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Wednesday, January 1, 2025

Kristina's New Year's letter to Charles Honoré d'Albert de Luynes, Duke de Chaulnes, dated December 30, 1671/January 9, 1672 (New Style)

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'eccelenza : lettere al Vice-re di Napoli; 425: Christine de Suède au duc de Chaulnes, Rome, 9 janvier 1672 (digitisation page 373v-374r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).


Happy New Year!/Gott nytt år!

The letter (with Kristina's handwriting in italics):

Mon Cousin Mons[ieu]r le Duc de Chau[l]ne[s] Je Vous remercie des tesmoignages, que Vous m'auèz donnè de Vostre amitie en me felicitant les bonnes festes, et cette nouuelle Annèe, la quelle Je Vous Souhaitte aussy comblèe des toutes les prosperitèz, que Vous meritèz, Vous asseurant de l'estime que Je Vous conserue, et de la satisfaction que J'auray lors que Je pourray Vous en donner des preuues par des effects, priant Dieu qu'il Vous tienne en Sa Sainte garde. Rome ce 9. Jan[uie]r 1672
Chri
/ M. Santinj
[au] Duc de Chaulnes

With modernised spelling:

Monsieur le duc de Chau[l]ne[s],
Je vous remercie des témoignages que vous m'avez donné de votre amitié en me félicitant les bonnes fêtes et cette nouvelle année, laquelle je vous souhaite aussi comblée des toutes les prospérités que vous méritez, vous assurant de l'estime que je vous conserve et de la satisfaction que j'aurai lorsque je pourrai vous en donner des preuves par des effets, priant Dieu qu'il vous tienne en sa sainte garde. Rome, ce 9 janvier 1672.
M. Santini.
Au duc de Chaulnes.

Swedish translation (my own):

Monsieur le duc de Chaulnes,
Jag tackar Er för de betygelser Ni har givit mig om Er vänskap genom att gratulera mig till den glada helgen och detta nya år, som jag också hoppas kommer att fyllas med allt välstånd som Ni förtjänar, försäkrande Er om den aktning som jag bevarar för Er och om den tillfredsställelse som jag kommer att få när jag kan ge Er bevis på det genom effekter, bedjande till Gud att han skall hålla Er i sin heliga vård. Rom, den 9 januari 1672.
M. Santini.
Till hertigen de Chaulnes.

English translation (my own):

Monsieur le duc de Chaulnes,
I thank you for the testimonies you have given me of your friendship by congratulating me on the happy holidays and this New Year, which I also hope will be filled with all the prosperity that you deserve, assuring you of the esteem that I preserve for you and of the satisfaction that I will have when I can give you proof of it by effects, praying to God that He hold you in His holy keeping. Rome, January 9, 1672.
M. Santini.
To the Duke de Chaulnes.


Above: Kristina.


Above: Charles Honoré d'Albert de Luynes, Duke de Chaulnes.

Saturday, April 15, 2023

Excerpt from Madame de Sévigné's letter to her daughter Madame de Grignan, dated August 18/28 (New Style), 1689

Source:

Lettres, volume 9, pages 177 to 179, published by Hachette Monmerqué, 1862


The letter excerpt:

Aux Rochers, dimanche 28e août.
... M. de Chaulnes arriva dimanche 21e à Versailles... Mme de Chaulnes doit être arrivée hier à Paris; et c'est justement aujourd'hui, ou hier samedi, qu'ils doivent être partis; cela sera bien juste. Le Roi a donné à ce duc cinquante mille francs pour faire son voyage; cela est honnête, nous n'en espérions pas tant. Coulanges va à Rome avec lui. La mort de la reine de Suède et d'Azolin lui en donnent la liberté; il m'écrit un grand adieu...

Swedish translation (my own):

Rochers, söndagen den 28 augusti 1689.
... Monsieur de Chaulnes anlände söndagen den 21 till Versailles... Madam de Chaulnes skulle ha anlänt till Paris igår; och det är just idag, eller igår lördag, som de måste ha lämnat; det blir helt rätt. Konungen gav denna hertig femtio tusen francs för att göra sin resa; det är ärligt, vi förväntade oss inte så mycket. Coulanges åker till Rom med honom. Drottningen av Sverige och Azzolinos död gav honom hans frihet; han skriver ett stort farväl till mig...

