Wednesday, December 7, 2022

René Descartes' letter to Pierre Hector Chanut, dated February 16/26 (New Style), 1649

Source:

Œuvres de Descartes, correspondance V: mai 1647-février 1650, page 289, published by Charles Adam and Paul Tannery, 1903


Written in late response to this letter from Chanut, from December 2/22, 1648:


The letter to Kristina that Descartes mentions at the end and wrote also on February 16/26, I have already posted here:


The letter:

Monsieur,
Vous auez grande raison de penser que i'ay beaucoup plus de suiet d'admirer qu'vne Reine, perpetuellement agissante dans les affaires, se soit souuenuë, apres plusieurs mois, d'vne lettre que i'auois eu l'honneur de luy écrire, & qu'elle ait pris la peine d'y répondre, que non pas qu'elle n'y ait point répondu plutost. I'ay esté surpris de voir qu'elle écrit si nettement & si facilement en François; toute nostre nation luy en est très-obligée, & il me semble que cette Princesse est bien plus creée à l'image de Dieu, que le reste des hommes, d'autant qu'elle peut étendre ses soins à plus grand nombre de diuerses occupations en mesme tems. Car il n'y a au monde que Dieu seul dont l'esprit ne se lasse point, & qui n'est pas moins exact à sçauoir le nombre de nos cheueux & à pouruoir iusques aux plus petits vermisseaux, qu'à mouuoir les Cieux & les Astres.

Mais, encore que i'aye receu, comme vne faueur nullement meritée, la lettre que cette incomparable Princesse a daigné m'écrire, & que i'admire pas en mesme façon qu'elle veüille prendre celle de lire le liure de mes «Principes», à cause que ie me persuade qu'il contient plusieurs veritez qu'on trouueroit difficilement ailleurs. On peut dire que ce ne sont que des veritez de peu d'importance, touchant des matieres de Physique, qui semblent n'auoir rien de commun auec ce que doit sçauoir vne Reine. Mais, d'autant que l'esprit de celle-cy est capable de tout, & que ces veritez de Physique sont partie des fondemens de la plus haute & plus parfaite Morale, i'ose esperer qu'elle aura de la satisfaction de les connoistre. Ie serois rauy d'aprendre qu'elle vous eust choisi, auec M. Frans-hemius, pour la soulager en cette étude; et ie vous aurois tres-grande obligation, si vous preniez la peine de m'auertir des lieux où ie ne me suis pas assez expliqué. Ie serois tousiours soigneux de vous répondre, dés le iour mesme que i'aurois receu de vos lettres. Mais cela ne seruiroit que pour ma propre instruction; car il y a si loin d'icy à Stocholm, & les lettres passent par tant de mains auant que d'y arriuer, que vous auriez bien plutost resolu de vous mesme les difficultez que vous rencontreriez, que vous n'en pourriez auoir d'icy la solution.

Ie remarqueray seulement, en cét endroit, deux ou trois choses que l'experience m'a enseignées touchant ce liure. La premiere est, qu'encore que sa premiere partie ne soit qu'vn abregé de ce que i'ay écrit en mes «Meditations», il n'est pas besoin toutesfois, pour l'entendre, de s'arrester à lire ces «Meditations», à cause que plusieurs les trouuent beaucoup plus difficiles, & i'aurois peur que sa Maiesté ne s'en ennuyast. La seconde est qu'il n'est pas besoin non plus de s'arrester à examiner les regles du mouuement, qui sont en l'article 46 de la seconde Partie & aux suiuans, à cause qu'elles ne sont pas necessaires pour l'intelligence du reste. La dernière est qu'il est besoin de se souuenir, en lisant ce liure, que, bien que ie ne considere rien dans le corps, que les grandeurs, les figures & les mouuemens de leurs parties, ie prétens neantmoins y expliquer la nature de la lumiere, de la chaleur & de toutes les autres qualitez sensibles; d'autant que ie presupose que ces qualitez sont seulement dans nos sens, ainsi que le chatoüillement & la douleur, & non point dans les obiets que nous sentons, dans lesquels il n'y a que certaines figures & mouuemens, qui causent les sentimens qu'on nomme lumiere, chaleur, &c. Ce que ie n'ay expliqué & prouué qu'à la fin de la quatriéme partie; et toutesfois il est à propos de le sçauoir & remarquer dés le commencement du liure, pour le pouuoir mieux entendre.

