Monday, October 10, 2022

Kristina's letter to Johan Olivekrantz on the subject of Professor Matthias Wasmuth, dated March 23/April 2 (Old Style), 1686

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al governatore generale di Suezia; 12: Christine de Suède au gouverneur général, Rome, 23 mars 1686 (digitisation pages 10v-11r to 11v-12r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine : Lettere della regina ai suoi ministri, 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 53, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760; original at the University of Michigan




The letter (with Kristina's handwriting in italics):

Rome ce 23 Mars 1686.
Mons[ieu]r le Gouu[erneu]r Gen[era]l.; J'ay veu par vostre lettre du 20 Janvier, jusques ou et Ce qve vous estes convenu aues, Concerte avec le D[octeu]r. Wasmuth au Sujet de l'impression de Son Ouurage; qu'il Se contente des propositions que vous luy auez fait de ma part, mais que pour S'y engager tout à fait, il a desiré que vous vous obligiez de luy fournir l'argent a cette impression, affin qu'elle ne Soit pas arresteé une fois qu'elle Sera commencée; J'approuue tout cela Ce que Vous aues fait, et Suis encore resolu[e] de luy donner apres que l'ouurage Sera achevé la recompense dont vous conuiendrés auec luy Selon que Je vous l'ay desia marqué ordone, pourveu qu'il Souscrive ausi a deux autres conditions, [...] que iauois oublie dan ma primiere depeche mais qv'il necessairement ẏ adiouster sil veut qvon face la depance. C'est J.ment qu'il ne dise point des balasfemes blasfemes contre la Religion Catholique, qu'il parle auec respect de tous les Papes, Sur tout de ceux Cellui qui viendraent, et de la maniere qu'on doit parler des grands Princes. 2.m[en]tt qu'il parle auec Eloge, estime et honneur de feu francois Leuera, au quel nous Sommes redeuables de tant des verités du du Veritable [...] mouuement du Soleil, et au quel la mort empecha de faire le reste à mes depans. Auec ces conditions Je Seray bien aise d'accepter ie Consens a tout ce quil Souhaitte pour la depance de Son Ouurage, C'est pourquoy traittez en auec luy, et faitez qu'il S'y oblige. taches ausi de faire cette depanse inse[n]siblement afin qve ma pauvrete en Souffre le moins dinCommodites qvil se poura Car Je la veux faire Couste que couste[.] Je me promets tout de Vostre prudence et application pour mes auantage[s] et ma gloire Au reste Je me remets a ce que Je vous en ay desia escrit, et Dieu vous prospere.

With modernised spelling:

Rome, ce 23 mars 1686.
Monsieur le gouverneur général,
J'ai vu votre lettre du 20 janvier et ce que vous avez concerté avec le docteur Wasmuth au sujet de l'impression de son ouvrage, qu'il se contente des propositions que vous lui avez fait de ma part, mais que, pour s'y engager tout à fait, il a désiré que vous vous obligiez de lui fournir l'argent a cette impression, afin qu'elle ne soit pas arrêtée une fois qu'elle sera commencée. J'approuve tout ce que vous avez fait et suis encore résolue de lui donner, après que l'ouvrage sera achevé, la recompense dont vous conviendrez avec lui, selon que je vous l'ai déjà ordonné, pourvu qu'il souscrive aussi à deux autres conditions que j'avais oublié dan[s] ma primière [sic] dépêche, mais qu'il nécessairement y ajouter s'il veut qu'on fasse la dépanse [sic].

C'est premièrement qu'il ne dise point des blasphêmes contre la religion catholique, qu'il parle avec respect de tous les papes, surtout de celui qui viendra, et de la manière qu'on doit parler des grands princes.

Secondement, qu'il parle avec éloge, estime et honneur de feu François Lévèra, auquel nous sommes redevables du véritable mouvement du soleil et auquel la mort empêcha de faire le reste, à mes dépens.

Avec ces conditions je consens à tout ce qu'il souhaite pour la dépanse [sic] de son ouvrage; c'est pourquoi traitez-en avec lui et faites qu'il s'y oblige. Tâchez aussi de faire cette dépanse [sic] inse[n]siblement, afin que ma pauvreté en souffre le moins d'incommodités qu'il se pourra, car je la veux faire, coûte que coûte. Je me promets tout de votre prudence et application pour mes avantage[s] et ma gloire. Au reste, je me remets à ce que je vous en ai déjà écrit; et Dieu vous prospère.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Du 23. Mars 1686.
Monsieur le Gouverneur-Général, j'ai reçu votre Lettre du 20. Janvier, où j'ai vu ce que vous avez concerté avec le Sr. Wasmuth au sujet de l'impression de son Ouvrage, & qu'il se contente des propositions que vous lui avez faites de ma part, mais que pour s'y engager tout-à-fait, il a desiré que vous vous obligeassiez à lui fournir l'argent pour cette impression, afin qu'elle ne soit pas arrêtée quand elle sera commencée. J'approuve tout ce que vous avez fait, & suis encore résolue à lui donner, après que l'Ouvrage sera achevé, la récompense dont vous conviendriez avec lui selon que je vous l'ai déjà ordonné, pourvu qu'il souscrive aussi à deux autres conditions que j'avois oubliées dans ma premiére dépêche, lesquelles il doit observer nécessairement s'il veut qu'on fasse la dépense. Premiérement, qu'il ne profére point de blasphêmes contre la Religion Catholique; qu'il parle avec respect de tous les Papes, sur-tout de celui qui viendra, comme on doit parler des grands Princes. Secondement, qu'il parle avec éloge, estime & honneur de feu François Levera, à qui nous devons la connoissance du véritable mouvement du Soleil, & que la mort a empêché de faire le reste à mes dépens. Avec ces conditions je consens à tout ce qu'il souhaitte pour la dépense de son Ouvrage. C'est pourquoi traittez-en avec lui, & faites qu'il s'y oblige. Tâchez aussi de faire cette dépense insensiblement, afin que ma pauvreté en souffre le moins qu'il se pourra, car je la veux faire coûte que coûte. Je me promets tout de votre prudence & application pour mon avantage & ma gloire. Au reste je me remets à ce que je vous en a déjà écrit. Dieu vous fasse prospérer.

Swedish translation (my own):

Den 23 mars 1686.
Herr generalguvernör,
Jag har mottagit Ert brev av den 20 januari, i vilket jag har sett att Ni hade samordnat med herr Wasmuth om tryckningen av hans arbete, och att han nöjde sig med de förslag, som Ni gjorde till honom för min räkning, men att för att förbinder sig helt därtill, han har önskat, att Ni förpliktar Er att förse honom med pengarna för denna tryckning, så att den inte stoppas, när den påbörjas. Jag godkänner allt som Ni har gjort och är fortfarande fast besluten att ge honom, efter att arbetet är avslutat, den belöning som Ni skulle komma överens med honom om som jag redan har beordrat Er att, förutsatt att han också undertecknar två andra villkor som jag glömt i min första försändelse, och som han med nödvändighet måste iaktta om han vill ha utgiften. För det första: att han inte uttalar hädelser mot den katolska religionen; att han talar med respekt för alla påvarna, särskilt om den som kommer, såsom man bör tala om stora furstar. För det andra: att han talar med beröm, aktning och ära av den salige Francesco Levera, till vilken vi är skyldiga kunskapen om solens sanna rörelse, och som döden hindrade från att göra resten, på min bekostnad. Med dessa villkor samtycker jag till vad han än önskar för bekostnad av sitt arbete. Behandla därför med honom och få honom att förplikta sig till det. Försök också att göra dessa utgifter omärkligt, så att min fattigdom lider av dem så lite som möjligt, ty jag vill spendera dem till varje pris. Jag lovar mig själv all Er försiktighet och tillämpning för min fördel och min ära. I övrigt går jag tillbaka till vad jag redan har skrivit till Er om det. Gud välsigne Er.

