Tuesday, July 4, 2023

Resident Antoine de Courtin's letter to Karl Gustav, dated February 19/March 1 (New Style), 1658

Source:

Riksarkivet, pages 166 to 168 in Brev till Kungl. M:t; Residenten Antoine de Courtin; Ordinarie beskickningar 1625-1806; Svenska beskickingars till Frankrike brev och arkiv 1625-1806; Diplomatica Gallica 1542-1809





The letter:

Sire
M. le Cardinal estant Jndisposé de la Goutte; Vostre Majesté n'apprendra par cette lettre que l'arriuée de la Reine Christine en cette Cour, où l'on a consenty à la fin qu'elle vinst apres les grandes Jnstances que Sa Majesté en auoit faictes[.] Elle arriua dimanche au Soir à 7 heures, et donna par cette venuë Si hastée des marques de Son Jmpatience, Car au temps qu'il faict et parmy le desbordement vniuersel des Riuieres, la Cour ne pensoit pas qu'elle deûst encore User du consentement qu'elle donnoit au Voyage de Sa Majesté: Mais Sans perdre temps elle est venuë tantost en Carrosse, tantost en bateau, en Chaise à Cheval, et est arriuée seule auec deux des Siens dans vn Carrosse; Ses filles & Sa Suite n'arriuerent que Six heures apres elle, Et prenent comme vn miracle qu'elles ayent peû Se conduire jusques Jcy[.] M. le Cardinal a quitté à Sa Majesté l'appartement qu'il occupe dans le Louure, luy donne Ses Officiers pour la Seruir, & Sa table; Son Eminence S'est logée tout contre en attendant le depart de Sa Majesté, que l'on tient asseuré pour mercredy ou Jeudy.

Par ce qui S'est passé depuis que Sa Majesté est jcẏ Je Juge qu'elle n'y est venuë que par curiosité et pour auoir part aux diuertissemens du Carnaual[.] Toute la nuict Se passe au balet et au bal, le matin à dormir et l'apres disnée à la foire & à la Comedie; Et cela Auec tant d'assiduité, que je n'ay peû encore auoir l'honneur de luy rendre mes respectz.

Toute la Cour fesant la mesme chose c'est vn crime de parler d'affaires. Je me suis cependant Jnformé Sous main, Si cette Majesté n'auoit point faict d'auances, et Si l'on n'en Viendroit pas à la gratiffier de quelque present ou benefice. J'ay appris de bonne part que pour ce qui estoit des benefices, la Cour n'auoit pas Vne Veine qui tendist à luy en donner; que l'on ne Se Sentoit pas trop obligé de S'Jncommoder à Son Sujet; Qu'on la traictoit auec caresses, parce que la Cour estoit bonne, le Roy jeune & galant, qui ne Veut pas donner lieu à cette Princesse de Se plaindre de Sa ciuilité. Je coulay vn mot pour penetrer en cas que la Cour baillast des benefices à la Reine Christine. Si elle ne le feroit pas en compensation des biens de Pomeranie, l'on me respondit que difficilement feroit-on vne negotiation de ces Benefices (supposé qu'on luy en donnast) par ce que d'vne part la Cour les luy bailleroit comme Vne pure gratiffication, dont on blesseroit la bienseance Si on luy en fesoit vne deduction Sur Son bien: Et d'Vn autre costé ce Seroit contre la Conscience et comme vne espece de Simonie, puis qu'il ce Seroit vendre des benefices à cette Reine que de les luy donner en eschange d'autre bien. L'on reuenoit tousjours à dire qu'il y auoit grande apparence que l'on ne S'exposeroit pas à ces difficultés et qu'on ne luy en donneroit point du tout.

Qu'il estoit Vray qu'on auoit mis en deliberation de luy faire encore quelque regale; mais qu'il n'y auoit encore rien de resolu pour cela; Que l'on Se plaignoit cependant vn peu de l'œconomie de la maison de cette Princesse, qui estoit comme le tonneau des Danaïdes plus on ẏ mettoit plus jl en vuidoit.

La poste n'est point arriuée cette Semaine. L'on attribuë cette Jnterruption à l'Jnondation des Riuieres, que l'on n'a point veu telle de memoire d'homme. L'on est allé en batteau presque dans toutes les Ruës de Paris. La Seine a emporté la Nuict passée le pont Marie de l'Jsle nostre Dame où jl y a eu douze maisons abismées & tous les habitans noyéz. Le bon Dieu Veüille que le degel ne trauerse point les desseins de Vostre Majesté. Je Suis et Seray toute ma vie dans le profond respect que je dois.
Sire
de V:re Majesté.
Le tres humble tres obeïssant
et tres fidele Sujet.
De Courtin.
A Paris le 19 feurier/1 mars } 1658

With modernised spelling:

Sire,
Monsieur le cardinal étant indisposé de la goutte, Votre Majesté n'apprendra par cette lettre que l'arrivée de la reine Christine en cette Cour, où l'on a consenti à la fin qu'elle vint après les grandes instances que Sa Majesté en avait faites. Elle arriva dimanche au soir à 7 heures et donna par cette venue si hâtée des marques de son impatience, car au temps qu'il fait et parmi le débordement universel des rivières, la Cour ne pensait pas qu'elle dût encore user du consentement qu'elle donnait au voyage de Sa Majesté. Mais, sans perdre temps, elle est venue tantôt en carrosse, tantôt en bâteau, en chaise à cheval, et est arrivée seule avec deux des siens dans un carrosse. Ses filles et sa suite n'arrivèrent que six heures après elle et prennent comme un miracle qu'elles aient pu se conduire jusqu'ici.

Monsieur le cardinal a quitté à Sa Majesté l'appartement qu'il occupe dans le Louvre, lui donne ses officiers pour la servir, et sa table. Son Éminence s'est logée tout contre en attendant le depart de Sa Majesté, que l'on tient assuré pour mercredi ou jeudi.

Par ce qui s'est passé depuis que Sa Majesté est ici, je juge qu'elle n'y est venue que par curiosité et pour avoir part aux divertissements du Carnaval. Toute la nuit se passe au ballet et au bal, le matin à dormir et l'après-dînée à la foire et à la comédie; et cela avec tant d'assiduité que je n'ai pu encore avoir l'honneur de lui rendre mes respects.

Toute la Cour faisant la même chose, c'est un crime de parler d'affaires. Je me suis cependant informé sous main si cette Majesté n'avait point fait d'avances, et si l'on n'en viendrait pas à la gratifier de quelque présent ou bénéfice. J'ai appris de bonne part que pour ce qui était des bénéfices, la Cour n'avait pas une veine qui tendit à lui en donner; que l'on ne se sentait pas trop obligé de s'incommoder à son sujet; qu'on la traitait avec caresses, parce que la Cour était bonne, le roi jeune et galant, qui ne veut pas donner lieu à cette princesse de se plaindre de sa civilité.

Je coulai un mot pour pénétrer en cas que la Cour baillât des bénéfices à la reine Christine. Si elle ne le ferait pas en compensation des biens de Poméranie, l'on me répondit que difficilement ferait-on une négotiation de ces bénéfices (supposé qu'on lui en donnât) par ce que d'une part la Cour les lui baillerait comme une pure gratification, dont on blesserait la bienséance si on lui en faisait une déduction sur son bien; et, d'un autre côté, ce serait contre la conscience et, comme une espèce de simonie, puis qu'il ce serait vendre des bénéfices à cette reine que de les lui donner en échange d'autre bien. L'on revenait toujours à dire qu'il y avait grande apparence que l'on ne s'exposerait pas à ces difficultés et qu'on ne lui en donnerait point du tout.

