Sources:
Les Femmes célèbres de tous les pays: leurs vies et leurs portraits, pages 85 to 86, by Laure Junot, Duchess of Abrantès, and Joseph Straszewicz, 1834; original at the National Library of France (Bibliothèque nationale de France)
Memoirs of Celebrated Women of All Countries. With Portraits by the Most Eminent Masters, pages 248 to 249, by Laure Junot, Duchess of Abrantès, and Joseph Straszewicz, translator anonymous, 1834; original at The British Library
The biography:
C'est bien d'elle, plus que du régent de France, qu'on peut dire qu'elle fut douée par toutes les fées au moment de sa naissance, et puis qu'il en vint une qui annula tout ce qu'avaient fait les autres. Christine convenait elle-même qu'elle était méfiante, ambitieuse, emportée, railleuse et indévote... Maintenant on peut ajouter qu'elle était cruelle, méprisante, emportée dans ses passions, avec l'ardeur du Midi et toute la réflexion d'une femme du Nord... D'Alembert a dit d'elle que: «Les inégalités de son humeur et de ses goûts, le peu de décence qu'elle mit dans ses actions, le peu d'avantage qu'elle tira de ses connaissances, pour rendre les hommes heureux; sa fierté déplacée; ses discours équivoques sur la religion qu'elle a quittée et sur celle qu'elle a embrassée; enfin la vie errante qu'elle a menée parmi des étrangers qui ne l'aimaient pas; tout cela a justifié, plus qu'elle ne l'a cru, la brièveté de son épitaphe.» Il existe un ouvrage sur Christine, fait on plutôt publié par Arkenholz, bibliothécaire du landgrave de Hesse-Cassel. Ce sont quatre gros volumes in-4° (Amsterdam, 1741 [sic]). Ces volumes, qui ont improprement le titre de Mémoires, ne sont qu'un recueil de plus de deux cents lettres de Christine, et deux petite ouvrages d'elle; l'un intitulé: Réflexions sur la vie et les ouvrages du grand Alexandre... Elle aimait à lui être comparée, et, en vérité, je ne sais guère pourquoi... Le second ouvrage a pour titre: Ouvrages de loisir... Ce sont des maximes et des sentences, parmi lesquelles on en trouve d'admirablement belles. La reine de Suède parle beaucoup, dans ce dernier ouvrage, de la tolérance, et en même temps de l'infaillibilité du pape. En vérité les deux extrêmes sont bien éloignés pour s'accorder... On a publié en 1759 un recueil de lettres de la reine de Suède. C'est un ouvrage dont il faut se méfier. In 1667 [sic], avant sa mort, il parut une satire contre elle, sous le nom de sa vie... Le recueil de ses médailles, in-folio, parut également en 1742... Mais, en résumé, ce qui reste de son temps le plus digne de croyance pour la juger, sont les mémoires de l'époque. Ils nous la montrent comme une femme qui avait sans doute de hauts sentimens dans l'âme, mais qui se laissa toujours dominer par la violence de ses passions, et emporter, même pour les décisions les plus importantes, par la légèreté de ses impressions et de ses idées... Reniant son sexe pour en adopter un qui ne voulait pas l'y admettre, elle ne fut jamais un honnête homme et fut encore moins une femme estimable. C'est ainsi qu'elle suivit le chemin d'une vie qu'elle pouvait rendre si belle et si glorieuse, et qu'elle transforma en une longue suite de jours passés à parcourir la terre, comme un être maudit des nations, n'ayant pas un asile, et qu'elle termina, jeune encore, pour mourir dans l'isolement et presque le mépris [sic].
LA DUCHESSE D'ABRANTÈS.
English translation (by anonymous translator):
It was said of the regent of France, that all the fairies having presided over his birth, each endowed him with a gift, but there came one who destroyed all that the others had done. This allegory might much more truly be applied to the queen of Sweden. Christina herself owned that she was suspicious, passionate, ambitious, sarcastic, and irreligious. I may here add that she was cruel and haughty; and that when under the excitement of passion, she displayed the extraordinary union of the burning temperament of the South with the cool reflection of the North. D'Alembert said of her that the inequalities of her temper and tastes — the want of decorum in all her actions — the little use she made of her great knowledge in promoting the happiness of mankind — her extraordinary pride — her sarcasms upon the religion from which she had apostatized, as well as upon the one she had embraced — lastly, her wandering life among foreigners, who had no esteem for her, have justified, more than she was aware of, the shortness of her epitaph.
There is a work upon Christina, written, or rather edited by Arkenholz, librarian to the Landgrave of Hesse Cassel. It is in four large volumes, quarto, published at Amsterdam in 1741 [sic]. This work, improperly termed memoirs, is nothing more than a collection of more than two hundred letters from Christina, and two little productions of hers, one of which is entitled: "Reflections on the Life and Actions of Alexander the Great." She loved to be compared to the Macedonian hero; but it would be difficult to say in what particular point the comparison holds good.
The title of the second of these productions is "Works of Leisure." It contains maxims and sentences, some of which are admirable. Here she expatiates upon tolerance, and upon the infallibility of the pope. These two subjects, however, seem much opposed to each other. In 1759 a collection of letters by the Queen of Sweden, was published; but the authenticity of those letters is rather questionable. In 1677 there appeared a satire against her, called her "Life." Her collection of medals, in folio, appeared in 1742. But the works from which a fair estimate of her character may be made, are the memoirs of her contemporaries. They all depict her as a woman capable no doubt of lofty feelings, but always carried away by the violence of her passions, and swayed in her decisions, even on the most important occasions, by the levity of her thoughts and impressions. She repudiated her sex for the sake of assuming the habits of one whose principles repudiated her. She was not an honest man, still less was she an estimable woman. Thus it was that she whiled away a life she might have rendered happy and illustrious, but which she transformed into an inglorious exile among foreigners who despised her. She wandered from country to country like an outcast, and, at not a very advanced age, died unpitied and unmourned [sic].
Above: Kristina.
Above: Laure Junot, Duchess of Abrantès.
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