Thursday, February 17, 2022

Kristina's letter to Azzolino, dated October 19, 1667

Sources:

Christine de Suède et la cardinal Azzolino. Lettres inédites (1666-1668), Carl Bildt, 1899







Kristina wrote this letter to Cardinal Decio Azzolino on October 19, 1667.

The letter:

19 ottob 1667
Jay bien du deplair dapprendre par Vostre derniere lestre que la mienne pour Vous se trouve perdue. Je ne puis mimmaginer par quel interest ou Curiosite lon savise de prendre mes lestres, Je feray pourtan mes diligences pour le penetrer sil est possible Cepandant Je Vous prie de Croire que la mort seulle peut enpecher de Vous escrire.

Jestois sur le point de partir dicy et tout estoit prest pour cela pour la semaine qui Vient, lorsque la poste de pomeranie m'apporta hier des lestre qui mont force a Changer de resolution, en mapprenant que la regence de Suede a donne ordre a celle de pomeranie de proteger les interest d'Appelman Contre moy. Cet outrage et iniustice est de telle importance pour moy que ie nose partir dicy san y avoir remedie Adamy ne me escrit rien de Suede et iauray eu paine a Croire cet attentat si lon ne meust enVoye lordre en original. iay enVoye Vers Vrangel pour mopposer a ce preiudice, et iescriray en Suede pour tacher de faire revoquer cet ordre ce qui ne me sera pas difficile estant en possession de le faire souvent, et Je masseure que ie leur faire avoir la honte de mavoir offense inutilement. Ce que Vous mescrivez touchant le dessain quon a de moster mes biens de pomeranie lorsque ie seray partie nest que ce qu'Adamy ma escrit il y plus de trois moys. ie men suis moque alors, mais a present et apres ce que ie Vois arriver Je me doutte de tout ayant raison davoir tout suspect mais iy donneray si bon ordre quil ny aura rien a Craindre, et nay austre regret que destre force de differer mon retour iusques a pasque Car ie ne Voy pas desperance de pouvoir partir dicy cet yver. Je Vous prie de faire avec Sa Ste mes excuses, et de Croire que ce delaẏ est vn effect de mon malheur et non pas de ma faute. ne Vous inquiete pas ny pour ma personne, ny pour mes interest, Jl ny a rien a Craindre icy, et ie remedieray a tout. Je vous demande seullement un peu de pitie pour mon malheur dont ie suis dautan plus inConsolable que ie me Vois pour long temps prive de la Consolation de Vos lestres, qui est lunique dont ie puis estre Capable en ce maudit pays.

dimanche passe le pauvre pezza fust surpris dun mal de pleuresie si Violant, accompange dun Catar suffocatif tel que ie Croiois le perdre. Jl se porte a present mieux, mais si mes affaires ne meussent arreste icy il ne pouvoit me suivre non plus qve le Marquis del Monte, qui quoy que entierement gerri est reste si foible que ie le Vois inCapable de la fatigue dun si facheux Voiage quaroit este celluy ou ie me preparois en une saison ou les plus sains robustes et forts ne peuvent Voiager par lallemange qu'avec danger manifeste de la Vie. Jl fait icy vn temps si extravagant quil nest pas possible de limmaginer et nous avons quarante iours de pluẏe et tempeste horribles et Continuels, et dans une mesme semaine nous souffrons icy les Chaus d'Jtalie et les froits de Suede sen avoir Veu dans presque dans deux mois que peu de fois le solleil. lhumide y regne si fort que les draps de mon list son humides Comme sils eussent este expose a la rosee et on ne peut remedier a cet inConveniant par aucun soin ny par auCune diligence. apres Cela si Vous apprenez que ie sois Metamorfose en grenoullie ne Vous en estonnez pas. a la Verite iay peu denVie de rire et ie merite pour plus dune raison que Vous ayez pitie de moy. pour la sente Je lay asse bonne depuis qve iay quitte la biere. ie bois presentement de leau Corrige avec de lambre du musque et le sucre et men trouve admirablement bien et ie Crois que ie ne Changeray pas cette bevande iusque a se qve iaye le bonheur destre de retour en Jtalie. mais o dieu quant sera ce? ie Crains bien que mon malheur ne soit plus long que ma Vie. Je Vous auroẏ envoẏe Clairet sil eust este en estat de faire un si long Voiage en poste mais le pauvre homme est vieux et n'ose lentreprendre en cette saison ou le mauvais temps a rendu les Chemains impraticables. outre cela ce qui est arrive a ma lestre me fait Craindre quon ne le devalise et lassomme, et ie seray fache que les Choses que iavois dessain de Vous enVoẏer avec luy tombassent en daustre mains. Ce pourqvoy iay differe iusques a une melliure Conionture pour ne rien hasarder