Qu'il était vrai qu'on avait mis en délibération de lui faire encore quelque régale, mais qu'il n'y avait encore rien de résolu pour cela; que l'on se plaignait cependant un peu de l'économie de la maison de cette princesse, qui était comme le tonneau des Danaïdes: plus on y mettait, plus il en vidait.

La poste n'est point arrivée cette semaine. L'on attribue cette interruption à l'inondation des rivières que l'on n'a point vu telle de mémoire d'homme. L'on est allé en bâteau presque dans toutes les rues de Paris. La Seine a emporté la nuit passée le Pont Marie de l'Île Notre Dame, où il y a eu douze maisons abîmées et tous les habitants noyés. Le bon Dieu veuille que le dégel ne traverse point les desseins de Votre Majesté. Je suis et serai toute ma vie dans le profond respect que je dois,
Sire,
de Votre Majesté
le très humble, très obéissant et très fidèle sujet
De Courtin.
A Paris, le 19 février/1 mars 1658.

Swedish translation (my own):

Min herre,
Eftersom monsieur kardinalen inte är opasslig av gikt, kommer Ers Majestät endast att lära av detta brev om drottning Kristinas ankomst till detta hov, där det slutligen kom överens om att hon skulle komma efter de stora bön som Hennes Majestät hade gjort. Hon anlände på söndagskvällen vid klockan 7 och gav så hastigt genom denna ankomst tecken på sin otålighet, ty i vädret och bland flodernas allmänna översvämning ansåg inte domstolen att hon fortfarande skulle använda det samtycke som den gav till Hennes Majestäts resa. Men utan att slösa tid kom hon, ibland i en vagn, ibland i en båt, i en hästdragen stol, och hon kom ensam med två av sin familj i en vagn. Hennes flickor och följe kom inte förrän sex timmar efter henne, och de ser det som ett mirakel att de lyckades ta sig hit.

Monsieur kardinalen har lämnat Hennes Majestät appartemanget han upptar i Louvren, ger henne sina officerare för att tjäna henne och hans bord. Hans Eminens har tagit bostad i närheten medan han väntar på Hennes Majestäts avgång, vilket man håller säkert på onsdag eller torsdag.

Av vad som har hänt sedan Hennes Majestät har varit här, bedömer jag att hon bara har kommit hit av nyfikenhet och för att ta del av Karnavals underhållningar. Hela natten spenderas på baletten och balen, förmiddagen i att sova och eftermiddagen på kermässen och på komedin; och det med så mycket ihärdighet att jag ännu inte har kunnat få äran att visa henne min respekt.

Eftersom hela hovet gör samma sak, är det ett brott att tala om affärer. Jag har dock i hemlighet frågat, om inte denna Majestät gjort några framsteg, och om det inte skulle komma till den punkten att tillfredsställa henne med någon present eller något beneficium. Jag lärde mig från god part att när det gällde förmåner hade hovet ingen tur som tenderade att ge henne dem; att man inte kände sig alltför mycket skyldig att besvära sig därom; att man behandlade henne med karesser därför att hovet var gott och konungen var ung och galant, som inte vill ge denna prinsessa anledning att klaga på sin hövlighet.

Jag smög in ett ord för att penetrera ifall hovet gav beneficier till drottning Kristina. Om hon inte skulle göra det som kompensation för Pommerns egendom fick jag höra att det skulle vara svårt att förhandla om dessa förmåner (förutsatt att de gavs till henne) eftersom hovet å ena sidan skulle ge henne dem som en ren  tillfredsställelse, vars anständighet skulle skadas, om avdrag gjordes honom från hans egendom; och å andra sidan vore det mot samvetet och som ett slags simoni, eftersom det vore att sälja förmåner till denna drottning att ge henne dem i utbyte mot annat gott. Man kom alltid tillbaka till att säga att det var mycket troligt att man inte skulle utsätta sig för dessa svårigheter och att man inte skulle ge henne några alls.

Att det var sant att de hade övervägt att förtjäna henne ytterligare, men att inget ännu var bestämt om det; att man klagade lite över ekonomin i denna prinsessas hus, som var som danaidernas kärl: ju mer man lade in, desto mer tömdes det.

Posten kom inte denna vecka. Man tillskriver detta avbrott till översvämningen av floder som inte har setts i levande minne. Man åkte båt nästan på alla Paris gator. Seinen sopade i natt bort Pont Marie d'Île Notre Dame, där det fanns tolv skadade hus och alla invånare drunknade. Gud give att tjällossningen inte stör Ers Majestäts dessänger. Jag är och kommer att vara hela mitt liv i den djupa respekt jag är skyldig,
min herre,
Ers Majestäts
ödmjukaste, lydigaste och trognaste tjänare
De Courtin.
Paris, den 19 februari/1 mars 1658.

English translation (my own):

Sire,
Monsieur the Cardinal being indisposed to gout, Your Majesty will only learn from this letter of Queen Kristina's arrival at this Court, where it was finally agreed that she should come after the great entreaties that Her Majesty had made. She arrived on Sunday evening at 7 o'clock and so hastily gave by this arrival signs of her impatience, because in the weather and among the universal overflow of the rivers, the Court did not think that she should still use the consent that it gave to Her Majesty's voyage. But, without wasting time, she came, sometimes in a carriage, sometimes in a boat, in a horse-drawn chair, and she arrived alone with two of her family in a carriage. Her girls and retinue did not arrive until six hours after her, and they take it as a miracle that they managed to get here.

Monsieur the Cardinal has left Her Majesty the apartment he occupies in the Louvre, gives her his officers to serve her, and his table. His Eminence has taken up residence close by while awaiting Her Majesty's departure, which is assured for Wednesday or Thursday.

From what has happened since Her Majesty has been here, I judge that she has only come here out of curiosity and to take part in the entertainments of Carnaval. The whole night is spent at the ballet and at the ball, the morning in sleeping, and the afternoon at the fair and at the comedy; and that with so much assiduity that I have not yet been able to have the honour of paying her my respects.

The whole court doing the same thing, it is a crime to speak of affairs. I have, however, inquired secretly if this Majesty had not made any advances, and if it would not come to the point of gratifying her with some present or benefice. I learned from good part that as far as benefices were concerned, the Court had no luck which tended to give them to her; that one did not feel too much obliged to inconvenience oneself about it; that one treated her with caresses because the Court was good and the King was young and gallant, who does not want to give this princess reason to complain of his civility.

I slipped in a word to penetrate in case the Court gave benefices to Queen Kristina. If she would not do so in compensation for the property of Pomerania, I was told that it would be difficult to negotiate these benefices (supposed that they were given to her) because on the one hand the Court would give them to her as a pure gratification, the propriety of which would be hurt if a deduction was made to him from his property; and, on the other hand, it would be against conscience and like a kind of simony, since it would be selling benefices to this Queen to give them to her in exchange for other good. One always came back to saying that it was very likely that one would not expose oneself to these difficulties and that one would not give her any at all.

That it was true that they had deliberated on regaling her some more, but that nothing had yet been decided on that; that one complained a little about the economy of the house of this princess, which was like the vessel of the Danaïdes: the more one put in, the more it emptied.

The post did not arrive this week. One attributes this interruption to the flooding of rivers which have not been seen in living memory. One went by boat almost in all the streets of Paris. Last night the Seine swept away the Pont Marie d'Île Notre Dame, where there were twelve damaged houses and all the inhabitants were drowned. God grant that the thaw does not interfere with Your Majesty's designs. I am and will be all my life in the deep respect that I owe,
Sire,
Your Majesty's
most humble, most obedient and most faithful servant
De Courtin.
Paris, February 19/March 1, 1658.


Above: Kristina.


Above: Cardinal Jules Mazarin.


Above: Karl Gustav.


