Sources:
Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore Terlon; 56: Christine de Suède au chevalier de Terlon, Hambourg, 23 mars 1668 (digitisation page 73v-74r)
Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.
[En ligne sur https://ged.scdi-montpellier.fr/florabium/jsp/nodoc.jsp?NODOC=2023_DOC_MONT_MBUM_93] (consulté le 16/04/2024 02:33).
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Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).
Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 300, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)
Kristina's letter of March 31/April 10 (New Style), 1668 to the Chevalier de Terlon is here:
"Dans ces entrefaites le Chevalier Terlon, Ambassadeur de France, arriva à la Cour de Copenhague. Il en donna nouvelle à Christine, qui le connoissoit de longue main. Elle l'en remercia, en lui disant (Lettere a' suoi Ministri. p. 52. le 7. Janv. 1668.): 'les témoignages de votre amitié me sont toujours fort agréables; je vous conserverai toujours la mienne, & la ferai paroître en toute occasion, puisque votre mérite & vos civilités exigent de moi cette reconnoissance avec tant de justice.'
Par une autre réponse que Christine lui fit quelques semaines après, il semble par ce que la Reine lui dit, que le Grand-Chancelier, le Comte de la Gardie, avoit disposé le Chevalier de Terlon à s'entremettre dans cette affaire d'Appelman (Lettere a' suoi Ministri p. 53.). ...
Mais Christine s'en expliqua plus ouvertement envers son Gouverneur-Général, en lui écrivant de sa propre main dans une apostille (Dans les Régitres de Bååt l. c.). ...
Cependant on s'apperçoit par la suite de la correspondance que les esprits échauffés de part & d'autre, commençoient à se rapprocher un peu. Ce fut sans-doute à cause des Etats du Royaume qui devoient s'assembler en Diette peu de tems après.
Christine aussi incertaine que peut-être le Sénat même de son côté, en faveur de qui la pluralité se déclareroit (car quel compte faire sur une multitude toujours chancellante?) ne vouloit pas pousser les disputes au point qu'il n'en restât plus de moyens de s'accommoder d'une maniére ou d'autre.
La Reine pour se concilier l'amitié de la Cour de France, qu'elle soupçonnoit être plus portée pour le Grand-Chancelier, faisoit semblant d'applaudir à ses intrigues même à l'égard de ses vues à la Cour de Rome. La France travailloit à rompre la triple Alliance entre la Suède, l'Angleterre & la Hollande, pour exécuter les vastes desseins qu'elle avoit enfantés. C'est ce qu'on pourra conclure de deux de ses Lettres audit Chevalier de Terlon, que nous allons produire (Lettere a' suoi Ministri p. 53.)."
"Meanwhile, the Chevalier de Terlon, the ambassador of France, arrived at the court of Copenhagen. He gave the news of this to Kristina, who had known him for a long time. She thanked him, saying (Lettere ai suoi ministri, p. 52, January 7, 1668.): 'The expressions of your friendship are always very agreeable to me; I will always preserve mine for you and will show it on every occasion, as your merit and your civilities so justly demand this recognition from me.'
From another reply which Kristina gave him a few weeks later, it seems from what the Queen told him that the Grand Chancellor, the Count de la Gardie, had disposed the Chevalier de Terlon to intervene in the affair of Appelman (Lettere ai suoi ministri, p. 53.). ...
But Kristina explained herself on this more openly to her governor general, writing to him in her own hand in a postscript (In Bååth's registers, l. c.). ...
However, subsequent correspondence reveals that tempers, inflamed on both sides, were beginning to thaw somewhat. This was undoubtedly due to the Estates of the Realm, which were to assemble in the Riksdag shortly afterwards.
Kristina, as uncertain as perhaps the Senate itself, in whose favour the plurality would declare itself (for what account can be made of a multitude that is always wavering?), did not want to push the disputes to the point where there were no means left to accommodate oneself in one way or another.
To conciliate the friendship of the court of France, which she suspected of being more inclined towards the Grand Chancellor, the Queen pretended to applaud his intrigues, even those concerning his views at the court of Rome. France was working to break the Triple Alliance between Sweden, England and Holland in order to carry out the vast designs it had conceived. This can be inferred from two of her letters to the Chevalier de Terlon, which we will now present (Lettere ai suoi ministri, p. 53.)."