Je Vous enVoẏeray bien tost de largent et tacheray de ne Vous laisser manquer de rien. ayez un peu de pacience, Vous aurez suiet destre tres satisfait de moy et de ma Conduite.

lon atten icy Ce que produira lAmbassade de ollandois en Angletrere et lon Croit que la resolution des et de austres depandt de cette negotiation. lon dit que la baviere a prix la partie de lAustriche et Saxe a fait de mesme et on ne doutte pas que le reste de lempire ne suive leur exemple. mais tout cela nest rien si les Ollandois et lAngletrerre ne se declare Vous savez tout cela mieux que moy, et iay tort de Vous dire ce que Vous savez. lon parle fort de ladioustement de portugal sil est fait Vous savez a lheure quil est.

Jl ny a rien de nouveaux d'alieurs si non que le delay de mon depart me rent plus malheureuse que ie ne fus Jamais, et que la privations de Vos lestres au quel Jl faut que ie me prepare est pour moy vn surCoist de deplaisir insupportale. Je Vous prie neamoins destre persuade que ny le temps ny mes malheurs ne Changeront pas la resolution que iay de Vivre et de mourir Vostre Veritable Amie adieu —

P. S outre Ce qve ie Vous ay dit la Regence soppose ausi au Contract de pomeranie mais ne Vous meste pas en paine ie remediray a tout. note Con a donne cet ordre quan on Croioit qve iestois desia parti, mais la regense de pomeranie na pas Voulu lexecuter san lordre de Vrangel.

With modernised spelling:

Hambourg, 19 octobre 1667.
J'ai bien du déplaisir d'apprendre par votre dernière lettre que la mienne pour vous se trouve perdue. Je ne puis m'imaginer par quel intérêt ou curiosité l'on s'avise de prendre mes lettres; je ferai pourtant mes diligences pour le pénétrer, s'il est possible. Cependant je vous prie de croire que la mort seule peut m'empêcher de vous écrire.

J'étais sur le point de partir d'ici, et tout était prêt pour cela pour la semaine qui vient, lorsque la poste de Poméranie m'apporta hier des lettres qui m'ont forcée à changer de résolution, en m'apprenant que la régence de Suède a donné ordre à celle de Poméranie de protéger les intérêts d'Appelman contre moi. Cet outrage et injustice est de telle importance pour moi que je n'ose partir d'ici sans y avoir remédié. Adami ne m'écrit rien de Suède, et j'aurais eu peine à croire cet attentat, si l'on ne m'eût envoyé l'ordre en original. J'ai envoyé vers Wrangel pour m'opposer à ce préjudice et j'écrirai en Suède pour tâcher de faire révoquer cet ordre, ce qui ne me sera pas difficile, étant en possession de le faire souvent, et je m'assure que je leur ferai avoir la honte de m'avoir offensée inutilement. Ce que vous m'écrivez touchant le dessein qu'on a de m'ôter mes biens de Poméranie lorsque je serai partie, n'est que ce qu'Adami m'a écrit il y [a] plus de trois mois. Je m'en suis moquée alors, mais à présent et après ce que je vois arriver, je me doute de tout, ayant raison d'avoir tout suspect; mais j'y donnerai si bon ordre qu'il n'y aura rien à craindre, et [je] n'ai autre regret que d'être forcée de différer mon retour jusqu'à Pâques, car je ne vois pas d'espérance de pouvoir partir d'ici cet hiver. Je vous prie de faire avec Sa Sainteté mes excuses, et de croire que ce délai est un effet de mon malheur et non pas de ma faute. Ne vous inquiétez pas, ni pour ma personne, ni pour mes intérêts: il n'y a rien à craindre ici et je remédierai à tout. Je vous demande seulement un peu de pitié pour mon malheur, dont je suis d'autant plus inconsolable que je me vois pour longtemps privée de la consolation de vos lettres, qui est l'unique dont je puisse être capable en ce maudit pays.