Above: Antoine de Courtin.

Note: family = retinue, entourage.

Excerpt from resident Antoine de Courtin's letter to Karl Gustav, dated February 12/22 (New Style), 1658

Source:

Riksarkivet, page 165 in Brev till Kungl. M:t; Residenten Antoine de Courtin; Ordinarie beskickningar 1625-1806; Svenska beskickingars till Frankrike brev och arkiv 1625-1806; Diplomatica Gallica 1542-1809


The letter excerpt:

Sire
... Quant à la despeche qui contient les raisons qui nous auons pour refuter celles du Conseil qui nie la debte des Vieux Subsides, Je les ay Suffisam[en]t rebatuës; mais Sans presser dauantage je m'en Seruiray pour descouurir Si on Seroit d'humeur à donner des biens d'Esglise à la Reine Christine. Je ne le pense pas et demeure dans cette croyance; qu'estant redoutable à la Cour, Elle ne luy laissera jamais prendre pied en France. Peut-estre en juge-je mal à propos; Et en ce cas là J'auray Soin que la chose Se passe au profit de V. M. et en compensation des biens de Pomeranie. Sa Majesté est encore à fontainebleau, quelques vns disent que la moitié de Son bagage est deja partie[.] ...
Sire
de V:re Majesté.
Le tres humble tres obeïssant et
tres fidele Sujet.
De Courtin.
De Paris le 12/22 feurier 1658.

With modernised spelling:

Sire,
... Quant à la dépêche qui contient les raisons qui nous avons pour refuter celles du Conseil, qui nie la dette des vieux subsides, je les ai suffisamment rebattues; mais, sans presser davantage, je m'en servirai pour découvrir si on serait d'humeur à donner des biens d'Église à la reine Christine. Je ne le pense pas et demeure dans cette croyance, qu'étant redoutable à la Cour, elle ne lui laissera jamais prendre pied en France. Peut-être en juge-je mal à propos? Et en ce cas-là j'aurai soin que la chose se passe au profit de Votre Majesté et en compensation des biens de Poméranie. Sa Majesté est encore à Fontainebleau. Quelques-uns disent que la moitié de son bagage est déjà partie. ...
Sire,
de Votre Majesté
le très humble, très obéissant et très fidèle sujet
De Courtin.
De Paris, le 12/22 février 1658.

Swedish translation (my own):

Min herre,
... När det gäller depescherna som innehåller de skäl som vi har för att motbevisa Rådets, som förnekar de gamla subventionernas skuld, har jag täckt dem tillräckligt; men, utan att skynda vidare, skall jag använda den för att ta reda på om man skulle vara på humör att ge Kyrkogods åt drottning Kristina. Jag tror inte det, och jag är fortfarande i tron ​​att, eftersom hon är redoutabel vid hovet, vill det aldrig tillåta henne att få fotfäste i Frankrike. Kanske missbedömer jag detta? Och i så fall skall jag se till att saken sker till förmån för Ers Majestät och som ersättning för godset i Pommern. Hennes Majestät är fortfarande i Fontainebleau. Vissa säger att hälften av hennes bagage redan har lämnat. ...
Min herre,
Ers Majestäts
ödmjukaste, lydigaste och trognaste tjänare
De Courtin.
Från Paris, den 12/22 februari 1658.

English translation (my own):

Sire,
... As for the despatch which contains the reasons which we have for refuting those of the Council, which denies the debt of the old subsidies, I have covered them sufficiently; but, without hurrying further, I will use it to find out if one would be in a mood to give Church property to Queen Kristina. I do not think so, and I remain in the belief that, her being redoubtable at Court, it will never allow her to gain a foothold in France. Perhaps I am judging wrongly in this? And in that case, I will take care that the thing happens for the benefit of Your Majesty and in compensation for the estate in Pomerania. Her Majesty is still at Fontainebleau. Some say that half of her baggage has already left. ...
Sire,
Your Majesty's
most humble, most obedient and most faithful servant
De Courtin.
From Paris, February 12/22, 1658.


Above: Kristina.


Above: Karl Gustav.


Above: Antoine de Courtin.

Excerpt from resident Antoine de Courtin's letter to Karl Gustav, dated February 5/15 (New Style), 1658

Source:

Riksarkivet, page 158 in Brev till Kungl. M:t; Residenten Antoine de Courtin; Ordinarie beskickningar 1625-1806; Svenska beskickingars till Frankrike brev och arkiv 1625-1806; Diplomatica Gallica 1542-1809


The letter excerpt:

Sire
... Nous n'auons rien de considerable. Cette nuict le Roy a dancé Son Balet pour la premiere fois. On murmuroit que la Reine Christine ẏ deuoit venir Jncognitò: mais je n'ay pas ouÿ qu'elle ẏ Soit venuë. ...
Sire
de V:re Majesté.
Le tres humble tres obeïssant
et tres fidele Sujet.
De Courtin
A Paris le 5/15 feurier
1658.

With modernised spelling:

Sire,
... Nous n'avons rien de considerable. Cette nuit le roi a dansé son ballet pour la première fois. On murmurait que la reine Christine y devait venir incognito, mais je n'ai pas ouï qu'elle y soit venue. ...
Sire,
de Votre Majesté
le très humble, très obéissant et très fidèle sujet
De Courtin.
A Paris, le 5/15 février 1658.

Swedish translation (my own):

Min herre,
... Vi har inget betydande. Inatt dansade konungen sin balett för första gången. Det mumlades att drottning Kristina skulle ha kommit dit inkognito, men jag hörde inte att hon kom dit. ...
Min herre,
Ers Majestäts
ödmjukaste, lydigaste och trognaste tjänare
De Courtin.
Paris, den 5/15 februari 1658.

English translation (my own):

Sire,
... We do not have anything considerable. This night the King danced his ballet for the first time. It was murmured that Queen Kristina was to have come there incognito, but I did not hear that she came there. ...
Sire,
Your Majesty's
most humble, most obedient and most faithful servant
De Courtin.
Paris, February 5/15, 1658.


Above: Kristina.


Above: King Louis XIV of France.


Above: Karl Gustav.


Above: Antoine de Courtin.

Monday, July 3, 2023

Excerpt from resident Antoine de Courtin's letter to Karl Gustav, dated January 25/February 4 (New Style), 1658

Source:

Riksarkivet, page 154 in Brev till Kungl. M:t; Residenten Antoine de Courtin; Ordinarie beskickningar 1625-1806; Svenska beskickingars till Frankrike brev och arkiv 1625-1806; Diplomatica Gallica 1542-1809


The letter excerpt:

Sire
... La Reine Christine est encore à fontainebleau. L'on parle Jcẏ b[e]aucoup des grandz projetz, qu'elle faict pour la Conqueste du Royaume de Naples où plusieurs Argonautes la doiuent suiure. ...
Sire
de V:re Majesté.
Le tres humble tres obeïssant
et tres obligé & tres fidele Sujet
De Courtin
A Paris le 25 Januier
1658.

With modernised spelling:

Sire,
... La reine Christine est encore à Fontainebleau. L'on parle ici beaucoup des grands projets qu'elle fait pour la conquête du royaume de Naples, où plusieurs argonautes la doivent suivre. ...
Sire,
de Votre Majesté
Le très humble, très obéissant et très obligé et très fidèle sujet
De Courtin.
A Paris, le 25 janvier 1658.

Swedish translation (my own):

Min herre,
... Drottning Kristina är fortfarande kvar på Fontainebleau. Här talas mycket om de stora projekter hon gör för erövringen av riket Neapel, där flera argonauter skulle följa henne. ...
Min herre,
Ers Majestäts
ödmjukaste, lydigaste och mest förbundne och trognaste undersåte
De Courtin.
Paris, den 25 januari 1658.

