Monday, July 27, 2020

Kristina's letter to Karl Gustav, dated March 30/April 9 (Old Style), 1655

Sources:

Palmskiöld 42; Uppsala University Library (Uppsala universitetsbibliotek) via the Alvin portal


Mémoires concernant Christine, volume 1, page 478, Johan Arckenholtz, 1751


The Sibyl of the North: The Tale of Christina, Queen of Sweden, pages 121 to 122, by Faith Compton Mackenzie, 1931



The letter:

Monsieur Mon Frère,
Le Comte Steinberg, qui s'en retourne auprès de Votre Majesté, vous fera récit de la grande passion que j'ai pour les intérêts de votre Personne & votre Couronne. Je conserverai toûjours ces sentimens, & me croirois indigne de la vie, si j'étois capable de changer l'amour, que j'ai pour ma patrie, & l'amitié que j'ai pour Votre Majesté. Ce sont des sentimens qui me dureront autant que ma vie. Et je vous prie de croire que je m'estimerois heureuse d'être capable de rendre quelque service à mon païs, qui me pût acquitter de l'obligation de ma naissance. Cependant je vous supplie de me continuer Votre amitié, & de croire que je vivrai & mourrai
Monsieur Mon Frère &c.
CHRISTINE.
de Bruxelles le 30 Mars 1655.

Swedish translation (my own):

Min herr bror,
Greve Steinberg, som återvänder till Ers Majestät, kommer att berätta för Er om den stora passion jag har för Er person och Er Krona. Jag kommer alltid att behålla dessa känslor och skulle tro mig själv ovärdig om livet om jag kunde förändra kärleken jag har för mitt land och den vänskap jag har för Ers Majestät. De är känslor som skall pågå så länge som mitt liv. Och jag ber Er att tro att jag skulle anse mig själv för lycklig över att kunna göra någon tjänst till mitt land som kan uppfylla skyldigheten av min födelse. Emellertid ber jag Er att fortsätta Er vänskap med mig och att tro att jag kommer att leva och dö,
Min herr bror, osv.
Kristina.
från Bryssel, den 30 mars 1655.

English translation (my own):

My lord brother,
Count Steinberg, who is returning to Your Majesty, will tell you of the great passion I have for the interests of your person and your Crown. I will always keep these feelings and would believe myself unworthy of life if I were able to change the love I have for my country and the friendship I have for Your Majesty. These are feelings that will last as long as my life. And I beg you to believe that I would esteem myself happy to be able to render some service to my country which might fulfill the obligation of my birth. In the meantime, I beg you to continue your friendship with me, and to believe that I will live and die,
My lord brother, etc.,
Kristina.
from Brussels, March 30, 1655.


Above: Kristina.


Above: Karl Gustav.

Kristina's letter to Pierre Gassendi, dated January 1655

Sources:

Isographie des hommes célèbres, ou collection de fac-simile de lettres autographes et de signatures, volume 1, page 472, printed by Théophile Delarue, 1843


Lettres de la Reyne de Suède et de quelques autres personnes, pages 26 to 27, published by Paul Colomiès, 1688; original at the Bavarian State Library (Staatliche Bibliothek Regensburg)


Petri Gassendi: Opera omnia, in sex tomos divisa, volume 6, page 301, published by Typis Regiæ Celsitudinis, 1727


Mémoires concernant Christine, volume 1, page 475, Johan Arckenholtz, 1751


Från stoicism till mystik: Studier i drottning Kristinas maximer, page 180, by Sven Stolpe, 1959

Drottning Kristina: Efter tronavsägelsen, pages 19 to 20, by Sven Stolpe, 1961


The letter (In a universal mistake that comes at the beginning of the New Year, Kristina accidentally wrote the year as 1654 and doesn't seem to have corrected it, whether she realised it or not):

de Bruxelles le [...] Janvier 1654 [sic].
du Piquet Vous dira Combien Jestime les tesmoi[g]nages de Vostre estime Vous maves obligé infiniment en me tesmoi[g]nant que non obstant le Changement que iay fait de ma Condit[i]on Vous estimes encore ma personne, Vostre estime me iustifiera contre ceux qvi blasment mon action et Vostre approbation me suffira pour me Confirmer dans lopinion qve iay d'avoir bien fait[.] Conserves moy Vostre amitie et Soies certain qve den[s] lindifferance que iay pour la plus part des Chosse ie ne puis menpecher de minteresser fort pour les Sentiments que Vous aures de moy et ie Vous puis dire avec Verité que Vostre amitie et estime Sont des [sic] nombre des Chosse dont ie me passeroys avec paine.
Christine
A Gassendi

With modernised spelling (with Kristina's spelling mistakes as well as her year mistake preserved as much as possible):

De Bruxelles, le [...] janvier 1654 [sic].
Du Picques vous dira combien j'estime les témoi[g]nages de votre estime. Vous m'avez obligé infiniment en me témoi[g]nant que, nonobstant le changement que j'ai fait de ma condit[i]on, vous estimez encore ma personne. Votre estime me justifiera contre ceux qui blâment mon action, et votre approbation me suffira pour me confirmer dans l'opinion que j'ai d'avoir bien fait. Conservez-moi votre amitié, et soyez certain que den[s] [sic] l'indifférance [sic] que j'ai pour la plupart des chosse [sic], je ne puis m'enpêcher [sic] de m'intéresser fort pour les sentiments que vous aurez de moi; et je vous puis dire avec vérité que votre amitié et estime sont des [sic] nombre des chosse [sic] dont je me passerais avec paine [sic].
Christine.
A Gassendi.

With modernised spelling:

De Bruxelles, le [...] janvier 1654 [sic].
Du Piquet vous dira combien j'estime les témoi[g]nages de votre estime. Vous m'avez obligé infiniment en me témoi[g]nant que, nonobstant le changement que j'ai fait de ma condit[i]on, vous estimez encore ma personne. Votre estime me justifiera contre ceux qui blâment mon action, et votre approbation me suffira pour me confirmer dans l'opinion que j'ai d'avoir bien fait. Conservez-moi votre amitié, et soyez certain que dans l'indifférence que j'ai pour la plupart des choses, je ne puis m'empêcher de m'intéresser fort pour les sentiments que vous aurez de moi; et je vous puis dire avec vérité que votre amitié et estime sont [du] nombre des choses dont je me passerais avec peine.
Christine.
A Gassendi.

The Typis Regiæ Celsitudinis transcript of the letter:

De Bruxelles le     Ianuier 1654 [sic].
Dupiques vous dira combien i'estime les tesmoignages de vostre esprit; vous m'auez obligé infiniment en me tesmoignant, que non obstant le changement, que i'ay fait de ma condition vous estimez encore ma personne. Vostre estime me justifiera contre ceux, qui blasment mon action, & vostre approbation me suffira pour me confirmer dans l'opinion que i'ay d'auoir bien fait. Conservez moy vostre amitié, & soyez certain, que dans l'indifferance, que i'ay pour la plus part des choses ie ne puis m'empescher de m'interesser fort pour les sentimens, que vous aurez de moy; & ie vous puis dire auec veritè, que vostre amitié, & estime sont du nombre des choses dont ie me passerois avec peyne.
CHRISTINE.

With modernised spelling:

De Bruxelles, le [...] janvier 1654 [sic].
Du Piques vous dira combien j'estime les témoignages de votre esprit. Vous m'avez obligé infiniment en me témoignant que, nonobstant le changement que j'ai fait de ma condition, vous estimez encore ma personne. Votre estime me justifiera contre ceux qui blâment mon action, et votre approbation me suffira pour me confirmer dans l'opinion que j'ai d'avoir bien fait. Conservez-moi votre amitié, et soyez certain que, dans l'indifférence que j'ai pour la plupart des choses, je ne puis m'empêcher de m'intéresser fort pour les sentiments que vous aurez de moi; et je vous puis dire avec vérité que votre amitié et estime sont du nombre des choses dont je me passerais avec peine.
Christine.

Arckenholtz's transcript of the letter (he corrected Kristina's grammar and spelling and the year error):

De Picques vous dira combien j'estime les témoignages de votre esprit, vous m'avez obligée infiniment en me témoignant que nonobstant le changement que j'ai fait de ma condition vous estimez encore ma personne. Votre estime me justifiera contre ceux qui blâment mon action & votre approbation me suffira pour me confirmer dans l'opinion que j'ai d'avoir bien fait. Conservez-moi votre amitié, & soïez certain, que dans l'indifférence, que j'ai pour la plûpart des choses, je ne puis m'empêcher de m'interesser fort pour les sentimens que vous aurez de moi; & je vous puis dire avec vérité que votre amitié & estime sont au nombre des choses dont je me passerois avec peine.
CHRISTINE.
à Bruxelles ce Janv. 1655.

English translation (my own):

De Picques will tell you how much I esteem the testimonies of your mind, you have obliged me infinitely by showing me that notwithstanding the change I have made in my condition, you still esteem me. Your esteem will justify me against those who condemn my action, and your approval will suffice to confirm my opinion of my having done well. Preserve your friendship for me, and be certain that, in the indifference that I have for most things, I cannot help but take a great interest in the feelings you will have of me; and I can tell you with truth that your friendship and esteem are among the things I could hardly do without.
Kristina.
in Brussels this January 1655.