Au reste, i'ay icy à m'excuser de ce que vos lettres me sont allé chercher à Paris, & que ie ne vous auois point encore mandé mon retour en Hollande, où il y a déia cinq mois que ie suis; mais ie suposois que Monsieur Cl[erselier] vous l'écriroit, à cause qu'il me faisoit souuent part de vos nouuelles, lors que i'estois en France. Et i'estois bien-aise de ne rien écrire de mon retour, afin de ne sembler point le reprocher à ceux qui m'auoient appellé. Ie les ay considerez comme des amis qui m'auoient conuié à disner chez eux; et lors que i'y suis arriué, i'ay trouué que leur cuisine estoit en desordre, & leur marmite renuersée; c'est pourquoy ie m'en suis reuenu sans dire un mot, afin de n'augmenter point leur fascherie. Mais cette rencontre m'a enseigné à n'entreprendre iamais plus aucun voyage sur des promesses, quoy qu'elles soient écrites en parchemin. Et bien que rien ne m'attache en ce lieu, sinon que ie n'en connois point d'autre où ie puisse estre mieux, ie me voy neantmoins en grand hazard d'y passer le reste de mes iours; car i'ay peur que nos orages de France ne soient pas si-tost appaisez, & ie deuiens de iour à autre plus paresseux, en sorte qu'il seroit difficile que ie pusse derechef me resoudre à souffrir l'incommodité d'vn voyage. Mais ie suppose que vous reuiendrez quelque iour du lieu où vous estes; alors i'espere que i'auray l'honneur de vous voir icy en passant. Et ie seray toute ma vie, &c.

La lettre iointe à celle cy ne contient qu'vn compliment fort sterile: car n'étant interrogé sur aucune matiere, ie n'ay osé par respect en toucher aucune, afin de ne sembler pas vouloir faire le discoureur, & i'ay crû neantmoins que mon deuoir m'obligeoit d'écrire.
A Egmond, le 26 Février 1649.

With modernised spelling:

Monsieur,
Vous avez grande raison de penser que j'ai beaucoup plus de sujet d'admirer qu'une Reine, perpetuellement agissante dans les affaires, se soit souvenue, après plusieurs mois, d'une lettre que j'avais eu l'honneur de lui écrire et qu'elle ait pris la peine d'y répondre, que non pas qu'elle n'y ait point répondu plutôt. J'ai été surpris de voir qu'elle écrit si nettement et si facilement en français; toute notre nation lui en est très obligée, et il me semble que cette princesse est bien plus créée à l'image de Dieu, que le reste des hommes, d'autant qu'elle peut étendre ses soins à plus grand nombre de diverses occupations en même temps. Car il n'y a au monde que Dieu seul dont l'esprit ne se lasse point, et qui n'est pas moins exact à savoir le nombre de nos cheveux et à pourvoir jusqu'aux plus petits vermisseaux, qu'à mouvoir les Cieux et les astres.

Mais, encore que j'aie reçu, comme une faveur nullement méritée, la lettre que cette incomparable princesse a daigné m'écrire, et que j'admire pas en même façon qu'elle veuille prendre celle de lire le livre de mes «Principes», à cause que je me persuade qu'il contient plusieurs vérités qu'on trouverait difficilement ailleurs. On peut dire que ce ne sont que des vérités de peu d'importance, touchant des matières de physique, qui semblent n'avoir rien de commun avec ce que doit savoir une Reine. Mais, d'autant que l'esprit de celle-ci est capable de tout, et que ces vérités de physique sont partie des fondements de la plus haute et plus parfaite morale, j'ose espérer qu'elle aura de la satisfaction de les connaître. Je serais ravi d'apprendre qu'elle vous eût choisi, avec M. Freinshemius, pour la soulager en cette étude; et je vous aurais très grande obligation si vous preniez la peine de m'avertir des lieux où je ne me suis pas assez expliqué. Je serais toujours soigneux de vous répondre, dès le jour-même que j'aurais reçu de vos lettres. Mais cela ne servirait que pour ma propre instruction; car il y a si loin d'ici à Stockholm, et les lettres passent par tant de mains avant que d'y arriver, que vous auriez bien plutôt résolu de vous-même les difficultés que vous rencontreriez que vous n'en pourriez avoir d'ici la solution.