English translation (my own):

Sire,
... Queen Kristina is still at Fontainebleau. There is much talk here of the great projects she is making for the conquest of the realm of Naples, where several argonauts are to follow her. ...
Sire,
Your Majesty's
most humble, most obedient and most obliged and most faithful servant
De Courtin.
Paris, January 25, 1658.


Above: Kristina.


Above: Karl Gustav.


Above: Antoine de Courtin.

Excerpt from resident Antoine de Courtin's letter to Karl Gustav, dated January 22/February 1, 1658 (New Style)

Source:

Riksarkivet, page 150 in Brev till Kungl. M:t; Residenten Antoine de Courtin; Ordinarie beskickningar 1625-1806; Svenska beskickingars till Frankrike brev och arkiv 1625-1806; Diplomatica Gallica 1542-1809


The letter excerpt:

Sire
... La Reine de Suede est encore à fontainebleau, la moitié de Son train est party. M. Chanut alla la Semaine derniere luy porter la resolution du Conseil Sur la Sollicitation qu'elle auoit faicte du Vieux Subside. Je Suis et Seray toute ma vie auec le respect que je dois.
Sire
de V:re Majesté.
Le tres humble tres obeïssant &
tres fidele Sujet
De Courtin
A Paris le 22 Janu/1 feur. } 1658

With modernised spelling:

Sire,
... La reine de Suède est encore à Fontainebleau, la moitié de son traîn est parti. Monsieur Chanut alla la semaine dernière lui porter la résolution du Conseil sur la sollicitation qu'elle avait faite du vieux subside. Je suis et serai toute ma vie avec le respect que je dois,
Sire,
de Votre Majesté
le très humble, très obéissant et très fidele sujet
De Courtin.
A Paris, le 22 janvier/1 février 1658.

Swedish translation (my own):

Min herre,
... Drottningen av Sverige är fortfarande på Fontainebleau, hälften av hennes träng har gått. Monsieur Chanut gick förra veckan för att föra henne med rådets resolution om den sollicitation hon hade gjort för den gamla subventionen. Jag är och kommer att vara hela mitt liv med respekt,
Min herre,
Ers Majestäts
ödmjukaste, lydigaste och trognaste undersåte
De Courtin.
Paris, den 22 januari/1 februari 1658.

English translation (my own):

Sire,
... The Queen of Sweden is still at Fontainebleau, half of her train has left. Monsieur Chanut went last week to bring her the Council's resolution on the sollicitation she had made for the old subsidy. I am and will be all my life with due respect,
Sire,
Your Majesty's
most humble, most obedient and most faithful servant
De Courtin.
Paris, January 22/February 1, 1658.


Above: Kristina.


Above: Karl Gustav.


Above: Antoine de Courtin.

Excerpt from resident Antoine de Courtin's letter to Karl Gustav, dated December 25, 1657/January 4, 1658 (New Style)

Source:

Riksarkivet, page 144 in Brev till Kungl. M:t; Residenten Antoine de Courtin; Ordinarie beskickningar 1625-1806; Svenska beskickingars till Frankrike brev och arkiv 1625-1806; Diplomatica Gallica 1542-1809


The letter excerpt:

Sire
... La Reine Christine est encore Sur Son depart à fontainebleau. Elle faict des leuées jcẏ d'Vne grande et nombreuse maison: Je me Suis donné l'honneur d'escrire à Vostre Majesté que la resolution du Conseil Sur les Vieux Subsides alloit à la negatiue. Appelman cependant est party Jl y a longtemps. Je Suis & Seray toute ma Vie dans le respect que je dois.
Sire
de V:re Majesté.
Le tres humble tres obeïssant &
tres fidele Sujet.
De Courtin
A Paris le 4 Januier
1658.

With modernised spelling:

Sire,
... La reine Christine est encore sur son départ à Fontainebleau. Elle fait des levées ici d'une grande et nombreuse maison. Je me suis donné l'honneur d'écrire à Votre Majesté que la résolution du Conseil sur les vieux subsides allait à la négative. Appelman cependant est parti il y a longtemps. Je suis et serai toute ma vie dans le respect que je dois,
Sire,
de Votre Majesté
le très humble, très obéissant et très fidèle sujet
De Courtin.
A Paris, le 4 janvier 1658.

Swedish translation (my own):

Min herre,
... Drottning Kristina är fortfarande på sin avresa till Fontainebleau. Hon gör här avgifter av ett stort och talrikt hus. Jag har givit mig själv äran att skriva till Ers Majestät att Rådets resolution om de gamla subventionerna var negativ. Appelman lämnade dock för länge sedan. Jag är och kommer att vara hela mitt liv i den respekt jag är skyldig,
Min herre,
Ers Majestäts
ödmjukaste, lydigaste och trognaste undersåte
De Courtin.
Paris, den 4 januari 1658.

English translation (my own):

Sire,
... Queen Kristina is still on her departure to Fontainebleau. She makes levies here of a large and numerous house. I have given myself the honour of writing to Your Majesty that the Council's resolution on the old subsidies was in the negative. Appelman, however, left a long time ago. I am and will be all my life in the respect that I owe,
Sire,
Your Majesty's
most humble, most obedient and most faithful servant
De Courtin.
Paris, January 4, 1658.


Above: Kristina.


Above: Karl Gustav.


Above: Antoine de Courtin.

Excerpt from resident Antoine de Courtin's letter to Karl Gustav, dated December 11/21 (New Style), 1657

Source:

Riksarkivet, pages 134 to 135 in Brev till Kungl. M:t; Residenten Antoine de Courtin; Ordinarie beskickningar 1625-1806; Svenska beskickingars till Frankrike brev och arkiv 1625-1806; Diplomatica Gallica 1542-1809


The letter excerpt:

Sire
... Je luy [M. le Cardinal] parlay ensuite de l'action de la Reine Christine et de la douleur Sensible que Vostre Majesté en auoit conceuë, remerciant S. E. de ce que par Sa Sagesse, elle auoit preuenu l'Jntention de V. M. en excusant & couurant cette affaire[.] Jl me fit connoistre fort amplement le Soin qu'il auoit pris de redresser la passion de cette Princesse et comme malgré elle, jl luy auoit faict connoistre la Verité, dont elle estoit demeurée conuaincue & ensuite touchée de ce qui estoit arriué. S. E. Voulut aussy que nous luy eussions obligation de ce que la Reine Christine n'alloit point en Allemagne; qu'il l'en auoit destournée pour plusieurs raisons, estimant entr'autres qu'elle ne pouuoit qu'estre à charge à Vostre Majesté.