Swedish translation of the original (my own):

Från Bryssel, den [...] januari 1654 [sic].
Du Piquet kommer att berätta för Er hur mycket jag uppskattar betygelserna för Er aktning. Ni har förpliktat mig oändligt genom att betyga mig att Ni, oaktat den förändring jag gjort i mitt tillstånd, fortfarande uppskattar min person. Er aktning kommer att rättfärdiga mig mot dem som skyller på min handling, och Ert godkännande kommer att vara tillräckligt för att bekräfta mig i den mening jag har om att jag har gjort det rätta. Bevara Er vänskap åt mig, och var säker på att i den likgiltighet jag har för det mesta, kan jag inte låta bli att intressera mig starkt för de känslor Ni har för mig; och jag kan säga Er sanningsenligt att Er vänskap och Er aktning är i antalet av de saker jag skulle ha ont om att klara mig utan.
Kristina.
Till Gassendi.

English translation of the original (my own):

From Brussels, January [...], 1654 [sic].
Du Piquet will tell you how much I esteem the testimonies of your esteem. You have obliged me infinitely by testifying to me that, notwithstanding the change I have made in my condition, you still esteem my person. Your esteem will justify me against those who blame my action, and your approbation will be enough to confirm me in the opinion I have of my having done the right thing. Preserve your friendship for me, and be certain that in the indifference I have for most things, I cannot help but interest myself strongly in the feelings you have for me; and I can tell you truthfully that your friendship and esteem are of the number of the things I would be in pain to go without.
Kristina.
To Gassendi.


Above: Kristina.


Above: Pierre Gassendi.

Kristina's letter to Pierre Hector Chanut, dated November 24/December 4 (New Style), 1654

Sources:

Page 25 in November 1654 (HHStAW Fonds 170 III No 842); 1651-1675; Korrespondenzen; Nassau-Oranien; Nassauische Territorien; Hessisches Hauptstaatsarchiv; Archives in Hessen


Lettres autographes de la collection de Troussures, page 522, by Paul Denis, 1912


Mémoires de ce qui s'est passé en Suède, volume 3, page 502, Pierre Hector Chanut, 1675


Mémoires concernant Christine, volume 1, page 457, Johan Arckenholtz, 1751

Christina of Sweden, pages 126 to 127, by Ida Ashworth Taylor, 1909


The Sibyl of the North: The Tale of Christina, Queen of Sweden, page 117, by Faith Compton Mackenzie, 1931




The letter (copy; Hessisches Staatsarchiv Wiesbaden):

Pour toute response à vne Léttre, que vous faites valoir, en publiant des copies, Je vous diray, que tout ce qu'elle contient n'a aucun fondement. Vous n'avéz qu'à vous Souvenir, de ce qui S'est passé, et les procedez de Vôtre Cour, pour desavoüer le bruit, que vous croyéz Si fort au desavantage du Roy V:re Maistre. Pour les Espagnols, Je vous puis asseûrer, qu'ils Sont informéz des interéts de ceux, qui empéchent la paix, Et que bien loin de Se vanter d'en estre Sollicitéz; ils iugent, que l'on la desire moins, que iamais en France. Quoy qu'il en Soit, Je croy, que les Fanfaronnades ne Sont pas capables de leur faire peur, ni les Finesses de les tromper: Jls desirent la paix: mais Sans impatience; Et peut estre attendront ils pour la donner, que l'on Soit plus modeste en France. L'inconstance de la Fortune et celle de l'humeur des François, me fait croire, que les affaires ne demeureront pas longtemps en mesme estat. Et ie pense, que S'il arrive iamais au Roy V:re Maistre de iuger par luy mesme de Ses interéts il connoistra, que la Paix est le plus grand bien, qu'il puisse donner à Ses Sûjects, et que ie Suis veritablement Son amie, puis que ie la Souhaite à la France. etc.

With modernised spelling:

Pour toute réponse à une lettre que vous faites valoir en publiant des copies, je vous dirai que tout ce qu'elle contient n'a aucun fondement. Vous n'avez qu'à vous souvenir de ce qui s'est passé, et les procédés de votre Cour, pour désavouer le bruit, que vous croyez si fort au désavantage du Roi votre maître. Pour les Espagnols, je vous puis assurer qu'ils sont informés des intérêts de ceux qui empêchent la paix et que, bien loin de se vanter d'en être sollicités, ils jugent que l'on la désire moins que jamais en France.

Quoiqu'il en soit, je crois que les fanfaronnades ne sont pas capables de leur faire peur, ni les finesses de les tromper. Ils désirent la paix, mais sans impatience, et peut-être attendront-ils pour la donner que l'on soit plus modeste en France. L'inconstance de la fortune, et celle de l'humeur des Français, me fait croire que les affaires ne demeureront pas longtemps en même état; et je pense que, s'il arrive jamais au Roi votre maître de juger par lui-même de ses intérêts, il connaîtra que la paix est le plus grand bien qu'il puisse donner à ses sujets et que je suis véritablement son amie, puisque je la souhaite à la France, etc.

Denis' transcript of the letter:

MONSIEUR
Pour toutes responces a une lettre que vous faistes valoir en publiant les copies, je vous diray que tout ce quelle contient na aucun fondement; vous navez qua vous souvenir de ce quy sest passée et des procedez de vostre cour, pour désavoüer le bruit que vous croyez si fort au desavantage du Roy vostre maistre pour les Espagnols. je vous puis asseurer quils sont informez des interests de ceux qui empeschent la paix et que bien loing de se vanter den estre solicitez ilz jugent que lon la desire moins que jamais en France. quoy quil en soit je croy que les fanfaronnades ne sont pas capables de leur faire peur, ny les finesses de les tromper; ilz désirent la paix mais sans impatience, & peut estre attendront ilz a la donner que lon soit plus modeste en France. Linconstance de la fortune et celle de lhumeur des François me font croire que les affaires ne demeureront pas longtems en mesme estat, et je pense que sil arrive au Roy vostre maistre de juger par luy mesme de ses interestz il connoistra que je suis veritablement son amye puisque je la souhaitte à la France.
CHRISTINE.

With modernised spelling:

Monsieur,
Pour toutes réponses à une lettre que vous faites valoir en publiant les copies, je vous dirai que tout ce qu'elle contient n'a aucun fondement; vous n'avez qu'à vous souvenir de ce qui s'est passée et des procédés de votre cour pour désavouer le bruit que vous croyez si fort au désavantage du Roi votre maître pour les Espagnols. Je vous puis assurer qu'ils sont informés des intérêts de ceux qui empêchent la paix et que, bien loin de se vanter d'en être sollicités, ils jugent que l'on la désire moins que jamais en France. Quoiqu'il en soit, je crois que les fanfaronades ne sont pas capables de leur faire peur, ni les finesses de les tromper; ils désirent la paix, mais sans impatience, et peut-être attendront-ils à la donner que l'on soit plus modeste en France. L'inconstance de la fortune et celle de l'humeur des Français me font croire que les affaires ne demeureront pas longtemps en même état, et je pense que s'il arrive au Roi votre maître de juger par lui-même de ses intérêts, il connaîtra que je suis véritablement son amie, puisque je la souhaite à la France.
Christine.

Chanut's transcript of the letter:

Pour toute réponce à vostre lettre, que vous faites valoir en publiant des copies, je vous diray que tout ce qu'elle contient n'a aucun fondement, vous n'avez qu'à vous souvenir de ce qui s'est passé, & les procedez de vostre Cour, pour desavouër le bruit que vous croyez si fort au desavantage de vostre Maistre. Pour les Espagnols, je vous puis asseurer qu'ils sont informez des interests de ceux qui empeschent la Paix, & que bien loin de se vanter d'estre sollicitez, ils jugent qu'on la desire moins que jamais en France: Quoy qu'il en soit, je croy que les fanfaronnades ne sont pas capables de leur faire peur, ni les finesses de les tromper. Ils desirent la Paix, mais sans impatience, & peut-estre attendront-ils pour la donner que l'on soit modeste en France, l'inconstance de la fortune, & celle de l'humeur de France me fait croire, que les affaires ne demeureront pas long-temps en mesme estat, & je pense que s'il arrive jamais au Roy vostre Maistre de juger par luy-mesme de ses interests, il connoistra que la paix est le plus grand bien qu'il puisse donner à ses sujets, & que je suis veritablement son amie, puisque je l'ay souhaitée à la France
CHRISTINE.
Ce 4. Decembre 1654.