English translation (my own):

Rochers, Sunday, August 28, 1689.
... Monsieur de Chaulnes arrived on Sunday the 21st at Versailles... Madame de Chaulnes should have arrived in Paris yesterday; and it is precisely today, or yesterday Saturday, that they must have left; that will be quite right. The King gave this duke fifty thousand francs to make his journey; that is honest, we did not expect so much. Coulanges goes to Rome with him. The death of the Queen of Sweden and of Azzolino gave him his freedom; he writes me a great farewell...


Above: Kristina.


Above: Cardinal Decio Azzolino.


Above: Madame de Sévigné.


Above: Madame de Grignan.

Wednesday, November 17, 2021

Kristina's letter to the Chevalier de Terlon, dated March 13/23 (New Style), 1668

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore Terlon; 56: Christine de Suède au chevalier de Terlon, Hambourg, 23 mars 1668 (digitisation page 73v-74r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 300, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)


Kristina's letter of March 31/April 10 (New Style), 1668 to the Chevalier de Terlon is here:



"Dans ces entrefaites le Chevalier Terlon, Ambassadeur de France, arriva à la Cour de Copenhague. Il en donna nouvelle à Christine, qui le connoissoit de longue main. Elle l'en remercia, en lui disant (Lettere a' suoi Ministri. p. 52. le 7. Janv. 1668.): 'les témoignages de votre amitié me sont toujours fort agréables; je vous conserverai toujours la mienne, & la ferai paroître en toute occasion, puisque votre mérite & vos civilités exigent de moi cette reconnoissance avec tant de justice.'

Par une autre réponse que Christine lui fit quelques semaines après, il semble par ce que la Reine lui dit, que le Grand-Chancelier, le Comte de la Gardie, avoit disposé le Chevalier de Terlon à s'entremettre dans cette affaire d'Appelman (Lettere a' suoi Ministri p. 53.). ...

Mais Christine s'en expliqua plus ouvertement envers son Gouverneur-Général, en lui écrivant de sa propre main dans une apostille (Dans les Régitres de Bååt l. c.). ...

Cependant on s'apperçoit par la suite de la correspondance que les esprits échauffés de part & d'autre, commençoient à se rapprocher un peu. Ce fut sans-doute à cause des Etats du Royaume qui devoient s'assembler en Diette peu de tems après.

Christine aussi incertaine que peut-être le Sénat même de son côté, en faveur de qui la pluralité se déclareroit (car quel compte faire sur une multitude toujours chancellante?) ne vouloit pas pousser les disputes au point qu'il n'en restât plus de moyens de s'accommoder d'une maniére ou d'autre.

La Reine pour se concilier l'amitié de la Cour de France, qu'elle soupçonnoit être plus portée pour le Grand-Chancelier, faisoit semblant d'applaudir à ses intrigues même à l'égard de ses vues à la Cour de Rome. La France travailloit à rompre la triple Alliance entre la Suède, l'Angleterre & la Hollande, pour exécuter les vastes desseins qu'elle avoit enfantés. C'est ce qu'on pourra conclure de deux de ses Lettres audit Chevalier de Terlon, que nous allons produire (Lettere a' suoi Ministri p. 53.)."

"Meanwhile, the Chevalier de Terlon, the ambassador of France, arrived at the court of Copenhagen. He gave the news of this to Kristina, who had known him for a long time. She thanked him, saying (Lettere ai suoi ministri, p. 52, January 7, 1668.): 'The expressions of your friendship are always very agreeable to me; I will always preserve mine for you and will show it on every occasion, as your merit and your civilities so justly demand this recognition from me.'

From another reply which Kristina gave him a few weeks later, it seems from what the Queen told him that the Grand Chancellor, the Count de la Gardie, had disposed the Chevalier de Terlon to intervene in the affair of Appelman (Lettere ai suoi ministri, p. 53.). ...