Pour ce qui est du motif que Sa Ma:té a eu de punir Monaldesqui, Voicy l'histoire exacte que j'en ay apprise de bon lieu. Jlz Sont trois principaux Acteurs dans cette tragedie. Vn nommé Sentinelj qui est à Rome frere de ce Sentineli qui a aydé à faire le meurtre et qui S'est Sauué. Vn nommé Passarinj Aumosnier ou Confesseur de la Reine, Et Monaldesqui qui a esté tué. Sentineli de Rome ayant gagné les bonnes graces de Sa Ma:té eut part dans tous Ses Secretz dans tous Ses desseins et dans tous Ses projetz; Et comme jl S'Jmaginoit que Monaldesqui estoit de Ses jntimes Amys, jl luy fit confidence de ce qu'il tenoit de plus Secret de la Reine. Monaldesqui Jaloux du credit de Sentinelj traine Sa perte et tasche de le mal mettre aupréz de Sa Majesté: N'ẏ pouuant reüssir par Ses mauuais offices, jl a recours à cette perfidie, Jl faict & fabrique des lettres auec Passarinj (qui auoit esté mis de Sa main aupréz de la Reine) comme Si Ses Amys de Rome luy mandoient que Sentineli trahissoit la Reine et reueloit cecy & cela qu'elle luy auoit confié en Secret[.] Monaldesqui donc Se fesant fort de cette feinte et monstrant ces lettres à la Reine croit la perte de Sentinely Jnfailliable; mais Sa Majesté Suspendant Son Jugement et taschant par toutes Voyes de descouurir la Verité trouua Sans Sortir de Sa maison Vne trahison toute preste pour en conuaincre Vne autre; S'estant addressée à Passarinj, Celuy cy luy denonça toute l'affaire, luy monstra mesme les minutes des lettres que Monaldesqui auoit feintes & fut le premier à accuser Son Amy et Son Patron; Lequel Se Voyant conuaincu & Se condamnant luy mesme fut traicté comme V. M. a Sceu par le frere de ce Sentinelj et deux autres. J'ay tasché de penetrer quel Secret ce malheureux pouuoit auoir reuelé, personne ne me l'a Sceu apprendre. Jlz disent Soit pour excuser la Reine, ou que ce Soit la Verité que ces Secretz concernoient l'Jtalie, & nullement des Amourettes. La Reine est encore à fontainebleau et tousjours Sur Son depart. Le bruict est general à la Cour, que Sa Majesté est à Paris Jncognitò, Et que mesme elle fut mercredy au Palais pour Voir le Roy, qui ẏ alla Seoir en Son lict de justice, afin de faire passer Vne bule du Pape contre les Janssenistes. ... Je ... ne croy pas que la Reine Soit Jcẏ. Je pense Seulement qu'elle S'est opiniastrée à attendre à fontainebleau la responce decisiue de nostre affaire des Vieux Subsides. ...
Sire
de V:re Majesté.
Le tres humble tres obeïssant & tres
fidele Sujet
De Courtin
De Paris le 11/21 Decembre 1657.

With modernised spelling:

Sire,
... Je lui [Monsieur le cardinal] parlai ensuite de l'action de la reine Christine et de la douleur sensible que Votre Majesté en avait conçue, remerciant Son Éminence de ce que par sa sagesse, elle avait prévenu l'intention de Votre Majesté en excusant et couvrant cette affaire. Il me fit connaître fort amplement le soin qu'il avait pris de redresser la passion de cette princesse et comme, malgré elle, il lui avait fait connaître la vérité, dont elle était demeurée convaincue et ensuite touchée de ce qui étoit arrivé. Son Éminence voulut aussi que nous lui eussions obligation de ce que la reine Christine n'allait point en Allemagne, qu'il l'en avait détournée pour plusieurs raisons, estimant entre autres qu'elle ne pouvait qu'être à charge à Votre Majesté.

Pour ce qui est du motif que Sa Majesté a eu de punir Monaldeschi, voici l'histoire exacte que j'en ai apprise de bon lieu. Ils sont trois principaux acteurs dans cette tragédie: un nommé Santinelli, qui est à Rome, frère de ce Santinelli qui a aidé à faire le meurtre et qui s'est sauvé; un nommé Passarini, aumônier ou confesseur de la reine; et Monaldeschi, qui a été tué.

Santinelli de Rome, ayant gagné les bonnes grâces de Sa Majesté, eut part dans tous ses secrets, dans tous ses desseins, et dans tous ses projets; et, comme il s'imaginait que Monaldeschi était de ses intimes amis, il lui fit confidence de ce qu'il tenait de plus secret de la reine. Monaldeschi, jaloux du crédit de Santinelli, traîne sa perte et tâche de le mal mettre auprès de Sa Majesté. N'y pouvant réussir par ses mauvais offices, il a recours à cette perfidie. Il fait et fabrique des lettres avec Passarini (qui avait été mis de sa main auprès de la reine), comme si ses amis de Rome lui mandaient que Santinelli trahissait la reine et révélait ceci et cela qu'elle lui avait confié en secret.

Monaldeschi donc se faisant fort de cette feinte et montrant ces lettres à la reine, croit la perte de Santinelli infaillible, mais Sa Majesté, suspendant son jugement et tâchant par toutes voies de découvrir la vérité, trouva sans sortir de sa maison une trahison toute prête pour en convaincre une autre. S'étant adressée à Passarini, celui-ci lui denonça toute l'affaire, lui montra même les minutes des lettres que Monaldeschi avait feintes, et fut le premier à accuser son ami et son patron; lequel, se voyant convaincu et se condamnant lui-même, fut traité comme Votre Majesté a su par le frère de ce Santinelli et deux autres.

J'ai tâché de pénétrer quel secret ce malheureux pouvait avoir révélé, personne ne me l'a su apprendre. Ils disent soit pour excuser la reine, ou que ce soit la vérité que ces secrets concernaient l'Italie et nullement des amourettes.

La reine est encore à Fontainebleau et toujours sur son depart. Le bruit est général à la Cour que Sa Majesté est à Paris incognito, et que même elle fut mercredi au Palais pour voir le roi, qui y alla soir en son lit de justice, afin de faire passer une bulle du pape contre les jansénistes. ... Je ... ne crois pas que la reine soit ici. Je pense seulement qu'elle s'est opiniâtrée à attendre à Fontainebleau la réponse décisive de notre affaire des vieux subsides. ...
Sire,
de Votre Majesté
le très humble, très obéissant et très fidèle sujet
De Courtin.
De Paris, le 11/21 décembre 1657.

Swedish translation (my own):

Min herre,
Jag talade sedan till honom [Monsieur kardinalen] om drottning Kristinas handling och om den sensibla smärta som Ers Majestät hade uppfattat därav, och tackade Hans Eminens för vad han med sin visdom hade förekommit Ers Majestäts avsikt genom att ursäkta och täcka detta fall över. Han gjorde mig fullt medveten om den omsorg han hade tagit för att återställa denna prinsessas passion och hur han, trots sig själv, hade låtit henne veta sanningen, som hon hade förblivit övertygad om och sedan berörd av det som hade hänt. Hans Eminens ville också att vi skulle vara skyldiga honom att drottning Kristina inte skulle till Tyskland, att han hade avvisat henne av flera skäl, bland annat med tanke på att hon bara kunde vara en börda för Ers Majestät.

När det gäller Hennes Majestäts motiv för att straffa Monaldeschi, här är den exakta historien som jag har lärt mig från ett gott ställe. Det finns tre huvudaktörer i denna tragedi: en som heter Santinelli, som är i Rom, bror till den Santinelli som hjälpte till att utföra mordet och som rymde; en som heter Passarini, kapellan eller biktfader till drottningen; och Monaldeschi, som dödades.

Santinelli av Rom, efter att ha vunnit Hennes Majestäts goda nåder, hade del i alla hennes hemligheter, i alla hennes dessänger och i alla hennes projekt; och då han föreställde sig att Monaldeschi var en av hennes intima vänner, anförtrodde han honom det han hade mest hemligt för drottningen. Monaldeschi, avundsjuk på Santinellis kredit, drog på sig sin förlust och försökte sätta honom illa med Hennes Majestät. Han kunde inte lyckas med sina dåliga tjänster, och han hade tillgripit denna förräderi. Han skrev och fabricerade brev med Passarini (som hade placerats i hans hand med drottningen), som om hans vänner i Rom berättade för honom att Santinelli förrådde drottningen och avslöjade det och det som hon hade anförtrott honom i hemlighet.