With modernised spelling:

Pour toute réponse à votre lettre que vous faites valoir en publiant des copies, je vous dirai que tout ce qu'elle contient n'a aucun fondement. Vous n'avez qu'à vous souvenir de ce qui s'est passé, et les procédés de votre Cour pour désavouer le bruit que vous croyez si fort au désavantage de votre maître. Pour les Espagnols, je vous puis assurer qu'ils sont informés des intérêts de ceux qui empêchent la paix et que, bien loin de se vanter d'être sollicités, ils jugent qu'on la désire moins que jamais en France. Quoiqu'il en soit, je crois que les fanfaronades ne sont pas capables de leur faire peur, ni les finesses de les tromper. Ils désirent la paix, mais sans impatience, et peut-être attendront-ils pour la donner que l'on soit modeste en France. L'inconstance de la fortune et celle de l'humeur de France me fait croire que les affaires ne demeureront pas longtemps en même état, et je pense que, s'il arrive jamais au Roi votre maître de juger par lui-même de ses intérêts, il connaîtra que la paix est le plus grand bien qu'il puisse donner à ses sujets, et que je suis véritablement son amie, puisque je l'ai souhaitée à la France.
Christine.
Ce 4 décembre 1654.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Pour toute réponse à votre lettre, que vous faites valoir en publiant des Copies, je vous dirai que tout ce qu'elle contient, n'a aucun fondement, vous n'avez qu'à vous souvenir de ce qui s'est passé, & les procédés de votre Cour, pour désavouer le bruit que vous croïez si fort au desavantage de votre Maitre. Pour les Espagnols, je vous puis assurer, qu'ils sont informés des intérêts de ceux qui empêchent la Paix, & que bien loin de se vanter d'être sollicités, ils jugent, qu'on la desire moins que jamais en France. Quoiqu'il en soit, je crois que les fanfaronades ne sont pas capables de leur faire peur, ni les finesses de les tromper. Ils desirent la Paix, mais sans impatience, & peut-être attendront-ils pour la donner que l'on soit plus modeste en France. L'inconstance de la fortune; & celle de l'humeur de France me fait croire, que les affaires ne demeureront pas longtems en même état, & je pense que s'il arrive jamais au Roi votre Maitre de juger par lui-même de ses intérêts, il connoitra que la paix est le plus grand bien qu'il puisse donner à ses Sujèts, & que je suis véritablement son amie, puisque je l'ai souhaitée à la France
CHRISTINE.
d'Anvers ce 4 Decembre, 1654.

English translation (my own):

For any response to your letter, which you argue by publishing copies, I will tell you that everything in it has no basis, you just have to remember what happened, and the proceedings of your court, to disavow the rumour which you believe so strongly, to the disadvantage of your master. As for the Spaniards, I can assure you that they are informed of the interests of those who prevent peace, and that far from boasting of being solicited, they believe that it is less desired than ever in France. However that may be, I believe that boasting is not capable of scaring them, nor the finesse of deceiving them. They want peace, but without impatience, and perhaps they will wait until one is more modest in France before giving it. The inconstancy of fortune and that of the humour of France makes me believe that affairs will not remain for long in the same state, and I think that if it ever is up to the King your master to judge for himself of his interests, he will know that peace is the greatest good he can give to his subjects, and that I am truly his friend, since I have wished it for France.
Kristina.
Antwerp, December 4, 1654.

Swedish translation of the HSAD transcript (my own):

För något svar på ett brev som Ni hävdar genom att publicera kopior, kommer jag att säga att allt det innehåller är grundlöst. Ni behöver bara komma ihåg vad som skedde, och förfarandet i Ert hov, för att avfärda ryktet som Ni så starkt tror är till nackdel för Konungen, Er herre. När det gäller spanjorerna kan jag försäkra Er att de är informerade om intressena hos dem som förhindrar fred och att de, långt ifrån att skryta med att ha blivit efterfrågade för det, bedömer att det är mindre önskvärt än någonsin i Frankrike.

Oavsett vilket tror jag att skryt inte kan skrämma dem, inte heller finesser att lura dem. De vill ha fred, men utan otålighet, och kanske väntar de med att ge den tills det blir mer blygsamhet i Frankrike. Lyckans inkonstans och fransmännens humör får mig att tro att affärerna inte kommer att förbli i samma tillstånd länge; och jag tror att om det någonsin händer Konungen, Er herre, att själv bedöma hans intressen, så kommer han att veta att fred är det största goda han kan ge sina undersåtar och att jag verkligen är hans vän, som jag önskar det för Frankrike, osv.

English translation of the HSAW transcript (my own):

For any response to a letter that you claim by publishing copies, I will tell you that everything it contains is baseless. You only have to remember what happened, and the proceedings of your court, to disavow the rumour which you believe so strongly to be to the disadvantage of the King, your master. As for the Spaniards, I can assure you that they are informed of the interests of those who prevent peace and that, far from boasting of being solicited for it, they judge that it is less desired than ever in France.

Regardless, I believe that boasting is not capable of scaring them, nor subtleties of deceiving them. They want peace, but without impatience, and perhaps they will wait to give it until there is more modesty in France. The inconstancy of fortune, and that of the humour of the French, makes me believe that affairs will not remain in the same state for long; and I think that, if it ever happens to the King, your master, to judge his interests for himself, he will know that peace is the greatest good he can give to his subjects and that I am truly his friend, as I wish it for France, etc.


Above: Kristina.

Kristina's letter to Pierre Gassendi, dated June 17/27 (New Style), 1654

Source:

Mémoires concernant Christine, volume 1, page 419, Johan Arckenholtz, 1751


The letter:

Memini me, Upsaliæ dum eram, in compensationem singularis tuæ erga me pietatis & observantiæ, salarium tibi promisisse, quo fretus reliqua pii in me animi studia atque proposita promovere & effectui dare posses: Quod equidem jam præstitura, ipsum salarii instrumentum tibi mitto, quod vel ipsum vel exemplar ejusdem Domino Hermanno Flemming ostendere potes, qui curam habebit, ut illo rite & quotannis potiri queas. Destinavi tibi præterea catenam auream cum appenso numismate, qua abs Oeconomiæ meæ Præfecto Johanne Leyoncrona petenda erit tibi. Orationem quam nuper habuisti, cum Typographi manibus subduxeris, aliave quæ de cetero editurus es opera, mihi transmittas velim. Vale & iisdem, quibus coepisti, officiis, me semper prosequi perge. Halmstadio d. 27. Jun: 1654.
CHRISTINE.

French translation (by Arckenholtz):

Je me souviens, que du tems que j'étois à Upsal, qu'en compensation de l'affection & de l'estime que vous avez pour moi, je vous ai promis un salaire, afin que par ce moïen vous puissiez avancer & éxécuter les desseins que vous vous êtes proposés, pour me donner des marques ultérieures de votre attachement pour ma personne. A cette fin je vous envoïe ci-jointe la patente même & l'instrument dudit salaire, lequel vous ferez voir en original ou en copie à Mr. Herman Flemming, qui aura soin, de vous le faire païer régulièrement toutes les années.

Je vous ai destiné en outre une chaîne d'or, à laquelle pend une Médaille; que vous demanderez à Jean Leioncrona, l'Intendant de ma Maison.

Je veux que vous m'envoïez la harangue que vous avez prononcée nouvellement, sitôt qu'elle sortira de dessous la presse, comme aussi les autres ouvrages que vous publierez dans la suite. Portez-vous bien & continuez à me rendre les mêmes bons Offices que par le passé. Halmstad le 27 Juin 1654.
CHRISTINE.

English translation (my own, from Arckenholtz's French translation):

I remember that while I was at Uppsala, as compensation for the affection and esteem that you have for me, I promised you a salary, so that by this means you can move forward and execute the designs you have set out for yourself to give me further marks of your attachment to me. To this end I am sending you herewith the license itself and the instrument of the said salary, which you will show in original or in copy to Sir Herman Fleming, who will take care to make you pay it regularly every year.

I also intended for you a gold chain from which hangs a medal; and that you will ask Johan Leijoncrona, the steward of my house.

I want you to send me the new speech you have given as soon as it comes out from under the press, as also the other works that you will publish in the sequel. Fare well and continue to do me the same good services as in the past. Halmstad, June 27, 1654.
Kristina.


Above: Kristina.


Above: Pierre Gassendi.

Monday, July 20, 2020

Kristina and the regency council's letter to Johan Oxenstierna and Johan Adler Salvius, dated July 1/11 (Old Style), 1643

Source:

https://apw.digitale-sammlungen.de/search/display.html?tree=002%3A003%3A001&lang=en&titleAPW_str=APW+II+C+1&id=bsb00056722_00035_dok0002

The letter:

Såsom nu är then till congressen och fridztractatens begynnelse i Osnabrügg och Munster sätte och beramade dagh och termin i händer, så önske vij till itt så högt värk aff högden myckin välsignelse och therhos giärna sij, att samma tractat måtte snart begynnas, väl fulfölias, lyckeligen ändas, Gudz nampn till ähra, hans församblingh till roo och vederqväckelse och vårt kiäre fädernesslandh till frijdh och myckin fromma, att på vår sijda icke någåt måtte feela, som kunde tiäna till befordra itt så hälsosampt värk, tviffle vij intet, I ju taga i noga akt vår intention både att I resa ahn, när I förnimma vederpartens, Frankerijkes eller ju mediatorens commissarier vara tilstädes eller ju i negden och ahnmarcherandet, efftersom vij therom skriffva Eder à part till härhos, jämväl och att I kommandhe till siälffva saken therutinnan effter bästa förståndh försicktigen och medh discretion förfare och angåå.

Residenten till Munster haffve vij för een veeku eller två affärdat. Her Thure Bielke, Eder collegam, affärde vij och innan kårt hädan till Edher och medh honom Edher öffver thet som i giffne instruction flere och Eder till all bätre undervisningh och vår meningh i the saker, som kunna förlöpa och consilierna måste adapteras, ländha kan.

