:

... Colloquia narrabat mihi Salmasius, toto hoc anno, quem Holmiæ transegerat apud Christinam Reginam, se podagrâ oppressum decubuisse, sibique supervenisse aliquando Reginam, cùm temporis & doloris fallendi causâ libellum legeret, perfacetum quidem, at subturpiculum, cujus Auctorem ferunt Franciscum Beroaldum Vervillam, præfixo hoc titulo, Rei faciendæ ratio; se eum diligenter inter stragula occultasse, ne manus injiciens Regina obscœna lectione offenderetur; nec ejus tamen omnia circumspicientis argutum & curiosum oculum effugisse; atque illam arrepto statim & aperto libello, & perlectis saltuatim versibus aliquot subrisisse ad jocosas nequitias, & vocatæ ad se Sparræ, nobili & formosæ puellæ, quam habebat in deliciis, certos quosdam indicasse libri locos, quos sibi prælegi vellet ab ea, quantumvis renitente, multoque pudore ac rubore suffusa, solutis in magnos cachinnos omnibus adstantibus.

French translation (by Nisard):

Saumaise me raconta que durant toute l'année qu'il avait passée à Stockholm près de la reine Christine, il avait été retenu au lit par le goutte. La reine l'étant venue voir, un jour que, pour faire diversion à sa douleur, il lisait le Moyen de parvenir, livre fort sale, mais plaisant, dit-on, de Beroalde de Verville, il se hâta de glisser le livre sous ses draps, de peur que la reine ne s'en saisit et ne parût choquée de cette lecture obscène. Mais ce mouvement n'avait point échappé à l'œil furtif et curieux de Sa Majesté. Elle s'empara du livre, l'ouvrit, en lut quelques lignes en courant, et rit des plaisanteries pleines de malice qu'elle y rencontra. Appelant alors sa favorite, Mlle de Sparre, noble et belle jeune fille, elle lui indiqua quelques passages et lui commanda de les lire. Celle-ci eut beau résister, il fallut obéir. Elle en rougit jusqu'au blanc des yeux; mais l'assistance éclatait de rire.

Swedish translation (my own):

Saumaise berättade att han under hela året han tillbringat i Stockholm vid drottning Kristinas hov hade hållits i sängen av gikt. Drottningen kom för att träffa honom en dag, en dag då han, för att avleda hans smärta, läste Le moyen de parvenir, en mycket smutsig bok, men trevlig, sägs det, av Beroalde de Verville. Han skyndade sig att lägga boken under sina lakan, så att drottningen inte skulle gripa den och bli chockerad av denna obscena läsning. Men denna rörelse hade inte undgått Hennes Majestäts smygande och nyfikna ögon. Hon tog tag i boken, öppnade den, läste några rader och skrattade åt de busiga skämten hon såg där. Då hon kallade sin favorit, fröken Sparre, en ädel och vacker ung flicka, visade hon henne några stycken och beordrade henne att läsa dem. Det var nödvändigt att lyda. Hon rodnade till det vita i ögonen, men publiken sprack av skratt.

English translation (my own):

Saumaise told me that during the whole year he had spent in Stockholm at Queen Kristina's court, he had been kept in bed by gout. The Queen having come to see him one day, a day on which, to divert his pain, he read Le moyen de parvenir, a very dirty book, but pleasant, it is said, by Beroalde de Verville. He hastened to slip the book under his sheets, lest the Queen should seize it and be shocked by this obscene reading. But this movement had not escaped the furtive and inquisitive eyes of Her Majesty. She seized the book, opened it, read a few lines, and laughed at the mischievous jokes she saw there. Calling then her favourite, Mademoiselle Sparre, a noble and beautiful young girl, she showed her some passages and ordered her to read them. It was necessary to obey. She blushed to the whites of her eyes, but the audience was bursting with laughter.


Above: An imagining of the scene, painted by Niclas Lafrensen the Younger in 1794.

