Sources:
Menagiana, pages 82 to 83, by Gilles Ménage, 1695; original at the Lyon Public Library (Bibliothèque jésuite des Fontaines)
Christina of Sweden, page 133, by Ida Ashworth Taylor, 1909; original at the University of Toronto
Jean Chapelain: Soixante-dix-sept lettres inédites à Nicolas Heinsius (1649-1658), page 287 and footnote 3, published by Bernard Bray, 1966
I have posted this anecdote before, but this is the original version. My previous post is here:
The anecdote:
Avant que la Reine de Suëde vînt en France, elle me fit prier de l'aller voir, comme elle avoit fait plusieurs autres Savans. Messieurs Saumaize, Descartes, Vossius & Grotius y avoient été. Quoy que je ne méritasse point cet honneur, elle me mit par-là au nombre de ces grands Hommes qu'elle avoit attiré auprès d'elle. Lorsqu'elle fut arrivée en Flandres, elle m'envoya un passeport, en me mandant qu'elle avoit fait la plus grande partie du chemin, & que l'affection qu'elle avoit pour moy valoit bien la peine que je fisse le reste. M. de Montausier & M. Servien jugeoient, à propos que je fisse ce voyage; mais M. Chapelain en qui j'avois beaucoup de confiance, ne fut point de cet avis. Il me dit que cette Princesse étoit tellement obsédée par un Espagnol qu'elle avoit auprès d'elle, que quand je l'aurois vue une seule fois, il seroit bien difficile que je pûsse la revoir. Je le crus, & ne la vis que lorsqu'elle vint à Paris en 1656.
With modernised spelling:
Avant que la reine de Suède vint en France, elle me fit prier de l'aller voir, comme elle avait fait plusieurs autres savants. Messieurs Saumaise, Descartes, Vossius et Grotius y avaient été. Quoique je ne méritasse point cet honneur, elle me mit par là au nombre de ces grands hommes qu'elle avait attiré auprès d'elle. Lorsqu'elle fut arrivée en Flandres, elle m'envoya un passeport, en me mandant qu'elle avait fait la plus grande partie du chemin et que l'affection qu'elle avait pour moi valait bien la peine que je fisse le reste.
M. de Montausier et M. Servien jugeaient à propos que je fisse ce voyage, mais M. Chapelain, en qui j'avais beaucoup de confiance, ne fut point de cet avis. Il me dit que cette princesse était tellement obsédée par un Espagnol qu'elle avait auprès d'elle que quand je l'aurais vue une seule fois, il serait bien difficile que je pusse la revoir. Je le crus et ne la vis que lorsqu'elle vint à Paris en 1656.
Swedish translation (my own):
Innan Sveriges drottning kom till Frankrike, lät hon mig be om att besöka henne, liksom hon hade gjort med flera andra lärda män. Messieurs Saumaise, Descartes, Vossius och Grotius hade alla varit där. Även om jag inte förtjänade denna ära, placerade hon mig således bland de stora män som hon hade dragit till sig. När hon anlände till Flandern skickade hon mig ett pass och informerade mig om att hon hade rest större delen av vägen och att hennes tillgivenhet för mig gjorde det väl värt att jag reste resten av vägen.
Monsieur de Montausier och monsieur Servien ansåg det lämpligt för mig att företa denna resa, men monsieur Chapelain, som jag hade stort förtroende för, delade inte denna åsikt. Han berättade för mig att denna prinsessa var så besatt av en spanjor som var med henne att när jag väl hade sett henne skulle det vara mycket svårt för mig att se henne igen. Jag trodde honom och såg henne inte förrän hon kom till Paris 1656.
English translation (my own):
Before the Queen of Sweden came to France, she had me asked to visit her, as she had done with several other scholars. Messieurs Saumaise, Descartes, Vossius and Grotius had all been there. Although I did not deserve this honour, she thus placed me among those great men whom she had attracted to her. When she arrived in Flanders, she sent me a passport, informing me that she had travelled most of the way and that her affection for me made it well worth my making the rest of the way.
Monsieur de Montausier and Monsieur Servien thought it appropriate for me to make this journey, but Monsieur Chapelain, in whom I had great confidence, did not share this opinion. He told me that this princess was so obsessed with a Spaniard who was with her that once I would have seen her, it would be very difficult for me to see her again. I believed him and did not see her until she came to Paris in 1656.
Above: Kristina.
Above: Antonio Pimentel.
Above: Jean Chapelain.
Above: Gilles Ménage.




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