Saturday, April 2, 2022

Excerpt from Cardinal Jules Mazarin's letter to Louis d'Avaugour, dated November 3/13 (New Style), 1654

Source:

Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère: tome VI, septembre 1653-juin 1655, pages 381 to 384, published by M. A. Chéreul, 1890; original at the University of Michigan


The letter excerpt:

Paris, 13 novembre 1654.
Neantmoins, pour tesmoigner au roy de Suede l'extreme passion que j'ay de luy faire donner toutes les satisfactions qu'il pourroit civilement desirer, sçachez de luy en confidence ce qu'il pretend pour sa personne, et pour les senateurs et grands officiers de son royaume. Ce sont deux chefs, comme vous voyez. Dictes-luy donc, s'il vous plaist (je dis en particulier), que j'ay tant de respect et tant de deference pour toutes ses volontez, que je luy remets à luy-mesme de chercher et prescrire le temperament qui se pourra apporter aux difficultez qui se rencontrent dans l'usage nouveau qu'on veut introduire en Suede, que je feray effort de surmonter pour l'amour de luy.

Que, neantmoins, je prends la liberté de luy representer dans la derniere et plus secrete confidence qu'ayant dessein, comme vous nous le designez, de rendre son authorité la plus absolue et independante que la forme de cette royauté pourra souffrir, il me semble qu'il ne doit pas travailler à trop relever la dignité des senateurs et, par consequent, à augmenter leur puissance, qui deviendroit un trop grand contre-poids à la sienne. Vous mesnagerez cet advis avec discretion et adresse, et vous nous ferez au plus tost sçavoir de quoy vous aurez convenu avec cette M:té, l'exhortant, de vous-mesme, de n'insister pas tant aux choses qui tiennent si peu du solide et de l'essentiel, comme sont les ceremonies, pour s'attacher aux autres auxquelles consiste le vray bien et l'effective grandeur des Estats.

Qu'au reste je n'ay point de termes assez forts ni des expressions assez puissantes pour exprimer le ressentiment que j'ay pour les bontez que ce prince me tesmoigne de me vouloir honorer de sa confidence. J'advoue que, comme elles sont dignes de sa magnanimité et de son ame, elles sont aussy bien fort au-dessus de mon merite, et que, s'il y a quelque chose qui me donne cœur d'accepter la grace qui m'est offerte, c'est le zele que j'ay pour ses interests et pour sa gloire. Il est certes tel qu'il va immediatement aprez, ou, pour mieux dire, qu'il touche à celuy que j'ay pour les interests et la gloire du Roy, mon maistre. Je ne vous dissimuleray point la joye que j'ay de voir l'estroite et particuliere liaison qui va se former entre des princes de tant de vertu et de tant d'esperance que ces deux-là, de voir les grands succez qui en peuvent deriver et pour eux-mesmes et pour le bien de leurs amis et alliez, et combien je besnis mon ministere de pouvoir contribuer quelque chose à cette si belle et si utile correspondance.

Vous pourrez aussy, s'il vous plaist, sonder adroitement et tascher de penetrer quelle sorte de regale seroit plus agreable à Leurs Majestez suedoises, ou quelque belle tapisserie, ou quelque beau lit, ou de la vaisselle d'argent, ou d'autres galanteries, telles qu'on en a envoyé autresfois à la reyne Christine. Bien que nos finances soient maintenant assez foibles, nous voudrions bien leur en presenter dans la conjoncture du nouveau mariage.

L'advis que vous nous donnez de l'envoy de Pimentel en Suede est fort considerable, et la fin pour laquelle vous nous designez qu'on [l'y] envoye. Vous ne devez point douter, et c'est ce que vous tascherez fortement d'insinuer au lieu où vous estes, que les lettres que la reyne Christine baillera à Pimentel pour le roy de Suede et pour ses partisans en ce pays-là, si tant est qu'il luy en reste, ne soient composées par les Espagnols, et que le traité de Vitloc, que l'autre taschera de faire ratifier par le nouveau roy, ne contienne quelque association de la Suede, [de] l'Angleterre et [de] l'Espagne, au prejudice de la France.

C'est pourquoy soyez alerte de ce costé-là et taschez de rompre toutes les mesures de Pimentel. Surtout faictes bien comprendre au roy (de Suede) qu'estant sage et experimenté comme il est, il sçaura bien distinguer entre ce qu'il doit personnellement à la reyne Christine et les devoirs de sa gratitude, et ce qu'il doit à la royauté et au bien de ses sujets, qui sont des devoirs privilegiez et auxquels tous les [devoirs] personnels sont subalternes.

Ce que vous me mandez touchant le sel de France seroit une bonne chose, en cas que le commerce entre le Portugal et la Suede vint à s'alterer; mais je ne croy point que cela arrive, puisque je ne doute pas qu'on n'ayt donné en Portugal la main levée des vaisseaux arrestez à cause de l'insulte que la reyne avoit faicte au resident de ce pays-là; mais le nouveau roy ayant reparé cela, les Portugais auront, de leur costé, relasché les susdicts vaisseaux.

Je vous prie de faire les offices convenables et efficaces auprez du roy pour obtenir la permission de mettre sur pied le regiment de trois ou quatre mille fantassins, conformement à ce que je vous en [ai] escrit par ma precedente, et aux conditions qu'il luy plaira. Il portera tel nom qu'il ordonnera. Il servira tant qu'il le trouvera bon; nous le renverrons quand il en aura affaire, et la levée se fera à nos despends. Je suis persuadé qu'il nous voudra rendre cette preuve de la bonne volonté qu'il a pour le Roy et pour la France.

With modernised spelling:

Paris, 13 novembre 1654.
Néanmoins, pour témoigner au roi de Suède l'extrême passion que j'ai de lui faire donner toutes les satisfactions qu'il pourrait civilement désirer, sachez de lui en confidence ce qu'il prétend pour sa personne, et pour les senateurs et grands officiers de son royaume. Ce sont deux chefs, comme vous voyez. Dites-lui donc, s'il vous plaît (je dis en particulier), que j'ai tant de respect et tant de déférence pour toutes ses volontés, que je lui remets à lui-même de chercher et prescrire le tempérament qui se pourra apporter aux difficultés qui se rencontrent dans l'usage nouveau qu'on veut introduire en Suède, que je ferai effort de surmonter pour l'amour de lui.

Que, néanmoins, je prends la liberté de lui représenter dans la dernière et plus secrète confidence qu'ayant dessein, comme vous nous le désignez, de rendre son autorité la plus absolue et independante que la forme de cette royauté pourra souffrir, il me semble qu'il ne doit pas travailler à trop relever la dignité des senateurs et, par conséquent, à augmenter leur puissance, qui deviendrait un trop grand contre-poids à la sienne. Vous ménagerez cet avis avec discrétion et adresse, et vous nous ferez au plus tôt savoir de quoi vous aurez convenu avec cette Majesté, l'exhortant, de vous-même, de n'insister pas tant aux choses qui tiennent si peu du solide et de l'essentiel, comme sont les cérémonies, pour s'attacher aux autres auxquelles consiste le vrai bien et l'effective grandeur des Etats.

Qu'au reste je n'ai point de termes assez forts ni des expressions assez puissantes pour exprimer le ressentiment que j'ai pour les bontés que ce prince me témoigne de me vouloir honorer de sa confidence. J'avoue que, comme elles sont dignes de sa magnanimité et de son âme, elles sont aussi bien fort au-dessus de mon mérite, et que, s'il y a quelque chose qui me donne cœur d'accepter la grâce qui m'est offerte, c'est le zèle que j'ai pour ses intérêts et pour sa gloire. Il est certes tel qu'il va immédiatement après, ou, pour mieux dire, qu'il touche à celui que j'ai pour les intérêts et la gloire du Roi, mon maître. Je ne vous dissimulerai point la joie que j'ai de voir l'étroite et particulière liaison qui va se former entre des princes de tant de vertu et de tant d'espérance que ces deux-là, de voir les grands succès qui en peuvent dériver et pour eux-mêmes et pour le bien de leurs amis et alliés, et combien je bénis mon ministre de pouvoir contribuer quelque chose à cette si belle et si utile correspondance.

Vous pourrez aussi, s'il vous plaît, sonder adroitement et tâcher de pénétrer quelle sorte de régale serait plus agréable à Leurs Majestés suédoises, ou quelque belle tapisserie, ou quelque beau lit, ou de la vaisselle d'argent, ou d'autres galanteries, telles qu'on en a envoyé autrefois à la reine Christine. Bien que nos finances soient maintenant assez foibles, nous voudrions bien leur en présenter dans la conjoncture du nouveau mariage.