Detta allenast haffve vij såsom föruthe velladt Eder giffva tillkänna och påminne, att, när vederparten och flere interessenter komma till tractaten och I kunna giöra på värkedt een begynnelse, I ju då och för all tingh låta Eder Romerske rikzens ständers publike saak vara anlägen, efftersom I och dheröffver för detta uthförligen äre instrueradhe. Och haffve I besynnerligen att taga i akt, dhet I uthi ständernes interessens promoverandhe sökia och trackte therhän, att lämpan altijdh må vara hoos oss och på vår sijdha; och therföre måste I altijdh så emot mediatoren som emot siälffve parterna maintenera detta värkedt på dhet discreteste I kunne. Derhoos och måste I lägia Edher vinningh om och sökia att draga the Fransösiske ambassadeurer och commissarierne till comparation medh Eder till samme scopum och handell på sätt, som I kunna befinna then nationen bäst är till vinna och nåå. Denne orsaken är nödigt I så inhaerere och bestå på, att I förr icke komme till någre andre än att oss I häröffver haffve notificerat och informerat, på hvadh sätt detta värket sökes att driffvas så aff siälffve ständerna i Tysklandh som aff mediators jämväl och accepteras aff vederparten och secunderas aff våre vänner och bundzförvanter, att vij vijdh våra consiliers fattandhe i andre ähränden, öffver hvilke I äre vijdare till underrättandhes, må föruth kunna affsij och förfhara dheras intention, som vij directe och indirecte haffve till giöra medh, och hvadh difficulteter häraff synnes kunna upspinnas, och vij i tijdh kunne vara betänkte uppå consilier och expedient dheremot.

Finne I och hoos dhe Churbrandeburgiske commissarierne någon godh benägenheet till hielpa dhetta värkedt fort och till befordringh, som Götz och Leuchtmar fuller haffve i Stetijn nyligen tesmoignerat emot Edher, h:r Johan Oxenstierna, i then commission och tractat öffver armistitio, då måste I och tillsij, att I föra dhem till comparation i samma saak, att I så myckit bätre och lättare henne kunna driffva, urgera och förfrämia, så vidt och att ther I kunna haffva dhem till rådha och handa att altijdh tala i thenna saken och secundera Edher negotiation theruthi, hålle vij före det vara Edher medh flijt att sökia.

Detta komme vij emot Edher nu i hugh allenast generaliter bärandes till Edher dhen visse tillförsikt, att I gåå therutinnan försicktight och vharlighen. Förnimma vij framdeles Edher komma till handels theröffver, som vij förmoda, tå skole vij Edher specialius optäkna vår meningh i detta ärändet och andre. Och aldenstundh vij förnimme, åtskillighe evangeliske ständer begynna giffva sigh hoos Edher ahn och besökie Edher medh sine breef begärandes, I velle taga Edher dheras saak och interesse ahn vidh fridztractaten, så är vår nådige vilia och befalningh, att, hvilke som komma och sådant af Edher begiära högh eller lågh, I taghe dheras saak promte ahn, särdeles och hälst dheras, som haffva burit och ännu bära någån godh affection och icke hafva de facto giort sigh anhängigh, män improbera dhen Pragiske fredhen och söke deras säkerhetz friheet och välståndh uthi een och annan affhandlingh. I dhenna saken negotiere I alt till vår lämpa, som förberördt är, så att dher ständerne skulle vederfaras något mheen therutinnan eller eliest synnes dhermedh gåå helt besvärligit till, att då skulden icke må vältras inpå oss, män bliffva hoos väderparten och andra, som ringa inclination tilleffventyrs skulle betee, och hielpa dhen saken aff vidh desse tractater…
P[er] B[rahe], G[ustaf] H[orn], C[laes] F[lemming], A[xel] O[xenstierna] , G[abriel] O[xenstierna]


Above: Kristina.


Above: Johan Oxenstierna.


Above: Johan Adler Salvius.

Friday, July 17, 2020

Kristina's letter to Elector Maximilian of Bayern, dated October 15/25, 1647

Source:

https://apw.digitale-sammlungen.de/search/display.html?start=490&q=Christina&lang=en&mode=comfort&rows=10&id=bsb00056724_00100_dok0029

Acta wegen des zu Ulm, zwischen denen Königl. Schwedischen und Chur-Beyrischen Herren Deputirten geschlossenen Armistitij an dem 4/14 Martij Anno 1647, page 80, 1648


https://apw.digitale-sammlungen.de/search/display.html?start=490&q=Christina&lang=en&rows=10&mode=comfort&id=bsb00056724_00105_dok0030

The letter:

Allatae sunt ac nobis exhibitae paucos ante dies ordinario cum tabellario Vestrae Dilectionis litterae Monachii datae 4./14. Septembris huius anni, pariterque inclusum illis exemplar transmissi ab eadem ad campimareschallum nostrum, Wrangelium, scripti de armistitii renunciatione. Ex quibus praeter omnem expectationem intelligimus Dilectioni Vestrae placuisse, Ulmae retro elapso 4./14. Martii inter nostrum et Gallicum campimareschallos Vestraeque Dilectionis plenipotentiarios ad omnium nostrum, ut principalium ratificationem erectas, ab ipsamet Dilectione Vestra Wasserbergii 9./19. Martii adprobatas atque in partem executioni datas inducias repudiare atque abdicere, praetendendo, se omnia in summam contrahantur primum easdem a nobis nostrisque confoederatis esse quaesitas et Monasterii propositas, deinceps vero a Vestra Dilectione ea spe promotas et peculiariter propterea acceptas, ut exinde vel generale armistitium vel saltem constans et firma pax subsequentur. Quare autem Vestra Dilectio experiretur tale armistitium particulare eandem magis impedire quam adiuvare, nec aliter id receperit, quam reservata obligatione, qua Vestra Dilectio Imperio Romano esset obstricta, idcirco ad aliam resolutionem adprehendam esse adactam atque dictam armorum suspensionem, quantum quidem coronam Sueciae attineret, renunciandam. Deinde accusat Vestra Dilectio tam in suis ad nos litteris quam in addito renuntiationis exemplari nostros ad pacis tractatum plenipotentiarios, tumet campimareschallum nostrum, generalesque ac directores armorum nostrorum in Germania, quasi dictum tractatum pacis ac conclusionem impedirent multasque circum se minas diffunderent atque exprobrationes, cumprimis in Dilectionem Vestram eiusque ditionem ac gentem, tum et quod nostri generales contra tam pacis tractatus praeliminario quam dictum armistitium multa perpetrassent, postulata vero pro militum satisfactione essent enormia, quodque confederatae nostrae landgraviae Hassiae ratificatio non reddita fuisset, nostram vero campimareschallus noster diu detinuisset eo duntaxat fine, ut hoste aliquando superior, deinceps Vestram Dilectionem eiusque terras gravius infestaret, e contrario autem Vestra Dilectio multum delaudat suam diligentiam suumque studium in provehendo pacis tractatu, inque procuranda nobis ac regno Galliae, tum et aliis nostris in Imperio Romano foederatis, eximia penitus et honorifica satisfactione, cum ipsi vicissim a nostris ad tractatum commissariis probris sit occursum, ac praeterea Caesaris particulare armistitium in Vestrae Dilectionis terrarum perniciem et ruinam oblatum, verum a modo nominatis caesareis id non receptum. Prout haec aliaque eius generis plura in dictis Dilectionis Vestrae litteris et scripto renunciatorio continentur ac exprimuntur.

Sperassemus quidem, post sedata utrinque armistitio Ulmensi, depositaque arma, nascituram nobis deinceps meliorem occasionem mutuae confidentiae ac validioris cooperationis in provehendo universali hoc pacis tractatu, quam primum armistitium illud particulare penitus foret ad excequutionem in omnibus suis punctis et articulis deductum; multoque minus potuissemus nobis imaginari Vestram Dilectionem tam cito sine omni ratione ac causa dissessuram a suis pactis, manuque et sigillo confirmatis induciis ad nos, nostros confoederatos et Vestram Dilectionem pertinentibus, tam etsi nostri ministri ab una alteraque parte verbum aliquod imo factum commisissent in unius aut alterius offensionem vel praeiudicium, quandoquidem istud omne opportuna veraque accepta informatione facile potuisset resarciri.

Verum enim vero Dilectioni Vestrae contrarium allubuerit ac spretis quibuscunque factis pollicitationibus et assecurationibus per litteras, verba et ministros tam apud universalem pacis tractatum coram nostris et foederatorum nostrorum plenipotentiariis, quam nostrum campimareschallum, de saepememorati Ulmensis armistitii fida constantique observatione. Nihilominus placuerit Dilectioni Vestrae illud deserere, et postquam mature riteque nostra pervenisset receptaque esset ratihabitio, id renunciare atque reiicere. Satis possumus utique exinde diiudicare Vestram Dilectionem temporis compendium, non vero inducias quaesivisse ac propterea id Deo et orbi rectius sentienti; necnon tempori committimus.