Bishop Pierre Daniel Huet on Kristina and Pierre Bourdelot

Pierre Daniel Huet (1630-1721) was a French churchman and scholar, editor of the Delphin Classics, founder of the Academie du Physique in Caen and Bishop of Soissons from 1685 to 1689 and afterwards of Avranches.

Sources:

Pet. Dan. Huetii, episcopi Abrincensis, commentarius de rebus ad eum pertinentibus, pages 103 to 107, by Bishop Pierre Daniel Huet, published by Henri du Sauzet, 1718


Mémoires de Daniel Huet, évêque d'Avranches, traduits pour la première fois du latin en français, pages 65 to 68, translated by Charles Nisard, 1853


Från stoicism till mystik: Studier i drottning Kristinas maximer, page 165, by Sven Stolpe, 1959

The account:

Postquam Holmiam venimus, prima nobis cura fuit Reginam consalutare. Ejus autem gratiâ tum florebat Bourdelotius Medicus, natione Gallus, origine Æduus, Bourdelotii illius sorore natus, qui famam aliquam decusque inter Literatos consecutus est, editis in veteres aliquot Scriptores non indoctis commentariis. At alter ille, quò commendabiliorem se præstaret, nomen adscivit avunculi, cùm Michonius paterno nomine appellaretur. Huic curam valetudinis suæ affectæ & languentis ut committeret Regina, suffragatione sua & commendatione perfecerat Salmasius, Æduus & ipse. Michonius verò, Medicæ quidem artis non erat inscius, plus tamen longè valebat artibus aulicis, quas diu cum Medicina inter nobilium feminarum cathedras exercuerat. At planè rudis erat aliarum disciplinarum, quas qui callent, dicuntur eruditi. Ex acerimis harum studiis cùm languorem contratraxisset Regina, febriculisque identidem tentaretur, libros primùm omnes ab ea removit Bourdelotius, rebus ipse suis & existimationi hac ratione callidè consulens, denuntiavitque certissimum vitæ periculum si pergeret literis operam dare. Tum in privatis colloquiis, deridiculum quid & esse & haberi jactabat, mulierem doctam apud elegantiores aulæ Gallicæ feminas. Accedebat ad hæc jocorum & facetiarum arguta festivitas, quibus mirificè captus est puellaris animus, ut apud eam penè jam sorderet omnis honos liberalis doctrinæ. Nam in Christina tam flexibilis fuit atque mollis ingenii indoles, ut ex alienis judiciis tota penderet, eorum præcipuè qui aliqua meritorum specie ejus existimationem fuissent adepti. Nam cùm literarum amore flagrans, Salmasio se aut Vossio tradidisset in disciplinam, ad eorum opiniones ita se componebat, ut quoscunque apud eam præconiis celebrassent suis, eo statim ad se accerseret: quos inter numerandus est Bochartus, veteri necessitudine Vossio conjunctissimus. Cùm ergo ex Bourdelotii consilio, abjectis studiis, dedisset se animi relaxationi & otio, & meliusculè se habere cœpisset, tum verò se ejus ope non convaluisse modo, sed & ad vitam rediisse prædicabat. Jam inde ergo tam dicto audiens Scurræ fuit, ut eam propemodum eruditionis suæ pœniteret. Quæ res omnem penè intercepit itineris nostri suavitatem, effecitque ut parum liberaliter, nec pro meritis exceptus sit Bochartus, accersitus præsertim velut ab alio orbe, tanto studio, tamque crebro efflagitatu. Nec dubitabamus, quin ea essent ad Bourdelotium auctorem & impulsorem referenda, qui sua scilicet interesse putabat, inde extrudi viros eruditos; ne bonarum literarum ignorantia, cujus sibi conscius erat, ex propinquo appareret. Nec aliam ob caussam tam inhumanè visus est Vossius à Suecia ablegari.

Abhorrebat porrò valde Regina à nuptiis, meque ab iis vehementer absterrebat: utque dicax erat & multi joci, legisse se narrabat apud Pausianam, hominem quemdam Argivum, mihi cognominem, uxorem suam deprehendisse in adulterio, mali id esse ominis, caverem itaque ab hujusmodi infortunio. At ego respondi tutum & contrario esse me posse hoc exemplo, cùm vir ille injuriam sibi illatam, cæsis uxore & adultero, egregriè ultus sit: ac præterea neutiquam convenire nomina, Υήττον hunc nomine esse dictum; me verò id nominis adspernari, & dici Υέτιον, quod unum est ex Jovis cognomentis.