Dimanche passé, le pauvre Pezza fut surpris d'un mal de pleurésie si violent, accompagné d'un catarrhe suffocatif tel, que je croyais le perdre. Il se porte à présent mieux, mais si mes affaires ne m'eussent arrêtée ici, il ne pouvait me suivre, non plus que le marquis del Monte, qui, quoique entièrement guéri, est resté si faible que je le vois incapable de la fatigue d'un si fâcheux voyage qu'aurait été celui où je me préparais, en une saison où les plus sains, robustes et forts ne peuvent voyager par l'Allemagne qu'avec danger manifeste de la vie. Il fait ici un temps si extravagant qu'il n'est pas possible de l'imaginer, et nous avons [eu] quarante jours de pluie et [de] tempêtes horribles et continuelles, et dans une même semaine nous souffrons ici les chauds d'Italie et les froids de Suède, sans avoir vu presque dans deux mois que peu de fois le soleil. L'humide y règne si fort, que les draps de mon lit sont humides comme s'ils eussent été exposés à la rosée, et on ne peut remédier à cet inconvénient, par aucun soin ni par aucune diligence. Après cela, si vous apprenez que je suis métamorphosée en grenouille, ne vous en étonnez pas. A la vérité, j'ai peu d'envie de rire et je mérite pour plus d'une raison que vous ayez pitié de moi. Pour la santé, je l'ai assez bonne depuis que j'ai quitté la bière. Je bois présentement de l'eau corrigée avec de l'ambre, du musc et le sucre, et je m'en trouve admirablement bien et je crois que je ne changerai pas cette bevande jusqu'à ce que j'aie le bonheur d'être de retour en Italie. Mais, oh Dieu, quand sera-ce? Je crains bien que mon malheur ne soit plus long que ma vie.

Je vous aurais envoyé Clairet, s'il eût été en état de faire un si long voyage en poste, mais le pauvre homme est vieux et n'ose l'entreprendre en cette saison, où le mauvais temps a rendu les chemins impraticables. Outre cela, ce qui est arrivé à ma lettre me fait craindre qu'on ne le dévalise et l'assomme, et je serais fâchée que les choses que j'avais dessein de vous envoyer avec lui, tombassent en d'autres mains. C'est pourquoi j'ai différé jusqu'à une meilleure conjoncture pour ne rien hasarder.

Je vous enverrai bientôt de l'argent et tâcherai de ne vous laisser manquer de rien. Ayez un peu de patience, vous aurez sujet d'être très satisfait de moi et de ma conduite.

L'on attend ici ce que produira l'ambassade des Hollandais en Angleterre, et l'on croit que la résolution des uns et des autres dépend de cette négociation. L'on dit que la Bavière a pris le parti de l'Autriche, et Saxe a fait de même, et on ne doute pas que le reste de l'Empire ne suive leur exemple. Mais tout cela n'est rien si les Hollandais et l'Angleterre ne se déclarent. Vous savez tout cela mieux que moi, et j'ai tort de vous dire ce que vous savez. L'on parle fort de l'ajustement de Portugal; s'il est fait, vous [le] savez à l'heure qu'il est.

Il n'y a rien de nouveau d'ailleurs, sinon que le délai de mon départ me rend plus malheureuse que je ne fus jamais, et que la privation de vos lettres, à laquelle il faut que je me prépare, est pour moi un surcroît de déplaisir insupportable. Je vous prie néanmoins d'être persuadé que ni le temps ni mes malheurs ne changeront pas la résolution que j'ai de vivre et de mourir votre véritable amie. Adieu.

P. S. — Outre ce que je vous ai dit, la régence s'oppose aussi au contrat de Poméranie, mais ne vous mettez pas en peine, je remédierai à tout. Notez qu'on a donné cet ordre quand on croyait que j'étais déjà partie, mais la régence de Poméranie n'a pas voulu l'exécuter sans l'ordre de Wrangel.

Swedish translation (my own):

19 oktober 1667.
Jag är väldigt ledsen att få veta av Ert sista brev att mitt för Er är förlorat. Jag kan inte föreställa mig med vilket intresse eller nyfikenhet man vågar ta mina brev; jag kommer dock att göra min flit att tränga in i det, om det är möjligt. Men jag ber Er att tro att döden ensam kan hindra mig från att skriva till Er.