English translation (my own):

March 23, 1686.
Lord Governor General,
I have received your letter of January 20th, in which I have seen that you had concerted with Mr. Wasmuth about the printing of his work, and that he was content with the proposals you made to him on my behalf, but that in order to commit himself completely to it, he has desired that you oblige yourself to provide him with the money for this printing, so that it will not be stopped when it is begun. I approve of all that you have done and am still resolved to give him, after the work is finished, the reward which you would agree with him as I have already ordered you to, provided that he also subscribe to two other conditions which I forgot in my first despatch, and which he must necessarily observe if he wants the expense incurred. First, that he does not utter blasphemies against the Catholic religion; that he speak with respect of all the Popes, especially of the one who is coming, as one should speak of great princes. Secondly, that he speak with praise, esteem and honour of the late Francesco Levera, to whom we owe the knowledge of the true movement of the sun, and whom death prevented from doing the rest, at my expense. With these conditions I consent to whatever he wishes for the expense of his work. Therefore, treat with him, and make him oblige himself to it. Also, try to do this expenditure imperceptibly, so that my poverty suffers from it as little as possible, for I want to spend it at all costs. I promise myself all of your prudence and application for my advantage and my glory. For the rest, I go back to what I have already written to you about it. God bless you.

Swedish translation of the original (my own):

Rom, den 23 mars 1686.
Herr generalguvernör,
Jag har sett Ert brev av den 20 januari och vad Ni har samordnat med doktor Wasmuth angående tryckningen av hans verk, att han är nöjd med de förslag som Ni har gjort till honom för min räkning, men, för att helt förbinda sig därtill, att han har önskat att Ni förpliktar Er att förse honom med pengarna för denna tryckning så att den inte stoppas när den väl har börjat. Jag godkänner allt Ni har gjort och är fortfarande fast besluten att ge honom, efter att arbetet är avslutat, den ersättning som Ni kommer överens med honom om, enligt vad jag redan beställt till Er, förutsatt att han också underkastar sig två andra villkor som jag hade glömt i min första depesch, men som han nödvändigtvis måste lägga till om han vill ha en för kostnaden.

Det är för det första att han skulle inte säga hädelser mot den katolska religionen, att han talar med respekt för alla påvarna, särskilt om den som kommer, och på det sätt som man bör tala om stora furstar.

För det andra, att han skulle tala med beröm, aktning och ära om den salige Francesco Levera, till vilken vi står i tacksamhet för solens sanna rörelse och som döden hindrade från att göra resten, på min bekostnad.

Med dessa villkor jag samtycker till vad han önskar för bekostnad av hans arbete; därför måste Ni traktera den med honom och få honom att förplikta sig därtill. Försök också göra den här utgiften okänsligt så att min fattigdom drabbas av så få inkommoditeter som möjligt, ty jag vill klara det, oavsett vad det kostar. Jag lovar mig själv all Er försiktighet och tillämpning för mina fördelar och min ära. I övrigt remitterar jag mig till det jag redan har skrivit till Er; och Gud välsigne Er.

English translation of the original (my own):

Rome, March 23, 1686.
Lord Governor General,
I have seen your letter of January 20th and what you have concerted with Dr. Wasmuth regarding the printing of his work, that he is satisfied with the propositions that you have made to him on my behalf, but that, in order to fully commit to it, he has desired you to oblige yourself to provide him with the money for this printing so that it will not be stopped once it has started. I approve of everything you have done and am still resolved to give him, after the work is completed, the recompense that you will agree with him on, according to what I have already ordered to you, provided that he also subscribe to two other conditions that I had forgotten in my first dispatch, but which he must necessarily add if he wants one to make the expense.

It is firstly that he not say blasphemies against the Catholic religion, that he speak with respect of all the popes, especially of the one who will come, and in the way that one should speak of great princes.

Secondly, that he speak with praise, esteem and honour of the late Francesco Levera, to whom we are indebted for the true movement of the sun and whom death prevented from doing the rest, at my expense.

With these conditions I consent to whatever he wishes for the expense of his work; therefore you must treat with him about it and make him oblige himself thereto. Try also to make this expense insensibly so that my poverty suffers as few incommodities as possible, because I want to make it, whatever the cost. I promise myself all your prudence and application for my advantages and my glory. For the rest, I remit myself to what I have already written to you; and God prosper you.


Above: Kristina.


Above: Johan Olivekrantz.

Kristina's letter to Ranuccio II Farnese, the Duke of Parma, dated March 6/16 (New Style), 1686

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'altezza; Lettere al duca di Parma; Lettres au duc de Parme; 165: Christine de Suède au duc de Parme, [s. l.], 16 mars 1686 (digitisation page 144v-145r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 53, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760; original at the University of Michigan



The letter:

Duca di Parma
16. Marzo 86
Corrispondo con affettuoso ringraziam[ento] alla cortesia con la q[ua]le V A. S'e compiaciuta di secondar il mio desiderio di poter trattenere app[resso] di me l'Abb[a]te Guidi, dalli cui Virtuosi talenti mi risulta vn piacere ed vna Sodisf[azio]ne Si par[ticola]re che resto anche tenuta all'A. V. di hauerme lo concesso. Esserciti ella me co Scambievolm[ent]e la sua Confidenza. e mi confermo

With modernised spelling:

Duca di Parma.
16 marzo '86.
Corrispondo con affettuoso ringraziamento alla cortesia con la quale Vostra Altezza s'è compiaciuta di secondar il mio desiderio di poter trattenere appresso di me l'abbate Guidi, dalli cui virtuosi talenti mi risulta un piacere ed una soddisfazione si particolare che resto anche tenuta all'Altezza Vostra di avermelo concesso. Esserciti ella meco scambievolmente la sua confidenza; e mi confermo...

Arckenholtz's transcript of the letter:

Li 16. Marzo 1686.
Corrispondo con affettuoso ringraziamento alla cortesia, con la quale V. A. s'è compiaciuta di secondar il mio desiderio di poter trattener appresso di me l'Abbate Guidi, dai cui virtuosi talenti mi risulta un piacere, ed una sodisfazzione si particolare, che resto anche tenuta all'A. V. di havermelo concesso. Esserciti ella meco scambievolmente la sua confidenza, e mi confermo.

With modernised spelling:

Li 16 marzo 1686.
Corrispondo con affettuoso ringraziamento alla cortesia, con la quale Vostra Altezza s'è compiaciuta di secondar il mio desiderio di poter trattener appresso di me l'abbate Guidi, dai cui virtuosi talenti mi risulta un piacere ed una soddisfazione si particolare che resto anche tenuta all'Altezza Vostra di avermelo concesso. Esercizi ella meco scambievolmente la sua confidenza, e mi confermo.

French translation (my own):

Le 16 mars 1686.
Je réponds avec des remerciements affectueux à la courtoisie avec laquelle Votre Altesse a bien voulu seconder mon désir de pouvoir garder auprès de moi l'abbé Guidi, dont les talents vertueux me procurent un plaisir et une satisfaction particuliers que je reste aussi obligée à Votre Altesse d'avoir me l'a accordé. Elle exerce sa confiance avec moi réciproquement, et je me confirme.

Swedish translation (my own):

Den 16 mars 1686.
Jag svarar med tillgiven tacksägelse till den artighet med vilken Ers Höghet har täckts att sekundera min önskan att kunna behålla abboten Guidi hos mig, från vars dygdiga talanger jag får ett särskilt nöje och tillfredsställelse som jag också förblir skyldig till Ers Höghet för att ha gav mig det. Ni utövar Ert förtroende med mig ömsesidigt, och jag bekräftar mig.

English translation (my own):

March 16, 1686.
I respond with affectionate thanks to the courtesy with which Your Highness has been pleased to second my desire to be able to keep Abbot Guidi with me, from whose virtuous talents I derive a particular pleasure and satisfaction that I also remain obliged to Your Highness for having granted it to me. You exercises your confidence with me reciprocally, and I confirm myself.


Above: Kristina.


Above: Ranuccio II Farnese, the Duke of Parma.

