Source:
Negociations à la cour de Rome, et en differentes cours d'Italie, de Messire Henri Arnauld, abbé de S. Nicolas, depuis evêque d'Angers, volume 4, pages 443 to 444, published by Paul-Denis Burtin, 1748; at Lyons Public Library (Bibliothèque jésuite des Fontaines)
Mémoires concernant Christine, volume 1, page 116 and footnote (a), Johan Arckenholtz, 1751; original at the National Library of the Netherlands (Koninklijke Bibliotheek)
The letter excerpt:
MONSIEUR,
Nos affaires, après l'accommodement de la Couronne de Suéde, devoient s'avancer; mais il y a deux intérêts dans lesquels nous rencontrons de grandes difficultés, & sur lesquels nous ne sommes pas de même sentiment que Mrs le Plénipotentiaires de Suéde, qui ne veulent point se porter à favoriser les intérêts du Duc de Baviere contre la Maison Palatine, pour laquelle la France croit avoir assez fait de lui avoir conservé une Place dans le Collége Electoral, quoique la derniere, avec le bas Palatinat qui est le plus beau pays d'Allemagne, & qui n'a jamais contribué aux frais de cette guerre. Nous eûmes hier de grandes contestations avec eux là-dessus: car ils veulent que la premiere dignité électorale, remise dans la Maison Palatine par la mort du Duc de Baviere, ses enfans ayent la huitiéme place. Je les vois extrêmement obstinés sur ce point; & nous au contraire nous sommes bien résolus de n'abandonner point le Duc de Baviére, qui se donne à la France, & qui séparé des intérêts de la Maison d'Autriche avec quantité de Princes Catholiques, cela fera deux effets: l'un que la Maison d'Autriche sera maintenant seule, les Protestans ne pouvant prendre aucune confiance avec elle; & l'autre que les Catholiques ne soient point opprimés dans l'Allemagne: ce qui seroit arrivé indubitablement si les affaires des Protestans continuoient dans la prospérité présente où elles sont: car enfin il est temps de justifier la France, & de faire voir, après avoir maintenu les Protestans dans leur liberté & Religion, qu'elle prend soin de ceux qui font profession de sa Religion. Ainsi j'espére que Dieu benira nos bonnes intentions. ... Je suis, &c. A Osnabrug le 28 Février 1647.
With modernised spelling:
Monsieur,
Nos affaires, après l'accommodement de la Couronne de Suède, devaient s'avancer; mais il y a deux intérêts dans lesquels nous rencontrons de grandes difficultés, et sur lesquels nous ne sommes pas de même sentiment que Messieurs le plénipotentiaires de Suède, qui ne veulent point se porter à favoriser les intérêts du duc de Bavière contre la Maison palatine, pour laquelle la France croit avoir assez fait de lui avoir conservé une place dans le Collège Électoral, quoique la dernière avec le Bas-Palatinat, qui est le plus beau pays d'Allemagne et qui n'a jamais contribué aux frais de cette guerre.
Nous eûmes hier de grandes contestations avec eux là-dessus, car ils veulent que la première dignité électorale, remise dans la Maison palatine par la mort du duc de Bavière, ses enfants aient la huitième place. Je les vois extrêmement obstinés sur ce point; et nous, au contraire, nous sommes bien résolus de n'abandonner point le duc de Bavière, qui se donne à la France et qui séparé des intérêts de la Maison d'Autriche avec quantité de princes catholiques.
Cela fera deux effets: l'un que la Maison d'Autriche sera maintenant seule, les protestants ne pouvant prendre aucune confiance avec elle; et l'autre que les catholiques ne soient point opprimés dans l'Allemagne, ce qui serait arrivé indubitablement si les affaires des protestans continuaient dans la prospérité présente où elles sont; car enfin il est temps de justifier la France et de faire voir, après avoir maintenu les protestants dans leur liberté et religion, qu'elle prend soin de ceux qui font profession de sa religion. Ainsi j'espère que Dieu bénira nos bonnes intentions. ... Je suis, etc. A Osnabrück, le 28 février 1647.
Swedish translation (my own):
Monsieur,
Efter att Sveriges Krona hade tillmötesgåtts måste våra angelägenheter att gå framåt; men det finns två intressen där vi möter stora svårigheter, och i vilka vi inte är av samma åsikt som de befullmäktigade herrarna av Sverige, som inte vill gynna hertigen av Bayerns intressen mot Pfalz, för vilket Frankrike anser sig ha gjort tillräckligt för att ha bevarat en plats för det i det Kurfurstliga Kollegiet, även om det sistnämnda gäller Niederpfalz, som är det vackraste landet i Tyskland och som aldrig har bidragit till kostnaderna för detta krig.
Vi hade stora kontestationer med dem igår i denna fråga, ty de vill ha den främsta kurfurstliga värdigheten, som återställts till Pfalz genom hertigen av Bayerns död, hans barn har åttonde platsen. Jag ser dem som ytterst envisa på denna punkt; och vi är tvärtom fast beslutna att inte överge hertigen av Bayern, som ger sig åt Frankrike och som avskiljer sig från Österrikes Hus' intressen med ett antal katolska furstar.
Detta kommer att få två effekter: den ena, att Österrikes Hus nu kommer att vara ensamt, då protestanterna inte kan ha något förtroende för det; och den andra, att katolikerna inte kommer att förtryckas i Tyskland, vilket utan tvekan skulle ha hänt om protestanternas angelägenheter fortsatt i den nuvarande välstånd de befinner sig i; ty äntligen är det dags att rättfärdiga Frankrike och att visa, efter att ha behållit protestanterna i deras frihet och religion, att det tar hand om dem som bekänner sig till dess religion. Så jag hoppas att Gud vill välsigna våra goda avsikter. ... Jag är osv. Osnabrück, den 28 februari 1647.
English translation (my own):
Monsieur,
Our affairs, after the accommodation of the Crown of Sweden, had to advance; but there are two interests in which we encounter great difficulties, and on which we are not of the same sentiment as the lords plenipotentiaries of Sweden, who do not want to favour the interests of the Duke of Bavaria against the Palatine House, for which France believes it has done enough to have preserved a place for it in the Electoral College, although the last, with the Lower Palatinate, which is the most beautiful land in Germany and which has never contributed to the costs of this war.
We had great contestations with them yesterday on this subject, because they want the first electoral dignity, restored to the Palatine House by the death of the Duke of Bavaria, his children have the eighth place. I see them extremely obstinate on this point; and we, on the contrary, are well resolved not to abandon the Duke of Bavaria, who gives himself to France and who separates himself from the interests of the House of Austria with a number of Catholic princes.
This will have two effects: one, that the House of Austria will now be alone, the Protestants being unable to have any confidence in it; and the other, that the Catholics will not be oppressed in Germany, which would undoubtedly have happened if the affairs of the Protestants continued in the present prosperity in which they are; for finally it is time to justify France and to show, after having maintained the Protestants in their liberty and religion, that it takes care of those who profess its religion. So I hope that God will bless our good intentions. ... I am, etc. Osnabrück, February 28, 1647.
Above: Henri Groulart de la Court.
Above: Henri Arnauld, abbé de Saint-Nicolas.


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