In hac literarum vastitate crescebat nihilominus Bibliotheca regia, & numero librorum & dignitate, qui undecunque collecti in eam confluebant. Nam ad eos, quos inter Germanicas manubias deportaverat in Sueciam Gustavus Adolphus Rex, accesserant multi, in sectione Bibliothecæ Mazarinianæ pretio emti, tum & Johannis Gerardi Vossii Bibliotheca, grandi ære de Isaaco filio redemta. His addita fuerat Bibliotheca Petaviana, tota libris antiquis, Græcis & Latinis, manu exaratis; item Gaulminiana, tota libris Ebraïcis, Arabicis, aliisve exoticis hujus generis conflata, quæ paulò pòst tamen ad Gaulminum, immane huic pretium statuentem, rediit. Illuc quoque plurimos optimæ notæ codices intulerat Isaacus Vossius, à se passim per Europam magnâ diligentiâ conquisitos: in his volumen Græcum satis grande, antiquum, manu descriptum, quo Commentariorum Origenis in Matthæum continebantur Tomi aliquot, & ejusdem præterea Tractatus de Oratione. Quod cùm intellexissem venisse à Vossio, quæsivissemque deinde ex eo unde illud habuisset, & quid eo post meum ex Suecia discessum esset factum, respondit ille, raptum fuisse primò à militibus in direptione Vormaciensis Bibliothecæ, & vili pretio coemtum ad se pervenisse. Enimvero id nactus, adhortante Bocharto, describere statim sum aggressus, potestate mihi facta à Regina. Atque hinc prodiit Origenianorum Commentariorum editio, quæ sequentibus subinde annis à me procurata est.

French translation (by Nisard):

Arrivés à Stockholm, notre premier soin fut de saluer la reine. Son favori était alors Bourdelot, médecin français, né en Bourgogne, de la sœur de ce Bourdelot qui se fit quelque réputation parmi les gens de lettres, par des commentaires estimables sur quelques écrivains anciens; celui-là, pour se recommander davantage, avait pris le nom de son oncle, le sien propre étant Michon. La reine, à la recommandation de Saumaise, aussi Bourguignon, lui avait confié le soin de sa santé délicate et chancelante, et Michon, quoiqu'il ne manquait pas de connaissance en son art, en avait plus encore dans l'art du courtisan, qu'il avait pratiqué longtemps avec la médecine auprès des femmes de qualité. Il était dépourvu d'ailleurs de toute espèce d'érudition. Les excès de l'étude ayant fait tomber la reine dans un état de langueur accompagné d'une fièvre intermittente, Bourdelot commença par lui ôter tous ses livres; en quoi il montrait bien le souci qu'il avait de sa place et de sa réputation; il lui déclara ensuite qu'il y allait de sa vie, si elle persistait à étudier. Dans les conversations qu'il avait avec elle, il affectait de lui rappeler le ridicule dont les belles dames de la cour de France frappaient les personnes du sexe qui se piquaient de science; il l'égayait de plus par des plaisanteries et des bons mots. Par là, il prit peu à peu un tel ascendant sur l'esprit de la jeune reine, qu'il la dégoûta presque de ses doctes études. Christine était d'un caractère faible et inconstant. Elle adoptait sans examen les jugements d'autrui, de ceux surtout qui avaient su gagner son estime par la seule apparence du mérite. Pendant que, emportée par sa passion pour les lettres, elle étudiait avec Saumaise ou Vossius, elle acceptait si docilement leurs opinions, qu'elle invitait à venir à sa cour tous ceux dont ils lui avaient dit du bien. C'est ce qui eut lieu pour Bochart, le très-ancien ami de Vossius. Ayant donc, sur l'avis de Bourdelot, secoué le joug de l'étude, et cherché le repos et la distraction, elle commença de se mieux porter, et dit à tout le monde qu'elle devait à son médecin, non-seulement la santé, mais la vie. Depuis lors, elle eut une foi si aveugle en ce bouffon, qu'elle se repentait presque d'être savante. Tout cela troubla un peu l'agrément de notre voyage, et fut cause que Bochart, appelé d'abord avec autant d'insistance que s'il eût été un homme de l'autre monde, ne fut pas reçu avec les égards qu'il méritait. Nous ne doutions pas qu'il ne fallût en imputer la honte à Bourdelot, auquel il importait, selon lui, d'éloigner les savants, de peur que l'ignorance dont il se savait atteint ne devint plus sensible par la comparaison. Ce fut là probablement le seut motif du renvoi sauvage de Vossius.