Sunday, October 9, 2022

Kristina's letter to Gaspar Méndez de Haro, Viceroy of Naples and 7th Marquis of Carpio, in favour of Francesco Anchea, dated November 10/20 (New Style), 1685

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'eccellenza : lettere al Vice-re di Napoli; Lettres au vice-roi de Naples (marquis del Carpio); 270: Christine de Suède au vice-roi de Naples, [s. l.], 20 novembre 1685 (digitisation page 240v-241r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 52, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760; original at the University of Michigan



The letter:

Al Vicere di Nap[oli].
20 Nov[embr]e 85[.]
Non posso dispensarmi dall[']uso della mia conf[iden]za con la cortesia di lei nell'occ[asion]e che mi Si presenta di raccomandarle la p[er]sona di d. Franc[esc]o Anchea Gentilh[uomo] p[ri]n[ci]pale di cot[est]a Città Jnsigne Jureconsulto e cospicuo p[er] varia letteratura poiche oltre alla Stima ch'io faccio del Suo valore gli devo la mia protezione p[er] gradim[en]to del buon Serv[izio] ch'egli mi prestò costí nella mia Causa toccante l'heredita del Rè Casimiro Ond essendo p[er] vacare vna Piazza di Conseglio, ò di Camera ò altra pregola instantem[ent]e a compiacersi di nominarlo in Jspagna cosi favorevolm[ent]e ch'egli ne venga provisto assicurandola che come mi preme fuor di modo di gratificar à q[ues]to degno Soggetto, cosi S'ella in gr[azia] mi farà che conseguisca l'intento io le ne professero obligo part[icola]re ed int[ant]o le aug[ur]o[.]

With modernised spelling:

Al viceré di Napoli.
20 novembre '85.
Non posso dispensarmi dall'uso della mia confidenza con la cortesia di lei nell'occasione che mi si presenta di raccomandarle la persona di don Francesco Anchea, gentiluomo principale di codesta città, insigne giureconsulto, e cospicuo per varia letteratura, poiché, oltre alla stima ch'io faccio del suo valore, gli devo la mia protezione per gradimento del buon servigio ch'egli mi prestò costì nella mia causa toccante l'eredita del re Casimiro; ond'essendo per vacare una piazza di conseglio, o di camera, o altra pregola instantemente a compiacersi di nominarlo in Ispagna così favorevolmente ch'egli ne venga provisto assicurandola che come mi preme fuor di modo di gratificar a questo degno soggetto, così s'ella in grazia mi farà che conseguisca l'intento. Io le ne professerò obbligo particolare; ed intanto le auguro...

Arckenholtz's transcript of the letter:

Li 20. Novembre 1685.
Non posso dispensarmi dall'uso della mia confidenza con la cortesia di lei nell'occasione, che me si presenta di raccomandarle la persona Di D. Francesco Anchea Gentilhuomo principale di cotesta Città, insigne Iureconsulto, e cospicuo per varie letterature, poiche oltre alla stima ch'io fò del suo valore, gli devo la mia protezzione per gradimento del buon servizio, ch'egli mi prestò costì nella mia causa toccante l'heredità del Rè Casimiro; Ond'essendo per vacare una Piazza di Conseglio, o di Camera, o altra, pregola instantemente a compiacersi di nominarlo in Ispagna cosi favorevolmente ch'egli ne venga provisto, assicurandola, che come mi preme fuor di modo di gratificar questo degno soggetto, cosi s'ella in grazia mi farà che conseguisca l'intento, io le ne professerò obligo particolare, ed intanto le auguro.

With modernised spelling:

Li 20 novembre 1685.
Non posso dispensarmi dall'uso della mia confidenza con la cortesia di lei nell'occasione che me si presenta di raccomandarle la persona di Don Francesco Anchea, gentiluomo principale di codesta Città, insigne giureconsulto, e cospicuo per varie letterature, poiché oltre alla stima ch'io fò del suo valore, gli devo la mia protezione per gradimento del buon servigio, ch'egli mi prestò costì nella mia causa toccante l'eredità del Re Casimiro. Ond'essendo per vacare una piazza di conseglio, o di camera, o altra, pregola istantemente a compiacersi di nominarlo in Ispagna cosi favorevolmente ch'egli ne venga provisto, assicurandola che come mi preme fuor di modo di gratificar questo degno soggetto, così s'ella in grazia mi farà che conseguisca l'intento, io le ne professerò obbligo particolare, ed intanto le auguro...

French translation (my own):

Le 20 novembre 1685.
Je ne puis m'empêcher d'user de ma confiance avec sa courtoisie à l'occasion qui se présente à moi pour recommander la personne de Don François Anchea, principal gentilhomme de cette ville, jurisconsulte distingué, et remarquable pour diverses littératures, comme en plus de l'estime que je fait de sa valeur, je lui dois ma protection pour le plaisir du bon service qu'il m'y a rendu dans ma cause touchant l'héritage du roi Casimir. Afin de libérer une place de conseil, ou de chambre, ou autre, il m'a prié de bien vouloir le nommer en Espagne si favorablement qu'il en soit pourvu, l'assurant que comme je n'ai aucun moyen de satisfaire ce digne sujet, ainsi elle me fera, en grâce, réaliser l'intention, je lui professerai une obligation particulière, et en attendant je lui souhaite...

Swedish translation (my own):

Den 20 november 1685.
Jag kan inte avstå från att använda mitt förtroende med Er artighet vid det tillfälle som presenterar sig för mig att rekommendera don Francesco Ancheas person, förste gentleman i denna stad, framstående juriskonsult och iögonfallande för olika litteraturer, som utöver den aktning som jag har gjort av hans värde, är jag skyldig honom mitt skydd för nöjet av den goda tjänst, som han lånade mig där i min sak rörande arvet efter konung Kazimir. För att utrymma en plats för råd, eller en kammare eller annat, har han bett mig att behaga att utse honom i Spanien så gynnsamt att han kan förses med det, och försäkrar Er att eftersom jag inte har något sätt att tillfredsställa detta värdigt ämne, så Ni kommer i nåd att få mig att uppnå avsikten, jag kommer att bekänna Er en särskild skyldighet, och emellertid önskar jag Er...

English translation (my own):

November 20, 1685.
I cannot refrain from using my confidence with your courtesy on the occasion that presents itself to me to recommend the person of Don Francesco Anchea, principal gentleman of this city, distinguished jurisconsult, and conspicuous for various literatures, as in addition to the esteem that I have made of his value, I owe him my protection for the pleasure of the good service, which he lent me there in my cause touching the inheritance of King Kazimir. In order to vacate a place of counsel, or of a chamber, or other, he has begged me to be pleased to appoint him in Spain so favourably that he can be provided with it, assuring you that as I have no way to gratify this worthy subject, so you will, in grace, make me achieve the intent, I will profess to you a particular obligation, and in the meantime I wish you...


Above: Kristina.


Above: Gaspar Méndez de Haro, Viceroy of Naples and 7th Marquis of Carpio.

Kristina's letter to Juan Tomás Enríquez de Cabrera, Count Melgar in hopes of Abbot Maschera being allowed to return to Milan from his exile, dated July 25/August 4 (New Style), 1685

Source:

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 52, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760; original at the University of Michigan


The letter:

Le 4. Août 1685.
Mon Cousin, j'ai des raisons assez fortes de vous recommander l'Abbé Machera, pour lui faire obtenir de vous la grace de son retour à Milan, après l'exil qu'il a souffert durant sept mois avec une exacte obéissance à vos ordres. Je vous prie d'avoir pitié de lui, & de le remettre en vos bonnes graces par égard pour mes offices. Je vous assure que je vous en serai obligée, & je me sers de cette occasion pour vous renouveller l'amitié & l'estime que je conserve pour votre personne. Je prie Dieu qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Swedish translation (my own):

Den 4 augusti 1685.
Min kusin,
Jag har tillräckligt starka skäl att rekommendera abbot Machera till Er, för att få av Er nåden att han återvände till Milano efter den exil som han har lidit under sju månader, med exakt lydnad mot Era befallningar. Jag ber Er att benåda Er honom och att sätta honom tillbaka i Er goda nåd av hänsyn till mina tjänster. Jag försäkrar Er att jag kommer att vara skyldig mot Er, och jag använder detta tillfälle för att förnya den vänskap och den aktning jag har för Er person. Jag ber till Gud att han har Er i sin heliga vård.