Quod alias spectat Vestrae Dilectionis obversas praetextus, vix aliter eos refutare opus esset, quam Dilectionem Vestram ad ipsa manifesta pacta remittendo. Quippe quae satis superque commonstrant et testificaretur armistitium hoc inter nos nostrosque foederatos, imprimis coronam Galliae, ab una et Vestram Dilectionem, eius domum atque dominum electorem Coloniensem, si Eius Dilectioni illud ita placuisset, ab altera parte esse conclusum, ac propterea non adversus nos solas et quidem non praemonitas nec auditas, eius renunciationem fieri potuisse. Deinde dilucidis articulo primo et alibi passim verbis itemque in Vestrae Dilectionis crebro nominata ratificatione decretum et conventum est quietura inter nos arma de isthoc dato, non adiecta quapiam conditione, quam cito generale armistitium aut pax universalis subsequi possent, verum eo usque et ad illum diem, quo dictum generale armistitium aut pax universalis pertractata et conclusa foret. Quod autem mentio aliqua fortasse iniecta vel proiectum aliquod de generali armistitio a mediatoribus Monasterii factum sit, id suo locco [!] relinquimus, nec in eo sunt reprehendendi, utpote qui omnia animos sedandi moderandique, necnon pro sua prudentia negotium pacis promovendi. Verum nostros plenipotentiarios tale quid proposuisse, id quidem confidimus de ministris nostris vix dici posse, cum hi probe sciant eiusmodi generalia armistitia inter tot bellantium partes, aeque difficulter ac pacem ipsam obtineri ac iniri solere. Nec illa tam pacem promovere, quam occasiones aperire aliis machinis et pluribus incommodis, considerantes insuper nos illuc eos haud quaquam instruxisse. Sed et Vestra Dilectio ipsamet scribit, pactaque ipsa demonstrant, quod etsi tam Caesaris quam Dilectionis Vestrae deputati fuerunt Ulmae praesentes, tamen generale armistitium propter difficultates caesareis deputatis motas effectum assecutum sit nullum ac Vestra nihilominus Dilectio ad particulare suum armistitium descenderi, idque non modo cum reservatione suae erga Imperium Romanum eiusque supremum ea obligationis et fidei verum etiam cum ea dicta obligationis moderatione ac temperamento, ut actui induciarum nihil inde praeiudicii adtraheretur. Non disquiremus, quid fieri possit sine laesiones [!] istius fidei, qua erga Imperium Romanum eiusque supremum caput Dilectio Vestra tenetur, idque eadem ipsa optime diiudicabit, tanquam una ex primariis dicti regni membris, et quae alias suam securitatem, ius et reputationem accurate solet observare. Attamen nisi id Dilectionis Vestrae obligatio admisisset, fuisset utique rationi et honori magis consentaneum particulari tractatu abstinere, ratificationem a sua parte denegare ac nostram haud recipere, multo minus per primarios suos consiliarios et ministros nostrum campimareschallum, postquam Caesar Dilectionis Vestrae officiales et milites abalienare conatus esset, de constanti sua voluntate et amica intentione assecurare.

Nobis deinde et ad pacis tractatum plenipotentiariis, aliisque ministris nostris, non mediocrem Vestra Dilectio insert iniuriam ac si ipsi conclusionem pacis impedirent et soli culpa tenerentur diuturna istius protractionis. Tum et multa subindicat, indeque causam quaerit reiecti armistitii, quasi nostri ministri continuationem belli multos in annos fomentarent. Quibus autem rationibus talia in nos vel nostros ministros ad tractatum pacis aut armorum directionem deputatos iaciantur, illis equidem relinquimus iudicandum, qui isthaec norunt, inprimis vero iis qui ipsi interfuerunt rebus hisce agendi, estque nobis aeque facile eadem negare ac Vestrae Dilectioni adserere.

Pro nobis tamen res ipsa loquitur nec aliter circa nostram nostrique regni satisfactionem nos gessimus, quam ex praescripto rationis et aequitatis aliorumque interessatorum contentamento, necnon praeter haec omnia absque Romani Imperii praeiudicio, atque adeo sicut cum ipsis caesareanis plenipotentiariis de ea convenerimus. In causa evangelicorum et puncto gravaminum nostri plenipotentiarii ex nostro iussu ac mandato ita sunt locuti ac ita sese interposuerunt, tandemque rem pertractarunt, quemadmodum caesarei aliique pro catholicis ac suis adhaerentibus locuti sunt ac tractarunt. Idque optima, qua fieri potuit, discretione, ut adeo si pars adversa pari zelo tractatum fuisset persecuta nec concepta quadam spe, Martis faventiorem apparituram aleam, tractatum intermisisset ac prolatasset, sed in eo sicuti nostri perrexisset, Vestraque Dilectio tanto quanto nos omnia ursisset conatu, hoc haud dubie tempore pax conclusa et adimpleta Vestraque Dilectio pariter cum aliis interessatis iam solida certitudine ac securitate gavisa fuisset. Nunc vero, quod aliud mandatum ex aula caesarea provenerit, deinde comes de Trautmansdorf discesserit ac rem in suspenso reliquerit, caeteri autem postea in se parum istius curae susceperint ac cuncta differendo remorati sunt, id sane nobis aut nostris ministris non potest a Vestra Dilectione vitio verti neque vero ullam culpandis nobis potest Vestra Dilectio captare occasionem ex militiae nostrae postulatis.

Praeterquam enim, quod eius satisfactio sit rationi consentanea et in se ipsa iusta, nihil adhuc amplius de illa pertractatum est atque conclusum quam ut de eius quantitate quoddam duntaxat factum sit proiectum, quod nec Vestra Dilectio ullo merito et ratione aestimare poterit insolens quandoquidem alii, pro minori praestito servitio facile tantas intulere expensarum rationes, easque solvi sibi fecerunt, nec tamen videri voluerunt hoc ipso tam enormiter peccasse. Ac tam etsi designatio illa maior esset possetque enormis haberi, quod tamen non est. Esset tamen nuda quaedam designatio ac primum proiectum, quod sese ad aequitatem et moderationem reduci poteretur; quemadmodum neque est admirandum quod in tam magno ac gravi necnon tot interessatis obnoxio tractatu pacis arduus sit lentusque progressus. Et in statuum quidem gravaminum compositione non potest nobis merito imputari si non tam expedite ac velociter procedatur, sed hic atque illic remora iniiciatur; quoniam optime Vestra Dilectio ipsa novit, quam saepe antehac fuerit agitata, nec tamen potuerit complanari. Eodem modo neque nostrorum neque aliorum plenipotentiariorum discursus allegari poterunt pro iustis erecti armistitii disiiciendi causis, etiamsi aliquando ut in talibus evenire casibus solet, duriores nonnihil visi fuerint, multo minus pro dedecore et ludibrio accipiendum, si unius aut alterius plenipotentiarii in domini sui praeeminentiam quaepiam sollicitaverint, quemadmodum et nos, si a nostra parte omnia vellemus ad vivum revocare, multa possemus reperire, de quibus conqueri nobis liceret. Verum, quia exitus tractatus monstret, necesse sit quae utilitas quaeve reputatio sit subsecutura, est sane haec res praetextus quidam longe quaesitus, ad infringendam tam bene ac solenniter pactam armorum suspensionem.

Deinde quod Dilectio Vestra causas quaerit ex generalis nostri Königsmarckii actionibus in Westphalia ceu tractatibus praeliminaribus ac hisce quoque induciis adversarentur, non equidem cernere possumus quibus illuc rationibus Vestra Dilectio perveniat. Nam cum noluerit dominus elector Coloniensis armistitium hoc ratihabere, iure nemo nostros illi poterit obstringere Eiusque Dilectionem inde eximere. Praeterea generalis nostri Königsmarckii actiones militares primario directae erant contra Franciscum Wilhelmum episcopum Osnabruggensem. Et sane eundem neutiquam is inquietasset, si intra terminos quietae possessionis et neutralitatis sese continuisset, ast quandoquidem multum incommodi ac hostilitatis omnibus hisce armis ex castellis atque urbibus a se insessis contra nostra in vicinia collocata praesidia tumet alias iter facientes. Imo etiam illos qui ad pacis tractatum fuere assecurati, exercuerat, nec ullius admonitio, multo minus praeliminaris tractatus respectus quidquam apud illum valuerit, idcirco coactus est noster generalis, securitati nostrae prospicere atque consulere contra illum, qui alias nullius adhortationem et monita vel etiam pacta conventa observaret.

Dominae autem landgraviae Dilectionis ratificatio an aut quamobrem non fuerit exhibita, haud possumus nos super eo declarare, cum res sit quae nostram quidem concernant foederatam. Attamen liberum etiam statum Romani Imperii existentem, non interim dubitans, quin si id factum non sit Eius Dilectio graves eius causas habuerit, quas proprio Dilectionis Eius responso volumus reservatas.

Demum quod nostri ad pacis tractatum plenipotentiarii caesareis particulare armistitium obtulerint eo fine ut Vestram Dilectionem eiusque terras eo fortius deinceps invaderent, persequerentur ac desolarent, non possumus de illis suspicari quandoquidem nullum a nobis unquam ad id faciendum consecuti sunt mandatum, nec ullam invenire possumus rationem, cur arma nostra ab Imperatore Romano in Vestram Dilectionem deflecteremus, inprimis nunc postquam Vestra Dilectio nobis cum nostrisque foederatis armistitium ac amicitiam iniisset. Ubi etiam Deus immortalis aliquando bellum hoc diuturnum gravissimumque cum Caesare Romano esset optata pace conclusurus, possetque illic res amica compositione pacari, haud scimus unde Vestra Dilectio tam hostiles cogitationes de nobis aut nostris ministris concipere potuerit.