La reine avait le mariage en horreur et cherchait à me faire partager son sentiment. Comme elle était plaisante et libre dans ses propos, elle racontait qu'elle avait lu en Pausanias, qu'un homme d'Argos, du même nom que moi, avait surpris sa femme en adultère; que cela ne me présageait rien de bon, et que je prisse garde qu'il ne m'en advint autant. Je répondis que cet exemple n'avait rien qui m'inquiétât, puisque le mari dont il est question se vengea amplement, en tuant sa femme et le complice; que d'ailleurs nos noms ne s'accordaient nullement, l'Argien s'appellant ϒήττov, nom que je repoussais avec mépris, et moi ϒίτιoν, qui est un des surnoms de Jupiter (Pluvius, de pluie).

Nonobstant ce désolant abandon des lettres, de la part de la reine, sa bibliothèque ne laissait pas de s'augmenter d'un nombre considérable d'excellents livres qui y affluaient de toutes parts. Car, à ceux que Gustave Adolphe avait apportés en Suède, parmi les dépouilles enlevées à l'Allemagne, étaient venus se joindre ceux achetés à la vente de la bibliothèque Mazarine, ainsi que la bibliothèque même de Jean-Gérard Vossius, payée fort cher à son fils Isaac. Il y avait de plus la bibliothèque de Petau, formée tout entière de manuscrits grecs et latins; celle de Gaulmin, toute composée de livres hébreux, arabes et d'autres langues de ce genre, laquelle fut pourtant renvoyée depuis à Gaulmin, qui en voulait un prix fou. Isaac Vossius y avait apporté aussi plusieurs bons manuscrits qu'il avait recueillis dans différents pays de l'Europe avec le plus grand soin. Il en était un surtout en langue grecque, assez considérable et ancien, qui contenait quelques tomes des commentaires d'Origène sur saint Mathieu, et de plus son traité de la Prière. Ayant appris que ce volume venait de Vossius, et ayant demandé à ce dernier d'où il l'avait eu, et ce qu'il en avait fait depuis mon départ de la Suède, il me répondit qu'il provenait du pillage de la bibliothèque de Worms, et qu'il était venu en sa possession, après avoir été acheté des soldats à vil prix. Sur les instances de Bochart, je me procurai ce volume et le fis copier aussitôt avec la permission de la reine. De là vient mon édition des commentaires d'Origène, que je publiai quelques années après.

Swedish translation (my own):

Efter att ha anlänt till Stockholm var vår första omsorg att hälsa på drottningen. Hennes favorit då var Bourdelot, en fransk läkare, född i Bourgogne till den där Bourdelots syster som gjorde ett visst rykte bland män av bokstäver, genom uppskattade kommentarer om några antika författare; den här, för att rekommendera sig själv mer, tog namnet på sin morbror, hans egen var Michon. Drottningen hade på förslag av Saumaise, också bourguignon, anförtrott henne vården av hennes ömtåliga och vackla hälsa, och Michon, fastän han inte saknade kunskap i sin konst, hade ännu mer i hovmannens konst, att han hade praktiserat länge inom medicin med kvinnor av kvalitet. Han saknade dessutom alla slags lärdomar.