L'avis que vous nous donnez de l'envoi de Pimentel en Suède est fort considérable, et la fin pour laquelle vous nous désignez qu'on l'y envoye. Vous ne devez point douter, et c'est ce que vous tâcherez fortement d'insinuer au lieu où vous êtes, que les lettres que la reine Christine baillera à Pimentel pour le roi de Suède et pour ses partisans en ce pays-là, si tant est qu'il lui en reste, ne soient composées par les Espagnols, et que le traité de Whitelocke, que l'autre tâchera de faire ratifier par le nouveau roi, ne contienne quelque association de la Suède, de l'Angleterre et de l'Espagne, au préjudice de la France.

C'est pourquoi soyez alerte de ce côté-là et tâchez de rompre toutes les mesures de Pimentel. Surtout faites bien comprendre au roi (de Suède) qu'étant sage et expérimenté comme il est, il saura bien distinguer entre ce qu'il doit personnellement à la reine Christine et les devoirs de sa gratitude, et ce qu'il doit à la royauté et au bien de ses sujets, qui sont des devoirs privilégiés et auxquels tous les devoirs personnels sont subalternes.

Ce que vous me mandez touchant le sel de France serait une bonne chose, en cas que le commerce entre le Portugal et la Suède vint à s'altérer; mais je ne crois point que cela arrive, puisque je ne doute pas qu'on n'ait donné en Portugal la main levée des vaisseaux arrêtés à cause de l'insulte que la reine avait faite au résident de ce pays-là; mais le nouveau roi ayant reparé cela, les Portugais auront, de leur côté, relâché les susdits vaisseaux.

Je vous prie de faire les offices convenables et efficaces auprès du roi pour obtenir la permission de mettre sur pied le régiment de trois ou quatre mille Fantassins, conformément à ce que je vous en ai écrit par ma précédente, et aux conditions qu'il lui plaira. Il portera tel nom qu'il ordonnera. Il servira tant qu'il le trouvera bon; nous le renverrons quand il en aura affaire, et la levée se fera à nos dépends. Je suis persuadé qu'il nous voudra rendre cette preuve de la bonne volonté qu'il a pour le Roi et pour la France.

Swedish translation (my own):

Paris, den 13 november 1654.
Icke desto mindre, för att betyga konungen av Sverige om den extrema passion som jag har att ge alla de tillfredsställelser som han artigt kunde önska, måste Ni lära av honom i förtroende vad han hävdar för sin person och för senatorerna och de stora officerarna i hans rike. De är två hövdingar, som Ni ser. Så säg till honom, snälla (säger jag särskilt), att jag har så mycket respekt och så mycket vördnad för alla hans önskningar, att jag överlåter åt honom att finna och föreskriva det temperament som kan föras till de svårigheter som mötas i den nya praktik som man vill införa i Sverige, som jag skall anstränga mig för att övervinna för hans skull.

Att jag likväl tar mig friheten att i största och hemligaste förtroende framhålla för honom att med avsikten, som Ni anger det för oss, att göra hans auktoritet så absolut och oberoende som formen av denna kunglighet kommer att kunna för att tillåta, förefaller det mig, att han inte bör arbeta för mycket för att höja rådsmännens värdighet och följaktligen öka deras makt, vilket skulle bli en alltför stor motvikt till hans egen. Ni skall hantera detta råd med diskretion och adress, och Ni skall meddela oss så snart som möjligt om vad Ni har kommit överens med denna Majestät, och uppmana honom själv att inte insistera så mycket på saker som inte är tillräckligt solida och väsentliga, liksom ceremonier, att fästa sig vid andra i vilka består Ständernas sanna goda och effektiva storhet.

Att jag dessutom inte har tillräckligt starka ord eller uttryck som är kraftfulla nog för att uttrycka den tacksamhet jag har för den vänlighet som denne furste visar mig genom att vilja hedra mig med sitt förtroende. Jag erkänner att, eftersom den är värdigt hans storsinthet och hans själ, är den också mycket över mina förtjänster, och att om det finns något som ger mig hjärtat att ta emot den nåd som jag erbjuds, så är det ivern jag har för hans intressen och för hans ära. Det är visserligen så, att det går omedelbart efter, eller, för att uttrycka det bättre, att det berör det som jag har för konungens, min herres, intressen och ära. Jag kommer inte att dölja för Er den glädje jag har i att se det nära och speciella band som kommer att bildas mellan furstar av så mycket dygd och så mycket hopp som dessa två, i att se de stora framgångar som kan uppnås och för dem själva och för det goda av deras vänner och allierade, och hur mycket jag välsignar min minister för att kunna bidra med något till denna så stora och så användbara korrespondens.

Ni kan också snälla undersöka skickligt och försöka förstå vilken typ av regale som skulle vara mest behaglig för Deras Svenska Majestäter, eller någon fin tapisseri, eller någon fin säng, eller en silverplatta, eller andra galanterier, sådana som tidigare skickades till drottning Kristina. Även om vår ekonomi nu är ju ganska svag, skulle vi vilja presentera några för dem i samband med det nya äktenskapet.

Meddelandet Ni ger oss om att Pimentel sänds till Sverige är mycket betydande, och syftet med vilket Ni anger att vi bör skicka honom dit. Ni får inte betvivla, och det är vad Ni starkt skall försöka insinuera på den plats där Ni befinner Er, att de brev som drottning Kristina vill ge till Pimentel för Sveriges konung och för hans partisaner i det landet, om så länge det finns är några kvar, är ej sammansatta av spanjorerna, samt Whitelockes fördrag, som den andre skall försöka få ratificerat av den nye konungen, icke innehåller någon sammanslutning av Sverige, England och Spanien, till nackdel för Frankrike.

Det är därför Ni måste vara uppmärksam på den sidan och försöka bryta alla Pimentels åtgärder. Framför allt, gör det klart för konungen (av Sverige) att han, varande vis och erfaren som han är, skall veta hur han kan skilja mellan vad han personligen är skyldig drottning Kristina och skyldigheterna för hennes tacksamhet, och vad han är skyldig till kungligheten och till hans undersåtars bästa, vilka är privilegierade plikter och som alla personliga plikter är underordnade.

Det Ni säger mig angående Frankrikes salt vore bra, ifall handeln mellan Portugal och Sverige skulle försämras; men jag tror ej att detta sker, eftersom jag inte tvivlar på att i Portugal den upphöjda handen har givits till de skepp som stoppats på grund av den förolämpning som drottningen hade gjort mot invånarna i det landet; men nu när den nye konungen åtgärdat det, kommer portugiserna att på sin sida ha släppt de förutnämnda skepp.

Jag ber Er att utföra de riktiga och effektiva ämbetena med konungen (av Sverige) för att erhålla tillstånd att upprätta regementet av tre eller fyra tusen fotfolk, i enlighet med vad jag skrev till Er om det i mitt tidigare brev och på de villkor som han behagar. Han skall bära ett sådant namn som han kommer att beställa. Han skall tjäna så länge han finner det lämpligt; vi skall avskeda honom när han måste ta itu med det, och avgiften skall stå på vår bekostnad. Jag är övertygad om att han kommer att vilja ge oss detta bevis på den välvilja han har för konungen och för Frankrike.

English translation (my own):

Paris, November 13, 1654.
Nevertheless, to testify to the King of Sweden the extreme passion that I have to give all the satisfactions that he could civilly desire, you must learn from him in confidence what he claims for his person, and for the senators and great officers of his kingdom. They are two chiefs, as you see. So tell him, please (I say in particular), that I have so much respect and so much deference for all his wishes, that I leave it up to him to find and prescribe the temperament that can be brought to the difficulties which are encountered in the new practice which one wants to introduce in Sweden, which I will make an effort to overcome for his sake.

That, nevertheless, I take the liberty of representing to him, in the greatest and most secret confidence, that having the intention, as you designate it to us, of making his authority as absolute and independent as the form of this royalty will be able to allow, it seems to me that he should not work too much to raise the dignity of the senators and, consequently, to increase their power, which would become too great a counterweight to his own. You will manage this advice with discretion and address, and you will let us know as soon as possible on what you have agreed with this Majesty, urging him yourself not to insist so much on things which are not solid enough and essential, as are the ceremonies, to attach oneself to others in which consists the true good and the effective greatness of the Estates.

That, moreover, I have no words strong enough or expressions powerful enough to express the gratitude I have for the kindness that this prince shows me by wanting to honour me with his confidence. I confess that, as it is worthy of his magnanimity and of his soul, it is also very much above my merit, and that, if there is anything that gives me the heart to accept the grace that I am offered, it is the zeal I have for his interests and for his glory. It is certainly such that it goes immediately after, or, to put it better, that it touches that which I have for the interests and the glory of the King, my master. I will not hide from you the joy I have in seeing the close and special bond that will be formed between princes of so much virtue and so much hope as these two, in seeing the great successes that can derive and for themselves and for the good of their friends and allies, and how much I bless my minister to be able to contribute something to this so great and so useful correspondence.

You may also please probe adroitly and try to fathom what kind of regale would be most pleasing to Their Swedish Majesties, or some fine tapestry, or some fine bed, or a silver plate, or other gallantries, such as were formerly sent to Queen Kristina. Although our finances are now quite weak, we would like to present some to them in the conjuncture of the new marriage.