Invenientur praeter haec fortasse plura in scripto Dilectionis Vestrae renunciatorio contracta ad iustificanda conversa eius arma. Verum quemadmodum primaria hic momenta iam tacta sunt, ita Dilectioni Vestrae prolixiori scripto nolumus aliquam molestiam creare, haud dubitantes, quin Vestra Dilectio hinc sit collectura ac iudicatura, nos ad hanc novam, inopinatam et subitam rupturam institutam contra omnem meliorem assecurationem et confidentiam causam praebuisse penitus nullam, sed nos e contrario potius nostros ministros tam bello quam tractatui deputatos severissime obstrinxisse et iussisse, ut cum Vestra Dilectione, eiusque domo et terris necnon domino electore Coloniensi, si id recepisset, initum armistitium fideliter ac serio observarent et exquerentur, nec ullo modo permitterent, ut contra illud quidquam committeretur, sperantes hoc gradum fore quendam ad sopiendum bellum hoc arduum penitus atque diuturnum.

Verum quod aliter evenerit, quodque Vestra Dilectio primum ipsa armistitium quaesierit, per hoc elapsa hiieme ditionem suam ac subditos salvarit, nos aliosque nostros foederatos assecurarit pactis et pollicitationibus, inviolabiliter omnia iri custoditum et tamen iam contra omnem meliorem expectationem recesserit, hoc Deo temporique committimus pro cautela illud deinceps usurpaturae.

Swedish translation:

Oss ähr Eders Hoheetz skrifvellse, daterat München den 4./14. Septembris i detta åhr, medh bijfogade copie af des till vår feltmarskalck herr Wrangel öfversende armistitii upseijelseskrifft nu för fåå dager sedhan medh ordinarij posten väl inkommen och lefvererat. Hvaruthur vij emot all förmodingh förnimma, att Eders Hoheet hafver behagat, det den näst förledne 4./14. Martii i Ulm emmillan vår sampt den Frantzösische feltmarskalckz och Eders Hoheetz fullmachtige till alles våres såsom principalers ratification uprättade, af Eders Hohet sjelf uthi Wasserbergh den 9./19. Martii adproberade och till en deel executerade armistitium att uphäfva och afseija, föregifvandes, när man alt vill summevijss sammandraga, först samma vapnehvijla vara af oss och våre allierade söckt och i Münster föreslaget och sedan i den förhopningh af Eders Hoheet fullfölgdt och particulariter vedertaget, att deropå ett generale armistitium eller ju en beständigh fridh föllja måtte. Men effter Eders Hoheet spörjer sådant particulare armistitium mehra hindra, ähn befordra friden, hafver det eij heller annorledes vedertaget ähn medh förbehaldh af sin plicht, som Eders Hoheet det Romersche Rijket medh förbunden ähr, ty ähr Eders Hoheet förorsakat, att fatta een annan resolution och samma armistitium, så myckit Sveriges chrone vidkommer, att upseija. Sedan beskyller Eders Hoheit så i sin skrifvellse till oss som i medhfölljande opseijellses afskrifft våre fullmechtige till fridztractaten, såsom och vår feltmarskalck, generaler och directorer öfver våre vapn i Tysklandh, såsom hindrade den fridztractaten och sluthet, kastade kring sigh monga hoot och förvijtellser, serdeles emot Eders Hoheet och dess landh och folck. Att och våre generaler emot så fridz praeliminarie tractaterne, som emot denna vapnehvijla myckit hade begångit, att postulaterne för soldatescan vore enorm; att och vår allierades Hennes Hoheetz landgrefvinnans af Hessen ratification icke vore inkommen och vår egen ratification af vår feltmarskalck länge tillbaka hållen allenast till den ände, som skulle han af hopp, att blifva öfver fienden mästare, sedan villja falla Eder Hoheit och des landh svårare, der Eder Hoheet tvertom mykit berömmer sin flijt och åhuga, att befordra fridztractaten, så och att skaffa oss såväl som chronan Franckrijke och fleere våre allierade i Rommersche Rijket all godh och ansenligh satisfaction. Men deremot vara mött af våre fullmächtige på tractaten medh affronter, såsom och dem keijserlige vara ett particulare armistitium till Eders Hoheetz landz förderff och ruin af våre fullmechtige anpraesenterat, men af dem keijserlige icke accepterat vordet, medh annat slickt mehre, som Eders Hoheet skrifvellse och opseijellseskrifft vijdare innehåller och uthtrycker.

Vij hade fuller förmodat, sedan begges våre vapen vårre förmedellst det Ulmiske armistitio stillade och nederlagdhe, att oss häreffter bättre tillfälle gifvat skulle till förtroligh correspondence och till starkare cooperation uthi den förhanden varande allmänne fridztractat, så snart detta particulare armistitium vore fördt till fullkombligh execution uthi alle sine puncter och articklar, hafve oss mycket mindre kunnat inbilla, att Eder Hoheet så snart uthan all skähl och orsaak skulle vela träda ifrån sin lyffte och medh handh och segell bekräfftade vapnehvijlo, oss, våre bundzförvanter och Eder Hoheit angående, fast än våra tjenare på en eller annan sijdan något ordh, ja act kunde begångit hafva till ens eller annans förtreet heller praeiudicium, aldenstundh sådant alt effter tijdigh och samferdigh undfången information sigh väl hade botha låtet, men effter Eder Hoheet sigh vederspelet hafver låtet behaga, och oachtadt, hvadh förtröstningh och försäkring Eder Hoheit genom breef, ordh och tjenare så vidh almänne fridztractaten emot våre och våre allierades fullmechtige, som emot vår feltmarskalck hafver gjordt på sitt offtbemälte Ulmiske armistitii trogne och beständige hållande, lijkväl hafver täckz, att träda deruthur, och sedan vår ratification var tidigdt och richtigdt inkommen och handfången, det att opseija och förlåtha, så kunna vij sachta dömma deraf Eders Hoheetz tijdz vinningh och inthet stilleståndet söckt hafva. Och fördenskull vele vij detta alt till Gudh, den ährebare världen och tijden skuttit hafva. Hvadh elljest Eders Hoheetz invände praetexter vidkommer, kunde fuller föga giöras behof dem att förläggia, annorlunda än att vij Eder Hoheet till sjelfve klare pacterne remittera, ty dee nogsampt uthvijsa och betyga armistitiumet emillan oss, våre allienerade [!], serdeles chronan Franckrijke på den ena, och Eder Hoheet, dess huus och churfursten af Cölns, om det den så behager, på den andre sijdan vara slutet, och derföre icke emot oss allena kunna opseijes våthvarnat och oförhordh. Sedan ähr medh klare ordh i pacterne articulo 1. och fleere städes, så och i Eders Hoheetz förbemälte inlefvererade ratification belefvat och beslutet vordet, att vapnen oss emillan skole hvijla ifrån samma dato, och icke på condition, huru snart ett generale armistitium eller allmän fridh kunne föllja, uthan intilldes och den dagh, att ett generale armistitium eller en allmän fridh afhandlat och besluthen varder. Att ett förslagh af mediatorerne i Münster till ett generale armistitium kan gjordt vara, det låte vij stå derhän och ähre de inthet till att förtänckia, såsom dee der alle medell sökia, stridande pacternes sinnen att sachta och moderera och effter sin försichtigheet fridzhandelen att befordra. Men att våre fullmechtige skole sådant hafva angifvit, det förmode vij näpligen våre tjänare att kunna efftertalas, serdeles mädan desse väl veta, sådane generale armistitia emillan så månge krigende partier så besvärligen som sjelfve friden nåås, och endeels stifftas pläge, och inthet befordra friden, så myckit som gifva tillfällen till andre practiker och fleere olägenheeter, betrachtandes der hoos, att vij dem deröfver inthet instruerat hadhe. Eder Hoheet skrifver och sjelf och vijse pacterne uth, att ändoch såväl dee keijserlige som Eders Hoheetz deputerade vore i Ulm tillstädes, så hafver dogh det generale armistitium för dem af dem keijserlige förordnade moverade difficulteter ingen fortgångh vunnit, och Eder Hoheet lijkväl trät till sitt particulare armistitium, icke allenast medh förbeholdh af sin plicht till Rommerske Rijket och des öfverhufvudh, uthan ochså samma plicht således modererat, att stilleståndetz handell derigenom inthet praeiudicium tilldragas skulle. Vij vele inthet disputera, hvadh giöras kan uthan laesion af des plicht till Rommerske Rijket och des öfverhufvudh, och varder Eder Hoheet det sjelf bäst dömmandes, såsom en af de förnembste ledamoter af Romerska Rijket och den deri sin säkerheet, rett och reputation elljest väl pläger taga i acht. Men såframpt Eders Hoheetz plicht det icke hade tillåtet, hade varit skähligare och reputerligare, sigh den particulare tractaten att endtholla, ratificationen på sin sijda förvägra och vår ratification inthet accepterat, myckit mindre genom sin förnähme rådh och minister, vår feltmarskalck, sedhan Keijsaren, hans officerere och krigsfolck hade söckt att förleda, på sin beständige villje och vänlige intention att försäkra Eder Hoheit giör härnäst oss såväl som våre fullmechtige till den allmänne fridztractaten, så och fleere våre tjenare myckit för när och oskähl, såsom skulle dee hindra fridzsluthet och vara allena skuldh till det länge drögzmåhlet; gifver och så mycket vidh handen och tager deraf orsaak till armistitii ophäfvande, såsom skulle våre ministri gå om medh krigets continuation på månge åhr. Medh hvadh skähl sådant oss eller våre förordnade tjenare till fridztractaten heller vapnens förande till vijtes, det låthe vij dem döma om, som vettenskap deraf hafva, erkennerligen dem, som saken hafva bijvijstadt. Och ähr oss så lätt, att seija dertill neij, som Eder Hoheit ja. För oss talar sjelfve saken, och hafve vij i vår och vårt rijkes satisfaction oss icke annorlunda ähn medh godh skähl och andre interessenters contentement, så och uthom alt, det Romerske Rijkets praeiudicium förholladt, och medh them keijserlige fullmechtige oss förlijkat. I dee evangeliskes interesse och puncto gravaminum hafve våre fullmechtige effter vår ordre och befallningh således talat, sigh interponerat och afhandlat, såsom dee keijserlige och andre för dem catholiske och sine adhaerenter talat och handlat hafve, och det medh bäste discretion, som hafver skee kunnat, så att, der vederparten medh sådant ifver hade fullfölgdt tractaten, och icke af fattat hopp på någon förandringh i krigsväsendet tractaten intermitterat och opskutit, uthan däruthi som före fortfahrit, och Eder Hoheit medh så gott nijt som vij alt fort drifvit, skulle fridzslutet vidh denne tijden väl hafva varit fullgjordt och förrättat, och Eder Hoheet såväl som fleere interessenter nu hafva kunnat varit i viss och säkerheet.