English translation (my own):

August 4, 1685.
My cousin,
I have strong enough reasons to recommend Abbot Machera to you, to obtain from you the grace of his return to Milan after the exile he has suffered for seven months, with exact obedience to your orders. I beg you to have pity on him, and to put him back in your good graces out of regard for my services. I assure you that I will be obliged to you, and I am using this opportunity to renew for you the friendship and the esteem that I have for your person. I pray to God that He have you in His holy keeping.


Above: Kristina.


Above: Juan Tomás Enríquez de Cabrera, Count Melgar.

Notes: In accordance with the nobility's ideals in the early modern era, kings and queens considered themselves siblings; when talking to someone of a lower rank than their own, they would refer to that person as "my cousin", regardless of whether or not they were related.

This letter has sadly since been lost from the Montpellier Collection.

Kristina's letter to Gaspar Méndez de Haro, Viceroy of Naples and 7th Marquis of Carpio, in favour of Don Alderano Malaspina d'Olivola, dated June 6/16 (New Style), 1685

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'eccellenza : lettere al Vice-re di Napoli; Lettres au vice-roi de Naples (marquis del Carpio); 267: Christine de Suède au vice-roi de Naples, [s. l.], 16 juin 1685 (digitisation page 237v-238r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 51, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760; original at the University of Michigan



The letter (with Kristina's handwriting in italics):

Sig[no]re Vicerè Marchese del Carpio Mio Primo, Jo hò tenuta Sempre vna particolar protezzione della Casa de i Marchesi Malaspina d'Oliuola, vno de quali mi Seruiua il primogenito mentre uiueua mi Seruiua di Gentilhuomo della mia Camera mentre Viueua; e dové hò potuto fauorirla, n'hò abbracciate le occasioni con ogni pienezza d'animo come faccio hora di quella che mi Si presenta à prò del P[rio]re Don Alderano Malaspina d'Olivola Monaco Casinense, Mio Teologo, il quale aspira al Vescouato Regio di Cassano vacante, ed io che lo conosco meriteuole di tal grado p[er] la dottrina; per gl'ottimi costumi, e p[er] le altre degne qualità, che l'accompagnano, lo raccomando con tutta la confidenza, e l'efficacia possibile al di lei patrocinio pregandola à compiacersi in grazia mia di nominarlo fauoritam[en]te in Spagna per la Sud[ett]a Chiesa, la quale Sarà Senza dubbio ben appoggiata alla Sua cura. Confido ch'ella Vorrà obligarmi con la Sua cortesia in questaffare occasione di mia Somma premura, e le auguro intanto ogni vera prosperità. Roma 16. Giug[n]o 1685 –
La Regina ricopiate
L'Abb[at]e Santinj.

With modernised spelling:

Signore viceré, marchese del Carpio, mio primo,
Io ho tenuta sempre una particolar protezione della Casa dei marchesi Malaspina d'Olivola, de' quali il primogenito, mentre viveva, mi serviva di gentiluomo della mia camera; e dove ho potuto favorirla, n'ho abbracciate le occasioni con ogni pienezza d'animo, come faccio ora di quella, che mi si presenta a pro del priore don Alderano Malaspina d'Olivola, monaco cassinense, mio teologo, il quale aspira al vescovato regio di Cassano vacante; ed io, che lo conosco meritevole di tal grado per la dottrina, per gl'ottimi costumi e per le altre degne qualità che l'accompagnano, lo raccomando con tutta la confidenza e l'efficacia possibile al di lei patrocinio, pregandola a compiacersi in grazia mia di nominarlo favoritamente in Spagna per la suddetta chiesa, la quale sarà senza dubbio ben appoggiata alla sua cura. Confido ch'ella vorrà obbligarmi con la sua cortesia in quest'affare di mia somma premura; e le auguro intanto ogni vera prosperità. Roma, 16 giugno 1685.
La Regina.
Ricopiate.
L'abbate Santini.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Li 16. Giug:o. 1685.
Signor Vicè Rè Marschese del Carpio, mio Primo. Io hò tenuto sempre una particolar protezzione della Casa dei Marchesi Malaspina d'Olivola, de quali il primogenito, mentre viveva, mi serviva di Gentilhuomo della mia Camera, e dove hò potuto favorirlo, n'hò abbracciate le occasioni con ogni pienezza d'animo, come fò hora di quella che mi si presenta a prò del Priore Don Alderano Malaspina d'Olivola, monaco casinense, mio Teologo, il quale aspira al Vescovato Regio di Cassano vacante, ed io che lo conosco meritevole di tal grado per la dottrina, per gli ottimi costumi, e per le altre degne qualità, che l'accompagnano, lo raccomando con tutta la confidenza, e l'efficacia possibile al di lei patrocinio, pregandola a compiacersi in grazia mia di nominarlo favoritamente in Ispagna per la sudetta Chiesa, la quale sarà senza dubbio ben appoggiata alla sua cura, confido ch'ella vorrà obligarmi colla sua solita cortesia in quest'affare di mia somma premura, e le auguro intanto ogni vera prosperità.
La Regina
L'Abbé Santini.

With modernised spelling:

Li 16 giugno 1685.
Signor Viceré Marchese del Carpio, mio primo,
Io hò tenuto sempre una particolar protezione della Casa dei Marchesi Malaspina d'Olivola, de quali il primogenito, mentre viveva, mi serviva di Gentiluomo della mia Camera, e dove hò potuto favorirlo, n'hò abbracciate le occasioni con ogni pienezza d'animo, come fò ora di quella che mi si presenta a prò del Priore Don Alderano Malaspina d'Olivola, monaco casinense, mio teologo, il quale aspira al Vescovato-Regio di Cassano vacante, ed io che lo conosco meritevole di tal grado per la dottrina, per gli ottimi costumi, e per le altre degne qualità che l'accompagnano, lo raccomando con tutta la confidenza e l'efficacia possibile al di lei patrocinio, pregandola a compiacersi in grazia mia di nominarlo favoritamente in Ispagna per la sudetta Chiesa, la quale sarà senza dubbio ben appoggiata alla sua cura, confido ch'ella vorrà obbligarmi colla sua solita cortesia in quest'affare di mia somma premura, e le auguro intanto ogni vera prosperità.
La Regina.
L'Abbé Santini.

French translation (my own):

Le 16 juin 1685.
Monsieur Viceroi, le Marquis del Carpio, mon cousin,
J'ai toujours gardé une protection particulière de la Maison des Marquises Malaspina d'Olivola, dont le fils aîné, de son vivant, m'a servi comme Gentilhomme de ma Chambre, et où j'ai pu le favoriser, j'ai embrassé les occasions avec toute la plénitude d'âme que je fais maintenant de celui qui m'a été présenté pour le prieur Don Alderano Malaspina d'Olivola, moine cassinais et mon théologien, qui aspire à l'évêché-royaume vacant de Cassano, et moi, qui le sais méritant d'un tel degré pour la doctrine, pour ses excellentes coutumes, et pour les autres dignes qualités qui l'accompagnent, le recommandent avec toute la confiance et l'efficacité possibles à son patronage, la priant de bien vouloir en ma grâce de le nommer favorablement en Espagne pour ladite Église, qui sera sans aucun doute bien soutenue par ses soins, j'espère qu'elle voudra m'obliger de sa courtoisie habituelle dans cette affaire qui me tient le plus à cœur, et cependant je lui souhaite toute véritable prospérité.
La Reine.
L'abbé Santini.