The notice you give us of the sending of Pimentel to Sweden is very considerable, and the purpose for which you indicate that we should send him there. You must not doubt, and this is what you will strongly try to insinuate in the place where you are, that the letters that Queen Kristina will give to Pimentel for the King of Sweden and for his partisans in that country, if so long as there are some left, are not composed by the Spaniards, and that the treaty of Whitelocke, which the other will try to have ratified by the new King, does not contain some association of Sweden, England and Spain, to the detriment of France.

That is why you must be alert on that side and try to break all of Pimentel's measures. Above all, make it clear to the King (of Sweden) that, being wise and experienced as he is, he will know how to distinguish between what he personally owes Queen Kristina and the duties of her gratitude, and what he owes to royalty and to the good of his subjects, which are privileged duties and to which all personal duties are subordinate.

What you tell me concerning the salt of France would be a good thing, in case the trade between Portugal and Sweden were to deteriorate; but I do not believe that this is happening, as I do not doubt that in Portugal the raised hand has been given to the vessels stopped because of the insult that the Queen had made to the resident of that country; but now that the new King has remedied that, the Portuguese will have, on their side, released the aforesaid vessels.

I beg you to do the proper and effective offices with the King to obtain permission to set up the regiment of three or four thousand infantry, in accordance with what I wrote to you about it in my previous letter, and on the conditions that he please. He will bear such name as he will order. He will serve as long as he finds it fit; we will dismiss him when he has to deal with it, and the levy will be at our expense. I am persuaded that he will want to give us this proof of the goodwill he has for the King and for France.


Above: Kristina.


Above: Cardinal Jules Mazarin.

Friday, April 1, 2022

English translation of Kristina's signed letter to the Council of State in England on behalf of Clara Berner, Countess of Brentford, dated November 13, 1652

Source:

Ruthven correspondence. Letters and papers of Patrick Ruthven, Earl of Forth and Brentford, and of his family, A.D. 1615 - A.D. 1662, page 130, compiled, edited and published by the Roxburgh Club and William Dunn Macray, 1868


The letter (in translation):

We, CHRISTINA, by the grace of God Queene of Sweedes, Gothes, and Vandalls, Great Princes of Finland, &c. greeting and prosperity.
It hath been showed unto us by the widdow and daughter of the late deceased Earle of Brantford, both of them servants in our Court, that he lent unto some of your subjects a great summe of money, and had a security for the true paiment thereof. Now seeing they have purposed to demaund the same of the debtors, have humbly besought us to send our commendatery letters unto you, that by your authority they may obtaine paiment of their debts which hath hitherto been detained from the debtors. But although we doe not doubt but of your owne accord and without our intercession you are carried unto all those things which are agreeable to justice and equity, yet we would not be wanting to their daily requests, but commend their cause in all good wayes to you, especially for that his stout and faithfull services which he performed to us while he served in our comaunds may require it of us; and we have not found him an enemy to his country and to you. Moreouer we trust that you will give place as well to equity as to our intercession, and that you will help the widdow and daughter of the said person, that they may without delay obtaine paiment from their debtors. If in any thing we shalbe able to gratify you, we will not omitt to testify with ready and kind affection how much we esteame your nation and that ffreindshipp which for many yeares hath been between us and the kingdome of Sweden with your Commonwealth. With which we conclude, praying God that He will prosper you in all things. Given at our royall palace at Stockholme, 13 November, 1652.
Your good ffreind,
CHRISTINA.

Kristina's signed pass for Clara Berner, Countess of Brentford, dated August 28, 1652

Source:

Ruthven correspondence. Letters and papers of Patrick Ruthven, Earl of Forth and Brentford, and of his family, A.D. 1615 - A.D. 1662, page 129, compiled, edited and published by the Roxburgh Club and William Dunn Macray, 1868


The letter:

NOS CHRISTINA, Dei gratia Suecorum, Gothorum, Vandalorumque Regina, Magna Princeps Finlandiæ, Dux Esthoniæ, Careliæ, Brohmæ, Verdæ, Stetini, Pommeraniæ, Castuliæ et Wandaliæ, Princeps Rugiæ, nec non Domina Ingriæ et Wissmariæ, constare volumus universis et singulis: Quod eum vidua Comitis a Branfort et a servitiis nostris aulicis, Domina Clara, negotiorum suorum causa, iter per Belgium in Angliam et Scotiam, aut quo sibi expedit, suscipere decreverit, idcirco quo tutius illud ingredi, negotia ibidem sua expedire, et demum sine ulla infestatione in regnum nostrum redire possit, hoc nostro salvo conductu et literis tuti itineris eandem muniendam censuimus; ac proinde ab omnibus terrarum meriamque potestatibus, regibus, rebuspublicis libris, principibus et civitatibus, nec non bellorum ducibus, thalassiarchis, generalibus, officialibus, portuum præfectis et custodibus, respective, amice, benevole et benigne requirimus, ut dictam Comitem Claram a Branfort cum rebus, sarcinis et famulis, non modo per vastum mare in Angliam et Scotiam ire, aut in portubus eorundem morari, et denique tuto redire, permittant, sed etiam, nostro nomine, omnia benevolentiæ signa et officia eidem exhibeant; quod nos in pari vel alio casu, servata cujusque conditione et statu, vicissim gratiæ agnituræ sumus. In quorum fidem præsentes, manu nostra subscriptas, sigillo nostro regio firmari jussimus. Dabantur in regia nostra Stockholmensi, die 28 Augusti, A. 1652.
CHRISTINA.

Kristina's letter to Cardinal Rinaldo d'Este, undated

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'altezza; Lettere al gran duca di Toscana; Lettres de Christine de Suède au cardinal d'Este; 62: Christine de Suède au cardinal d'Este, [s. l.], [s. d.] (digitisation page 55v-56r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.
[En ligne sur https://folia.scdi-montpellier.fr/recherche-folia/3644] (consulté le 05/08/2026 21:17).

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, pages 337 to 338, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)



The letter:

Card[inal]e dEste[.]
Ha voluto V. E. in occ[asio]ne del mio ritorno a Roma rinuouarmi gl'attestati della [...] volontà Sua verso di me, ed 'io che [...] ne fó [...] tutta quella stima che richiede il di lei merito ho goduto molto di vedermela conseruata. Ne ringr[azio] p[er]ò l'E. V. assicurandola ch'io bramo le occ[asio]ni di far le conoscere p[er] veri effetti ch'io Sono veram[en]te
Di V E.

With modernised spelling:

Cardinale d'Este.
Ha voluto Vostra Eminenza in occasione del mio ritorno a Roma rinuovarmi gl'attestati della volontà sua verso di me, ed io, che ne fo tutta quella stima che richiede il di lei merito, ho goduto molto di vedermela conservata. Ne ringrazio però l'Eminenza Vostra, assicurandola ch'io bramo le occasioni di far le conoscere per veri effetti ch'io sono veramente
di Vostra Eminenza...

Arckenholtz's transcript of the letter:

Hà voluto V. E. in occasione del mio ritorno a Roma rinovarmi gli attestati della volontà sua verso di me, ed io che ne fò tutta quella stima, che richiede il di lei merito, hò goduto molto di vedermela conservata. Ne ringrazio però l'E. V. assicurandola ch'io bramo le occasioni di farle conoscer per veri effetti ch'io sono veramente Di. V. E.

French translation (my own):

Votre Éminence a voulu, à l'occasion de mon retour à Rome, renouveler à mon égard les attestations de votre volonté, et moi, qui lui fais toute l'estime qu'exige votre mérite, j'ai beaucoup joui de la voir conservée. Cependant je remercie Votre Éminence, vous assurant que j'aspire aux occasions de les faire connaître pour de vrais effets que je suis vraiment de Votre Éminence.

Swedish translation (my own):

Ers Eminens har önskat, i samband med min återkomst till Rom, att förnya betygelserna om Er vilja gentemot mig, och jag, som ju ger Er all den aktning som Er förtjänst kräver, var mycket glad att se Er bevarad. Jag tackar dock Ers Eminens och försäkrar Er att jag längtar efter möjligheter att göra dem kända för verkliga effekter som jag verkligen är Ers Eminens'.

English translation (my own):

Your Eminence has wished, on the occasion of my return to Rome, to renew the attestations of your will towards me, and I, who give you all the esteem that your merit demands, was very pleased to see you preserved. I thank Your Eminence, however, assuring you that I yearn for opportunities to make them known for real effects that I am truly Your Eminence's.

French translation of the original (my own):

Cardinal d'Este.
A l'occasion de mon retour à Rome, Votre Éminence a voulu renouveler les attestations de sa volonté envers moi, et moi, qui ai toute l'estime que son mérite requiert, j'ai été très heureuse de voir qu'elles m'étaient encore conservées. Cependant, je lui remercie pour cela, l'assurant que j'aspire à l'occasion de lui faire savoir, par des effets véritables, que je suis véritablement
de Votre Éminence...