Att nu annan befallningh uthur keijserlige hofvet ähr inkommet, grefven af Trautmansdorff deropå afreest och saken in suspenso lembnat, dee andre sedan sigh lijtet opåtagit och alt differendo uppehallat, det kan af Eder Hoheet oss eller våre tjenare inthet förvijtes. Icke kan Eder Hoheet heller taga orsaak till någon vår förvijtellse af vår soldatescas postulater, ty föruthan det, att deres contentement hafver sin skähl och ähr i sigh rättvijst. Så hafver vij heller mehre ännu derom varit afhandlat heller slutet, uthan allenast öfver des quanto gjordt ett project, hvilket Eder Hoheet icke heller medh skähl kan hålla så heelt fremmat, aldenstund andre för mindre tjenst väl så stoore rächninger gjordt hafve och sigh låtet betala, som desse ähre, och lijkväl inthet vele synas så enormiter dermedh syndet hafve. Och fast än förslaget voro större och kunde medh skähl skattas för enorm, som det dogh icke ähr, så ähr det dogh ett förslagh och första project, som sigh till billigheeten moderera låther, efftersom och eij heller till undra ähr, att i en sådan stoor och svår fridzhandell, som hafver så månge interessenter något besvärligen här gåår, och kan i ständernes gravaminum afhjelpningh icke medh fogh oss tillmäthes, om det icke vill gå så fort, och här och där blifver studzat, aldenstundh Eder Hoheet sjelf bäst veet, huru offta det för detta hafver varit å gångh och doch inthet slättas kunnat. På samme sätt kunne eij heller anten våres heller andre fullmechtiges discurser allegeres för billige orsaker till det oprättade armistii ophäfvande, fast de än understundum, såsom i sådane fall tillgå pläger, hade varit skarpe, mycket mindre kan för affront och spott antages, därdens enes eller andres fullmechtige till sin herres praeeminentz något kunne hafva solliciterat. Såsom der vij detta alt ville å vår sijdha nagelfahra, kunde vij myckit finna, som vij hade att besvära oss öfver, men effter ty än den på tractaten måste uthvijsa, hvadh nytta heller reputation som fölljer, ty ähr thetta en vijdt härsöckt praetext, att bryta en så väll och solenniter slutne vapnehvijlo.

Det Eder Hoheet söker orsaak uthur vår general Königsmarcks militariske actioner i Västphalen, såsom lupo dee emot praeliminartractaterne ochså emot denna vapnehvilan, så kunne vij eij sij, medh hvadh fogh Eder Hoheet kommer dertill. Ty effter Hans Kärligheet, churfursten af Cöln, inthet hafver velat ratificera armistitiumet, så kan ingen medh rätt binda våre dertill och eximera hans Kärligheet derifrån. Föruthan det hafver vår general Königsmarckz militariske actioner varit förnembligast dirigerat emot Frantz Vilhelm, bijskopen af Osnabrügge. Och hade han väl låthet bijskopen blifva tillfridz, der denna sigh intra terminos quietae possessionis et neutralitatis hallet hade. Men effter han mycken olägenheet och fientligheet alle desse åhren bårdt åth uthur den fästningar och städer, han der innehafft hafver, emot våre guarnizoner i negden och på den reesande man, ja emot dem, som till tractaten försäkrade vore, hafver föröfvat, och ingens förmahningh myckit mindre praeliminartractatens respect något hoos honom hafver gullet, ty ähr vår general nödgader vorden, att taga vår säkerheet i acht emot dem som elljest ingens förmeningh och påminnelse eller annan gjord afskedh achta ville.

Hennes Kärligheet landgrefvinnans ratification om eller hvarföre den icke ähr inlefvererat, deropå kunne vij oss icke förklara, såsom een saak, angående fuller våre allierade, dogh ett fritt ståndh i Romersche Rijket, inthet tviflandes, att såframpt det icke ähr skedt, Hennes Kärligheet ju sine krafftige orsaker hafft hafver, den vij till Hennes Kärligheet eget svar vele hafva stå låtet. Sidst att våre fullmechtige på allmänne fridztractaten skole några reesor hafva dem keijserlige anbudet, ett particulare armistitium till den ända, att desto starckare kunne Eder Hoheet och des landh angripa, förföllja och ruinera, det kunne vij dem eij tilltroo, effterdy de ingen befalningh af oss deröfver hafva bekommit. Finne och heller någon schähl, för hvilke vij våre vapen ifrån Romerske Keijsaren emot Eder Hoheet skulle sökia att vända, enkannerligen nu sedan Eder Hoheet till armistitium och vänskap medh oss och våre allieradhe trädde ähre. Der och så den högste Gudh skulle vela låta detta långsamme svåra örlogh medh Kaijsaren uthslå till en godh och fridligh endskap och på den orthen kunne bijläggas, vete vij icke hvar uthaf Eder Hoheet sigh sådane fiendtlige tancker om oss eller våre ministris giöra kunde.

Det kan fuller i Eders Hoheetz opseijelseskrifft något mehra finnes sammandraget, till att justificera des använde vapn, men såsom de förnembste motiver här ähre omrörde, så vele vij icke medh längre skrifvellse falla Eder Hoheet besvärligen, inthet tviflande, att Eder Hoheet häraf nogsampt sijr och dömer, att vij till denne nye, oförsedde och doch hastige ruptur, gjordh emot all godh försäkringh och tillförsicht, ingen orsaak gifvit hafve, uthan fast mehre våre tjenare deruthe, så i kriget som fridzhandelen, medh högste alfvar inbundet och befalt, att dermedh Eder Hoheet och des huus och landh, så och Hennes Kärligheet, churfursten af Cöln, om han det accepteradhe, armistitiumet troligen och alfvarligen holla och effterkomma skulle, och i ingen måtto tillstädia något att skee deremot, förhoppandes detta vara en trappa att afhjelpa detta stoore och lenglige kriget. Men att annorlunda ähr aflupet, och att Eder Hoheet först hafver söckt armistitiumet, dermedh i vintres salverat sitt landh och undersåthere, oss och andre våre allieradhe försäkrandes medh lyfften och tillseijellser af ett beständigdt hollandhe, doch lijkväl nu emot all godh tillförsicht gått tillbakans igen, det befale vij Gudh och tijden och hafve det för en varnagell att nyttja.


Above: Kristina.


Above: Elector Maximilian of Bayern.