But Kristina explained herself on this more openly to her governor general, writing to him in her own hand in a postscript (In Bååth's registers, l. c.). ...

However, subsequent correspondence reveals that tempers, inflamed on both sides, were beginning to thaw somewhat. This was undoubtedly due to the Estates of the Realm, which were to assemble in the Riksdag shortly afterwards.

Kristina, as uncertain as perhaps the Senate itself, in whose favour the plurality would declare itself (for what account can be made of a multitude that is always wavering?), did not want to push the disputes to the point where there were no means left to accommodate oneself in one way or another.

To conciliate the friendship of the court of France, which she suspected of being more inclined towards the Grand Chancellor, the Queen pretended to applaud his intrigues, even those concerning his views at the court of Rome. France was working to break the Triple Alliance between Sweden, England and Holland in order to carry out the vast designs it had conceived. This can be inferred from two of her letters to the Chevalier de Terlon, which we will now present (Lettere ai suoi ministri, p. 53.)."

The letter (with Kristina's handwriting in italics):

Monsieur le Cheualier de Terlon, Mon indisposition m'a empeschè de Vous dire plustost, que Je suis obligèe au Duc de Chau[l]ne[s] de l'amitie, qu'il me tesmoigne en toutes les rencontres, Ce qu'il Vous a escrit est bien obligeant, et Je souhaitteroïs, qu'il conseruast ces Sentiments pour lorsqu'il m'aurà connüe, tousiours veux Je le forcer, Si Je puis, à me continuer Son amitie en luy tesmoignant ma reconnoissance, et mon estime aux occasions. Je Vous prie de me faire Sçauoir Si Vous auèz receù ma responcé Sur le Suiet d'Appelman[.] Je prie Dieu qu'il Vous tienne en sa Sainte et digne garde. Hambourg 23.e Mars 1668 —

With modernised spelling:

Monsieur le chevalier de Terlon,
Mon indisposition m'a empêché de vous dire plutôt que je suis obligée au duc de Chaulnes de l'amitié qu'il me témoigne en toutes les rencontres. Ce qu'il vous a écrit est bien obligeant, et je souhaiterais qu'il conservât ces sentiments lorsqu'il m'aura connue; toujours veux-je le forcer, si je puis, à me continuer son amitié en lui témoignant ma reconnaissance, et mon estime aux occasions. Je vous prie de me faire savoir si vous avez reçu ma réponse sur le sujet d'Appelman. Je prie Dieu qu'il vous tienne en sa sainte et digne garde. Hambourg, 23 mars 1668. —

Arckenholtz's transcript of the letter:

Le 23. Mars, 1668.
Monsieur le Chevalier de Terlon, mon indisposition m'a empêché de vous dire plutôt, que je suis obligée au Duc de Chaulnes de l'amitié qu'il me témoigne en toute rencontre. Ce qu'il vous a écrit est bien obligeant, & je souhaitterois qu'il conservât ces sentimens, lorsqu'il m'aura connue: toujours veux-je le forcer, si je puis, à me continuer son amitié, en lui témoignant ma reconnoissance & mon estime dans les occasions. Je vous prie de me faire savoir si vous avez reçu ma réponse au sujet d'Appelman. Je prie Dieu qu'il vous tienne en sa sainte & digne garde.

English translation (my own):

March 23, 1668.
Monsieur le Chevalier de Terlon,
My indisposition prevented me from telling you rather that I am obliged to the Duke de Chaulnes for the friendship he testifies to me in every encounter. What he wrote to you is most obliging, and I would like him to preserve these feelings, when he knows me. I still want to force him, if I can, to continue his friendship with me, testifying to him my gratitude and my esteem on occasions. Please let me know if you have received my response regarding Appelman. I pray to God that He will hold you in His holy and worthy care.