Swedish translation of the original (my own):

Kardinal d'Este.
Med anledning av min återkomst till Rom har Ers Eminens velat förnya Er vilja gentemot mig, och jag, som har all den aktning som Er förtjänst kräver, har varit mycket glad över att se den bevarad åt mig. Under tiden tackar jag Ers Eminens för detta, försäkrande Er om att jag längtar efter möjligheten att genom sanna effekter låta Er veta att jag verkligen är
Ers Eminens'...

English translation of the original (my own):

Cardinal d'Este.
On the occasion of my return to Rome, Your Eminence has wanted to renew the attestations of your will towards me, and I, who have all the esteem that your merit requires, have been very pleased to see it preserved for me. In the meantime, I thank Your Eminence for this, assuring you that I long for the opportunity to make you know through true effects that I truly am
Your Eminence's...


Above: Kristina.


Above: Cardinal Rinaldo d'Este.

Kristina's letter to Cardinal Rinaldo d'Este, undated

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'altezza; Lettere al gran duca di Toscana; Lettres de Christine de Suède au cardinal d'Este; 61  Christine de Suède au cardinal d'Este, [s. l.], [s. d.] (digitisation page 55v-56r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.
[En ligne sur https://folia.scdi-montpellier.fr/recherche-folia/3644] (consulté le 05/08/2026 20:52).

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 337, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)




The letter:

al S[igno]r Card[inal] dEste[.]
L'vfficio che V. E. hà voluto passar meco con la sua ^ cortese lett[er]a p[er] occ[asio]ne del mio ritorno in Roma con Salute hà rincontrato in me tutta quella Stima con la quale io hò riceuuta Sempre tutte le dimostrat[io]ni dell'animo Suo verso di me [...] Jo p[er]ò la ringr[azio] molto particolar[men]te di q[ues]to che mi fà Scorgere[.]

With modernised spelling:

Al signor cardinal d'Este.
L'ufficio che Vostra Eminenza ha voluto passar meco con la sua cortese lettera per occasione del mio ritorno in Roma ha rincontrato in me tutta quella stima con la quale io ho ricevuta sempre tutte le dimostrazioni dell'animo suo verso di me. Io però la ringrazio molto particolarmente di questo che mi fa scorgere.

Arckenholtz's transcript of the letter:

L'ufficio che V. E. hà voluto passar meco con la sua cortese lettera, per occasione del mio ritorno in Roma, hà rincontrato in me tutta quella stima, con la quale io hò ricevuta sempre tutte le dimostrationi dell'animo suo verso di me. Io però la ringrazio molto particolarmente di questo che mi fà scorgere.

French translation (my own):

L'office que Votre Éminence a voulu passer avec moi par votre courtoise lettre, à l'occasion de mon retour à Rome, m'a valu toute cette estime avec laquelle j'ai toujours reçu toutes les démonstrations de votre âme envers moi. Cependant je vous remercie beaucoup surtout pour ce que vous me laissez voir.

Swedish translation (my own):

Den tjänst som Ers Eminens önskat lämna med mig genom Ert hövliga brev, i samband med min återkomst till Rom, har givit mig all den aktning med vilken jag alltid har mottagit alla betygelser av Er själ mot mig. Jag tackar Er ändå så mycket, särskilt för det Ni låter mig se.

English translation (my own):

The service which Your Eminence wished to pass with me through your courteous letter, on the occasion of my return to Rome, earned me all the esteem with which I have always received all the demonstrations of your soul towards me. However, I thank you very much especially for what you let me see.

French translation of the original (my own):

A Monseigneur le cardinal d'Este.
La visite de Votre Éminence, par l'intermédiaire de son aimable lettre à l'occasion de mon retour à Rome, m'a donné la même estime que celle que j'ai toujours portée à toutes les marques d'affection qu'elle m'a témoignées. Cependant, je lui remercie tout particulièrement de ce qu'elle m'a montré.

Swedish translation of the original (my own):

Till monsignor kardinal d'Este.
Den tjänst varmed Ers Eminens har velat besöka mig med Ert vänliga brev med anledning av min återkomst till Rom har mött in i mig med samma aktning som jag alltid har mottagit alla Era själs bevis mot mig. Jag tackar Er under tiden särskilt för detta som Ni har visat mig.

English translation of the original (my own):

To Monsignor Cardinal d'Este.
The office with which Your Eminence has wanted to visit me with your kind letter on the occasion of my return to Rome has met in me with the same esteem with which I have always received all the demonstrations of your soul toward me. I, in the meantime, thank you very particularly for this which you have shown me.


Above: Kristina.


Above: Cardinal Rinaldo d'Este.

Kristina's letter to Cardinal Francesco Maria Brancaccio, undated

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'altezza; Lettere al gran duca di Toscana; Lettre 60: Christine de Suède au cardinal Brancaccio, [s. l.], [s. d.] (digitisation page 55v-56r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.
[En ligne sur https://folia.scdi-montpellier.fr/recherche-folia/3644] (consulté le 05/08/2026 20:17).

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 337, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)



The letter:

al s[igno]r Card[inale] Brancaccio[.]
Hò riceuuta la lett[er]a di V. E. da Mons[igno]r l'Arciù[escouo] Suo Nip[o]te il quale anche colle Sue viue espressioni hà voluto Magg[iormen]te assicurarmi del part[icola]re godim[en]to che hà cagionato in V. E. il mio felice ritorno in Roma con Salute Mi persuado p[er]ò che Mons[igno]re haurà potuto ^ facilm[en]te conoscere facilm[en]te quanto io fossi [...] p[er]suasa certa di gia dell'affettuosa volontà di V. E. verso di me e quanta Stima io ne faccia, e che l'haurà rappresentato all'E. V. onde io mi restringo à ringraziarla dell'vff[icio] e ad augurare al di lei merito [...] con pieno animo tutte le più vere prosp[er]ità[.]

With modernised spelling:

Al signor cardinale Brancaccio.
Ho ricevuta la lettera di Vostra Eminenza da monsignor l'arcivescovo suo nipote, il quale, anche colle sue vive espressioni, ha voluto maggiormente assicurarmi del particolare godimento che ha cagionato in Vostra Eminenza il mio ritorno in Roma. Mi persuado però che monsignore avrà potuto facilmente conoscere quanto io fossi certa di gia dell'affettuosa volontà di Vostra Eminenza verso di me e quanta stima io ne faccia, e che l'avrà rappresentato all'Eminenza Vostra, onde io mi restringo a ringraziarla dell'ufficio e ad augurare al di lei merito con pieno animo le più vere prosperità.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Hò ricevuta la lettera di V. E. da Monsigr. Arcivescovo suo nipote, il quale anche colle sue vive espressioni hà voluto maggiormente assicurarmi del particolare gradimento che hà cagionato in V. E. il mio ritorno in Roma; Mi persuado però che Monsigr. havrà potuto facilmente conoscer, quanto io fossi certa di già dell'affettuosa volontà di V. E. verso di me, e quanta stima io ne faccia, e che l'havrà rappresentato a V. E. onde io mi restringo a ringraziarla dell'ufficio, e ad augurare al di lei merito con pieno animo le più vere prosperità.

French translation (my own):

J'ai reçu la lettre de Votre Éminence de votre neveu Monseigneur l'Archevêque, qui, même avec ses expressions vives, voulait plutôt m'assurer de la satisfaction particulière que mon retour à Rome causait à Votre Éminence. Je suis persuadée cependant que Monseigneur aura pu facilement savoir combien je fusse déjà certaine de la volonté affectueuse de Votre Eminence à mon égard, et combien j'en ai d'estime, et qu'il a dû le représenter à Votre Eminence, de sorte que je me borne à vous remercier de l'office et à vous souhaiter de tout mon cœur la plus vraie prospérité.

Swedish translation (my own):

Jag har mottagit Ers Eminens' brev från Er nevö, Ärkebiskopen, som även med sina livliga uttryck snarare velat försäkra mig om den särskilda tillfredsställelse, som min återkomst till Rom vållat Ers Eminens. Jag är dock övertygad om att monsignor lätt kunde ha vetat hur säker jag redan var på Ers Eminens' tillgivna vilja mot mig och hur mycket aktning jag har för den, och att han måste ha representerat det för Ers Eminens, så att jag begränsar mig att tacka Er för tjänsten och att önska Er av hela mitt hjärta ett verkligt välstånd.

English translation (my own):

I have received Your Eminence's letter from your nephew, the Archbishop, who, even with his lively expressions, wanted rather to assure me of the particular satisfaction which my return to Rome has caused Your Eminence. I am persuaded, however, that Monsignor could easily have known how certain I was already of Your Eminence's affectionate will towards me, and how much esteem I have for it, and that he must have represented it to Your Eminence, so that I confine myself to thanking you for the service and to wishing you with all my heart the truest prosperity.