Wednesday, July 15, 2020

Kristina's signed letter for Lars Wivallius, dated June 28, 1648

Source:

De la Gardiska archivet, volumes 11 and 12, Peter Wieselgren, published by J. Hörberg, 1839, page 84


The letter:

Wi Christina medh Guds nåde Sveriges, Göthes och Wendes uthkorade Drotningh, och Arffurstinna, Storfurstinna till Finlandh Hertiginna uthi Estlandh och Carelen, Fröken öfver Ingermanlandh. Göre vetterligit, att Wi af gunst och nåde, så och för trogen och flitig tienst, som oss och Sveriges crono, vår trotjenare och Hoff-Regements Auditeur Ehrligh och manhafftigh Lars Wivallius giordt och bevijst hafver, det samma han än ytterligare att göra och bevijsa, så länge han lefver och förmår, förplichtat vara skall, hafver undt och effterlåtit, effter som vij ock här medh i detta vårdt öpne breffs krafft, unne och effterlåte honom ett sitt egit Skattehemman Wijvala benämbt i Långebro Sochn, Örebro Häradt och Närike beläget, quitt och frijtt för alle der afgående Krigshielperne, Kyrkiotijonden, Bygg sampt Skiutz-Gästnings och uthskriffningsfrijheet, att niuta, bruka, besittia och odreffven behålla i sin och sin hustrus lijffstidh. Wi hafve och i lijka måtto tilgifvit honom dee tvänne åhrs räst, som oss och Cronan tillkommer, och han än till dato af samma hemman skylldigh är att ehrläggia, så att han och dee hans måge och skole derföre vara alldeles otiltalte och frijkallade. Här vårt Rijks-CammerRådh, Landshöffdinge, Cammererare, Bokhållare, Fougder och Befallningsmän, samt alle andre, som detta angår, vette sigh hörsambligen att effterrätta, icke görandes eller tillfogandes förbe:te Lars Wivallio eller hans hustru här emot hinder, mehn eller förfängh i någon måtto. Till yttermera visso, hafve vij detta medh vår egen handh underskriffvit och vitterligen låtit sättia vårt Secret här nedan före. Datum Stockholm den 28 Junii Åhr 1648.
Christina.
(L. S.)



Above: Kristina.


Above: Lars Wivallius.

Kristina's letter to Anna of Pomerania, Duchess of Havré, dated October 28/November 7 (New Style), 1655

Sources:

Palmskiöld 42; Uppsala University Library (Uppsala universitetsbibliotek) via the Alvin portal


De la Gardiska archivet, volume 11, Peter Wieselgren, published by J. Hörberg, 1839, page 145


Riksarkivet, page 86 in K 90; Utgångna och ingångna skrivelser; Drottning Kristina d. y. (Christina Alexandra); Svenska drottningars arkivaliesamlingar i riksarkivet; Kungliga arkiv


Recüeil des harangues qui ont esté faites à la reyne de Suede, pages 224 to 225, published by Claude Bardin, 1660


Riksarkivet, page 12 in K 206; Egenhändiga historiska anteckningar samt avskrifter av brev; Drottning Ulrika Eleonora d. y.; Svenska drottningars arkivaliesamlingar i riksarkivet; Kungliga arkiv


Mémoires concernant Christine, volume 1, page 493, Johan Arckenholtz, 1751; original at the National Library of the Netherlands (Koninklijke Bibliotheek)


The letter:

Madame ma Cousine.
Comme je scay, que ma satisfaction contribue beaucoup á la vostre j'ay voulu vous donner advis, que j'ay fait icy profession publique de la Religion Romaine J'ay creu, que ie n'avois rien â munder de plus aggreable à une des mes bonnes amies, que ma conversion et que ie ne pouvois pas vous obliger d'avantage, qu'en vous faisant scavoir que J'ay solemnellement renoncè à mes erreurs pour embrasser la verité: Comme je suis persuadée, que vous prendrez part á mon bonheur, vous devez croire aussy, que ie me resjouiray tous jours de vos prosperitez et que ie suis Madame ma Cousine,
Votre tres affectionnée
Cousine et Amie
Christine.
a Inspruch le 7 Novembre 1655.

With modernised spelling:

Madame ma cousine,
Comme je sais que ma satisfaction contribue beaucoup à la vôtre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait ici profession publique de la religion romaine. J'ai cru que je n'avais rien à mander de plus agréable à une des mes bonnes amies que ma conversion, et que je ne pouvais pas vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir que j'ai solennellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur, vous devez croire aussi que je me réjouirai toujours de vos prospérités et que je suis, Madame ma cousine,
Votre très affectionnée cousine et amie
Christine.
A Innsbruck, le 7 novembre 1655.

Copy of the letter (K 90):

Madame ma Cousine. Comme Je Sçay, que ma Satisfaction contribue beaucoup à la Vostre, J'ay voulu vous donner advis, que J'ay faict icy profession publique de la Religion Romaine. J'ay Creu, que je n'avois rien à mander de plus agreable à une des mes bonnes amies, que ma Conversion, et que ie ne pouvois pour vous [pas] vous obliger davantage, qu'en vous faisant Sçavoir, que j'ay Sollemnellement renoncée à mes Erreurs, pour embrasser la verité. Comme Je Suis persuadée, que vous prendrés part à mon bonheur, vous deués croyre aussy, que Je me resjouïray tousjours de vos prosperitez, et que je Suis
Madame ma Cousine
Vostre tres affectionnée
Cousine et Amie
Christine
A Jnspruk le 7. Nov.
1655.

With modernised spelling:

Madame ma cousine,
Comme je sais que ma satisfaction contribue beaucoup à la vôtre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait ici profession publique de la religion romaine. J'ai cru que je n'avais rien à mander de plus agréable à une des mes bonnes amies que ma conversion, et que je ne pouvais [pas] vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir que j'ai solennellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur, vous devez croire aussi que je me réjouirai toujours de vos prospérités et que je suis,
Madame ma cousine,
votre très affectionnée cousine et amie
Christine.
A Innsbruck, le 7 novembre 1655.

Bardin's transcript of the letter:

MADAME MA COVSINE,
Comme ie sçay que ma satisfaction contribuë beaucoup à la vostre, i'ay voulu vous donner aduis que i'ay fait Profession publique de la Religion Romaine. I'ay creu que ie n'auois rien à mander de plus agreable à vne de mes meilleures amies que ma Conuersion, & que ie ne pouuois vous obliger dauantage qu'en vous faisant sçauoir que i'ay solemnellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme ie suis persuadée que vous prendrez part à mon bon-heur; Vous deuez croire aussi que ie me réjoüiray de vos prosperitez, & que ie suis, &c.

With modernised spelling:

Madame ma cousine,
Comme je sais que ma satisfaction contribue beaucoup à la vôtre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait profession publique de la religion romaine. J'ai cru que je n'avais rien à mander de plus agréable à une de mes meilleures amies que ma conversion, et que je ne pouvais vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir que j'ai solennellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur, vous devez croire aussi que je me réjouirai de vos prospérités et que je suis, etc.

Handwritten copy transcript by Ulrika Eleonora the Younger:

Madame ma Cousine. Comme je sais, que ma satisfaction, contribuë beaucoup, à la vôtre, j'ay voulu, vous donner advis, que j'ay, fait profession publique, de la Religion Romaine. J'ay crû, que je, n'avois, rien, à mander, de plus agrèable, à une, des mes bonnes amies, que ma conversion, et que je ne, pouvois pas, vous obliger davantage, qu'en, vous faisant savoir, que j'ay, solemnellement rénoncé, à mes erreurs, pour embrasser la verité. Comme je, suis persuadée, que vous, prendrez part, à mon bonheur, vous, dévéz, croire aussi, que je, me réjouirai toûjours, de vos prosperitéz, et que, je suis, Madame, ma Cousine,
vôtre affectionnée Cousine
et Amie
Christine.
à Jnsprugk
ce. 7. Novembre.
1655.

With modernised spelling:

Madame ma cousine,
Comme je sais que ma satisfaction contribue beaucoup à la vôtre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait profession publique de la religion romaine. J'ai cru que je n'avais rien à mander de plus agréable à une des mes bonnes amies que ma conversion et que je ne pouvais pas vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir que j'ai solennellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur, vous devez croire aussi que je me réjouirai toujours de vos prosperités et que je suis,
Madame ma cousine,
votre affectionnée cousine et amie
Christine.
à Innsbruck, ce 7 novembre 1655.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Madame ma Cousine. Comme je sai que ma satisfaction contribue beaucoup à la Votre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait Profession publique de la Religion Romaine. J'ai crû que je n'avois rien à mander de plus agréable à une de mes meilleures Amies que ma conversion, & que je ne pouvois vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir, que j'ai solemnellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur: vous devez croire que je me réjouirai de vos prospérités, & que je suis.
Madame ma Cousine
Votre très-affectionnée
Cousine & amie.
d'Inspruck le 7.
Nov. 1655.

Swedish translation (my own):

Madam min kusin,
Eftersom jag vet att min tillfredsställelse bidrar mycket till Er, ville jag meddela Er att jag här gjorde en offentlig profess av den romerska religionen. Jag trodde att jag inte hade något trevligare att ge en av mina goda väninnor än min omvändelse, och att jag inte kunde förplikta Er mer än genom att låta Er veta att jag högtidligt har avstått från min misstag för att omfamna sanningen; ty jag är övertygad om att Ni kommer att delta i min lycka, måste Ni också tro att jag alltid kommer att glädjas över Er välgång och att jag är, Madam min kusin,
Er mycket kärleksfull
kusin och vän
Kristina.
i Innsbruck, den 7 november 1655.

English translation (my own):

Madame my cousin,
As I know that my satisfaction contributes greatly to yours, I wanted to give you notice that I made here a public profession of the Roman religion. I believed that I had nothing more pleasant to provide to one of my good friends than my conversion, and that I could not oblige you more than by letting you know that I have solemnly renounced my mistakes to embrace the truth; as I am persuaded that you will take part in my happiness, you must also believe that I will always rejoice in your prosperities, and that I am, Madame my cousin,
your very affectionate cousin and friend
Kristina.
in Innsbruck on November 7, 1655.


Above: Kristina.


Above: Anna of Pomerania.