Efter att ha fått drottningen att falla i ett tillstånd av slarv åtföljd av en periodvis feber, började de överflödiga studierna med att ta bort alla hennes böcker, i vilka han visade sin omsorg om sin plats och sitt rykte; han berättade sedan för henne att det satte hennes liv i fara om hon fortsatte att studera. I de samtal han hade med henne, påverkade han att påminna henne om det förlöjligande med vilket de vackra damerna vid det franska hovet slog män av det kön som stoltserade med vetenskapen; han roade henne mer med skämt och goda ord. Därigenom fick han så småningom en sådan höjd över den unga drottningens sinne att han nästan äcklade henne med hennes lärda studier.

Kristina var svag och vankelmodig. Hon antog, utan sitt eget omdöme, andras omdömen, särskilt från de som hade förtjänat hennes aktning genom blotta sken av förtjänsten. Medan hon, medförd av sin passion för lettres, studerade hos Saumaise eller Vossius, accepterade hon så lydigt deras åsikter att hon bjöd in att komma till hennes hov alla dem som de hade sagt gott till henne. Detta gjordes för Bochart, den mycket gamla vän till Vossius. Efter att därför, på råd av Bourdelot, ha skakat av sig studiens ok och sökt vila och distraktion, började hon må bättre och berättade för alla att hon var skyldig sin läkare inte bara sin hälsa, utan sitt liv. Sedan dess hade hon en så blind tilltro till denna narr att hon nästan ångrade sig från att ha blivit lärd.

Allt detta störde vår resa en aning och gjorde att Bochart, som till en början kallats lika enträget som om han varit en man av den andra världen, inte togs emot med den respekt han förtjänade. Vi tvivlade inte på att det var nödvändigt att tillskriva Bourdelot skammen, som det var viktigt, enligt hans mening, att hålla de lärda borta, för att inte den okunnighet som han visste att han kunde uppnå skulle bli mer märkbar i jämförelse. Detta var förmodligen den enda anledningen till Vossius' vilda uppsägning.

Drottningen hade en fasa över äktenskapet och försökte få mig att dela hennes känslor. Medan hon skämtade och var fri i sina kommentarer, berättade hon att hon hade läst i Pausanias att en man från Argos, med samma namn som jag, hade överraskat sin hustru i äktenskapsbrott; att det inte bådade gott för mig och att jag måste se till att det inte hände mig. Jag svarade att detta exempel inte hade något att oroa mig för, eftersom mannen i fråga hämnades sig och dödade sin hustru och medbrottsling; att dessutom våra namn inte överensstämde alls, den mannen från Argos hette Υήττov, ett namn som jag avvisade med förakt, och jag var Υίτιoν, vilket är ett av binamnen på Jupiter (Pluvius, regn).

Trots detta bedrövliga övergivande av les lettres från drottningens sida, misslyckades inte hennes bibliotek att utökas med ett ansenligt antal utmärkta böcker som strömmade in från alla håll. Utöver de som Gustav Adolf hade fört till Sverige, hade bland bytet som tagits från Tyskland funnits de som köpts från Mazarinbiblioteket, samt Johannes Gerardus Vossius bibliotek, som varit hans son Isaac mycket kärt. Där fanns också biblioteket i Petau, bildat helt av grekiska och latinska manuskript; det av Gaulmin, alla sammansatta av hebreiska, arabiska och andra språk av detta slag, som dock skickades tillbaka till Gaulmin, som ville ha ett otroligt pris. Isaac Vossius hade också tagit med sig flera bra manuskript som han med största omsorg hade samlat i olika länder i Europa. Han var särskilt erfaren i det grekiska språket, ganska betydande och uråldrigt, som innehöll några volymer av Origenes kommentarer om St. Matteus, och även hans avhandling om bön. Efter att ha hört att denna volym kom från Vossius, och efter att ha frågat den sistnämnde var han fått den, och vad han gjort sedan min avresa från Sverige, svarade han att den kom från plundringen av Worms bibliotek och att den kommit in i hans besittning, efter att ha köpts soldater till billiga priser. På Bocharts insisterande skaffade jag denna volym och lät kopiera den omedelbart med drottningens tillstånd. Därifrån kommer min upplaga av Origenes kommentarer, som jag publicerade några år senare.