The letter (with Kristina's handwriting in italics):
Monsieur le Cheualier de Terlon, Mon indisposition m'a empeschè de Vous dire plustost, que Je suis obligèe au Duc de Chau[l]ne[s] de l'amitie, qu'il me tesmoigne en toutes les rencontres, Ce qu'il Vous a escrit est bien obligeant, et Je souhaitteroïs, qu'il conseruast ces Sentiments pour lorsqu'il m'aurà connüe, tousiours veux Je le forcer, Si Je puis, à me continuer Son amitie en luy tesmoignant ma reconnoissance, et mon estime aux occasions. Je Vous prie de me faire Sçauoir Si Vous auèz receù ma responcé Sur le Suiet d'Appelman[.] Je prie Dieu qu'il Vous tienne en sa Sainte et digne garde. Hambourg 23.e Mars 1668 —
With modernised spelling:
Monsieur le chevalier de Terlon,
Mon indisposition m'a empêché de vous dire plutôt que je suis obligée au duc de Chaulnes de l'amitié qu'il me témoigne en toutes les rencontres. Ce qu'il vous a écrit est bien obligeant, et je souhaiterais qu'il conservât ces sentiments lorsqu'il m'aura connue; toujours veux-je le forcer, si je puis, à me continuer son amitié en lui témoignant ma reconnaissance, et mon estime aux occasions. Je vous prie de me faire savoir si vous avez reçu ma réponse sur le sujet d'Appelman. Je prie Dieu qu'il vous tienne en sa sainte et digne garde. Hambourg, 23 mars 1668. —
Arckenholtz's transcript of the letter:
Le 23. Mars, 1668.
Monsieur le Chevalier de Terlon, mon indisposition m'a empêché de vous dire plutôt, que je suis obligée au Duc de Chaulnes de l'amitié qu'il me témoigne en toute rencontre. Ce qu'il vous a écrit est bien obligeant, & je souhaitterois qu'il conservât ces sentimens, lorsqu'il m'aura connue: toujours veux-je le forcer, si je puis, à me continuer son amitié, en lui témoignant ma reconnoissance & mon estime dans les occasions. Je vous prie de me faire savoir si vous avez reçu ma réponse au sujet d'Appelman. Je prie Dieu qu'il vous tienne en sa sainte & digne garde.
English translation (my own):
March 23, 1668.
Monsieur le Chevalier de Terlon,
My indisposition prevented me from telling you rather that I am obliged to the Duke de Chaulnes for the friendship he testifies to me in every encounter. What he wrote to you is most obliging, and I would like him to preserve these feelings, when he knows me. I still want to force him, if I can, to continue his friendship with me, testifying to him my gratitude and my esteem on occasions. Please let me know if you have received my response regarding Appelman. I pray to God that He will hold you in His holy and worthy care.
Swedish translation of the original (my own; I cannot tag it as such due to character limits in the tags):
Monsieur le chevalier de Terlon,
Min opasslighet har hindrat mig från att säga Er tidigare att jag är skyldig till hertigen de Chaulnes för den vänskap han visar mig i alla mina rencontres. Det han skrev till Er är mycket förpliktande, och jag skulle hoppas att han skulle behålla dessa känslor när han lärde känna mig; jag vill alltid tvinga honom, om jag kan, att fortsätta sin vänskap med mig genom att visa honom min tacksamhet och min aktning vid tillfällena. Jag ber Er att meddela mig om Ni har fått mitt svar i ämnet Appelman. Jag ber till Gud att han håller Er i sin heliga och värdiga bevaring. Hamburg, den 23 mars 1668. —
English translation of the original (my own):
Monsieur le chevalier de Terlon,
My indisposition has prevented me from telling you sooner that I am obliged to the Duke de Chaulnes for the friendship he shows me in all my rencontres. What he wrote to you is very obliging, and I would hope that he would retain these feelings when he got to know me; I always want to force him, if I can, to continue his friendship with me by showing him my gratitude, and my esteem on the occasions. I beg you to let me know if you have received my response on the subject of Appelman. I pray to God that He hold you in His holy and worthy keeping. Hamburg, March 23, 1668. —
Above: Kristina.
Note: "... mon indisposition m'a empêché de vous dire plutôt, que je suis obligée au Duc de Chaulnes..." = Arckenholtz's comment:
"Le Duc de Chaulnes étoit Ambassadeur de la Cour de France à celle de Rome."
"The Duke de Chaulnes was ambassador from the court of France to that of Rome."
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