Jag skulle bege mig härifrån, och allt var klart för det under nästa vecka, när pommerska posten kom med brev till mig igår som tvingade mig att ändra min resolution och berättade att Sveriges förmyndarregering beordrade Pommern för att skydda intressen för Appelman mot mig. Detta illdåd och denna orättvisa är av så stor betydelse för mig att jag inte vågar bege mig härifrån utan att ha åtgärdat det. Adami skrev inte något till mig från Sverige, och jag hade knappt trott detta attentat om befallningen inte hade skickats till mig i originalet. Jag har skickat till Wrangel för att motsätta mig denna orätt och jag kommer att skriva till Sverige för att försöka få denna befallning återkallad, vilket inte kommer att vara svårt för mig, eftersom jag har det så ofta, och jag ser till att jag skämmer dem ut för att de har kränkt mig i onödan. Det Ni skriver till mig angående planen att ta bort min egendom i Pommern när jag är borta, är bara det Adami skrev till mig för mer än tre månader sedan. Jag brydde mig inte då, men nu och efter det jag ser hända misstänker jag allt, eftersom jag har rätt att vara misstänksam; men jag kommer att ge den så god ordning att det inte kommer att finnas något att frukta, och jag har ingen annan ånger än att jag tvingas skjuta upp min återkomst till påsk, för jag ser inget hopp om att kunna bege mig härifrån i vinter. Jag ber Er att be om ursäkt till Hans Helighet, och tror att denna fördröjning är en effekt av min olycka och inte mitt fel. Oroa Er inte, varken för mig eller för mina intressen: det finns inget att frukta här och jag kommer att åtgärda allt. Jag ber Er bara lite ha synd om min olycka, som jag är desto mer tröstlös över när jag ser mig själv länge berövas tröst av Era brev, som är den enda jag kan ha i detta förbannade land.

I söndags överraskades stackars Pezza av en så våldsam sjukdom som pleurit, tillsammans med en så kvävande katarr, att jag trodde att jag skulle tappa honom. Han mår nu bättre, men om mitt företag inte hade stoppat mig här, kunde han inte följa mig, inte heller markisen del Monte, som, trots att han var helt botad, förblev så svag att jag ser honom oförmögen att uthärda utmattningen hos en sådan olycklig resa som den som jag förberedde mig för skulle ha varit under en säsong då de friskaste, mest robusta och starkaste bara kan resa genom Tyskland i uppenbar livsfara. Vädret här är så extravagant att det inte går att föreställa sig det, och vi har haft fyrtio dagar med hemskt och ständigt regn och stormar, och i samma vecka lider vi här av Italiens heta och Sveriges kyla, utan att ha sett solen nästan på två månader. Fukten härskar så starkt att lakan i min säng är fuktiga som om den hade utsatts för dagg, och detta besvär kan inte avhjälpas med någon omsorg eller flit. Efter det, om Ni får reda på att jag har förvandlats till en groda, bli inte förvånad. I sanning har jag liten lust att skratta och av mer än en anledning förtjänar jag att Ni skall tycka synd om mig. För hälsan har jag haft det ganska väl sedan jag slutade med att dricka öl. Jag dricker för närvarande vatten korrigerat med bärnsten, mysk och socker, och jag mår beundransvärt väl och jag tror att jag inte kommer att ändra denna bevanda förrän jag har lyckan att vara tillbaka i Italien. Men, herregud, närhelst blir det? Jag är rädd att min olycka kommer att vara längre än mitt liv.

Jag skulle ha skickat Clairet till Er, om han hade kunnat göra en så lång resa med posten, men den stackars mannen är gammal och vågar inte utföra den under den här säsongen, när dåligt väder har gjort vägarna oförkomliga. Förutom det, vad som hände med mitt brev får mig att frukta att han kommer att rånas och slås ner, och jag vore ledsen om de saker som jag hade tänkt skicka Er med honom, föll i andra händer. Det är därför jag har skjutit upp tills en bättre situation, för inte att riskera någonting.

Jag kommer att skicka lite pengar snart och försök att inte låta Er missa någonting. Ha lite tålamod, Ni måste vara mycket nöjd med mig och mitt uppförande.

Vi väntar här på vad den holländska ambassaden i England kommer att producera, och vi tror att upplösningen av båda beror på denna förhandling. Det sägs att Bayern ställde sig på Österrike, och Sachsen gjorde detsamma, och det råder ingen tvekan om att resten av Imperiet kommer att följa deras exempel. Men allt detta är ingenting om holländarna och England inte deklarerar sig själva. Ni vet allt detta bättre än jag, och jag har fel när jag berättar vad Ni vet. Det talas starkt om anpassningen av Portugal; om det är klart vet Ni det nu.

Det finns inget nytt förutom att fördröjningen av min avresa gör mig mer olycklig än jag någonsin varit, och att berövandet av Era brev, som jag måste förbereda mig för, är för mig ett ytterligare outhärdligt misshag. Jag ber Er dock att övertyga Er om att varken tid eller mina olyckor kommer att förändra min beslutsamhet att leva och dö som Er sanna väninna. Farväl.