French translation of the original (my own):

A Monseigneur le cardinal Brancaccio.
J'ai reçu la lettre de Votre Éminence par l'intermédiaire de Monseigneur l'archevêque, son neveu, qui, avec ses expressions vives, a tenu à me réaffirmer combien mon retour à Rome a été une joie pour Votre Éminence. Je me persuade, cependant, que Monseigneur a pu aisément comprendre et lui transmettre combien j'étais déjà certaine de la volonté affectueuse de Votre Éminence à mon égard et combien je l'estime. Je me restreins donc de lui remercier pour cet office et de lui souhaiter, de toute âme et en reconnaissance de ses mérites, les plus véritables prospérités.

Swedish translation of the original (my own):

Till monsignor kardinal Brancaccio.
Jag har mottagit Ers Eminens brev via monsignor ärkebiskopen, Er nevö, som med sina egna livliga uttryck har velat ytterligare försäkra mig om den särskilda glädje min återkomst till Rom har givit Ers Eminens. Jag övertygar mig under tiden om att monsignor lätt har kunnat veta och förmedla till Er hur säker jag redan var på Ers Eminens kärleksfulla vilja för mig och hur stor min aktning för Er är; jag begränsar mig därför till att tacka Er för denna tjänst och att av hela min själ, i erkännande av Era förtjänster, önska Er de största framgångar.

English translation of the original (my own):

To Monsignor Cardinal Brancaccio.
I have received Your Eminence’s letter via Monsignor the Archbishop, your nephew, who, with his own lively expressions, has wanted to further assure me of the particular pleasure my return to Rome has afforded Your Eminence. I persuade myself, in the meantime, that Monsignor will have been able to easily know and convey to you just how certain I already was of Your Eminence's affectionate will for me and how great my esteem for you is; I therefore restrict myself to thanking you for this office and to wishing for you with all my soul, in recognition of your merit, the truest prosperities.


Above: Kristina.


Above: Cardinal Francesco Maria Brancaccio.

Kristina's letter to Ferdinando II de' Medici, Grand Duke of Tuscany, undated

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'altezza; Lettere al gran duca di Toscana; Lettre 59: Christine de Suède au grand duc de Toscane, [s. l.], [s. d.] (digitisation page 54v-55r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.
[En ligne sur https://folia.scdi-montpellier.fr/recherche-folia/3644] (consulté le 05/08/2026 19:05).

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, pages 336 to 337, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)



The letter:

al Gr[an]: Duca di Tosc[an]a[.]
Mi è Stata presentata la lett[er]a di V. A. dal Prior Bichi Suo Amb[asciator]e Straord[ina]rio à q[ues]ta Corte, e l'hà accompagnata con espressioni Si vive dell'affettuosa volontà che V. A. mi conserua, e dè Sentim[en]ti cò quali ella con tutta la Sua Casa Sua hà goduto del mio felice ritorno à q[ues]t alma Città, che io oltre il renderlene grazie all'A V. l'assicuro che alla volontà e Stima grande ch'io porto al Suo merito corrisponderà Sempre al desiderio dell'occ[asio]ne di poternelela dimostrar l'una, e l'altra con l'opere: Mi rimetto al med[em]o Suo Amb[asciato]re il quale come haurà Saputo ben conoscere l'animo mio cosi mi p[er]suado che ne potrà ragguagliare intieram[en]te l'A. V. mentre Jo resto
D. V. A.

With modernised spelling:

Al gran duca di Toscana.
Mi è stata presentata la lettera di Vostra Altezza dal prior Bichi, suo ambasciatore straordinario a questa corte, e l'ha accompagnata con espressioni si vive dell'affettuosa volontà che Vostra Altezza mi conserva e de' sentimenti co' quali ella con la Casa sua ha goduto del mio felice ritorno a quest'alma città, che io, oltre il renderne grazie all'Altezza Vostra, l'assicuro che alla volontà e stima grande ch'io porto al suo merito corrisponderà sempre al desiderio dell'occasione di poterle dimostrar l'una e l'altra con l'opere. Mi rimetto al medemo suo ambasciatore, il quale, come avrà saputo ben conoscere l'animo mio così, mi persuado, che ne ragguaglierà intieramente l'Altezza Vostra, mentre io resto
di Vostra Altezza...

Arckenholtz's transcript of the letter:

Mi è stata presentata la lettera di V. A. dal Prior Richi [sic] suo Ambassadore straordinario, a questa Corte, e l'hà accompagnata con espressioni si vive dell'affettuosa volontà che V. A. mi conserva, e dei sentimenti coi quali ella con la Casa sua hà goduto del mio felice ritorno a quest'Alma Città, ch'io oltre il renderne grazie a V. A. l'assicuro che, alla volontà, e Stima grande ch'io porto al suo merito, corrisponderà sempre al desiderio dell'occasione di poterle dimostrar l'una, e l'altra con l'opere: Mi rimetto al medemo suo Ambassadore, il quale, come havrà saputo ben conoscer l'animo mio, cosi mi persuado, che ne ragguaglierlà intieramente L'A. V. mentre io resto D. V. E.

French translation (my own):

J'ai été présentée avec la lettre de Votre Altesse par le Prieur Bichi, son ambassadeur extraordinaire, à cette Cour, et il l'a accompagnée d'expressions de la volonté affectueuse que Votre Altesse conserve pour moi, et des sentiments qu'elle a avec sa maison pour moi. J'ai apprécié mon heureux retour dans cette Ville de l'Âme, que, en plus de rendre grâce à Votre Altesse, je vous assure qu'à la volonté et à la grande estime que j'apporte à votre mérite, cela correspondra toujours au désir d'avoir l'occasion de pouvoir vous montrer l'un, et l'autre avec les œuvres. Je m'en remets à son ambassadeur, qui, comme il aura bien connu mon âme, je suis persuadée qu'il informera entièrement Votre Altesse pendant que je reste de Votre Eminence, etc.

Swedish translation (my own):

Jag har fått Ers Höghet brev av Prior Bichi, hans ambassadör extraordinarie vid detta hov, och han har åtföljt det med uttryck för den tillgivna vilja som Ers Höghet behåller för mig, och de känslor som Ni och Ert hus har för mig. Jag har uppskattat min lyckliga återkomst till Själsstaden, som, förutom att tacka Ers Höghet, försäkrar Er att viljan och den stora aktning som jag ger till Er förtjänst alltid skall motsvara önskan att få möjligheten. för att kunna visa Er det ena, och det andra med verken. Jag hänvisar till Er ambassadör, som, eftersom han väl har känt min själ, jag är övertygad om att fullständigt underrätta Ers Höghet, under tiden förblir jag Ers Eminens', osv.

English translation (my own):

I have been presented with Your Highness's letter by Prior Bichi, his Ambassador Extraordinary to this court, and he has accompanied it with expressions of the affectionate will which Your Highness retains for me, and the sentiments which you and your house have for me. I have appreciated my happy return to this City of the Soul, which, in addition to giving thanks to Your Highness, I assure you that the will and the great esteem that I bring to your merit will always correspond to the desire to have the opportunity to be able to show you one, and the other with the works. I defer to your ambassador, who, as he will have known my soul well, I am persuaded will fully inform Your Highness, meanwhile I remain Your Eminence's, etc.

French translation of the original (my own):

Au grand-duc de Toscane.
La lettre de Votre Altesse m'a été remise par le prieur Bichi, son ambassadeur extraordinaire auprès de cette cour, et il l'a accompagnée de témoignages si chaleureux des vœux affectueux que Votre Altesse me porte et de la joie qu'elle et sa Maison ont témoignée à mon heureux retour dans cette Ville sainte, que je tiens, outre à lui en remercier, à l'assurer que la volonté et la haute estime que je porte à son mérite s'accorderont toujours avec mon désir de saisir l'occasion de lui le démontrer par mes actes. Je me remets à ce même ambassadeur, qui, ayant ainsi pu connaître mon âme, en informera, je m'en persuade, Votre Altesse, tandis que je reste
de Votre Altesse...

Swedish translation of the original (my own):

Till storhertigen av Toscana.
Ers Höghet har överlämnats till mig av prior Bichi, Er ambassadör extraordinarie vid detta hov, och han har åtföljt det med så livliga uttryck för Ers Höghet tillgivna önskningar för mig och för de känslor med vilka Ni och Ert Hus har glatt Er över min lyckliga återkomst till denna Heliga Stad, att jag, utöver att tacka Ers Höghet för detta, försäkrar Er att den vilja och stora aktning jag har för Era förtjänster alltid kommer att överensstämma med min önskan om att tillfället skall kunna betyga det ena och det andra med mina handlingar. Jag hänvisar mig åt samme ambassadör, som, eftersom han på så sätt har kunnat känna min själ, också, är jag övertygad om, kommer att informera Ers Höghet fullständigt om detta, medan jag förblir
Ers Höghets...