Swedish translation (my own):

Den 16 juni 1685.
Signor Viceré, Marchese del Carpio, min kusin,
Jag har alltid bevarat ett särskilt skydd för markisisarna Malaspina d'Olivolas hus, av vilka den äldste sonen, medan han levde, tjänade mig som min kammarherre, och där jag kunde gynna honom, omfamnade jag tillfällena med all själsfullhet som jag nu gör av den som presenterades för mig för priorn don Alderano Malaspina d'Olivola, en kassinesisk munk och min teolog, som strävar efter det lediga biskopsriket Cassano, och jag, som känner att han förtjänar honom av en sådan hög grad för läran, för hans utmärkta seder och för de andra värdiga egenskaper som åtföljer honom, rekommendera honom med all den tillförsikt och effektivitet som är möjlig för Ert beskydd, och ber Er att behaga mig i min nåd att utse honom positivt i Spanien för den förutnämnda Kyrkan, den som otvivelaktigt kommer att vara väl understödd av Er vård, litar jag på att Ni med Er vanliga hövlighet vill förplikta mig i denna mitt högsta angelägenhet, och emellertid önskar jag Er all sann välgång.
Drottningen.
L'abbé Santini.

English translation (my own):

June 16, 1685.
Signor Viceré Marchese del Carpio, my cousin,
I have always kept a particular protection of the House of the Marquises Malaspina d'Olivola, of whom the eldest son, while he lived, served me as a Gentleman of my Chamber, and where I was able to favour him, I embraced the occasions with every fullness of soul as I do now of the one presented to me for the Prior Don Alderano Malaspina d'Olivola, a Cassinese monk and my theologian, who aspires to the vacant Bishopric-Kingdom of Cassano, and I, who know him deserving of such a degree for the doctrine, for his excellent customs, and for the other worthy qualities that accompany him, recommend him with all the confidence and efficacy possible to your patronage, begging you to be pleased in my grace to appoint him favourably in Spain for the aforementioned Church, the which will undoubtedly be well supported by your care, I trust that you will want to oblige me with your usual courtesy in this affair of my highest concern, and in the meantime I wish you every true prosperity.
The Queen.
Abbot Santini.

French translation of the original (my own):

Monsieur le vice-roi, marquis de Carpio, mon cousin,
J'ai toujours bénéficié d'une protection particulière de la part de la Maison des marquis Malaspina d'Olivola, dont le premier-né, de son vivant, m'a servi comme gentilhomme de ma chambre; et lorsque j'ai pu le favoriser, j'ai saisi de tout cœur les occasions qui se présentaient, comme je le fais maintenant, pour le prieur don Alderano Malaspina d'Olivola, moine de Cassin, mon théologien, qui aspire à l'évêché royal vacant de Cassano. Et moi, qui le sais digne d'un tel rang pour son savoir, ses excellentes mœurs et les autres qualités qui l'accompagnent, je le recommande avec toute la confiance et l'efficacité possibles à votre patronage, vous priant de bien vouloir, en ma faveur, le nommer favorablement en Espagne pour ladite église, qui sera sans aucun doute bien soutenue par ses soins. J'espère que vous m'obligerez de votre courtoisie dans cette affaire qui me tient le plus à cœur; et cependant je vous souhaite une véritable prospérité. Rome, le 16 juin 1685.
La Reine.
Recopiez.
L'abbé Santini.

Swedish translation of the original (my own):

Señor vicekonung, markis av Carpio, min kusin,
Jag har alltid haft ett särskilt beskydd av markiserna Malaspina d'Olivolas Hus, vars förstfödde, medan han levde, tjänade mig som min kammarherre; och där jag har kunnat gynna honom, har jag med all min själs fullhet tagit till mig de möjligheter som presenteras för mig till förmån för priorn don Alderano Malaspina d'Olivola, en munk från Cassino och min teolog, som strävar efter det lediga kungliga biskopsämbetet i Cassano; och jag, som vet att han är värdig en sådan rang för sin lärdom, för sin utmärkta moral och för de andra värdiga egenskaper som följer med honom, rekommenderar honom med all den tillförsikt och effektivitet som är möjlig till Ert beskydd och ber Er att vara behagliga i min tjänst att nominera honom välvilligt i Spanien för den ovannämnda kyrkan, som utan tvekan kommer att stödjas väl av hans omsorg. Jag litar på att Ni kommer att vara mig till tjänst med Er artighet i denna angelägenhet som är av största vikt för mig; och under tiden önskar jag Er all sann framgång. Rom, den 16 juni 1685.
Drottningen.
Rekopiera.
Abboten Santini.

English translation of the original (my own):

Señor Viceroy, Marquis of Carpio, my cousin,
I have always had a special protection of the House of the marquises Malaspina d'Olivola, the firstborn of whom, while he was alive, served me as gentleman of my chamber; and where I have been able to favour him, I have embraced the opportunities with all fullness of soul, as I do now of that which presents itself to me for the benefit of the prior Don Alderano Malaspina d'Olivola, a monk from Cassino and my theologian, who aspires to the vacant royal bishopric of Cassano; and I, who know him to be worthy of such a rank for his learning, for his excellent morals and for the other worthy qualities that accompany him, recommend him with all the confidence and efficacy possible to your patronage, begging you to be pleased in my favour to nominate him favourably in Spain for the aforementioned church, which will undoubtedly be well supported by his care. I trust that you will oblige me with your courtesy in this affair of my utmost concern; and in the meantime I wish you every true prosperity. Rome, June 16, 1685.
The Queen.
Recopy.
Abbot Santini.


Above: Kristina.


Above: Gaspar Méndez de Haro, Viceroy of Naples and 7th Marquis of Carpio.

Note: In accordance with the nobility's ideals in the early modern era, kings and queens considered themselves siblings; when talking to someone of a lower rank than their own, they would refer to that person as "my cousin", regardless of whether or not they were related.

Kristina's letter to Gaspar Méndez de Haro, Viceroy of Naples and 7th Marquis of Carpio, in favour of Brother Antonio Ildaris, dated October 25/November 4 (New Style), 1684

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'eccelenza : lettere al Vice-re di Napoli; Lettres au vice-roi de Naples (marquis del Carpio); 262: Christine de Suède au vice-roi de Naples, [s. l.], 4 novembre 1684 (digitisation page 232v-233r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 51, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760; original at the University of Michigan



The letter:

Al S[ignor] Vicerè di Nap[oli][.]
4. Nov[embr]e 84[.]
ad [...] del S[igno]r Stefano
Pignatelli[.]
Alla repugnanza ch'io hò di rendermi importuna alla cortesia di lei cò miei frequenti vfficij di racc[omandatio]ne prevalé tanto la volontà che tengo di compiacere à chi mi richiede la presente che non Solo non possò dispensarmene mà anco Son portata à farlo con premura Straordinaria; Ond'ella Scuserà la mia tropa confidenza. Le raccomando però efficacem[ent]e il Commendator frà Ant[oni]o Jldaris Nativo di Bitanto il quale p[er] i proprij requisiti e p[er] i Seruitij prestati al Rè Catt[oli]co da' Suoi Antenati tanto in gverra qvanto in Governi, e Giudicature desidera d'esser provisto da lei alla p[ri]ma Vacanza del Gov[er]no di Salerno, ò d'altro Simile; ed io la prego à fargliene la grazia con assicurarla dell'obligo part[icola]re che ne le professerò augurandole &c.

With modernised spelling:

Al signor viceré di Napoli.
4 novembre '84.
Ad [...] del signor Stefano Pignatelli.
Alla repugnanza ch'io ho di rendermi importuna alla cortesia di lei co' miei frequenti uffici di raccomandazione prevale tanto la volontà che tengo di compiacere, a chi mi richiede la presente che non solo non possò dispensarmene, ma anco son portata a farlo con premura straordinaria; ond'ella scuserà la mia troppa confidenza.