P. S. — Förutom vad jag berättade är förmyndarregeringen också emot det pommerska kontraktet, men oroa Er inte, jag kommer att åtgärda allt. Notera att denna befallning gavs när man trodde att jag redan hade begivit mig, men den pommerska förmyndarregeringen skulle inte utföra den utan Wrangels befallning.

English translation (my own):

October 19, 1667.
I am very sorry to learn from your last letter that mine for you is lost. I cannot imagine by what interest or curiosity one dares to take my letters; I will, however, make my diligence to penetrate it, if it is possible. In the meantime, I beg you to believe that death alone can prevent me from writing to you.

I was about to leave here, and everything was set for that for next week, when the Pomeranian post brought me letters yesterday which forced me to change my resolution, telling me that the regency of Sweden ordered that of Pomerania to protect the interests of Appelman against me. This outrage and injustice is of such importance to me that I dare not leave here without having remedied it. Adami did not write to me anything from Sweden, and I would hardly have believed this attack if the order had not been sent to me in the original. I have sent to Wrangel to oppose this prejudice, and I will write to Sweden to try to have this order revoked, which will not be difficult for me, being in possession of doing so often; and I ensure that I shame them for offending me needlessly. What you write to me concerning the plan to take away my Pomeranian property when I am gone is only what Adami wrote to me more than three months ago. I didn't care then, but now, and after what I see happening, I suspect everything, being right to be suspicious; but I will give it such good order that there will be nothing to fear, and I have no other regret than being forced to postpone my return until Easter, because I see no hope of being able to leave here this winter. I ask you to apologise to His Holiness, and believe that this delay is an effect of my misfortune and not my fault. Do not worry, neither for me nor for my interests: there is nothing to fear here, and I will remedy everything. I only ask you to have a little pity for my misfortune, of which I am all the more inconsolable since I see myself for a long time deprived of the consolation of your letters, which is the only one of which I can be capable in this cursed country.

Last Sunday, poor Pezza was surprised by such a violent illness of pleurisy, accompanied by such a suffocating catarrh, that I thought I was losing him. He is now better, but if my affairs had not stopped me here, he could not follow me, nor the Marquis del Monte, who, although fully cured, remained so weak that I see him incapable of the fatigue of such an unfortunate journey as the one for which I was preparing myself would have been, in a season when the healthiest, robust and strongest can travel through Germany only in manifest danger of life. The weather here is so extravagant that it is not possible to imagine it, and we have had forty days of horrible and continual rain and storms, and in the same week we suffer here the heat of Italy and the cold of Sweden, without having seen the sun almost in two months' time. The dampness reigns there so strongly that the sheets of my bed are damp as if they had been exposed to dew, and this inconvenience cannot be remedied by any care or diligence. After that, if you find out that I have been metamorphosed into a frog, don't be surprised. In truth, I have little desire to laugh, and for more than one reason I deserve you to have pity on me. As for my health, I've had it pretty good since I quit beer. I am presently drinking water corrected with amber, musk and sugar, and I am doing it admirably well and I believe that I will not change this bevanda until I have the happiness of being back in Italy. But, oh God, when will it be? I fear that my misfortune will be longer than my life.

I would have sent Clairet to you, if he had been able to make such a long journey by post, but the poor man is old and does not dare to undertake it in this season, when bad weather has made the roads impassable. Besides that, what happened to my letter makes me fear that he will be robbed and knocked out, and I would be sorry if the things which I had intended to send you with him were to fall into other hands. This is why I have deferred until a better situation, so as not to risk anything.

I will send you some money soon, and try not to let you miss anything. Have a little patience, you will have reason to be very satisfied with me and with my conduct.

We are waiting here for what the Dutch embassy in England will produce, and we believe that the resolution of both depends on this negotiation. It is said that Bavaria sided with Austria, and Saxony did the same, and there is no doubt that the rest of the Empire will follow their example. But all this is nothing if the Dutch and England do not declare themselves. You know all this better than I do, and I am wrong to tell you what you know. There is strong talk of the adjustment of Portugal; if it is done, you know it by now.

There is nothing new besides, except that the delay of my departure makes me more unhappy than I ever was, and that the deprivation of your letters, for which I must prepare myself, is for me an unbearable additional displeasure. I beg you, however, to be persuaded that neither time nor my misfortunes will change my resolve to live and die your true friend. Goodbye.

P. S. — Besides what I told you, the regency is also opposed to the Pomeranian contract; but don't worry, I will remedy everything. Note that this order was given when it was believed that I had already left, but the Pomeranian regency would not carry it out without Wrangel's order.


Above: Kristina.


Above: Cardinal Decio Azzolino.

Note: bevanda = beverage.

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