English translation of the original (my own):

To the Grand Duke of Tuscany.
Your Highness's letter has been presented to me by Prior Bichi, your ambassador extraordinary to this court, and he has accompanied it with such lively expressions of Your Highness's affectionate wishes for me and of the sentiments with which you and your House have rejoiced at my happy return to this Holy City, that I, in addition to thanking Your Highness for this, assure you that the will and great esteem I have for your merit will always correspond with my desire for the occasion to be able to demonstrate the one and the other with my actions. I remit myself to the same ambassador, who, as he will have been able to know my soul thus, will also, I am persuaded, inform Your Highness fully of this, while I remain
Your Highness's...


Above: Kristina.


Above: Ferdinando II de Medici, Grand Duke of Tuscany.

Kristina's letter to Magnus de la Gardie, dated December 1668

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al gran canceliere di Suezia; Lettres au grand chancelier de Suède; 9: Christine de Suède au grand chancelier de Suède, [s. l.], [s. d.] (digitisation page 7v-8r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 335, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)


Christina of Sweden, page 273, by Ida Ashworth Taylor, 1909; original at the University of Toronto



The letter:

au Gr[and] Chanc[elie]r de Suede
Le sieur Rosembac m'ayant fait tenir les despesches des fauorables resolutions Sur mes affaires m'a aussy fait rapport des faueurs, que Vous y auèz contribuè et comme J'ay tousiours eue vne entiere confiance en Vostre amitie c'est aussy auec ioye que Je reçois les tesmoignagés Signalès que Vous m'en auèz donnè en cette occasion: [Je suis persuadèe que Vous n'auèz pas manquè des Vos Soins pour me faire obtenir encore quelque chose de plus; mais les conionctures des temps ne l'ont pas peut estre p[er]mis] Je Vous en remercie de tout mon coeur, et Vous prie de me continuer à iamais uostre amitie Vous asseurant que Je ne manqueray pas d'y respondre auec toute la reconnoissance, et l'estime que Vous, pouuez désirer de Moy, priant Dieu &c.

With modernised spelling:

Au grand chancelier de Suède.
Le sieur Rosenbach m'ayant fait tenir les dépêches des résolutions sur mes affaires m'a aussi fait rapport des faveurs que vous y avez contribué, et comme j'ai toujours eue une entière confiance en votre amitié, je suis persuadée que vous n'avez pas manqué de vos soins pour me faire obtenir encore quelque chose de plus; mais les conjonctures des temps ne l'ont pas peut-être permis. Je vous en remercie de tout mon cœur et vous prie de me continuer à jamais votre amitié, vous assurant que je ne manquerai pas d'y répondre avec toute la reconnaissance et l'estime que vous pouvez désirer de moi, priant Dieu, etc.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Au Grand Chancelier de Suède.
Le Sieur de Rosembac m'ayant fait tenir les dépêches des Résolutions sur mes affaires, m'a aussi fait rapport de ce que vous y avez contribué; & comme j'ai toujours eu une entiére confiance en votre amitié, je suis persuadée que vous n'avez pas manqué de donner vos soins pour me faire obtenir encore quelque chose de plus; mais les conjonctures des tems ne l'ont pas peut-être permis. Je vous en remercie de tout mon cœur, & vous prie de me continuer à jamais votre amitié, vous assurant que je ne manquerai pas d'y répondre avec toute la reconnoissance & l'estime que vous pouvez desirer de moi, priant Dieu.

Swedish translation (my own):

Till svenske Rikskanslern.
Herr von Rosenbach, efter att ha givit mig depescherna av resolutionerna om mina ärenden, rapporterade ock för mig vad Ni bidragit till det; och då jag ju alltid haft fullständigt förtroende för Er vänskap, är jag övertygad om att Ni inte har underlåtit att ge Er uppmärksamhet för att låta mig skaffa något mer; men tidens konjunkturer tillät det kanske inte. Jag tackar Er för det av hela mitt hjärta och ber Er att fortsätta Er vänskap med mig för alltid och försäkrar Er om att jag skall ej misslyckas med att svara därpå med all den tacksamhet och aktning som Ni kan önska av mig, bedjande till Gud.

English translation (my own):

To the Grand Chancellor of Sweden.
Lord von Rosenbach, having given me the dispatches of the resolutions on my business, also reported to me what you contributed to it; and as I have always had complete confidence in your friendship, I am persuaded that you have not failed to give your attention to let me obtain something more; but the conjunctures of the times did not perhaps permit it. I thank you for it with all my heart and beg you to continue your friendship with me for always, assuring you that I will not fail to respond to it with all the gratitude and esteem that you can desire of me, praying to God.

Swedish translation of the original (my own):

Till Sveriges Rikskansler.
Herr von Rosenbach har, efter att ha sänt mig depescherna av resolutionerna angående mina angelägenheter, också rapporterat för mig om de tjänster som Ni har bidragit till dem, och eftersom jag alltid har haft fullt förtroende för Er vänskap, är jag övertygad om att Ni inte kommer att ha saknat Er omsorg för att få mig att skaffa något mer; men tidens konjunkturer tillät det kanske inte. Jag tackar Er för det av hela mitt hjärta och ber Er att fortsätta Er vänskap med mig för alltid, försäkrande Er om att jag inte kommer att underlåta att svara med all den tacksamhet och uppskattning som Ni kan önska av mig, bedjande till Gud osv.

English translation of the original (my own):

To the Grand Chancellor of Sweden.
Lord von Rosenbach, having sent me the dispatches of the resolutions on my affairs, has also reported to me on the favours that you have contributed to them, and as I have always had complete confidence in your friendship, I am persuaded that you will not have not lacked your care to make me obtain something more; but the conjunctures of the times perhaps did not allow it. I thank you for it with all my heart and beg you to continue your friendship with me forever, assuring you that I will not fail to respond with all the gratitude and esteem that you can desire from me, praying to God, etc.


Above: Kristina.


Above: Magnus de la Gardie.

Kristina's letter to Cardinal Leopoldo de' Medici, undated

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VI: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza; Lettere a principi d'altezza; Lettere al gran duca di Toscana; Lettre 58: Christine de Suède au cardinal de Médicis, [s. l.], [s. d.] (digitisation page 54v-55r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere a principi d'altezza e d'eccellenza, : , 1601-1700.
[En ligne sur https://folia.scdi-montpellier.fr/recherche-folia/3644] (consulté le 05/08/2026 19:38).

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, page 336, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)


Kristina's undated letter to Ferdinando II de' Medici, the Grand Duke of Tuscany, is here:


Her undated letter to Cardinal Brancaccio is here:


Her undated letter to Cardinal Rinaldo d'Este is here:


Another undated letter from Kristina to Cardinal Rinaldo d'Este is here:



"Il n'y eut pas jusqu'aux Princes & aux Cardinaux d'Italie, qui ne prirent part à cette satisfaction de la Reine, & ne se rejouirent de son heureux retour à Rome. Voici cinq Réponses de complimens de felicitation, que nous avons trouvé dans nos Recueils."

"Even the princes and cardinals of Italy shared in the Queen's satisfaction and rejoiced at her happy return to Rome. Here are five responses to compliments of congratulations that we have found in our collections."

The letter:

al Card[inal]e de Medici[.]
Stà V. E. così attenta à tutte le occ[asio]ni di moltiplicarmi gl'argomenti della Sua affettuosa propens[io]ne come ha fatto nuovam[en]te col mezzo pure del Prior Bichi che resta quì Ambas[ciatore] ord[inario] del Gr[an]. Duca fr[at]e di V. E. ch'io ben rifletto alla finezza con che ella va augmentando in me Sempre più li rispetti di Stima, e di volontà verso il Suo merito. Ne ringr[azio] p[er]ò l'E. V. assicurandola non p[er]derò alcuna occ[asio]ne oue io possa dimostrarle l'una e l'altra nell'op[er]e come più largam[en]te mi Son dichiarata col med[emo] Amb[asciato]re al quale mi rimetto, e mi confermo
D V E.

With modernised spelling:

Al cardinale de' Medici.
Sta Vostra Eminenza così attenta a tutte le occasioni di moltiplicarmi gl'argomenti della sua affettuosa propensione, come ha fatto nuovamente, col mezzo pure del prior Bichi, che resta qui ambasciatore ordinario del gran duca, frate di Vostra Eminenza, ch'io ben rifletto alla finezza con ch'ella va, aumentando in me sempre più li rispetti di stima e di volontà verso il suo merito. Ne ringrazio però l'Eminenza Vostra, assicurandola non perderò alcuna occasione ove io possa dimostrarle l'una e l'altra nell'opere, come più largamente mi son dichiarata col medemo ambasciatore, al quale mi rimetto; e mi confermo
di Vostra Eminenza...