Le raccomando però efficacemente il comendator fra Antonio Ildaris, nativo di Bitanto, il quale per i propri requisiti e per i servigi prestati al re cattolico da' suoi antenati tanto in guerra, quanto in governi e giudicature, desidera d'esser provisto da lei alla prima vacanza del governo di Salerno o d'altro simile; ed io la prego a fargliene la grazia con assicurarla dell'obbligo particolare che ne le professerò, augurandole, ecc.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Li 4. Novembre 1684.
Alla repugnanza ch'io hò di rendermi importuna alla cortesia di lei co' miei frequenti ufficj di raccomandazione, prevale tanto la volontà che tengo di compiacere a chi mi richiede la presente, che non solo non possò dispensarmene, mà anche son portata a farlo con premura straordinaria; Ond'ella scuserà la mia troppo confidenza, le raccomando però efficacamente il Commendator Frà Antonio Ildaris nativo di Bitanto, il quale per i proprj requisiti, e per i servitj prestati al Rè Cat:co. da' suoi Antenati, tanto in Guerra, quanto in Governi e Giudicature, desidera d'esser provisto da lei, alla prima vacanza, del Governo di Salerno, o d'altro simile; Ed io la prego a fargliene la grazia con assicurarla dell'obligo particolare che ne le professerò, augurandole. &c.

With modernised spelling:

Li 4. Novembre 1684.
Alla repugnanza ch'io hò di rendermi importuna alla cortesia di lei co' miei frequenti uffizi di raccomandazione, prevale tanto la volontà che tengo di compiacere a chi mi richiede la presente che non solo non possò dispensarmene, mà anche son portata a farlo con premura straordinaria. Ond'ella scuserà la mia troppo confidenza, le raccomando però efficacamente il commendator Frà Antonio Ildaris nativo di Bitanto, il quale per i propri requisiti, e per i servigi prestati al Re Cattolico da' suoi antenati, tanto in guerra, quanto in governi e giudicature, desidera d'esser provisto da lei, alla prima vacanza, del Governo di Salerno, o d'altro simile. Ed io la prego a fargliene la grazia con assicurarla dell'obbligo particolare che ne le professerò, augurandole, ecc.

French translation (my own):

Le 4 novembre 1684.
A la répugnance que j'ai de m'imposer à sa courtoisie par mes fréquents offices de recommandation, tant prévaut la volonté que je veux plaire à ceux qui me demandent par la présente que non seulement je ne pourrais m'en passer, mais je suis également portée à le faire avec un soin extraordinaire. Elle excusera donc ma trop grande confiance, mais je recommande effectivement le commendateur Frère Antoine Ildaris, natif de Bitanto, qui pour ses propres besoins, et pour les services rendus au Roi Catholique par ses ancêtres, tant dans la guerre que dans les gouvernements et judicatures, souhaite être pourvu par elle, à la première vacance, par le gouvernement de Salerne, ou quelque chose de semblable. Et je la prie de lui accorder sa grâce en l'assurant de l'obligation particulière envers elle que je professerai, je lui souhaite, etc.

Swedish translation (my own):

Den 4 november 1684.
Till den avsky som jag har för att göra mig påträngande för Er artighet med mina frekventa rekommendationstjänster, råder så mycket viljan att jag vill behaga dem som frågar mig genom detta brev att jag inte bara skulle kunna avstå från det, utan jag är också benägen att göra det med extraordinär omsorg. Ni skall därför ursäkta mitt alltför stora förtroende, men jag rekommenderar verkligen lovordföranden broder Antonio Ildaris, en infödd i Bitanto, som för sina egna behov och för de tjänster som utförts till den katolske konungen av hans förfäder, både i krig och i regeringar och rättsväsendet, önskar tillhandahållas av Er, vid den första lediga tjänsten, av regeringen i Salerno, eller något liknande. Och jag ber Er att ge honom Er nåd genom att försäkra honom om den särskilda skyldighet gentemot Er som jag kommer att bekänna, jag önskar Er, osv.

English translation (my own):

November 4, 1684.
To the repugnance that I have for making myself intrusive to your courtesy with my frequent services of recommendation, so much prevails the will that I want to please those who ask me by the present letter that not only could I not dispense with it, but I am also inclined to do so with extraordinary care. You will therefore excuse my too much confidence, but I recommend effectively the commendator Brother Antonio Ildaris, a native of Bitanto, who for his own requirements, and for the services rendered to the Catholic King by his ancestors, both in war and in governments and judicature, wishes to be provided by you, on the first vacancy, by the Government of Salerno, or something similar. And I beg you to grant him your grace by assuring him of the particular obligation to you that I will profess, I wish you, etc.


Above: Kristina.


Above: Gaspar Méndez de Haro, Viceroy of Naples and 7th Marquis of Carpio.

Kristina's letter to Carlo Borromeo Arese, condoling him on the death of his father Renato II Borromeo, who had died on April 21/May 1, dated May 30/June 9 (New Style), 1685

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'eccelenza : lettere al Vice-re di Napoli; Lettres au comte Carlo Borromeo Aresi; 357: Christine de Suède au comte Carlo Borromeo Aresi, [s. l.], 9 juin 1685 (digitisation page 311v-312r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 51, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760



The letter:

au Co[mte]: Carlo Borromeo Aresi
9. Juin 1685[.]
Mon Cousin, C'est auec un Sensible regret que J'ay appris la perte que Vous auez fait du Comte V[ost]re Pere, et J'en ay pour Vous toute la compassion que Vostre iuste douleur merite[.] Je n'entreprens pas de Vous en consoler, mais Je Vous remercie Seullem[en]t de tout ce que Vous me ditez d'obligeant en cette funeste occasion, et Je prie Dieu qu'il Vous tienne en Sa Sainte garde &c.

With modernised spelling:

Au comte Carlo Borromeo Arese.
9 juin 1685.
Mon cousin,
C'est avec un sensible regret que j'ai appris la perte que vous avez fait du comte votre père, et j'en ai pour vous toute la compassion que votre juste douleur mérite. Je n'entreprends pas de vous en consoler, mais je vous remercie seulement de tout ce que vous me dites d'obligeant en cette funeste occasion; et je prie Dieu qu'il vous tienne en sa sainte garde, etc.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Le 9. Juin 1685.
Mon Cousin, c'est avec un sensible regret que j'ai appris la perte que vous avez faite du Comte votre Pére, & j'en ai tout le sentiment que votre juste douleur mérite. Je n'entreprends pas de vous en consoler, mais je vous remercie seulement de tout ce que vous me dites d'obligeant dans cette funeste occasion, & je prie Dieu qu'il vous tienne en sa sainte garde &c.

Swedish translation (my own):

Den 9 juni 1685.
Min kusin,
Det är med djup sorg som jag har fått veta om Er förlust av greven, Er far, och jag har all den känsla som Er rättvisa sorg förtjänar. Jag åtar mig inte att trösta Er för det, utan jag tackar Er bara för all vänligheten Ni säger till mig vid detta ödesdigra tillfälle, och jag ber Gud att han har Er i sin heliga vård, osv.

English translation (my own):

June 9, 1685.
My cousin,
It is with deep regret that I have learned of your loss of the Count, your father, and I have all the feeling that your just grief deserves. I do not undertake to console you for it, but I only thank you for all the kindness you say to me on this fatal occasion, and I pray God that He have you in His holy keeping, etc.

Italian translation of the original (my own):

Al conte Carlo Borromeo Arese.
9 giugno 1685.
Mio cugino,
È con un rammarico sensibile che ho appreso della perdita che avete fatto del conte, vostro padre, e ho per voi tutta la compassione che il vostro giusto dolore merita. Non mi impegno a consolarvi, ma vi ringrazio solo per tutte le cose cortesi che mi dite in questa funesta occasione; e prego Dio che vi tenga nella sua santa guardia, ecc.

Swedish translation of the original (my own):

Till greve Carlo Borromeo Arese.
Den 9 juni 1685.
Min kusin,
Det är med en sensibel sorg som jag har fått veta om den förlust Ni lidit av greven, Er far, och jag har för Er all den medkänsla som Er rättvisa sorg förtjänar. Jag företar mig inte att trösta Er, utan jag tackar Er bara för alla de vänliga saker Ni säger till mig vid detta ödesdigra tillfälle; och jag ber Gud att han håller Er i sin heliga vård osv.

English translation of the original (my own):

To Count Carlo Borromeo Arese.
June 9, 1685.
My cousin,
It is with a sensible regret that I have learned of the loss you have suffered of the Count, your father, and I have for you all the compassion that your just grief deserves. I do not undertake to console you, but I only thank you for all the obliging things you say to me on this fatal occasion; and I pray God that He hold you in His holy keeping, etc.