Monaldeschi, som gjorde sig stark i denna föreställning och visade dessa brev till drottningen, trodde därför att Santinellis förlust var ofelbar, men Hennes Majestät, som avbröt sitt omdöme och med alla medel försökte upptäcka sanningen, fann utan att lämna sitt hus ett svek redo att döma en annan för det. Efter att ha riktat sig till Passarini, fördömde denne hela affären för henne, han visade henne till och med protokollen för de brev som Monaldeschi hade förfalskat, och var den förste att anklaga sin vän och hans beskyddare; som, då han såg sig själv dömd och fördömande, behandlades, som Ers Majestät visste, av denne Santinellis bror och två andra.

Jag har försökt tränga in i vilken hemlighet denne olyckliga man kunde ha avslöjat; ingen kunde berätta för mig. De säger antingen att ursäkta drottningen, eller låt det vara sanningen att dessa hemligheter gällde Italien och inte kärleksaffärer.

Drottningen är fortfarande i Fontainebleau och fortfarande på väg bort. Ryktet är allmänt vid hovet att Hennes Majestät är i Paris inkognito, och att hon till och med var på slottet på onsdagen för att se konungen, som reste dit på kvällen på sin lit de justice, för att skicka en bulla från påven mot jansenisterna. ... Jag ... tror inte att drottningen är här. Jag tror bara att hon envisades med att vänta på Fontainebleau på det avgörande svaret på vår affär med de gamla subventionerna.
Min herre,
Ers Majestäts
ödmjukaste, lydigaste och trognaste undersåte
De Courtin.
Från Paris, den 11/21 december 1657.

English translation (my own):

Sire,
I then spoke to him [Monsieur le Cardinal] of the action of Queen Kristina and of the sensible pain that Your Majesty had conceived of it, thanking His Eminence for what, by his wisdom, he had forestalled Your Majesty's intention by excusing and covering this case. He made me fully aware of the care he had taken to redress the passion of this princess and how, in spite of herself, he had let her know the truth, of which she had remained convinced and then touched by what had happened. His Eminence also wanted us to owe him that Queen Kristina was not going to Germany, that he had turned her away for several reasons, considering, among others, that she could only be a burden to Your Majesty.

As to Her Majesty's motive for punishing Monaldeschi, here is the exact story that I have learned from a good place. There are three principal actors in this tragedy: one named Santinelli, who is in Rome, the brother of that Santinelli who helped to carry out the murder and who escaped; one named Passarini, chaplain or confessor to the Queen; and Monaldeschi, who was killed.

Santinelli of Rome, having gained Her Majesty's good graces, had a share in all her secrets, in all her designs, and in all her projects; and, as he imagined that Monaldeschi was one of her intimate friends, he confided in him what he had most secret from the Queen. Monaldeschi, jealous of Santinelli's credit, dragged his loss and tried to put him badly with Her Majesty. Unable to succeed by his bad services, he had recourse to this perfidy. He wrote and fabricated letters with Passarini (who had been placed by his hand with the Queen), as if his friends in Rome were telling him that Santinelli was betraying the Queen and revealing this and that which she had entrusted to him in secret.

Monaldeschi, making himself strong in this pretense and showing these letters to the Queen, therefore believed the loss of Santinelli infallible, but Her Majesty, suspending her judgment and trying by all means to discover the truth, found without leaving her house a betrayal ready to convict another of it. Having addressed himself to Passarini, the latter denounced the whole affair to her, he even showed her the minutes of the letters which Monaldeschi had forged, and was the first to accuse his friend and his patron; who, seeing himself convicted and condemning himself, was treated, as Your Majesty knew, by the brother of this Santinelli and two others.

I have tried to penetrate what secret this unfortunate man could have revealed; no one was able to tell me. They say either to excuse the Queen, or let it be the truth that these secrets concerned Italy and not love affairs.

The Queen is still at Fontainebleau and still on her departure. The rumour is general at the Court that Her Majesty is in Paris incognito, and that she was even at the Palace on Wednesday to see the King, who went there in the evening on his lit de justice, in order to pass a bull from the Pope against the Jansenists. ... I ... do not believe the Queen is here. I only think that she persisted in waiting at Fontainebleau for the decisive answer to our affair of the old subsidies.
Sire,
Your Majesty's
most humble, most obedient and most faithful servant
De Courtin.
From Paris, December 11/21, 1657.


Above: Kristina.


Above: Cardinal Jules Mazarin.


Above: Karl Gustav.


Above: Antoine de Courtin.

Sunday, July 2, 2023

Kristina's letter to Matthias Biörenclou about an Italian musician, dated February 7/17 (Old Style), 1654

Source:

Riksarkivet, image 140/page 133 in Januari-April 1654; Riksregistraturet




The letter (copy):

Christina: etc: Wår ÿnnest. wij finge på sidste post Edert bref vthur Regenzb: den 5/15 passato, Matthia BiörneKlou; deraf wij sij hvad i skrifven om een Jtaliensk musicant, som sigh hijt till wår Egen handh, begifva will. Så emedan i vthi edert bref intet nembne persohnen wijdh nampn och der han i samme Kunst är perfect, skall hans nambn och renomée nogh sampt wara Oß eller andre wåre musicanter här kunnogh; tÿ är hermedh wår befallningh, att i medh förste låte oß wetha be:de Jtalian[ske] musicants nampn och sedan [...] theröfver wår widare resolution, [...] för rätte J Eder här effter. etc. Ubsala:

With modernised spelling:

Kristina, etc.
Vår ynnest. Vi fingo på sista post Edert brev utur Regensburg den 5/15 passato, Matthia Biörenclou, därav Vi se vad I skriven om en italiensk musikant som sig hit till Vår egen hand begiva vill. Så emedan I uti Edert brev inte nämna personen vid namn och där han i samma konst är perfekt, skall hans namn och renommée nogsamt vara Oss eller andra Våra musikanter här kunnog; ty är härmed Vår befallning att I med [det] första låta Oss veta benämnde italianske musikants namn och sedan [...] däröver Vår vidare resolution [...]. Rätte I Eder härefter, etc. Uppsala, etc.

French translation (my own):

Christine, etc.
Notre faveur. Nous avons reçu par l'ordinaire dernier votre lettre de Ratisbonne du 5/15 du passé, Matthias Biörenclou, de laquelle Nous voyons ce que vous avez écrit sur un musicien italien qui veut venir chez Nous. Parce que dans votre lettre vous ne mentionnez pas la personne par son nom et où elle est parfaite dans le même art, son nom et sa renommée seront suffisamment connus de Nous ou de Nos autres musiciens ici; car c'est par la présente Notre ordre que vous Nous fassiez connaître immédiatement le nom dudit musicien italien et ensuite [satisfaisez] Notre nouvelle résolution [...]. Que vous agir conformément aux présentes, etc. Upsale, etc.

English translation (my own):

Kristina, etc.
Our favour. We have received with the last post your letter from Regensburg of the 5/15 of last month, Matthias Biörenclou, from which We see what you have written about an Italian musician who wants to come here to Us. Because in your letter you do not mention the person by name and where he is perfect in the same art, his name and reputation shall be sufficiently known to Us or Our other musicians here; for it is hereby Our command that you immediately let Us know the name of the said Italian musician and then [satisfy] Our further resolution [...]. May you act in accordance herewith, etc. Uppsala, etc.


Above: Kristina.


Above: Matthias Biörenclou.

Kristina's letter to Magnus de la Gardie concerning the secret correspondent in Poland, dated March 27/April 6 (Old Style), 1652

Source:

Riksarkivet, image 218/page 466 in Mars-April 1652; Riksregistraturet



The letter (copy):

Christina etc. Wår sÿnnerlige ÿnnest och nådige etc. Effter som wij wele H. Præsident vthj wårt Cammer Collegio at den Secrete och Eder beKände correspondenten j Påhland skall bekomma till afräkning på sin pension Åttohundrade RD. det är fördenskuld wår nådige willie och befallning, at J ställe den ordre, det han medh aldraförste må bekomma be:te 800. RD. sigh till handa. Därmedh fullbringa J wårt nådige willie; Och Wij befalle Edher etc.