Arckenholtz's transcript of the letter:

Stà V. E. così attenta a tutte le occasioni di moltiplicarmi gli argomenti della sua affettuosa propensione, come hà fatto nuovamente col mezzo pure del Prior Bichi che resta qui Ambass. ord:o del Gran Duca frate di V. E. ch'io ben rifletto alla finezza con ch'ella và aumentando in me sempre più li rispetti di stima, e di volontà verso il suo merito. Ne ringrazio però l'E. V. assicurandola non perderò alcuna occasione ove io possa dimostrarle l'una, e l'altro nell'opere, come più largamente mi son dichiarata col medemo Ambassadore al quale mi rimetto, e mi confermo D. V. E.

French translation (my own):

Votre Éminence est si attentive à toutes les occasions de multiplier les arguments de votre penchant affectueux, comme vous l'avez fait encore avec l'aide du Prieur Bichi, qui reste ici ordonné ambassadeur du Grand-Duc, frère de Votre Éminence, que je réfléchis bien à la finesse avec laquelle elle grandit plus en plus en mon respect et estime, et en empressement envers son mérite. Je remercie cependant Votre Éminence de l'avoir assurée que je ne manquerai aucune occasion où je pourrai démontrer l'un et l'autre dans les travaux, car je me suis plus pleinement déclarée auprès du même ambassadeur auquel je m'en remets, et je me confirme. De Votre Éminence, etc.

Swedish translation (my own):

Ers Eminens är så uppmärksam på varje tillfälle att multiplicera argumenten för Er tillgivna böjelse, som Ni har gjort igen med hjälp av prior Bichi, som kvarstår här som den ordinerade ambassadören för storhertigen, Ers Eminens' bror, att jag reflekterar väl över finessen med vilken Ni växer mer och mer i min respekt och aktning, och i iver efter Era förtjänster. Jag tackar Ers Eminens, under tiden, för att ha försäkrat honom att jag skall inte missa något tillfälle där jag kan demonstrera båda i verken, ty jag har mer fullständigt förklarat mig för samma ambassadör som jag litar på, och jag bekräftar mig. Ers Eminens', osv.

English translation (my own):

Your Eminence is so attentive to every opportunity to multiply the arguments of your affectionate inclination, as you have done again with the help of Prior Bichi, who remains here the ordained ambassador of the Grand Duke, Your Eminence's brother, that I reflect well on the finesse with which you grow more and more in my respect and esteem, and in eagerness towards your merit. I thank Your Eminence, in the meantime, for having assured him that I will not miss any opportunity where I can demonstrate both in the works, for I have more fully declared myself to the same ambassador on whom I rely, and I confirm myself. Your Eminence's, etc.

French translation of the original (my own):

Au cardinal de Médicis.
Votre Éminence est si attentive à chaque occasion de me témoigner son affection, comme elle l'a fait nouvellement par l'intermédiaire du prieur Bichi, qui demeure ici comme ambassadeur ordinaire du grand-duc, frère de Votre Éminence, que je réfléchis bien de la finesse avec laquelle elle va, ce qui accroît en moi le respect pour l'estime et la volonté que je porte à son égard. Cependant, je lui en remercie, l'assurant que je ne manquerai aucune occasion de le démontrer par mes actes, comme je l'ai plus largement déclaré à ce même ambassadeur, auquel je me remets; et je me confirme
de Votre Éminence...

Swedish translation of the original (my own):

Till kardinal de' Medici.
Ers Eminens är så uppmärksam vid varje tillfälle att mångfaldiga bevisen för mig på Er tillgivna benägenhet, vilket Ni nyligen har gjort genom prior Bichi, som stannar här som storhertigens ambassadör ordinarie, Ers Eminens' bror, att jag med glädje reflekterar över den finesse med vilken Ni går tillväga och ökar min aktning och vilja gentemot Era förtjänster. Under tiden tackar jag Ers Eminens för detta, försäkrande Er att jag inte kommer att missa något tillfälle att visa det ena och det andra i mina handlingar, som jag mer fullständigt har förklarat mig själv inför den samme ambassadören, som jag hänvisar mig till; och jag bekräftar mig som
Ers Eminens'...

English translation of the original (my own):

To Cardinal de' Medici.
Your Eminence is so attentive to every occasion to multiply for me the proofs of your affectionate propensity, as you have newly done, through Prior Bichi, who remains here as ambassador ordinary of the Grand Duke, Your Eminence's brother, that I reflect well on the finesse with which you proceed, increasing in me ever more the respect of esteem and will towards your merit. In the meantime, I thank Your Eminence for this, assuring you that I shall not miss any opportunity to demonstrate the one and the other in my actions, as I have more fully declared myself to the same ambassador, to whom I remit myself; and I confirm myself as
Your Eminence's...


Above: Kristina.


Above: Cardinal Leopoldo de' Medici.

Note: Kristina wrote this letter to Cardinal Leopoldo de' Medici (1617-1675), who was one of the brothers of Ferdinando II de' Medici, the Grand Duke of Tuscany (1610-1670). Their brother Giancarlo (born 1611) had passed away in 1663.

Kristina's letter to King Karl XI's regency, dated December 1668

Sources:

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, pages 335 to 336, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)


Christina of Sweden, page 273, by Ida Ashworth Taylor, 1909; original at the University of Toronto


The letter:

J'ai reçu les dépêches des favorables résolutions qu'on a prises dans la Diette sur mes affaires; & comme je sai que vous y avez apporté vos soins, je vous en remercie par la présente, vous priant de croire que je suis redevable de l'affection dont vous m'avez donné des marques si obligeantes en cette occasion. Conservez-moi toujours votre amitié, puisque je l'estime autant que vous le méritez, priant Dieu.

Swedish translation (my own):

Jag har mottagit depescherna av de i Riksdagen tagna gynnsamma resolutioner rörande mina affärer; och eftersom jag vet att Ni har tagit hand om det, tackar jag Er härmed, ber Er att tro att jag är skyldig för den tillgivenhet som Ni vid detta tillfälle har givit mig så förpliktande tecken. Bevara alltid Er vänskap åt mig, ty jag uppskattar den så mycket som Ni förtjänar, bedjande till Gud.

English translation (my own):

I have received the despatches of the favourable resolutions taken in the Riksdag concerning my affairs; and as I know that you have taken care of it, I hereby thank you for it, begging you to believe that I am indebted for the affection of which you have given me such obliging signs on this occasion. Always preserve your friendship for me, for I esteem it as much as you deserve, praying to God.


Above: Kristina.

Note: This letter has sadly since been lost from the Montpellier Collection.

Kristina falls into the harbour at Skeppsholmen, June [sic] 12, 1652

Source:

Det i Flor stående Stockholm, page 324, by Johann Georg Rudling, 1731 (1740 edition)


The anecdote:

Then 12. Junii [1652] hade Drottningen CHRISTINA then Olyckan, at Hon wid Skepps-Holmen i Stockholm (thit Hon sig, then ther liggande Skepps-Flottan at beskåda, begifwit hade,) af en Båt vti Strömmen (hwilken på thet samma Stället är öfwer 30. Alnar diup,) föll, och intill Bottnen nedersanck, men, wid Hennes Vpkomst, af en (vtaf ett ther wid liggiande stort Örlogs-Skepp springande) Cammar-Herre och Öfwerste, wid Namn Anthon Stenberg, angrepen, och ifrån then ögonskenliga Lifs-Faran frälsat blef, hwilken bemelte Stenberg Hon then nästföljande Dagen (för hans Henne bewiste Trohet skul) til Grefwe giorde.


Note: The accident actually happened in May 1652.

Kristina's letter to Bernhard von Rosenbach, dated November 28/December 8 (New Style), 1668

Sources:

Bibliothèque interuniversitaire (Montpellier); Manuscrits de la reine Christine; VIII: Lettere della regina ai suoi ministri; Lettere al signore de Rosembach; Lettres à Rosembach; 140: Christine de Suède à Rosembach, Rome, 8 décembre 1668 (digitisation pages 155v-187r to 187v-190r)


Christine (1626-1689 ; reine de Suède), Manuscrits de la reine Christine: Lettere della regina ai suoi ministri, : , 1601-1700.

The Foli@ online digital heritage library is here:


Copyright SCDI-UPV - Collections Université de Montpellier (shelfmark H 258).

Mémoires concernant Christine, reine de Suède, volume 3, pages 334 to 335, compiled and edited by Johan Arckenholtz, 1759; original at the National Library of Naples (Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III)


Christina of Sweden, page 273, by Ida Ashworth Taylor, 1909; original at the University of Toronto




The letter:

M[onsieu]r de Rosembac, J'ay receù uostre Lettre du 31 d'Octobre, pour responce de la quelle Je Vous dis que Je suis bien aise d'apprendre que Vous Sollicitièz le payement de la Somme liquide, et la liquidation des mes autres pretentions, J'ay ordonnè à Gammal de les faire liquider par les Ministres de Pomeranie, et de Vous enuoyer la dessùs toutes le[s] notices necessaires, il ne Serà donc pas besoin d'enuoyer pour cela aucune autre personne en Suede. Le Grand Thresorier m'a desia escrit pour quitter la Charge de Mon Gouuerneur General, Vous verrèz icy iointe la copie de la responce que Je luy ay faite. uoyèz la lettre mesme[.]

