Wednesday, July 15, 2020

Kristina's letter to Marie-Claire de Croÿ, Duchesse d'Havre, dated October 28/November 7 (New Style), 1655

Sources:

De la Gardiska archivet, volume 11, Peter Wieselgren, published by J. Hörberg, 1839, page 145


Recüeil des harangues qui ont esté faites à la reyne de Suede, page 224, published by Claude Bardin, 1660


Riksarkivet, page 12 in K 206; Egenhändiga historiska anteckningar samt avskrifter av brev; Drottning Ulrika Eleonora d. y.; Svenska drottningars arkivaliesamlingar i riksarkivet; Kungliga arkiv



The letter:

Madame ma Cousine.
Comme je scay, que ma satisfaction contribue beaucoup á la vostre j'ay voulu vous donner advis, que j'ay fait icy profession publique de la Religion Romaine J'ay creu, que ie n'avois rien â munder de plus aggreable à une des mes bonnes amies, que ma conversion et que ie ne pouvois pas vous obliger d'avantage, qu'en vous faisant scavoir que J'ay solemnellement renoncè à mes erreurs pour embrasser la verité: Comme je suis persuadée, que vous prendrez part á mon bonheur, vous devez croire aussy, que ie me resjouiray tous jours de vos prosperitez et que ie suis Madame ma Cousine,
Votre tres affectionnée
Cousine et Amie
Christine.
a Inspruch le 7 Novembre 1655.

With modernised spelling:

Madame ma cousine,
Comme je sais que ma satisfaction contribue beaucoup à la vôtre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait ici profession publique de la religion romaine. J'ai cru que je n'avais rien à mander de plus agréable à une des mes bonnes amies que ma conversion, et que je ne pouvais pas vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir que j'ai solennellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur, vous devez croire aussi que je me réjouirai toujours de vos prospérités et que je suis, Madame ma cousine,
Votre très affectionnée cousine et amie
Christine.
A Innsbruck, le 7 novembre 1655.

Bardin's transcript of the letter:

MADAME MA COVSINE,
Comme ie sçay que ma satisfaction contribuë beaucoup à la vostre, i'ay voulu vous donner aduis que i'ay fait Profession publique de la Religion Romaine. I'ay creu que ie n'auois rien à mander de plus agreable à vne de mes meilleures amies que ma Conuersion, & que ie ne pouuois vous obliger dauantage qu'en vous faisant sçauoir que i'ay solemnellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme ie suis persuadée que vous prendrez part à mon bon-heur; Vous deuez croire aussi que ie me réjoüiray de vos prosperitez, & que ie suis, &c.

With modernised spelling:

Madame ma cousine,
Comme je sais que ma satisfaction contribue beaucoup à la vôtre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait profession publique de la religion romaine. J'ai cru que je n'avais rien à mander de plus agréable à une de mes meilleures amies que ma conversion, et que je ne pouvais vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir que j'ai solennellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur, vous devez croire aussi que je me réjouirai de vos prospérités et que je suis, etc.

Handwritten copy transcript by Ulrika Eleonora the Younger:

Madame ma Cousine. Comme je sais, que ma satisfaction, contribuë beaucoup, à la vôtre, j'ay voulu, vous donner advis, que j'ay, fait profession publique, de la Religion Romaine. J'ay crû, que je, n'avois, rien, à mander, de plus agrèable, à une, des mes bonnes amies, que ma conversion, et que je ne, pouvois pas, vous obliger davantage, qu'en, vous faisant savoir, que j'ay, solemnellement rénoncé, à mes erreurs, pour embrasser la verité. Comme je, suis persuadée, que vous, prendrez part, à mon bonheur, vous, dévéz, croire aussi, que je, me réjouirai toûjours, de vos prosperitéz, et que, je suis, Madame, ma Cousine,
vôtre affectionnée Cousine
et Amie
Christine.
à Jnsprugk
ce. 7. Novembre.
1655.

With modernised spelling:

Madame ma cousine,
Comme je sais que ma satisfaction contribue beaucoup à la vôtre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait profession publique de la religion romaine. J'ai cru que je n'avais rien à mander de plus agréable à une des mes bonnes amies que ma conversion et que je ne pouvais pas vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir que j'ai solennellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur, vous devez croire aussi que je me réjouirai toujours de vos prosperités et que je suis,
Madame ma cousine,
votre affectionnée cousine et amie
Christine.
à Innsbruck, ce 7 novembre 1655.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Madame ma Cousine. Comme je sai que ma satisfaction contribue beaucoup à la Votre, j'ai voulu vous donner avis que j'ai fait Profession publique de la Religion Romaine. J'ai crû que je n'avois rien à mander de plus agréable à une de mes meilleures Amies que ma conversion, & que je ne pouvois vous obliger davantage qu'en vous faisant savoir, que j'ai solemnellement renoncé à mes erreurs pour embrasser la vérité. Comme je suis persuadée que vous prendrez part à mon bonheur: vous devez croire que je me réjouirai de vos prospérités, & que je suis.
Madame ma Cousine
Votre très-affectionnée
Cousine & amie.
d'Inspruck le 7.
Nov. 1655.

Swedish translation (my own):

Madam min kusin,
Eftersom jag vet att min tillfredsställelse bidrar mycket till Er, ville jag meddela Er att jag här gjorde en offentlig profess av den romerska religionen. Jag trodde att jag inte hade något trevligare att ge en av mina goda väninnor än min omvändelse, och att jag inte kunde förplikta Er mer än genom att låta Er veta att jag högtidligt har avstått från min misstag för att omfamna sanningen; ty jag är övertygad om att Ni kommer att delta i min lycka, måste Ni också tro att jag alltid kommer att glädjas över Er välgång och att jag är, Madam min kusin,
Er mycket kärleksfull
kusin och vän
Kristina.
i Innsbruck, den 7 november 1655.

English translation (my own):

Madame my cousin,
As I know that my satisfaction contributes greatly to yours, I wanted to give you notice that I made here a public profession of the Roman religion. I believed that I had nothing more pleasant to provide to one of my good friends than my conversion, and that I could not oblige you more than by letting you know that I have solemnly renounced my mistakes to embrace the truth; as I am persuaded that you will take part in my happiness, you must also believe that I will always rejoice in your prosperities, and that I am, Madame my cousin,
your very affectionate cousin and friend
Kristina.
in Innsbruck on November 7, 1655.


Above: Kristina.

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