Je remarquerai seulement, en cet endroit, deux ou trois choses que l'expérience m'a enseignées touchant ce livre. La première est, qu'encore que sa première partie ne soit qu'un abrégé de ce que j'ai écrit en mes «Méditations», il n'est pas besoin toutefois, pour l'entendre, de s'arrêter à lire ces «Méditations», à cause que plusieurs les trouvent beaucoup plus difficiles, et j'aurais peur que Sa Majesté ne s'en ennuyât. La seconde est qu'il n'est pas besoin non plus de s'arrêter à examiner les règles du mouvement, qui sont en l'article 46 de la seconde partie et aux suivants, à cause qu'elles ne sont pas nécessaires pour l'intelligence du reste. La dernière est qu'il est besoin de se souvenir, en lisant ce livre, que, bien que je ne considère rien dans le corps que les grandeurs, les figures et les mouvements de leurs parties, je prétends néanmoins y expliquer la nature de la lumière, de la chaleur et de toutes les autres qualités sensibles; d'autant que je présuppose que ces qualités sont seulement dans nos sens, ainsi que le chatouillement et la douleur, et non point dans les objets que nous sentons, dans lesquels il n'y a que certaines figures et mouvements, qui causent les sentiments qu'on nomme lumière, chaleur, etc. Ce que je n'ai expliqué et prouvé qu'à la fin de la quatrième partie; et toutefois il est à propos de le savoir et remarquer dès le commencement du livre, pour le pouvoir mieux entendre.

Au reste, j'ai ici à m'excuser de ce que vos lettres me sont allé chercher à Paris, et que je ne vous avais point encore mandé mon retour en Hollande, où il y a déjà cinq mois que je suis; mais je supposais que Monsieur Clerselier vous l'écrirait, à cause qu'il me faisait souvent part de vos nouvelles lorsque j'étais en France. Et j'étais bien-aise de ne rien écrire de mon retour, afin de ne sembler point le reprocher à ceux qui m'avaient appellé. Je les ai considérés comme des amis qui m'avaient convié à dîner chez eux; et lorsque j'y suis arrivé, j'ai trouvé que leur cuisine était en désordre, et leur marmite renversée; c'est pourquoi je m'en suis revenu sans dire un mot, afin de n'augmenter point leur fâcherie. Mais cette rencontre m'a enseigné à n'entreprendre jamais plus aucun voyage sur des promesses, quoi qu'elles soient écrites en parchemin. Et bien que rien ne m'attache en ce lieu, sinon que je n'en connais point d'autre où je puisse être mieux, je me vois néanmoins en grand hazard d'y passer le reste de mes jours; car j'ai peur que nos orages de France ne soient pas si tôt appaisés, et je deviens de jour à autre plus paresseux, en sorte qu'il serait difficile que je pusse derechef me résoudre à souffrir l'incommodité d'un voyage. Mais je suppose que vous reviendrez quelque jour du lieu où vous êtes; alors j'espère que j'aurai l'honneur de vous voir ici en passant. Et je serai toute ma vie, etc.

La lettre jointe à celle-ci ne contient qu'un compliment fort sterile, car n'étant interrogé sur aucune matière, je n'ai osé par respect en toucher aucune, afin de ne sembler pas vouloir faire le discoureur, et j'ai cru néanmoins que mon devoir m'obligeait d'écrire.
A Egmond, le 26 février 1649.

Swedish translation (my own):

Monsieur,
Ni har goda skäl att tro att jag har mycket större anledning att beundra att en drottning, ständigt aktiv i affärer, som efter flera månader kom ihåg ett brev som jag hade äran att skriva till henne, och att hon tog sig besväret att svara på det, inte för att hon inte svarade på det tidigare. Jag blev förvånad över att se att hon skriver så tydligt och lätt på franska; hela vår nation är mycket skyldig henne, och det förefaller mig som om denna prinsessa är mycket mer skapad till Guds avbild än resten av män, särskilt som hon kan utsträcka sin omsorg till ett större antal olika yrken samtidigt. Ty det finns bara Gud i världen vars sinne aldrig tröttnar, och som inte är mindre exakt när det gäller att veta antalet hårstrån och försörja de minsta maskarna än att flytta Himlen och stjärnorna.