With modernised spelling:

Kristina, etc.
Vår synnerliga ynnest och nådiga, etc. Eftersom Vi vele, herr president uti Vårt Kammarcollegio, att den sekrete och Eder bekände korrespondenten i Poland skall bekomma till avräkning på sin pension åttahundrade riksdaler, det är fördenskull Vår nådiga vilje och befallning att I ställe den order det han med allraförsta må bekomma bemälte 800 riksdaler sig tillhanda. Därmed fullbringe I Vårt nådiga vilje; och Vi befalle Eder, etc.

French translation (my own):

Christine, etc.
Notre faveur spéciale et gracieuse, etc. Comme Nous souhaitons, Monsieur le Président de Notre Collège de la Chambre, que le correspondant secret en Pologne, qui vous est connu, reçoive huit cents riksdalers en règlement de sa pension, il est donc Notre gracieuse volonté et commandement que vous passiez la commande que la toute première chose qu'il reçoive soit 800 riksdalers. Vous accompliriez ainsi Notre gracieuse volonté; et Nous vous recommandons, etc.

English translation (my own):

Kristina, etc.
Our special favour and gracious, etc. As We wish, Lord President of Our College of the Chamber, that the secret correspondent in Poland, who is known to you, should receive eight hundred riksdalers as settlement on his pension, it is therefore Our gracious will and command that you place the order that the very first thing he receive be 800 riksdalers. You would thus fulfill Our gracious will; and We commend you, etc.


Above: Kristina.


Above: Magnus de la Gardie.

Kristina's letter to Magnus de la Gardie asking him to forbid a duel between Gabriel Gabrielsson Oxenstierna and Claes Stiernskiöld, dated March 13/23 (Old Style), 1652

Source:

Riksarkivet, image 75/page 323 in Mars-April 1652; Riksregistraturet




The letter (copy):

Christina etc. etc. Wår synnerl. etc. Effter Oß är före Kommet Hr. Rijkz Marskalk som skulle Rijkz Jägemästaren Greff Gabriel Oxenstierna, och wår högtährade Käre Frw Moders Marskallk H. Clas Stiernsköldh wara råkade vthj een fåfäng träte sin[s] emellan, och nu sinnade att vthfordra hwar annan till een Duell, achtades som Oß ähr berättadt det i dag att giöra, Så alldenstund Oß för wårt Kongl. Kall skuldh wederböre sådant skadelig och Ondt vpsåth att förhindra och affwäria; Hwarföre ähr wår nådige willie och befallning att J straxt å wåre wägnar och i wårt Nampn alfwarligen biuda och befalla dem på både sijdor, att de där medh nu och framdeles innehålle, och sigh ingalunda vnderstå eller fördrista, att vthfordra hwar annan anten till häst eller foot eller annarstädes, låtandes Eder wara anlägit att kunna förena dem derhoos, att så frampt de detta wårt strenga förbudh oachtadt fortfara; deres vnde Opsåth att vthfordra hwar annan till een Duell och andra blifwer skadd till lijfwet, så skall den som der ifrån medh lijfwet kommer, blifwa vthan all Nåde straffat till lijffwet; Män der de både oskadde där ifrån komma, wara fallne vnder wår högste onåde. detta J sålunda medh hast effterkomma welen. Gudh etc. etc.

With modernised spelling:

Kristina, etc. etc.
Vår synnerl[iga ynnest]. Efter Oss är före kommit, herr Riksmarskalk, som skulle Riksjägmästaren greve Gabriel Oxenstierna och Vår högtärade kära Frumoders marskalk, herr Claes Stiernskiöld, vara råkade uti en fåfäng träta sinsemellan och nu sinnade att utfordra varannan till en duell, aktades som Oss är berättat det idag att göra, så alldenstund Oss för Vårt kungliga kalls skull vederböre sådant skadlig och ond uppsåt att förhindra och avvärja, varföre är Vår nådiga vilje och befallning att I strax å Våra vägnar och i Vårt namn allvarligen bjuda och befalla dem på både sidor, att de därmed nu och framdeles innehålle och sig ingalunda understå eller fördrista att utfordra varannan anten till häst eller fot eller annorstädes, låtandes Eder vara anläget att kunna förena dem därhos att såframt de detta Vårt stränga förbud oaktat fortfara deras onda uppsåt att utfordra varannan till en duell och andra bliver skadd till livet, så skall den som därifrån med livet kommer bliva utan all nåde straffad till livet. Men där de både oskadda därifrån komma vara fallna under Vår högsta onåde. Detta I sålunda med hast efterkomma velen. Gud, etc., etc.

French translation (my own):

Christine, etc., etc.
Notre faveur spéciale. Parce qu'il Nous a été rapporté, Monsieur le Grand Maréchal du Royaume, que le grand veneur, le comte Gabriel Oxenstierna, et le maréchal de Madame Notre très honorée chère Mère, Monsieur Claude Stiernskiöld, se sont trouvés dans une vaine querelle entre eux et ont maintenant décidé de défier l'autre à un duel, qui, comme on Nous dit, doit être fait aujourd'hui, il Nous incombe donc, pour le bien de Notre vocation royale, de prévenir et de conjurer une intention aussi néfaste et mauvaise, c'est pourquoi Notre volonté gracieuse et commandement que vous leur proposiez et ordonniez immédiatement en Notre nom de part et d'autre qu'ils s'abstiennent donc maintenant et désormais d'oser se défier, soit à cheval, soit à pied ou autrement, en vous laissant pouvoir les unir en cela tant qu'ils méconnaîtront cette Notre stricte interdiction et continueront leur mauvaise intention de se défier en duel. Si quelqu'un en ressort blessé, celui qui en sortira avec sa vie sera mis à mort sans pitié. Mais s'ils s'en sortent tous les deux indemnes, ils tomberont sous Notre disgrâce suprême. Que vous veuilliez vous conformer ainsi à la hâte à la présente. Dieu, etc., etc.

English translation (my own):

Kristina, etc., etc.
Our special favour. Because it has been brought before Us, Lord Grand Marshal of the Realm, that the Grand Huntsman, Count Gabriel Oxenstierna, and Our highly honoured dear Lady Mother's marshal, Lord Claes Stiernskiöld, have happened to be in a vain quarrel between themselves and have now decided to challenge each other to a duel, which, as We are told, is to be done today, it therefore, for the sake of Our royal calling, behooves Us to prevent and ward off such a harmful and evil intention, wherefore is it Our gracious will and command that you immediately on Our behalf and in Our name seriously offer and command them on both sides, that they therefore now and henceforth refrain from in any way daring to challenge each other, either on horse, on foot or otherwise, letting yourself to be able to unite them in that for as long as they disregard this Our strict prohibition and continue their evil intention of challenging each other to a duel. If one comes away scathed, then the one who comes away with his life shall be without mercy put to death. But if they both come out unscathed, they shall fall under Our supreme disgrace. May you thus hastily comply herewith. God, etc., etc.


Above: Kristina.


Above: Magnus de la Gardie.

Kristina's letter to Magnus de la Gardie, appointing him president of the College of the Chamber, dated January 31/February 10 (Old Style), 1652

Source:

Riksarkivet, image 145/page 139 in Januari-Februari 1652; Riksregistraturet



The 2,800th post on this blog!