Je Vous enuoye les Lettres des remerciments pour le Roy, et pour tous les messieurs de la Regence, Vous les rendrèz, et les accompagnerèz aussy de Vos expressions leur tesmoignant ma reconnoissance pour tout ce qui ont contribue de fauorable à mes interests.

Pour le pourtrait du Roy, et de la Reyne Vous le porterèz auec Vous, et cependant Vous asseurerèz la Reyne de l'estime, auec la quelle J'ay réceù les expressions, et amities que Vous m'auèz fait de Sa part[.]

Touchant uostre retour Je me remets à ce que Je Vous ay escrit dans mes precedentes, c'est a dire qu'il faut premierem[en]t executer tous les ordres, et bien establir tous mes interests. Dieu Vous conserue. Rome ce 8.e Dec[emb]re. 1668 —
Christine Alessandra[.]
/ M Santini

With modernised spelling:

Monsieur de Rosenbach,
J'ai reçu votre lettre du 31 d'octobre, pour réponse de laquelle je vous dis que je suis bien aise d'apprendre que vous sollicitiez le paiement de la somme liquide et la liquidation de mes autres prétentions. J'ai ordonné à Gammal de les faire liquider par les ministres de Poméranie et de vous envoyer là-dessus toutes le[s] notices nécessaires; il ne sera donc pas besoin d'envoyer pour cela aucune autre personne en Suède. Le grand trésorier m'a déjà écrit pour quitter la charge de mon gouverneur général; vous verrez ici-jointe la copie de la réponse que je lui ai faite. Voyez la lettre même.

Je vous envoie les lettres des remerciments pour le roi et pour tous les messieurs de la régence, vous les rendrez et les accompagnerez aussi de vos expressions, leur témoignant ma reconnaissance pour tout ce qui ont contribué de favorable à mes intérêts.

Pour le portrait du roi et de la reine, vous le porterez avec vous, et cependant vous assurerez la reine de l'estime avec laquelle j'ai reçu les expressions et amitiés que vous m'avez fait de sa part.

Touchant votre retour, je me remets à ce que je vous ai écrit dans mes précédentes, c'est-à-dire qu'il faut premièrement exécuter tous les ordres et bien établir tous mes intérêts. Dieu vous conserve. Rome, ce 8 décembre 1668. —
Christine Alessandra.
M. Santini.

Arckenholtz's transcript of the letter:

Le 8. Décembre, 1668.
Monsieur de Rosenbac, j'ai reçu votre Lettre du 31. d'Octobre, en réponse de laquelle je vous dis, que je suis bien aise d'apprendre, que vous sollicitiez le payement de la somme liquide & la liquidation de mes autres pretentions. J'ai ordonné à Gammal de les faire liquider par les Ministres de Poméranie, & de vous envoyer là-dessus toutes les notices nécessaires: il ne sera donc pas besoin d'envoyer pour cela aucune autre personne en Suède.

Le Grand-Trésorier m'a déjà écrit, pour quitter la Charge and mon Gouverneur-Général. Vous verrez ci-joint la Copie de la Réponse que je lui ai faite. Voyez la Lettre même.

Je vous envoye les Lettres de remercimens pour le Roi & pour tous les Messieurs de la Régence; vous les rendrez, & les accompagnerez aussi de termes propres à leur marquer ma reconnoissance pour tout ce qu'ils ont contribué de favorable à mes intérêts.

Pour le Portrait du Roi & de la Reine, vous le porterez avec vous, & cependant vous assurerez la Reine de l'estime avec laquelle j'ai reçu les expressions & amitiés, que vous m'avez faites de sa part.

Touchant votre retour, je me remets à ce que je vous ai écrit dans mes précédentes, c'est-à-dire, qu'il faut premiérement exécuter tous les ordres, & bien établir tous mes intérêts. Dieu vous conserve.
Christine Alessandra.

Swedish translation (my own):

Den 8 december 1668.
Herr von Rosenbach, jag har mottagit Ert brev av den 31 oktober, som svar varpå säger jag Er att det glädjer mig mycket att få veta att Ni begär betalning av det likvida beloppet och reglering av mina övriga fordringar. Jag har beordrat Gammal att låta likvidera dem av Pommerns ministrar och att skicka Er alla nödvändiga underrättelser därpå. Det kommer därför inte att behövas skicka någon annan till Sverige för detta.

Riksskattmästaren har redan skrivit till mig för att lämna ämbetet som min generalguvernör. Ni kommer att se den bifogad kopia av svaret som jag gjort till honom. Se själva brevet.

Jag sänder Er tackbrev för Konungen och för alla herrarna i förmyndarregeringen; Ni skall lämna tillbaka dem och även åtfölja dem med lämpliga villkor för att visa dem min tacksamhet för allt de har bidragit med till förmån för mina intressen.

Vad porträttet av Konungen och Drottningen angår, så skall Ni bära det med Er, och under tiden skall Ni försäkra Drottningen om den aktning, med vilken jag fått de uttryck och vänskapsband, som Ni visat mig från henne.

Berörande Er återkomst hänvisar jag till det jag skrev till Er i mina tidigare brev, det vill säga att det är nödvändigt att först utföra alla befallningarna och att fastställa alla mina intressen väl. Gud bevare Er.
Kristina Alessandra.

English translation (my own):

December 8, 1668.
Lord von Rosenbach, I have received your letter of October 31, in response to which I tell you that I am very glad to learn that you are requesting the payment of the liquid sum and the settlement of my other claims. I have ordered Gammal to have them liquidated by the ministers of Pomerania, and to send you all the necessary notices thereupon. There will therefore be no need to send anyone else to Sweden for this.

The Grand Treasurer has already written to me, to vacate the office of my Governor General. You will see attached the copy of the answer that I made to him. See the letter itself.

I send you letters of thanks for the King and for all the gentlemen of the Regency; you will return them, and also accompany them with appropriate terms to show them my gratitude for all that they have contributed in favour of my interests.

As for the portrait of the King and Queen, you will carry it with you, and in the meantime you will assure the Queen of the esteem with which I have received the expressions and friendships you have shown me from her.

Touching your return, I refer to what I wrote to you in my previous letters, that is to say, that it is necessary first to carry out all the orders and to establish all my interests well. God preserve you.
Kristina Alessandra.

Swedish translation of the original (my own):

Herr von Rosenbach,
Jag har mottagit Ert brev av den 31 oktober, som svar på vilket jag säger Er att det glädjer mig mycket att få veta att Ni begär betalning av det likvida beloppet och likvidation av mina andra anspråk. Jag har befallt Gammal att låta lösa dem av de pommerska ministrarna och sända Er alla nödvändiga meddelanden därom; det kommer därför att vara onödigt att skicka någon annan person till Sverige för detta ändamål. Skattmästaren har redan skrivit till mig för att han skall lämna anklagelsen för min generalguvernör; Ni kommer att se här bifogad kopian av svaret som jag har gjort till honom. Se själva brevet.

Jag sänder Er tackbreven för konungen och för alla förmyndarregeringens herrar, Ni skall återlämna dem och även åtfölja dem med Era uttryck, och betyga för dem min tacksamhet för allt som har bidragit gynnsamt till mina intressen.

Vad beträffar porträttet av konungen och drottningen, så skall Ni bära det med Er, och emellertid skall Ni försäkra drottningen om den aktning med vilken jag fått de uttryck och vänskaper som Ni har gjort mig av henne.

När jag berör Er återkomst, hänvisar jag mig till vad jag har skrivit till Er i mina tidigare brev, det vill säga att det först är nödvändigt att utföra alla befallningar och att väl fastställa alla mina intressen. Gud bevare Er. Rom, den 8 december 1668. —
Kristina Alessandra.
M. Santini.

English translation of the original (my own):

Lord von Rosenbach,
I have received your letter of October 31, in reply to which I tell you that I am very pleased to learn that you are requesting the payment of the liquid sum and the liquidation of my other pretensions. I have ordered Gammal to have them settled by the Pomeranian ministers and to send you all the necessary notices thereon; it will therefore be unnecessary to send any other person to Sweden for this purpose. The Grand Treasurer has already written to me so as that he may quit the charge of my governor general; you will see here attached the copy of the reply that I have made to him. See the letter itself.

I am sending you the letters of thanks for the King and for all the gentlemen of the regency, you will return them and also accompany them with your expressions, testifying to them my gratitude for everything that has contributed favourably to my interests.

As for the portrait of the King and Queen, you will carry it with you, and in the meantime you will assure the Queen of the esteem with which I have received the expressions and friendships that you have made to me from her.

Touching your return, I remit myself to what I have written to you in my previous letters, that is to say that it is first necessary to execute all the orders and to establish well all my interests. God preserve you. Rome, December 8, 1668. —
Kristina Alessandra.
M. Santini.


Above: Kristina.