Swedish translation of the original (my own; I cannot tag it as such due to character limits in the tags):

Monsieur le chevalier de Terlon,
Min opasslighet har hindrat mig från att säga Er tidigare att jag är skyldig till hertigen de Chaulnes för den vänskap han visar mig i alla mina rencontres. Det han skrev till Er är mycket förpliktande, och jag skulle hoppas att han skulle behålla dessa känslor när han lärde känna mig; jag vill alltid tvinga honom, om jag kan, att fortsätta sin vänskap med mig genom att visa honom min tacksamhet och min aktning vid tillfällena. Jag ber Er att meddela mig om Ni har fått mitt svar i ämnet Appelman. Jag ber till Gud att han håller Er i sin heliga och värdiga bevaring. Hamburg, den 23 mars 1668. —

English translation of the original (my own):

Monsieur le chevalier de Terlon,
My indisposition has prevented me from telling you sooner that I am obliged to the Duke de Chaulnes for the friendship he shows me in all my rencontres. What he wrote to you is very obliging, and I would hope that he would retain these feelings when he got to know me; I always want to force him, if I can, to continue his friendship with me by showing him my gratitude, and my esteem on the occasions. I beg you to let me know if you have received my response on the subject of Appelman. I pray to God that He hold you in His holy and worthy keeping. Hamburg, March 23, 1668. —


Above: Kristina.

Note: "... mon indisposition m'a empêché de vous dire plutôt, que je suis obligée au Duc de Chaulnes..." = Arckenholtz's comment:

"Le Duc de Chaulnes étoit Ambassadeur de la Cour de France à celle de Rome."

"The Duke de Chaulnes was ambassador from the court of France to that of Rome."

Tuesday, April 13, 2021

Kristina's letter to Charles Honoré d'Albert de Luynes, Duke de Chaulnes, dated August 29/September 8 (New Style), 1666

Source:

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, pages 274 to 275, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)


Kristina's letter of September 9/19 (New Style), 1666 to the Duchesse de Chaulnes is here:


"Pour faire accroire combien grand étoit alors son penchant pour la Cour de France, Christine écrivit une Lettre de politesse au Duc de Chaulnes, Ambassadeur du Roi Très-Chrétien à Rome, & une autre à la Duchesse son Epouse, en ces termes (Lettere a' suoi Ministri, p. 51.)."

"To demonstrate how strong her penchant for the court of France was at that time, Kristina wrote a letter of courtesy to the Duke de Chaulnes, the Most Christian King's ambassador in Rome, and another to the Duchess, his wife, in these terms (Lettere ai suoi ministri, p. 51.)."

The letter:

Le 8. Septembre 1666.
Mon Cousin, je vous rends grace d'avoir voulu me témoigner vous-même par votre Lettre, la disposition que vous avez d'être de mes amis. J'accepte vos offres avec reconnoissance, vous assurant que je suis impatiente d'être à Rome, pour pouvoir connoître un aussi honnête homme que vous; car votre réputation, répondant au choix du Roi de France Mon Frére, je suis persuadée que vous méritez toute estime, & je suis toute disposée à vous rendre justice, espérant que vous me serez témoin que je mérite l'amitié du Roi votre Maître, telle qu'elle est, par la sincére & véritable amitié que je lui marquerai dans toutes les occasions. Je prie Dieu qu'il vous tienne, Mon Cousin, en sa sainte & digne garde.

English translation (my own):

September 8, 1666.
My cousin,
I thank you for having wished to testify to me yourself by your letter your disposition to be a friend of mine. I accept your offers with gratitude, assuring you that I am impatient to be in Rome, to be able to know such an honest man as you; because your reputation, responding to the choice of the King of France my brother, I am persuaded that you deserve all esteem, and I am quite ready to do you justice, hoping that you will be a witness to me that I deserve the friendship of the King your master, such as it is, by the sincere and true friendship which I will mark to him on all occasions. I pray to God that He will keep you, my cousin, in His holy and worthy protection.


Above: Kristina.


Above: Charles Honoré d'Albert de Luynes, Duke de Chaulnes.

Notes: In accordance with the nobility's ideals in the early modern era, kings and queens considered themselves siblings; when talking to someone of a lower rank than their own, they would refer to that person as "my cousin", regardless of whether or not they were related.

This letter has sadly since been lost from the Montpellier Collection.