The letter (copy):

Christina; Efftersom Hr. Rijkzmarskalk Grefwe Magno Gabriel de la Gardie, Wij hafwe förordnadt här till warande Rijkz SkattMestare, Grefwe Gabriel Oxenstierna till Rijkz Ammiral, Och före högnödigt och nẏttigt befinne, ath bruka Edher för Præsident i wårt Cammer Collegio: Hwarföre och sosom Wij bäre till Eder denne wår Nådige tillförsicht vth i Eder thenna wår förordning beqwäma, Alttså ähr och här med wår Nådige Willia, ath i taga Eder thetha Cammer Præsidentz Embethe opå, och Cammer Collegij, högwördande saker ahn, medh all af lÿst och ijfwer, till dheras möijeligaste redressemente direction, och Vthförande. Wij önske Edher här till mÿcken lÿcka etc.

With modernised spelling:

Kristina.
Eftersom, herr Riksmarskalk greve Magno Gabriel de la Gardie, Vi have förordnat härtill varande Riksskattmästare, greve Gabriel Oxenstierna, till Riksamiral och för högnödigt och nyttigt befinne att bruka Eder för president i Vårt Kammarcollegio, varföre och såsom Vi bäre till Eder denna Vår nådiga tillförsikt uti Eder denna Vår förordning bekväma, alltså är ock härmed Vår nådiga vilja att I tage Eder detta kammarpresidents ämbete uppå och Kammarcollegii högvördade saker an med all av lyst och iver till deras möjligaste redressemang, direktion och utförande. Vi önske Eder härtill mycken lycka, etc.

French translation (my own):

Christine.
Parce que, Monsieur le grand maréchal, comte Magnus Gabriel de la Gardie, Nous avons nommé jusqu'à présent le grand trésorier, comte Gabriel Oxenstierna, grand amiral, et que Nous trouvons hautement nécessaire et utile de vous utiliser comme président de Notre Collège de la Chambre, Nous avons donc cette gracieuse confiance en vous que vous serez à l'aise avec cette Notre ordonnance, c'est donc aussi par la présente Notre gracieuse volonté que vous assumez la fonction de président de la Chambre et les affaires hautement respectées du Collège de la Chambre avec tout le désir et le zèle pour leur possible redressement, direction et exécution. Nous vous souhaitons aussi beaucoup de bonheur, etc.

English translation (my own):

Kristina.
Because, Lord Grand Marshal Count Magnus Gabriel de la Gardie, We have heretofore appointed the Grand Treasurer, Count Gabriel Oxenstierna, to be Grand Admiral, and as We find it highly necessary and useful to use you as president of Our College of the Chamber, We therefore have this Our gracious confidence in you that you will be comfortable with this Our ordinance, so it is also hereby Our gracious will that you take up the office of President of the Chamber and the highly respected matters of the College of the Chamber with all the desire and zeal for their possible redressment, management and execution. We also wish you much happiness, etc.


Above: Kristina.


Above: Magnus de la Gardie.

Saturday, July 1, 2023

Kristina's letter to the Chamber, in favour of her chambermaid Justina Stormhatt, dated May 31/June 10 (Old Style), 1651

Source:

Riksarkivet, image 172/page 164 in Maj-Juni 1651; Riksregistraturet




The letter:

Christina etc. Wår sÿnnerlige ÿnnest etc. Efftersom Wij Troo Män respective Rijkz- och Cammar Rådh, nådigst hafwe bewilliat wår Cammar Pijga, Edle och Wälb: Justian [sic] Stormhatt, Tu tusendh Etthundrade Fembtijo dahler Silfwer Mÿnt till Gårdhkiöp att niuta och beKomma; J weele fördenskull stella eder detta till rättelße, giörandes den förOrdning dhet her [...] wedh anfordran och uthan oppehåll be:de 2250. dal. SilfrM:t måge tillstelle och lefwer[er]ade blifwa. där medh effterKomme J wår nådige willie. Och befalle Eder Gudh Alzmechtig. etc.

With modernised spelling:

Kristina, etc.
Vår synnerliga ynnest, etc. Eftersom Vi, tro män respective Riks- och Kammarråd, nådigst have beviljat Vår kammarpiga, ädla och välbördiga Justina Stormhatt tutusen etthundrade femtio daler silvermynt till gårdköp att njuta och bekomma, I ville fördenskull ställa Eder detta till rättelse, görandes den förordning det här [...] vid anfordran och utan uppehåll bemälte 2250 daler silvermynt måge tillställa och lever[er]ade bliva. Därmed efterkomme I Vår nådiga vilje. Och befalle Eder Gud Allsmäktig, etc.

French translation (my own):

Christine, etc.
Notre faveur spéciale, etc. Parce que Nous, féals hommes des Chambres respectives du Royaume et du Conseil, avons gracieusement accordé à Notre femme de chambre, la noble et bien-née Justine Stormhatt, de jouir et de recevoir mille cent cinquante dalers en argent  pièces pour l'achat d'un domaine, vous agirez donc en conséquence, en rendant [...] sur demande et sans délai le décret que les 2 250 dalers en pièces d'argent pourront être fournis et livrés. Vous vous conformeriez ainsi à Notre gracieuse volonté. Et Nous vous recommandons à Dieu Tout-Puissant, etc.

English translation (my own):

Kristina, etc.
Our special favour, etc. Whereas We, faithful men of the respective Chambers of the Realm and Council, have graciously granted Our chambermaid, the noble and well-born Justina Stormhatt, to enjoy and receive one thousand, one hundred and fifty dalers in silver coins for the purchasing an estate you would therefore act accordingly, making the decree [...] upon request and without delay that the 2,250 dalers in silver coins may be provided and delivered. You would thereby comply with Our gracious will. And We commend you to God Almighty, etc.


Above: Kristina.

Kristina's letter to the Chamber, dated December 30, 1650/January 9, 1651 (Old Style)

Source:

Riksarkivet, image 856/page 855 in Oktober-December 1650; Riksregistraturet




The letter:

Christina etc.
Wår sÿnnerl. etc. Troo Män respectivè Rickz- och Cammer Rådh; Efftersom Wij till någre [...] vthgiffter och förähring:r, behöfwe i deßa tillstundande dagar någre Gulldhkädher och Contrefaiter; Hwarföre är härmedh Wår nådige willie och befallningh att J låte strax tutusende Ducater i GuldhKädher och Femb eller Sex Contrefait ther till förarbeta. Deri fullgiöre J Wår nådige willie. Och Wij befalle etc.

With modernised spelling:

Kristina, etc.
Vår synnerliga [ynnest], etc.
Tro Män, respective Riks- och Kammarråd,
Eftersom Vi till några [...] utgifter och föräringar behöve i dessa tillstundande dagar några guldkedjor och konterfejer, varföre är härmed Vår nådiga vilje och befallning att I låte strax tutusende dukater i guldkedjor och fem eller sex konterfej därtill förarbeta. Däri fullgöre I Vår nådiga vilje. Och Vi befalle, etc.

French translation (my own):

Christine, etc.
Notre faveur spéciale, etc.
Féals hommes, Chambres respectives du Royaume et du Conseil,
Comme Nous avons besoin de chaînes en or et de portraits pour certaines dépenses et cadeaux dans ces jours à venir, c'est donc et par la présente Notre gracieuse volonté et ordonnons que vous fassiez immédiatement préparer deux mille ducats en chaînes d'or et cinq ou six portraits. En cela, vous accompliriez Notre gracieuse volonté. Et Nous vous recommandons, etc.

English translation (my own):

Kristina, etc.
Our especial favour, etc.
Faithful men, respective Chambers of the Realm and Council,
As We need some gold chains and portraits for some [...] expenses and gifts in these coming days, it is therefore and hereby Our gracious will and command that you immediately let two thousand ducats in gold chains and five or six portraits be prepared. Therein you would fulfill Our gracious will. And We commend you, etc.


Above: Kristina.