Above: Kristina.


Above: Carlo Borromeo Arese.

Note: In accordance with the nobility's ideals in the early modern era, kings and queens considered themselves siblings; when talking to someone of a lower rank than their own, they would refer to that person as "my cousin", regardless of whether or not they were related.

Kristina's letter to Giulio Muzio Papazurri, the Apostolic Nuncio to Naples, in favour of Archbishop Rossari, dated April 4/14 (New Style), 1685

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; X: Lettere a diversi; Lettere a Monsignore Nerli (nunzio apostolico di Vienna); Lettres au nonce de Naples; 43: Christine de Suède au nonce de Naples, Rome, 14 avril 1685 (digitisation page 40v-41r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a diversi, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 50, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760; original at the University of Michigan



The letter:

Al Nunzio di Napoli[.]
14. Ap[ri]l 85[.]
Merita Si gran compatim[en]to lo Stato miserabile in cui vedo ridotto Mons[igno]r Arciv[escovo] di Rossari nella Sua grave età che p[er] la protezione, c'hò Sempre hauuta di q[ues]to Prelato in riguardo del merito della Sua bontà e della Sua Virtù mi Sento tenuta à procurargli quel Sollievo, ch'egli può Sperar dalla mano di V. S. alla q[ua]l p[er]ò lo racc[omando] col più viuo dell'a[n]i[m]o mio p[er]che voglia fargli conseguir il pagam[en]to della Sua pensione, che da due anni in quà gli vien ritardata con tanto Suo prejiudizio. Spero che V. S. Si compiacera di quest'atto di giust[izi]a e di pieta verso d'un Si degno Prelato tanto più ch'io mi dichiaro che non potrà ella farmi mai cosa più grata di q[ues]ta e le aug[uro] ogni prosp[er]ita -

With modernised spelling:

Al nunzio di Napoli.
14 april[e] '85.
Merita si gran compatimento lo stato miserabile in cui vedo ridotto monsignor arcivescovo di Rossari nella sua grave età che, per la protezione c'ho sempre avuta di questo prelato in riguardo del merito della sua bontà e della sua virtù, mi sento tenuta a procurargli quel sollievo ch'egli può sperar dalla mano di Vostra Serenità, alla qual[e] però lo raccomando col più vivo dell'animo mio, perché voglia fargli conseguir il pagamento della sua pensione, che da due anni in qua gli vien ritardata con tanto suo pregiudizio. Spero che Vostra Serenità si compiacerà di quest'atto di giustizia e di pietà verso d'un si degno prelato tanto più ch'io mi dichiaro che non potrà ella farmi mai cosa più grata di questa; e le auguro ogni prosperità.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Li 14. Aprile 1685.
Merita si gran compatimento lo stato miserabile in cui vedo ridotto Monsignor Arch:vo. di Rossari nella sua grave età, che per la protezione c'hò sempre havuto di questo Prelato, in riguardo del merito della sua bontà e della sua virtù, mi sento tenuta a procurargli quel soglievo, ch'egli può spera dalla mano di V. S. alla quale però lo raccomando col più vivo dell'animo mio, perche voglia fargli conseguir il pagamento della sua pensione, che da due anni in quà gli vien ritardata con tanto suo pregiudizio. Spero che V. S. si compiacerà di quest'atto di giustizia, e di pietà verso d'un si degno Prelato, tanto più, ch'io mi dichiaro, che non potrà ella farmi mai cosa più grata di questa, e le auguro ogni prosperità.

With modernised spelling:

Li 14 aprile 1685.
Merita si gran compatimento lo stato miserabile in cui vedo ridotto Monsignor Arcivescovo di Rossari nella sua grave età che, per la protezione c'ho sempre avuto di questo prelato in riguardo del merito della sua bontà e della sua virtù, mi sento tenuta a procurargli quel sollievo ch'egli può spera dalla mano di Vostra Santità, alla quale però lo raccomando col più vivo dell'animo mio, perché voglia fargli conseguir il pagamento della sua pensione, che da due anni in quà gli vien ritardata con tanto suo pregiudizio. Spero che Vostra Santità si compiacerà di quest'atto di giustizia e di pietà verso d'un si degno prelato, tanto più ch'io mi dichiaro che non potrà ella farmi mai cosa più grata di questa, e le auguro ogni prosperità.

French translation (my own):

Le 14 avril 1685.
L'état misérable dans lequel je vois Monseigneur l'archevêque Rossari réduit dans son âge grave, qui, pour la protection que j'ai toujours eue de ce prélat quant au mérite de sa bonté et de sa vertu, mérite une grande pitié, je me sens obligée d'y pourvoir lui avec ce soulagement qu'il peut espérer de la main de Votre Excellence, à qui je le recommande avec l'empressement de mon âme, afin qu'il puisse recevoir le paiement de sa pension, qui depuis deux ans lui a été retardé avec tant de beaucoup de préjugés. J'espère que Votre Excellence sera satisfaite de cet acte de justice et de piété envers un digne prélat, d'autant plus que je me déclare qu'elle ne pourra jamais me faire une chose plus agréable que celle-ci, et je lui souhaite prospérité.

Swedish translation (my own):

Den 14 april 1685.
Det eländiga tillstånd i vilket jag ser monsignor ärkebiskopen Rossari förminskad i sin gravålder, vilket för det skydd jag alltid haft av denne prelat med hänsyn till förtjänsten av hans godhet och hans dygd, förtjänar stort medlidande, känner jag mig skyldig att ge honom den lättnad som han kan hoppas på av Ers Excellens' hand, till vilken jag rekommenderar honom med min själs iver, så att han kan få utbetalningen av sin pension, som i två år blivit honom försenad med så mycket skada. Jag hoppas att Ers Excellens kommer att vara nöjd med denna rättvisa och fromhet gentemot en värdig prelat, så mycket mer att jag förklarar för mig själv att Ni aldrig kommer att kunna göra mig något trevligare än detta, och jag önskar Er allt välstånd.

English translation (my own):

April 14, 1685.
The miserable state in which I see Monsignor the Archbishop Rossari reduced in his grave age, which, for the protection I have always had of this prelate in regard to the merit of his goodness and his virtue, deserves great pity, I feel obliged to provide him with that relief which he can hope for from the hand of Your Excellency, to whom I recommend him with the eagerness of my soul, so that he may receive the payment of his pension, which for two years has been delayed to him with so much prejudice. I hope that Your Excellency will be pleased with this act of justice and piety towards a worthy prelate, all the more so that I declare to myself that you will never be able to do me a more pleasant thing than this, and I wish you every prosperity.


Above: Kristina.

Kristina's letter to Giulio Muzio Papazurri, the Apostolic Nuncio to Naples, dated February 28/March 10 (New Style), 1685

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; X: Lettere a diversi; Lettere a Monsignore Nerli (nunzio apostolico di Vienna); Lettres au nonce de Naples; 42: Christine de Suède au nonce de Naples, Rome, 10 mars 1685 (digitisation pages 39v-40r to 40v-41r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a diversi, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 4, page 50, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1760; original at the University of Michigan




The letter (with Kristina's handwriting in italics):

Al Nunzio di Napoli
X Marzo 1685 —
Essendomi Supposto che l'inuidia, e la malignità degl'Emoli della Virtù del celebre Tomaso Cornelio non lascino di perseguitar ancora le Sue ceneri, procurando con false Suggestioni d'impedir l'honor d'un pomposo funerale che Si vorrebbe far da i Suoi Amici alla di lui memoria, prendo la confidenza di raccomandar à V. S. la riputatione di questo Gran Letterato affinche non voglia lasciar trionfar i Suoi Nemici i quali tentano d'oscurarla con calunnie, ed imposture; E come non dubito che V. S. non Sia per esser Sempre parziale della Virtù, e del merito, così Spero ch'ella vorrà dimostrar d'esserlo maggiorm[en]te in quest'occasione p[er] riguardo del mio presente ufficio, e p[er] la Sicurezza ch'io le dò del Sommo gradimento ch'io le ne [...] ne havero augurandole intanto vere prosperità.