Men, även om jag har fått, som en oförtjänt ynnest, det brev som denna makalösa prinsessa har värdigt att skriva till mig, och som jag inte beundrar på samma sätt som hon vill ta brevet för att läsa mina »Principer«, ty jag är övertygad om att den innehåller många sanningar som skulle vara svåra att finna någon annanstans. Vi kan säga att dessa bara är sanningar av liten betydelse, rörande fysikfrågor, som inte verkar ha något gemensamt med vad en drottning måste veta. Men, särskilt därför att hennes sinne är kapabelt till vad som helst, och eftersom dessa fysikens sanningar är en del av grunderna för den högsta och mest perfekta moralen, vågar jag hoppas att hon skall få tillfredsställelsen att känna till dem. Det skulle glädja mig att få veta att hon hade valt Er, tillsammans med herr Freinsheim, för att avlasta henne i denna studie; och jag skulle vara skyldig Er en mycket stor skyldighet om Ni skulle göra Er besväret att varna mig för de platser där jag inte har förklarat mig tillräckligt. Jag kommer alltid att vara noga med att svara Er samma dag som jag har fått Era brev. Men det vore bara för min egen utbildning, ty det är ju så långt härifrån till Stockholm, och brev går ju genom så många händer innan man kommer dit att man hellre hade löst svårigheterna själv än att man kunde ha lösningen här.

Jag skall här bara anmärka på två eller tre saker som erfarenheten har lärt mig om denna bok. Den första är att även om dess första del bara är en förkortning av vad jag skrev i mina »Meditationer«, så finns det dock inget behov av att sluta läsa dessa »Meditationer« för att förstå det, eftersom många tycker att de är mycket svårare, och jag fruktar att Hennes Majestät kommer att tröttna på dem. Det andra är att det inte heller finns något behov av att stanna upp för att undersöka rörelsereglerna, som finns i artikel 46 i den andra delen och i de följande, eftersom de inte är nödvändiga för att förstå resten. Den sista är att det är nödvändigt att komma ihåg när jag läser den här boken att även om jag inte tar hänsyn till någonting i kroppen utom storlekarna, formerna och rörelserna hos deras delar, hävdar jag ändå att jag i den förklarar naturen av ljuset, värmen och alla andra förnimbara egenskaper; desto mer som jag förutsätter att dessa egenskaper bara finns i våra sinnen, såväl som kittling och smärta, och inte i de föremål som vi känner, i vilka det bara finns vissa figurer och rörelser som orsakar de förnimmelser som kallas ljus, värme, osv. Detta förklarade och bevisade jag först i slutet av fjärde delen; och ändå är det lämpligt att känna till och lägga märke till det från början av boken för att kunna förstå det bättre.

Dessutom har jag här att be om ursäkt för det faktum att Era brev hämtade mig från Paris, och att jag ännu inte hade meddelat Er om min återkomst till Holland, där jag redan har varit i fem månader; men jag antog att monsieur Clerselier skulle skriva till Er, ty han ofta berättade om Era nyheter när jag var i Frankrike. Och jag var glad över att inte skriva något om min återkomst, för att inte tyckas förebrå dem som kallat mig. Jag betraktade dem som vänner som hade bjudit in mig att äta middag med dem; och när jag kom dit, fann jag att deras kök var i oordning, och deras gryta uppochned; det var därför jag kom tillbaka utan att säga ett ord, för att inte öka deras ilska. Men detta möte lärde mig att aldrig göra fler resor på löften, även om de är skrivna på pergament. Och fastän ingenting fäster mig vid denna plats förutom att jag inte känner någon annan plats där jag skulle kunna ha det bättre, ser jag mig likväl i stor fara att tillbringa resten av mina dagar där; ty jag är rädd att våra stormar i Frankrike icke skall avta så snart, och jag blir mera lat dag för dag, så att det vore svårt för mig att ännu en gång förmå mig att lida en resas besvär. Men jag antar att Ni en dag kommer tillbaka från där Ni är; så jag hoppas att jag får äran att se Er här i förbigående. Och det kommer jag att vara hela mitt liv, osv.