English translation (my own):

Arriving in Stockholm, our first care was to greet the Queen. Her favourite then was Bourdelot, a French doctor, born in Burgundy to the sister of that Bourdelot who made some reputation among men of letters by estimable commentaries on some ancient writers; this one, to recommend himself more, took the name of his uncle, his own being Michon. The Queen, at the suggestion of Saumaise, also Bourguignon, had entrusted to her the care of her delicate and faltering health, and Michon, although he did not lack knowledge in his art, had even more in the art of the courtier, that he had practiced a long time in medicine with women of quality. He was, moreover, devoid of any kind of erudition.

The excesses of study having caused the Queen to fall into a state of languor accompanied by an intermittent fever, Bourdelot began by taking away all her books, in which he showed his concern for his place and his reputation. He then told her that it was putting her life in danger if she persisted in studying. In the conversations he had with her, he affected to remind her of the ridicule with which the beautiful ladies of the court of France struck men of the sex who prided themselves on science; he amused her more with jokes and good words. By this he gradually gained such an ascendancy over the mind of the young Queen that he almost disgusted her with her learned studies.

Kristina was weak and fickle. She adopted, without examination, the judgments of others, especially those who had earned her esteem by the mere appearance of merit. While, carried away by her passion for letters, she studied with Saumaise or Vossius, she so obediently accepted their opinions that she invited to come to her court all those of whom they had said good to her. This was done for Bochart, the very old friend of Vossius. Having, therefore, on the advice of Bourdelot, shaken off the yoke of study and sought rest and distraction, she began to feel better and told everyone that she owed her doctor not only her health, but her life. Since then, she had such blind faith in this jester that she almost repented of being learned.

All this disturbed our journey a little, and caused Bochart, who had been called at first as insistently as if he had been a man of the other world, was not received with the respect that he deserved. We did not doubt that it was necessary to impute the shame to Bourdelot, from whom it was important, in his opinion, to keep the scholars away, lest the ignorance of which he knew himself to be attained would become more perceptible by comparison. This was probably the only reason for Vossius' savage dismissal.

The Queen had a horror of marriage and was trying to make me share her feelings. As she was jesting and free in her remarks, she related that she had read in Pausanias that a man of Argos, of the same name as myself, had surprised his wife in adultery; that it did not augur well for me, and that I must take care that it did not happen to me. I replied that this example had nothing to cause me worry about, since the husband in question avenged himself, killing his wife and the accomplice; that, besides, our names did not agree at all, the Argive being called Υήττov, a name which I rejected with contempt, and I was Υίτιoν, which is one of the nicknames of Jupiter (Pluvius, of rain).

Notwithstanding this distressing abandonment of the letters on the part of the Queen, her library did not fail to be augmented by a considerable number of excellent books which poured in from all sides. In addition to those which Gustav Adolf had brought to Sweden, among the loot taken from Germany, had come those which had been bought from the Mazarin library, as well as the library of Johannes Gerardus Vossius, which had been very dear to his son Isaac. There was also the library of Petau, formed entirely of Greek and Latin manuscripts; that of Gaulmin, all composed of Hebrew, Arabic and other languages ​​of this kind, which was however sent back to Gaulmin, who wanted an unbelievable price. Isaac Vossius had also brought several good manuscripts which he had collected in different countries of Europe with the greatest care. He was experienced especially in the Greek language, quite considerable and ancient, which contained some volumes of Origen's commentaries on St. Matthew, and also his treatise on prayer. Having heard that this volume came from Vossius, and having asked the latter where he had gotten it, and what he had done since my departure from Sweden, he replied that it came from the looting of the Worms library, and that it had come into his possession, after having been bought soldiers at cheap prices. At the insistence of Bochart, I procured this volume and had it copied immediately with the Queen's permission. From there comes my edition of Origen's comments, which I published a few years later.


Above: Kristina.


Above: Bishop Huet.