With modernised spelling:

Al nunzio di Napoli.
10 marzo 1685. —
Essendomi supposto che l'invidia e la malignità degl'emoli della virtù del celebre Tomaso Cornelio non lascino di perseguitar ancora le sue ceneri, procurando con false suggestioni d'impedir l'onor d'un pomposo funerale che si vorrebbe far dai suoi amici alla di lui memoria, prendo la confidenza di raccomandar a Vostra Serenità la riputazione di questo gran letterato, affinché non voglia lasciar trionfar i suoi nemici, i quali tentano d'oscurarla con calunnie ed imposture; e, come non dubito che Vostra Serenità non sia per esser sempre parziale della virtù e del merito, così spero ch'ella vorrà dimostrar d'esserlo maggiormente in quest'occasione per riguardo del mio presente uffizio e per la sicurezza ch'io le do del sommo gradimento ch'io le ne avrò, augurandole intanto vere prosperità.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Li 10. Marzo 1685.
Monsignor Rev:mo. Essendomi supposto che l'invidia, e la malignità degli Emoli della virtù del celebre Tomaso Corneli, non lascino di perseguitar ancora le sue ceneri, procurando con false suggestioni d'impedir l'honor d'un pomposo funerale, che si vorebbe far da' suoi Amici alla di lui memoria; Prendo la confidenza di raccomandar a V. S. la riputazione di questo gran Letterato, affinche non voglia lasciar trionfar i suoi nemici, i quali tentano d'oscurarla con calumnie ed imposture. E come non dubito che V. S. non sia per esser sempre partiale della virtù e del merito; Cosi spero, ch'ella vorrà dimostrar d'esserlo maggiormente in quest'occasione per riguardo del mio presente ufficio, e per la sicurezza ch'io le dò del sommo gradimento, ch'io le ne havrò, augurandole in tanto vere prosperità.

With modernised spelling:

Li 10 marzo 1685.
Monsignor Reverendissimo,
Essendomi supposto che l'invidia e la malignità degli emoli della virtù del celebre Tomaso Cornelli, non lascino di perseguitar ancora le sue ceneri, procurando con false suggestioni d'impedir l'onor d'un pomposo funerale che si vorrebbe far da' suoi amici alla di lui memoria, prendo la confidenza di raccomandar a Vostra Serenità la riputazione di questo gran letterato, affinche non voglia lasciar trionfar i suoi nemici, i quali tentano d'oscurarla con calunnie ed imposture. E come non dubito che Vostra Serenità non sia per esser sempre parziale della virtù e del merito, così spero ch'ella vorrà dimostrar d'esserlo maggiormente in quest'occasione per riguardo del mio presente uffizio, e per la sicurezza ch'io le do del sommo gradimento, ch'io le ne avrò, augurandole intanto vere prosperità.

French translation (my own):

Le 10 mars 1685.
Très révérend monseigneur,
Ayant supposé que l'envie et la malice des ennemis de la vertu du célèbre Thomas Cornelli ne cessent de persécuter à nouveau ses cendres, se procurant avec de fausses suggestions pour empêcher l'honneur des funerailles pompeux que l'on aimerait avoir de ses amis dans son mémoire, je prends la confiance de recommander à Votre Sérénité la réputation de ce grand lettré, afin qu'elle ne veuille pas laisser triompher ses ennemis, qui tentent de l'obscurcir par des calomnies et des impostures. Et de même que je ne doute pas que Votre Sérénité ne soit pas toujours partiale de la vertu et du mérite, j'espère qu'elle voudra prouver qu'elle l'est davantage en cette occasion par considération pour mon service actuel et pour la certitude que je donne lui de la plus haute satisfaction, que je l'aurai, cependant lui souhaitant une véritable prospérité.

Swedish translation (my own):

Den 10 mars 1685.
Monsignor Reverendissimo,
Efter att ha antagit att avunden och illviljan hos fienderna till den berömda Tomaso Cornellis dygd inte upphör att förfölja hans aska igen, och med falska förslag arbetar man för att förhindra äran av en stor begravning som man skulle vilja ha av sina vänner i sin minne tar jag förtroende att rekommendera till Ers Durchlauchtighet denne store literatus anseende, så att Ni inte låter hans fiender triumfera, som försöker skymma honom med förtal och bedrägerier. Och precis som jag inte tvivlar på att Ers Durchlauchtighet inte alltid är partisk för dygd och förtjänst, så hoppas jag att Ni vill bevisa att Ni är det mer vid detta tillfälle av hänsyn till min nuvarande tjänst och för den visshet som jag ger Er av högsta tillfredsställelse att jag kommer att få den, önskande Er emellertid sant välstånd.

English translation (my own):

March 10, 1685.
Monsignor Reverendissimo,
Having assumed that the envy and malice of the enemies of the virtue of the famous Tomaso Cornelli do not cease to persecute his ashes again, procuring with false suggestions to prevent the honour of a great funeral that one would like to have from his friends in his memory, I take the confidence to recommend to Your Serenity the reputation of this great literatus, so that you will not let his enemies triumph, who try to obscure him with calumnies and impostures. And just as I have no doubt that Your Serenity is not always partial to virtue and merit, so I hope you will want to prove that you are more so on this occasion out of consideration for my present service, and for the certainty that I give you of the highest satisfaction, that I will have it, wishing you true prosperity in the meantime.

French translation of the original (my own):

Au nonce de Naples.
Le 10 mars 1685. —
Ayant supposé que l'envie et la malignité des ennemis de la vertu du célèbre Thomas Cornelio ne cesseront de persécuter ses cendres, tâchant par de fausses suggestions d'empêcher l'honneur d'un pompeux enterrement que ses amis voudraient donner à sa mémoire, je prends la confiance de recommander à Votre Sérénité la réputation de ce grand littérateur, afin qu'elle ne veuille pas laisser triompher ses ennemis, qui cherchent à l'obscurcir par des calomnies et des impostures; et, comme je ne doute pas que Votre Sérénité ne soit toujours partiale pour la vertu et le mérite, j'espère aussi qu'elle voudra bien démontrer qu'elle l'est encore plus en cette occasion par considération pour ma présente charge et pour l'assurance que je la donne de la plus grande reconnaissance que j'en aurai, lui souhaitant cependant de véritables prospérités.

Swedish translation of the original (my own):

Till nuntien i Neapel.
Den 10 mars 1685. —
Efter att ha antagit att avundsjukan och elakheten hos fienderna till den berömda Tomaso Cornelios dygd inte kommer att upphöra att förfölja hans aska, och försöker med falska förslag förhindra äran av en pompös begravning som hans vänner skulle vilja ge till hans minne, tar jag förtroendet att rekommendera till Ers Durchlauchtighet denne store literati rykte, så att Ni inte vill låta hans fiender triumfera, som försöker förmörka honom med förtal och bedrägerier; och eftersom jag inte tvivlar på att Ers Durchlauchtighet alltid kommer att vara partisk för dygd och förtjänst, så hoppas jag att Ni kommer att vilja visa att Ni är det ännu mer vid detta tillfälle av hänsyn till min nuvarande tjänst och för försäkran om att jag skall ge Er den största tacksamhet som jag kommer att ha för den, önskande Er emellertid sanna välstånd.

English translation of the original (my own):

To the Nuncio of Naples.
March 10, 1685. —
Having supposed that the envy and malignity of the enemies of the virtue of the famous Tomaso Cornelio will not cease to persecute his ashes, trying with false suggestions to prevent the honour of a pompous funeral that his friends would like to give to his memory, I take the confidence to recommend to Your Serenity the reputation of this great literatus, so that you do not want to let his enemies triumph, who are trying to darken him with calumnies and impostures; and, as I do not doubt that Your Serenity will always be partial to virtue and merit, so I hope that you will want to demonstrate that you are even more so on this occasion out of consideration for my present office and for the assurance that I give you of the utmost gratitude that I will have for it, wishing for you in the meantime true prosperities.


Above: Kristina.