Brevet som bifogas denna innehåller endast en mycket steril komplimang, eftersom jag inte blev ifrågasatt i någon sak, jag vågade inte röra någon av dem av respekt, för att inte tyckas vilja spela talaren, och jag trodde ändå att min plikt tvingade mig att skriva.
Egmond, den 26 februari 1649.

English translation (my own):

Monsieur,
You have good reason to think that I have much more reason to admire that a Queen, perpetually active in affairs, remembering, after several months, a letter which I had the honour of writing to her, and that she took the trouble to reply to it, not that she did not answer it sooner. I was surprised to see that she writes so clearly and easily in French; our whole nation is much obliged to her, and it seems to me that this princess is much more created in the image of God than the rest of men, especially as she can extend her care to a greater number of various occupations at the same time. For there is only God in the world whose mind never tires, and who is no less exact in knowing the number of our hairs and in providing for the smallest worms than in moving the Heavens and stars.

But, even though I have received, as an undeserved favour, the letter that this incomparable princess has deigned to write me, and which I do not admire in the same way that she wants to take the letter to read the book of my "Principles" because I am persuaded that it contains many truths that would be difficult to find elsewhere. We can say that these are only truths of little importance, touching matters of physics, which seem to have nothing in common with what a Queen must know. But, especially because her mind is capable of anything, and because these truths of physics are part of the foundations of the highest and most perfect morality, I dare to hope that she will have the satisfaction of knowing them. I would be delighted to learn that she had chosen you, with Mr. Freinsheim, to relieve her in this study; and I would owe you a very great obligation if you would take the trouble to warn me of the places where I have not explained myself sufficiently. I will always be careful to reply to you on the very day that I shall have received your letters. But that would only be for my own education, for it is so far from here to Stockholm, and letters pass through so many hands before you get there that you would rather have solved the difficulties yourself than you could have the solution here.

I will only remark in this place two or three things which experience has taught me concerning this book. The first is that, although its first part is only an abridgment of what I wrote in my "Meditations", there is no need, however, to stop reading these "Meditations" in order to understand it, because many find them much more difficult, and I fear that Her Majesty will get bored of them. The second is that there is no need either to stop to examine the rules of movement, which are in article 46 of the second part and in the following ones, because they are not necessary for the understanding of the rest. The last is that it is necessary to remember in reading this book that, although I consider nothing in the body but the sizes, the shapes and the movements of their parts, I nevertheless claim to explain in it the nature of the light, heat and all other sensible qualities; the more so as I presuppose that these qualities are only in our senses, as well as tickling and pain, and not in the objects which we feel, in which there are only certain figures and movements which cause the sensations which are called light, heat, etc. This I explained and proved only at the end of the fourth part; and yet it is appropriate to know and notice it from the beginning of the book, in order to be able to understand it better.

For the rest, I have here to apologise for the fact that your letters fetched me from Paris, and that I had not yet notified you of my return to Holland, where I have already been for five months; but I supposed that Monsieur Clerselier would write to you, because he often told me of your news when I was in France. And I was happy not to write anything about my return, so as not to seem to reproach those who had called me. I considered them as friends who had invited me to dine with them; and when I got there, I found their kitchen to be in disorder, and their pot overturned; that is why I came back without saying a word, so as not to increase their anger. But this encounter taught me never to take any more journeys on promises, even if they are written on parchment. And although nothing attaches me to this place, except that I do not know any other place where I could be better off, I nevertheless see myself in great danger of spending the rest of my days there; for I am afraid that our storms in France will not be abated so soon, and I am becoming more lazy day by day, so that it would be difficult for me to be able to bring myself once more to suffer the inconvenience of a journey. But I suppose you will come back someday from where you are; so I hope I shall have the honour of seeing you here in passing. And I will be all my life, etc.

The letter attached to this one contains only a very sterile compliment, because not being questioned on any matter, I did not dare touch any of them out of respect, so as not to seem to want to play the talker, and I thought nevertheless that my duty obliged me to write.
Egmond, February 26, 1649.


Above: Kristina.


Above: René Descartes.

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